Ce mercredi soir, Il était 21 h 30 quand après avoir dîné, Isabelle déposa son père sur le vieux port. Elle lui conseilla d’être prudent et elle insista pour qu’il garde toujours son téléphone dans sa poche. Le récit de Christian avait renforcé ses soupçons vis-à-vis de Stéphane. Son père n’était ni policier ni magistrat, elle ne voulait pas qu’il fasse quelque chose qui pourrait lui porter préjudice.
Pendant ces deux jours, elle s’était un peu renseignée sur ce fameux bar, son propriétaire mais surtout les contacts de ce Marcus. Ce qu’elle avait découvert ne l’avait pas particulièrement rassurée. Il était évident que dans une arrière-salle de la Belle de Mai, se tenait une salle de jeu clandestine, mais surtout dans les chambres à l’étage, il semblait que Marcus loge des filles que Farid lui envoie pour le plaisir de ses clients. Un de ses contacts à la BRP lui avait envoyé un rapport de surveillance de ce bar. À ce jour, il avait pu identifier cinq filles, quatre étudiantes et une Russe sans papier. Parmi les quatre étudiantes, trois ne faisaient que passer de temps en temps, enfin au moins deux fois par semaine, Chloé, Angie et Maria, toutes trois étudiantes en Histoire de l’Art mais une semblait vivre à demeure dans le bar, une certaine Cassandre ainsi qu’Irina, l’immigrée russe sans papier qui sert aussi de femme de ménage. Plus occasionnellement, ils ont aussi repéré le passage occasionnel de femmes plus âgées qu’ils ont eu l’occasion d’apercevoir sur les trottoirs à putes.
Le dossier constitué était édifiant, elle comprit pourquoi aucune descente de police n’avait été réalisée malgré toutes ces preuves en découvrant les noms des hommes ayant été vus franchir la porte de service le mercredi par les inspecteurs de l’IGPN. Les enquêteurs de la Police des polices confirmait ses soupçons sur le lieutenant Stéphane Lefebvre. Mais il n’était pas le seul, un éminent professeur de l’université, un notaire, plusieurs chefs d’entreprise, un adjoint au maire, un journaliste à la Provence et surtout un juge du tribunal. Quand la bombe allait exploser cela ferait de nombreux dégâts collatéraux et tout le monde avait intérêt à ce que rien ne sorte.
Isabelle avait expliqué tout cela à son père qui, malgré tout, avait insisté pour se rendre au rendez-vous de Stéphane.
— Un homme avertit en vaut deux, lui avait-il répondu calmement. Et, en une heure à la terrasse d'en face, j'avais ce même constat. Ce bar est un bar à putes !
— T’es chiant avec tes airs de tout savoir…
Leur discussion s’était terminée dans un éclat de rire et Christian avait promis à sa fille d’être prudent.
Mon ami n’eut pas besoin d’entrer dans le pub. Dès que Stéphane le vit sortir de la voiture, il s’approcha de lui.
— On va y aller à pied. Je veux vérifier quelque chose.
— Tu es suivi ?
— Depuis quelques jours, j’ai une impression étrange…
— écoute… moi je veux juste discuter avec Marcus !
— Je sais bien et il est d’accord, mais on n’est jamais trop prudent.
Christian se demandait si le policier craignait ses collègues ou une bande rivale de celle de Farid. À Marseille, la guerre des gangs n’est jamais loin.
Après une bonne demi-heure de marche dans la nuit méditerranéenne, les deux hommes se trouvèrent devant la porte métallique de l’arrière salle de la Belle de Mai. Après avoir frappé selon un code relativement simple, la porte s'ouvrit devant eux.
Christian fut aussitôt face à une superbe blonde d'une vingtaine d'années.d'années. Très légèrement vêtue, la jeune femme débarrassant les deux hommes de leur veste.
— Peux-tu dire à Marcus que Christian est là !
— Oui ! J’y vais… répondit la petite blonde.
Mon ami était hypnotisé par le cul de cette étudiante à peine dissimulé sous sa mini-jupe. Certes, il venait pour aider le fils de son ami, mais s’il pouvait faire d’une pierre deux coups, ce ne serait pas de refus. Et cela faisait une éternité qu’il n’avait pas baisé une fille aussi jeune.
Ce fut la voix de Marcus qui le sortit de sa rêverie, un brun de type latino avec une belle carrure, un séducteur né. Stéphane ne l’attendait pas et se dirigea dans la salle où Christian vit que six tables étaient installées, quatre étaient déjà occupées. Il aperçut Jo en train de discuter avec un jeune trentenaire et un homme plus âgé qu’il reconnut comme étant le professeur d’université, dont il avait entendu parler.
Christian se tourna vers Marcus et le salua. Brigitte, occupée derrière le bar à préparer des boissons, ne le reconnut pas immédiatement.
— Il paraît que vous voulez me parler ? lui dit Marcus.
Oui… de cet abruti à la table là-bas… répondit Christian en montrant Joseph d’un signe de tête.
— Jo ! Oh lui ! Il me doit trente-mille balles…
— Je sais… c’est pour ça que je suis la… il vous doit cette somme et vous le laissez jouer… rétorqua Christian en se dressant de toute sa hauteur devant le patron.
— J’y suis pour rien moi… C’est lui qui revient, persuadé de se refaire… et en plus… sa pute attire du monde…
— Ça je veux bien le croire… Mais, il paraît que vous avez menacé sa femme…
— Oh… tout doux l’ami… Je lui ai juste dit que s’il ne me remboursait pas rapidement… Sa femme pourrait le faire avec son cul… En plus elle bosse pas… ça lui occuperait ses journées…
— Et elle est d’accord ?
— Elle ! Elle n’a pas dit non… pas comme la salope du prof…
— Ah bon ! Expliquez-moi !
— Bien sûr ! Lui aussi, il me devait pas mal de fric… J’ai fait un deal avec un pote… et en échange de ce fric, sa femme devait tourner pour lui… Luna Bobs, si vous matez du porno…
— Ça me dit quelque chose en effet, une petite blonde, non ?
— En effet, une belle salope… elle a eu vite fait de rembourser les dettes de son mari… Mais ça ne l’empêche pas de continuer à tourner… elle est devenue une vraie accro au sexe…
— Ça, c’est son problème à lui ! Moi, ce qui m’intéresse, c’est Jo et sa femme…
— Allez lui demander à Brigitte… mais, je suis sûr que vous allez la trouver en train de sucer une bite…
Christian traversa la salle. Jo se figea quand il vit l’ami de son père se diriger vers le bar, mais il ne dit rien. En effet, comme le lui avait dit Marcus, Christian trouva Brigitte occupée avec un vieux. Elle le reconnut mais acheva sa pipe avant de se relever.
— Christian ! Qu’est-ce que tu fous là ?
— Essayer de sortir ton mari de la merde dans laquelle il s’est fourré…
— En quoi ça te regarde ?
— Tu n’es pas au courant ? Marcus veut que tu fasses la pute pour le rembourser…
— Oui je sais… et alors ce n’est pas si mal…
Christian ne savait pas quoi répondre apparemment cette salope acceptait son sort comme si on lui avait dit qu’elle devait faire les vendanges. Qu’allait-il dire à Edmond ? Que son fils et sa belle-fille étaient deux abrutis finis !
— Alors tu as eu ta réponse ?
— Ouais !
— Et alors ?
— Je savais qu’ils n’étaient pas particulièrement intelligents, mais là ! Ça me scie…
— Regarde autour de toi… Tous les mecs qui jouent savent ce qu’ils risquent s’ils perdent… Ils assument…
— Et leurs nanas ?
— Pas mon problème, vieux ! Elles servent de caution…
— Et si elles ne sont pas d’accord ?
— Elles finissent toujours par être d’accord… surtout si on les menace d’une dérouillée…
Christian resta sans voix mais que pouvait-il ajouter ?
— Tu veux te mettre à une table ?
— J’ai pas les thunes…
— Je te donne cinquante jetons à l’œil pour ce soir… ce que tu gagnes en plus, tu le gardes…
— D’accord… Je me mets où ?
— La table avec les vieux ! Dans l’angle…
Christian regarda cette table. Trois hommes, d’au moins son âge, lui sourirent. Il s’approcha. Ils se présentèrent et le plus âgé qui venait de se faire sucer par Brigitte, distribua les cartes. Celles-ci ne lui étaient pas défavorables. Il gagnait, perdait puis regagnait. Vers minuit, deux des joueurs décidèrent de s’arrêter pour rentrer chez eux. L’autre estimant qu’il avait trop perdu pour continuer et s’installa dans un coin pour suivre les parties encore en cours dont la table de Jo. Pour Jo, une fois encore, ce n’était pas sa soirée. À vouloir se refaire, il perdait des sommes astronomiques. Marcus essaya de lui faire comprendre d’arrêter, mais il ne voulait pas en entendre parler.
Christian fit comme son compagnon de table. Il enregistrait ce qu’il voyait, il se disait qu’Isabelle pourrait être intéressée.
— Une petite pipe pour passer le temps ? lui demanda alors une petite voix dans son dos.
Il se retourna et vit la blonde qui leur avait ouvert la porte. À l’allure de son visage, il devina qu’il n’était pas le premier à qui elle proposait cela.
— OK ! Mais dans un coin au calme…
La blonde regarda vers Marcus qui hocha la tête. Cinq minutes plus tard, Christian était dans la chambre de l’étudiante qui se présenta sous le prénom de Cassandre. Il lui tenait la tête tandis qu’elle le suçait. Si sa mission n’avait pas été un succès, au moins il n’avait pas tout perdu. Il devait reconnaître que la petite avait du savoir-faire. Sa bouche montait et descendait le long de sa queue. Elle avait été impressionnée par la taille de l’engin. Elle avait l’habitude des bites semi-molles des vieux qui passaient la voir. Là, elle avait un membre qui avait encore la vigueur de celui d’un homme de trente ans de moins. Quand, Christian la fit mettre à quatre pattes sur le lit pour la prendre en levrette, elle poussa un long feulement.
Christian ne la ménagea pas et la pute semblait aimer cela. Quand il jouit dans le préservatif, elle jouit en même temps que lui. Il ne sut jamais si elle simulait, mais peu importe. Après lui avoir retiré la capote, elle entreprit de lui nettoyer la queue avec sa bouche. Christian qui n’avait pas baisé depuis un long moment fut de nouveau bien excité et il lâcha une nouvelle bordée de sperme sur le visage de la blonde.
Quand il redescendit dans la salle de jeux, il entendit des éclats de voix. Jo avait vraiment perdu beaucoup.
— Mon grand ! Lui disait Marcus. T’as quarante-huit heures pour rembourser tes dettes, quarante-mille balles, c’est un peu trop !
— J’ai rendez-vous avec mon banquier, répondit Jo piteusement
— Je te souhaite bonne chance ! En attendant ta salope reste ici comme caution !
Christian s’approcha du fils d’Edmond et le prit par le bras.
— Allez ! Viens ! Tu as joué tu as perdu ! tu assumes…
— Mais… et Brigitte !
— Ne t’inquiète pas pour elle ! Ils ne vont pas lui faire de mal…
— Ils veulent qu’elle fasse la pute ! Pleurnicha Joseph, désespéré.
— N’est-ce pas ce qu’elle fait toutes les semaines depuis que tu joues ! lui répondit sèchement Christian. Au moins maintenant, elle serait payée pour le faire… Allez viens !
Christian tira Jo hors de la Belle de Mai. Une fois dans ruelle, il lui flanqua son poing au visage suivi d'un deuxième puis d'un troisième qui étala Jo au sol.
— Le premier, c’est pour ton père ! lui dit le grand baraqué. Le deuxième de ma part pour me prendre pour un con et le troisième pour Brigitte qui ne te mérite décidément pas…
— Mais ?
— Tu lui avais promis d’arrêter…
— Oui mais…
— Bien ! Écoute… demain tu vas voir ton banquier… tu t’arranges avec lui pour trouver ces quarante-mille balles. Ensuite je te mets au frais jusqu’à ce que tu aies guéri ton addiction…
— D’accord, lui répondit Jo en se massant la mâchoire…
— Ce soir tu viens avec moi, chez ma fille. Tu dormiras sur le canapé…
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