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mardi 9 décembre 2025

L'assistante - 01-

Dans cette histoire, vous allez découvrir la transformation d'une mère de famille que rien ne destinait à devenir l'assistante soumise de son nouveau patron.

 Bonne lecture !

 

Un voyage initiatique


Le calme était enfin revenu dans la maison. Les enfants étaient couchés et endormis. Pascal, son mari, installé avec un whisky regardait le match de rugby diffusé tous les jeudi soir. Sophie venait de finir de ranger la cuisine et d’allumer son ordinateur pour consulter ses mails. Elle ne se faisait pas d’illusion. Depuis six mois qu’elle envoyait son curriculum vitae accompagné d’une lettre de motivation, elle ne recevait que des réponses négatives quand elle en recevait. Il est vrai qu’à quarante ans, après une interruption de dix ans pour s’occuper de ses enfants, elle s’était éloignée du marché du travail.

Soudain, Pascal entendit sa femme s’exclame.

— Chéri ! Je crois que c’est bon ! Viens voir !

Il se leva du canapé et vint lire ce que l’écran affichait.

“Chère Madame,

Votre CV et votre lettre de motivation nous ont intéressés.

Nous aimerions vous rencontrer pour discuter de ce que nous pourrions vous proposer parmi les trois pôles à pourvoir.

Nous vous proposons un rendez-vous à notre siège social à 10 h, lundi 26.

Eric Martin, PDG fondateur, ARPTEC”

Sophie regarda son mari, les yeux brillants.

— C’est génial ! Il a vraiment l’air intéressé… il va falloir que tu assures !

— Commence pas à me mettre la pression ! Mais tu as raison, je vais devoir assumer…

Ce dialogue se finit par une longue embrassade. Sophie fit une brève réponse à ce message pour confirmer sa venue à ce premier entretien d’embauche depuis six mois.

Pendant les quatre jours suivants, elle ne cessait de penser à la manière dont elle allait s’habiller. Le samedi après-midi, elle offrit une nouvelle coupe à sa longue chevelure rousse chez sa coiffeuse. Elle visita ensuite quelques boutiques pour trouver le tailleur adéquat et le mardi à l’heure précise, elle franchit les portes de cette société de production.


— Bonjour Madame, vous désirez ? Lui demanda une jeune hôtesse d’accueil en la dévisageant.

— J’ai rendez-vous avec Monsieur Eric Martin. Je suis Madame Lamothe.

— Il vous attend en effet, lui répondit-elle après avoir consulté son écran. Au quatrième étage à droite en sortant de l’ascenseur.

Tandis que Sophie se dirigeait vers l’ascenseur, la jeune femme prévenait son patron de l’arrivée de la visiteuse.

Sophie était à peine sortie de l’ascenseur qu’un homme d’une quinzaine d’années de plus qu’elle et surtout bien plus grand qu’elle lui tendait la main en souriant. Son sourire était rassurant.

— Madame Lamothe, je suis ravi de vous rencontrer. Monsieur Martin. Suivez-moi dans mon bureau !

Sophie découvrit ce bureau directorial au dernier étage de l’immeuble, une vaste pièce avec de grandes baies offrant un superbe panorama sur Paris. Éric Martin alla s’asseoir dans un fauteuil en cuir après l’avoir invitée à prendre place dans un autre fauteuil en face de lui, séparés par une table basse, un cadre moins formel que si l’entretien avait eu lieu chacun autour d’une table. Il faisait tout pour mettre en confiance ses futures assistantes.

Quelques instants auparavant, en découvrant Sophie sortir de l’ascenseur, Éric avait été surpris. Ni le curriculum vitae et la lettre de motivation ni même la photo jointe ne l’avait préparé à découvrir la petite taille de cette femme. Il s’attendait à son visage constellé de tache de rousseur encadré par une superbe chevelure rousse, mais pas à une femme qui culminait à un mètre cinquante. Cependant, il appréciait l’ensemble qu’elle portait la jupe et la veste cintrée mettait en valeur sa féminité. Quand il fut près d’elle, il entrevit sa petite poitrine pâle dans ce discret décolleté. Tout en elle respirait le naturel et la simplicité. Elle était loin de la sophistication parfois outrancière qu’il côtoyait au quotidien. Il se dit que Sophie apporterait une fraîcheur nouvelle au sein de ses équipes.

— Si vous êtes bien installée, nous allons pouvoir commencer.

— Avec plaisir !

Il lui sourit, la seule chose qu’il regrettait en la regardant assise fut qu’elle conservait ses cuisses bien serrées, comme le font toutes les femmes distinguées. Avant de répondre à Sophie, il s’était renseigné. Elle avait fait ses études dans un prestigieux lycée privé de la région puis avait suivi des études de commerce et avait commencé sa carrière dans une grande entreprise spécialisée dans la logistique. Elle avait démissionné après la naissance de son premier enfant et depuis s’était occupée de ses enfants. Son mari avait monté et développé une petite société spécialisée dans la logistique événementielle. Tous ces éléments avaient contribué à la sélection de son dossier. Cette entrevue confortait Eric dans son choix.

“Mon dieu, petite, mais charmante, sexy. Ça change d’Arielle. J’adore ! Va-t-elle devenir ma soumise ? Bon ! T’emballe pas, propose-lui un CDD de quinze jours” pensait-il à cet instant.

— Comme je vous l’ai mentionné dans mon message, nous sommes une petite société de production et nous souhaitons enrichir trois de nos équipes. Je vais vous présenter les trois pôles et nous verrons celui qui vous conviendra le mieux, d’accord ?

— Avec plaisir. Je vous écoute.

— Pour le premier pôle, nous avons besoin d’une personne qui lise des romans pour ensuite proposer leur adaptation filmée…

— Je suis une grande lectrice… ça pourrait me convenir

— Qu’aimez-vous lire ?

— Oh ! De tout, des romans d’aventure, de SF… des polars…

— Excellent, tout ce que nous adaptons en effet…

— Oui très bien mais les deux autres ?

— Évidemment… le deuxième consiste à aider les réalisateurs, assurer la logistique lors des tournages, hébergement, voyage, repas…

Sophie hocha la tête, avant de s’arrêter pour s’occuper de ses enfants elle avait été logisticiens dans une entreprise d’événementiel. Elle comprenait pourquoi elle avait été retenue.

— Et le dernier, reprit Eric. C’est pour assurer la commercialisation et le lancement de nos produits.

— C’est intéressant aussi… mais je pense que le deuxième me convient mieux.

— Oui… je le pense aussi, mais je n’osais vous le proposer, car il implique de nombreux déplacements et avec vos enfants…

— Ce n’est pas un problème. Mon mari sait parfaitement les gérer…

— Parfait… mais vous voulez peut-être en savoir plus sur nos tournages actuels ?

— Oui bien sûr…

— Nous avons deux documentaires en route, un sur la cuisine et la diététique des coureurs du Tour de France… si vous aimez cuisiner, c’est parfait

— Et l’autre ?

— Un documentaire sur la production d’ocre dans le Luberon…

— Intéressant aussi…

— Mais ce soir, je me rends à Périgueux pour finaliser une fiction…

— Ah oui ? Elle parle de quoi…

— une sorte de polar dont l’héroïne n’est pas toute blanche…

— Ah d’accord !

— Au fait, si cela vous intéresse, venez avec moi. Je prends le train de nuit pour y aller…

— Oui bien sûr, mais…

— Ah vos enfants !

— Oh non… ce n’est pas un problème. Je vais prévenir mon mari… mais le contrat…

— Aucun souci ! dit-il en souriant et pensant : “elle accepte de venir. Son CDD va se transformer en CDI. Elle va me soulager.

Allez ! Je mets une prime de 500 euros, on verra bien !”

Eric appela une collaboratrice qui arriva presque aussitôt.

— Céline, conduisez Sophie aux RH pour lui faire un contrat à l’essai de quinze jours. Elle commence maintenant et prends le train avec moi ce soir…

— Bien monsieur Martin ! Tout de suite…

Sophie ne savait que penser, en quelques minutes, elle venait de passer du statut de chômeuse à celui d’assistante du réalisateur. Elle suivit Céline dans son bureau et remplit tous les documents administratifs nécessaires à son embauche.

— Voila… je vous attends donc ce soir à 22h30 à la gare d’Austerlitz…

— Oui Monsieur !


En sortant de l’immeuble, elle était euphorique. Elle appela aussitôt son mari pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il tempéra son enthousiasme en lui indiquant qu’il devrait attendre son retour avant de fêter cela. Cette remarque ne froissa pas Sophie qui était toujours sur son petit nuage. De retour chez elle, elle préparait sa valise, glissant sous ses vêtements deux romans un peu sulfureux d’une maison d’édition spécialisée dans les romans érotiques. Elle les avait achetées il y a quelques semaines et ne les avait pas encore lus. Pascal s’était moqué d’elle en lui disant que sa pile à lire commençait à devenir une tour tremblante. Il avait feuilleté ces romans sans faire de commentaire. Il ne détestait pas cette littérature mais elle le laissait indifférent et encore plus quand il s’agissait de récits décrivant la soumission féminine. Il était un homme de son époque répétait-il à sa femme : “aujourd’hui les hommes et les sont égaux.”

Avant d’aller récupérer ses trois enfants à l’école, elle prépara un gâteau et avec une bouteille de champagne. Ils pourraient, malgré ce que lui avait dit son mari, fêter son embauche avant qu’elle prenne un taxi pour rejoindre la gare.


En la voyant arriver, Éric fut soulagé de voir qu’elle ne traînait derrière elle qu’une petite valise cabine. Elle ne semblait pas être une de ces femmes qui se déplaçait avec toute sa maison. Il lui fit un signe de la main auquel elle répondit par un sourire.

“Ponctuelle ! J’adore ça ! C’est pas Arielle, bonne petite salope, mais nulle au boulot… En plus une petite valise !“

Quand elle fut à sa hauteur, il posa ses mains sur ses épaules et lui fit une sur chaque joué.

— Sophie, j’espère que tu ne vas pas être gênée, mais Céline n’a pas réussi à t’avoir une cabine, tu vas être obligée de partager la mienne. Cela ne te gêne pas !

— Euh… non pas du tout… Je comprends…

“Elle a accepté de partager ma cabine un bon point !”

Tout en pensant cela, Éric prit leur deux valises et se dirigea vers leur voiture à l’avant du train. Derrière sa nouvelle assistante, il appréciait la vision de ces petites fesses rondes mises en valeur par la jupe. Il imaginait déjà tout le plaisir qu’il pourrait en tirer si elle se révélait conforme à ce qu’il avait pressenti lors de leur entretien de la matinée.

— Voiture 2 ! Nous y voilà ! Montez la première ! Cabine 6 !

Sophie ouvrit la porte de la cabine du wagon-lit que le personnel de la SNCF avait déjà préparé. Éric posa leurs bagages et sortit de son sac une bouteille de champagne et deux coupes.

— Du champagne pour célébrer ton recrutement ! Lui proposa-t-il en souriant.

— Oui ! Avec plaisir !

Éric tendit une coupe à sa compagne de voyage.

— À votre nouveau poste et à ma charmante assistante…

À cet instant, le téléphone d’Éric sonna.

“Oui…”

“Oui, elle est avec moi…”

“Très bonne… tu verras par toi-même…”

“Non pas encore, mais je ne désespère pas…”

“Qui sait… Oui… “

“À demain… “

Sophie n’entendait que la moitié de la conversation, mais il lui était facile de comprendre qu’Eric et son correspondant parlait d’elle. Elle avait l’impression de n’être qu’un simple objet mais après tout, être qualifiée de “très bonne” avait un aspect pour la suite.

— Excuse-moi, c’est Daniel. Le réalisateur ! Il voulait savoir si j’avais trouvé une assistante.

— Je comprends, pas de problème… Trinquons !

Après avoir trinqué, il lui demanda de lui parler d’elle, de sa vie, de ses loisirs. Sophie en confiance lui raconta quelques anecdotes de sa vie de famille, des choses banales qui rythment son quotidien de mère au foyer. Elle lui avoua que ce poste était une vraie chance pour elle. Elle pourrait de nouveau avoir une vie de femme comme elle avait eu avant ses grossesses.

— Et ton mari qu’en pense-t-il ? Au fait, tu permets que je tutoie ?

— Oui bien sûr, mais je vais avoir du mal à vous tutoyer…

— Pas grave, mais ton mari ?

— C’est lui qui m’a encouragé à chercher du travail : “pour ton équilibre !” me dit-il. “Ça te fera bien de sortir de la maison,”

— Il a bien raison… je dois aussi avouer que je suis content de t’avoir recruté… j’apprécie ta ponctualité et ton sérieux.

— Merci Monsieur… je m’efforce de faire de mon mieux.

— Je n’en doute pas… Au fait pour dormir : à droite ou à gauche !

— Comme vous voulez…

— Parfait on verra cela tout à l’heure… une autre coupe ?

— Oh non… merci, j’en ai déjà bu deux… mais je vais devoir aller aux toilettes, je vais en profiter pour me brosser les dents…

— Oui bien sûr, vas-y !

Sophie ouvrit sa valise et prit sa trousse de toilette. Elle jeta un rapide regard sur son téléphone avant de sortir de la cabine, laissant sa valise ouverte.

Dès qu’il fut seul, Éric ne put s’empêcher de prendre le téléphone que la jeune femme avait laissé ouvert. Il en profita pour explorer sa galerie photo qui le laissa sur sa faim. À part quelques photos de vacances en famille sur lesquelles elle apparaissait en maillot de bain, il ne trouva rien qui lui permettait de connaître les penchants secrets de cette femme. Cependant, il fut troublé par le visage de son mari. Cette tête lui disait quelque chose, il était certain de l’avoir déjà rencontré, mais il se souvenait ni du lieu ni de la date.

En reposant, son regard fut attiré par un livre à demi caché sous un chemisier. Il reconnut la couverture. Il sourit. “Madame n’est pas si sage que cela !” Il souleva le tissu pour découvrir un roman au titre et au sous-titre explicites : La Marionnette ou comment je suis devenue l’esclave d’un mauvais garçon.” En écartant un peu les vêtements, il trouva deux autres livres sur le même thème.

— Des lectures très intéressantes ! dit-il à Sophie quand elle revint.

Elle rougit et protesta.

— Vous avez fouillé dans mes affaires !

— Tu as laissé la valise ouverte et le bouquin dépassait…

— Mais ne croyez pas que je suis comme ces femmes ! Ce n’est pas parce que je lis ce genre de récit que je suis une soumise…

“On verra !” pensa-t-il.

— Je ne crois rien… lui répondit Éric. Mais sache que dans ce monde, c’est toujours la femme qui choisit de se soumettre. Le maître ne fait que la guider dans son abandon.

— Peut-être, mais c’est lui qui impose son plaisir, ses envies, ses pulsions…

— Le crois-tu vraiment ? En es-tu certaine ? N’est-ce pas la soumise qui désire vivre cela mais qu’elle ne peut les vivre que si un homme qu’elle a choisi les lui impose ? C’est la première règle de la soumission.

— Et je suppose que les autres sont celles que l’on peut trouver sur les différents sites consacrés à cette pratique…

— Certes, elles existent mais en tant que dominant…

“Ça y est, les mots sont dits. Comment va-t-elle réagir ?” Eric fixa sa compagne droit dans les yeux.

Par défi, Sophie ne baissa pas les yeux, elle connaissait la première règle : “Les yeux baissés en ma présence, tu conserveras.” Elle venait de le lui dire, elle n’était pas une de ces femmes. Elle soutint son regard et lui sourit.

— Donc en tant que dominant je privilégie le dialogue et les règles que j’impose, je les mets en place avec ma soumise. Tu comprends ?

— Oui parfaitement…

— Cela te convient-il ?

— Bien sûr, cela me semble plus équitable et vous ne faites pas partie de ces gens qui après avoir lu ou vu Cinquante Nuances… se disent Maître alors que ce ne sont en fait que de simples machos…

Eric rigola à cette remarque si pertinente. Il reconnaissait que cette littérature et ces films, même s’ils avaient popularisé ces pratiques, avaient entraîné de nombreuses dérives. “Pour vivre heureux, vivons cachés !”

— J’espère que ce n’est pas ainsi que tu me vois !

— Oh non pas du tout ! Au contraire.

— Alors pense à ce que je viens de te dire… et quand je te vois, quand je te parle, je suis de plus en plus sûr que tu n’es pas insensible à cela… n’est-ce pas ?

Sophie ne répondit rien et se contenta de baisser les yeux. Afin de faire tomber la tension qu’il sentait monter chez elle, il changea de sujet.

— Je dors en caleçon, cela ne te gêne pas ?

— Non pas du tout… moi en legging et débardeur…

— Bien je vais te laisser te changer…

Il sortit de la cabine pour laisser le temps à la petite rousse de se changer.


Sur le lit, elle lui tournait le dos, elle était allongée sur le côté. Il regardait les fesses bien enveloppées dans le vêtement moulant. “Beau cul qui donne envie de s’en occuper !” Il se tourna vers elle, il sentait son parfum, une fragrance fleurie douce. Il posa sa main sur la cuisse et remonta doucement. La jeune femme ne bougea pas, ne protesta pas. Il caressait le dos cette cuisse du genou au pli des fesses, il entendit un petit soupir. Il osa alors remonter sur les fesses. Sophie ne bougeait pas. Elle savait bien que les caresses de Monsieur Martin n’étaient pas appropriées et qu’elle devrait s’y opposer. Elle est mariée, une femme mariée ne se laisse pas caresser par un inconnu. Elle devrait se lever et quitter cette cabine mais une étrange force la pousse à rester. Elle appréciait ces caresses douces. Elles lui rappelaient celles que Pascal lui faisait il y a encore quelques années. Quand elle sentit la main d’Éric passer sous son haut pour caresser la peau de son dos. Instinctivement, elle se cambre. Elle aimait quand son mari la caressait ainsi, c’était autrefois le prélude à des caresses beaucoup plus coquines.

— Et si tu retirais ton haut ? Ce serait plus agréable, non ?

Elle ferma les yeux à cette demande, mais elle ne bougeait pas. Quelques secondes plus tard, le ton changea. Ce n’était plus une question mais un ordre.

— Retire ton haut !

Sophie s’exécuta et releva son débardeur pour le faire passer au-dessus de sa tête.

— Mets-toi sur le dos !

Elle ne fit pas attendre Éric et se tourna sur le dos. Dans la pénombre des veilleuses, il pouvait voir ces deux petits seins aux tétons dressés. Il se pencha sur la poitrine offerte et prit le sein droit dans sa bouche. Il mordillait le téton et passait sa langue dessus. Sophie gémit plus fort. Elle ne pouvait plus faire semblant. Elle commença à caresser la tête de son amant. La main d’Éric glissait sur le ventre de la mère famille, il caressait cette peau douce et tiède puis atteignit l’élastique du legging. Elle ne dit rien, au contraire, elle souleva son bassin en espérant qu’il comprenne son désir. Éric avait l’habitude des femmes et de leurs demandes non dites, sans hésiter, il fit glisser le vêtement le long des cuisses de Sophie qui lui facilita les choses. Elle ne portait plus que son string. La bouche d’Éric quitta le sein droit pour descendre sur le ventre. Sa langue se glissa dans son nombril. Une explosion de sensation irradiait le cerveau de Sophie qui continuait de lui caresser les cheveux. Quand sa langue glissa plus bas, elle fut surprise de le sentir éviter son pubis. Éric lui embrassa l’intérieur des cuisses. Elle les écarta pour lui faciliter les choses. Il prenait son temps faisant monter le désir chez sa partenaire. Il embrassait chaque cuisse longuement, refusant de répondre au désir de Sophie qui aurait voulu sentir cette bouche plus haut entre ses cuisses. Enfin, il fit glisser le string, dénudant totalement la femme. Sophie soupira. Éric posa ses lèvres sur la fente trempée et les lèvres gonflées de la rousse. Il appréciait ce pubis lisse. Sa langue glissa dans cette intimité chaude. Sophie glissait plus fort. Cela faisait une éternité que son mari ne lui avait plus prodigué des caresses aussi sensuelles.

Éric estimait qu’il s’était assez amusé avec cette petite femme. Il recula.

— Oh non… encore…

— Mets-toi en travers du lit ! À plat ventre !

Sophie prit la pose rapidement. Elle sentit Éric lui attraper les chevilles pour que son bassin soit au bord du lit.

Nu, il présenta son sexe raide à l’entrée du vagin de Sophie. La sensualité était finie, il la pénétra d’un coup. Elle poussa un cri. Le gland butait contre son col. Éric la pilonnait sans douceur. Il prenait du plaisir avec cette femme.

“Quel beau cul !” pensa-t-il. Il fallait vraiment qu’il le prenne par là.

— Non ! Encore… gémit-elle quand Éric sortit de sa chatte.

— Non ! Pas par là… protesta-t-elle quand elle sentit le gland devant son anus.

Elle n’avait jamais été sodomisée et elle n’en avait pas envie.

— C’est un non définitif, Sophie ?

— Euh… Oui… non… je ne sais pas…

Quelque chose en elle lui disait que si elle acceptait, sa vie ne serait plus jamais la même. Elle avait envie de découvrir autre chose, cette vie qui s’offrait à elle.

— Non allez-y ! Faites !

Eric glissa sa queue entre les cuisses de Sophie pour enduire son gland de mouille avant de revenir devant ce petit trou qui s’offrait à lui. D’une lente poussée, il força l’entrée bien serrée. Sophie couina le visage dans un oreiller. Elle sentait ce pieu l’ouvrir, entrer en elle. Quand le gland eut franchi le sphincter elle soupira.

— Oui ! C’est bon…

Éric poussa d’un coup. Elle cria. Il lui claqua la fesse.

— Aïe ! Vous me faites mal !

— Tais-toi et encaisse…

Sophie se tut. Ce changement de ton la troublait et l’excitait. Il commença à aller et venir en elle. Il voulait jouir dans cul vierge, il en était sûr. Il s’activa et poussa un grognement de plaisir en éjaculant dans ces entrailles.

Il se retira et regarda l’anus qui mit quelques secondes à se refermer. Sophie soupirait.

— Allez ! Viens nettoyer !

Elle le regarda surprise.

— Viens nettoyer comme la petite chienne que tu es, Laïka ! Une soumise vient toujours nettoyer la bite de son Maître après avoir été baissée ou enculée…

En l’appelant ainsi, il voulait voir sa réaction. Elle le regarda en grimaçant et resta immobile. Il employait volontairement ces mots pour évaluer sa nouvelle assistante. L’esprit de Sophie était en équilibre, il allait être subtil pour la faire basculer du bon côté.

— Alors, es-tu prête à me reconnaître comme ton maître ?

“Oui Maître !” Pensa-t-elle en se penchant vers ce sexe encore à moitié raide. Elle commença à le lécher sur toute sa longueur. Elle s’efforçait de baver afin d’atténuer le goût âcre de ce mélange qui sortait de ses fesses.

— Très bien Laïka ! lui dit Eric. Applique-toi !

Pendant qu’elle le léchait, il lui caressait la tête, il jouait avec ses boucles rousses. Il anticipait déjà tous les plaisirs qu’il pourrait avoir avec cette femme.

— Tu es parfaite ! Veux-tu une dernière coupe pour finir la bouteille ?

— Oui Monsieur ! Merci. Mais puis-je me permettre de vous poser une question ?

— Bien sûr !

— Pourquoi Laïka ?

— N’as-tu pas été une bonne petite chienne soumise ?

Sophie baissa la tête. Il avait raison, elle avait accepté ses caresses, elle avait accepté de se mettre nue puis qu’il l’embrasse, la baise et même l’encule et pour finir elle avait même accepté de nettoyer sa queue qui venait de jouir dans son cul.

— Ne penses-tu pas que contrairement à ce que tu me disais avant que je te baise tu es comment les héroïnes de tes lectures, une femme soumise ? N’as-tu pas envie de devenir ma soumise ?

Sophie but une gorgée de champagne avant de répondre.

— Si Monsieur…

Au cours de cette dernière heure, elle venait de découvrir de nouvelles pratiques et surtout elle venait de découvrir qu’elle y avait pris de plaisir. Elle avait envie d’aller encore plus loin et de vivre pleinement cette découverte.

— Si quoi ? Sois précise, c’est important dans ce type de relation.

— Oui Monsieur, je désire être votre soumise.

— Bien alors voilà comment nous allons faire puisque tu es mariée et que tu as une vie de famille…

— Je vous écoute.

— Dans la journée, tu es Sophie Lamothe, mon assistante, mariée et mère de famille. Mais dès que nous serons seuls, le soir, tu deviendras Laïka, ma soumise. C’est clair !

— Parfaitement Monsieur !

— Très bien ! Il est l’heure de dormir Sophie !

Elle comprit immédiatement que la séquence Laïka était terminée. Elle redevint Sophie et par pudeur, elle remit son legging et son débardeur, ce qui fit sourire Eric. Elle remarqua alors que sur l’écran de son téléphone, il y avait plusieurs alertes de message. Elle alla pour le prendre.

— Tu répondras à ton mari demain matin, il est tard. Il doit dormir.

— Oui, vous avez raison.

— Allez ! Allonge-toi !

Sophie s’allongea sur son côté du lit et avant de s’endormir, elle sentit le corps d’Eric venir contre elle. Il l’enlaça protecteur.

vendredi 6 octobre 2023

Thomas - Nostalgie


Thomas peste dans son fourgon. Il avait prévu d'arriver tôt chez ces clients afin de pouvoir rapidement remettre en route l'ordinateur du couple. Cela ne devrait pas lui prendre beaucoup de temps, il a l'habitude de ces gens qui oublient souvent de mettre à jour leur antivirus ou pensant être compétents vont modifier les paramètres de mise en route de leur machine. Pour une fois, il sera à l'heure à la sortie du collège pour récupérer ses filles, ils pourront profiter du week-end tous les trois.

Impossible de trouver la maison des clients ! En plus d'avoir dû changer une roue, il tourne depuis de longues minutes dans ce quartier résidentiel où toutes les maisons se ressemblent. A bout de patience, il prend son téléphone et appelle.

— Allo ! Madame Belmont ?

— Oui ! répond la voix au téléphone.

— Je suis Thomas, le réparateur informatique que votre mari a appelé pour votre ordinateur en panne. Pourriez-vous me dire où se trouve votre maison car mon GPS me fait tourner en bourrique ?

Riant au bout du fil, la femme lui dit :

— Mon mari ne vous a pas expliqué la route ?

— Si mais je ne pensais pas que les maisons seraient à ce point similaires…

Après avoir obtenu les bonnes indications, il sonne, quelques minutes plus tard, à la porte d'un pavillon cossu. Il reste sans voix devant la femme qui lui ouvre la porte. Ce visage lui rappelle de vieux souvenirs, mais serait-ce vraiment elle ? Il se reprend rapidement

— Excusez- moi pour le retard ! En plus de tourner en rond, j'ai dû changer une roue !

— Ce n'est rien, l'essentiel, c'est que vous soyez arrivé ! Suivez-moi ! Je vous montre le bureau !

Thomas suit la femme qui avance dans le couloir. Ses yeux ne peuvent s'empêcher de se porter sur ses formes, sur cette taille fine, ses fesses moulées par la jupe. Tout dans ces mouvements suggère, cette jeune fille qu'il avait croisée sur cette plage de Marie-Galante, il y a vingt ans. Il réprime un frisson de désir. Veuf depuis plusieurs années, il s'est donné à fond dans son travail pour pouvoir offrir à ses filles des vacances chez leurs grands-parents au soleil des Antilles et n'a plus vraiment pensé à autre chose. Mais là, les courbes de cette femme lui rappelle qu'il est un homme !

En arrivant devant le bureau, elle s'écarte pour le laisser passer, il la regarde en souriant. Il la fixe les yeux dans les yeux. Elle lui rend son sourire en rougissant, et baisse le regard. Maintenant, il en est certain, c'est elle !

— Je vous laisse travailler. Je serai dans la cuisine.

— Pas de problème ! répond-il, la regardant s'éloigner.

Il se reprend et d'un regard circulaire, il visualise l'ensemble de la pièce, souriant en découvrant les photos accrochées aux murs. Mais surtout, il entrevoit dans un tiroir entrouvert, un objet incongru dans un bureau, même à domicile. Encore une femme qui s'ennuie dans son couple !

— Allez au boulot ! si dit-il. Tu n'es pas là pour penser à ça !

Il allume la machine et comprend vite l'origine du problème. Effectivement, comme il s'en doutait, cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps. Il s'aperçoit alors qu'il a laissé son téléphone dans sa voiture.

Il se relève et se dirige vers la cuisine. Il veut la prévenir qu'il doit aller chercher un objet dans sa voiture.

***

Elle lui tourne le dos, préparant son déjeuner.

Il s'approche derrière elle. Les yeux posés sur sa croupe, il lui pose les mains sur les hanches, elle ne proteste pas, comme il y a vingt ans. Il fait bien une tête de plus qu'elle. Il laisse les mains immobiles et vient au contact de son dos. Il la sent frissonner, il remonte lentement ses mains en les faisant passer devant et empaumer la poitrine ferme. Il masse doucement ces globes généreux alors qu'elle se retourne vers lui tendant ses lèvres.

Leurs bouches soudent et la femme commence alors à glisser ses mains sur le torse de l'homme qui la surplombe. Elle ouvre les boutons doucement un par un et découvre une poitrine musclée sur laquelle elle vient déposer des baisers. Lentement, elle parcourt la peau d'ébène de l'homme du bout des lèvres, s'attarde sur les mamelons. Elle le sent réagir et tout en continuant son exploration avec sa bouche, sa main vient se poser sur la bosse qui déforme le pantalon. De ses doigts fins et agiles, elle dégrafe les boutons et la ceinture et trouve rapidement l'objet de son désir. Elle le cajole quelques instants tout en descendant son visage vers le bas ventre.

Il gémit doucement en caressant les cheveux de la femme qui prend son sexe du bout des lèvres et commence à téter. Rapidement, il le sent réagir et durcir surtout quand elle le prend plus profondément en bouche et commence des va et vient lents le long de la hampe.

Il la relève et la prenant par la taille, la dépose sur la table de la cuisine. Il vient entre ses cuisses et écartant juste la ficelle du string, il la pénètre en douceur. Elle gémit et croise ses chevilles dans le dos de son amant. Thomas la maintient par les hanches et ajuste ses mouvements en fonction des réactions de sa compagne. Et quelques minutes plus tard, il ne se retient plus et grogne en libérant plusieurs jets de plaisir au fond du ventre accueillant. Ils restent quelques minutes soudés l'un à l'autre avant qu'il se retire doucement. Il la retourne et l'embrasse tendrement.

— Tu es toujours aussi extraordinaire, Thomas ! Oh merci ! Cela me rappelle cette plage de Marie-Galante il y a vingt ans… dit-elle en se serrant contre lui.

— Et toi, tu es toujours aussi magnifique ! Les années n'ont fait que t'embellir.

— Charmeur ! Lui dit-elle en lui déposant un baiser du bout des lèvres. Mais je crois que tu es venu ici pour un problème informatique !

— Oui, oh ! Ne t'inquiète pas, cela va aller vite ! Le temps que je remette les paramètres correctement et tu pourras de nouveau aller surfer et t'amuser sur tes sites favoris.

***

Après avoir remis en ordre les paramètres, il commence à nettoyer le disque dur. Sans surprise, il découvre qu'elle va régulièrement visiter des sites de charmes mais il se retient et ne fouille pas dans le dossier contenant les images.

Il établit sa facture qu'il lui présente à sa cliente, il ne faudrait pas que son mari se doute de quelque chose !

Il sait qu'elle le rappellera bientôt pour venir réparer cet ordinateur capricieux !


mardi 7 mars 2023

L'Ame Fée


Le rire du vent

La forêt est calme. On entend le bourdonnement des insectes qui profitent de la tiédeur du soleil en cette fin de journée de printemps pour butiner de fleur en fleur avant de se poser pour la nuit et le dernier chant des oiseaux.

J'aime ce moment de la journée, quand le soleil s'approche de l'horizon et que les ombres s'allongent. Je sors après le repas, laissant mes enfants et mon mari finir de ranger la maison. Comme tous les soirs, je me dirige vers l'étang des fées, j'en fais le tour. Parfois je m'assieds sur le tronc d'un arbre tombé au cours d'une tempête hivernale et je reste là à regarder les ondulations à la surface de l'eau quand je fais des ricochets avec une pierre. Trois ou quatre pierres chaque soir que je ramasse sur le chemin avant d'arriver à l'étang.

Ce soir, assise au bord de l'eau, je réfléchis. Je pense à ma vie, à ce que j'ai vécu. Mariée depuis trente ans, j'ai quatre enfants qui sont grands et dont les derniers vont prendre leur indépendance dans quelques mois. Mon mari m'aime, je l'aime mais ce n'est plus la passion de nos vingt ans.

Quand je l'ai rencontré, j'ai cru avoir trouvé l'âme sœur, l'âme complémentaire avec laquelle je finirai mes jours. Mais, le temps passe et si nous avons partagé beaucoup de bonheur ensemble, quelque chose se désagrège.

Il y a quelques semaines, une amie au cours d'un stage de méditation m'a parlé des âmes fées, des âmes encore plus fusionnelles que les âmes sœurs. Une âme divisée à la naissance, une moitié dans un corps d'homme, l'autre moitié dans un corps de femme.

Mon amie, bien plus avancée que moi sur le chemin de la méditation m'a dit un soir, alors que nous nous couchions :

— Céline, tu es une âme fée, tu dois retrouver ta moitié.

— Mais, Florence, je l'ai trouvé c'est mon mari…

— Non ! m'a-t-elle affirmé, lui c'est ton âme sœur, une personne avec qui tu as vécu et partagé des instants forts mais ce n'est pas ton âme complémentaire… tu verras, quand tu rencontreras ta vraie moitié, tu la reconnaîtras.

Ces paroles m'avaient touchée et ce soir plus j'y pense et plus je trouve qu'elle a raison. Il n'est pas mon âme fée.

 

***

 

Un frôlement, le vent qui se lève, glisse sous ma jupe et je sens un souffle tiède remonter le long de mes cuisses. Je suis frustrée de ne pas pouvoir sentir sa caresse entre mes cuisses, ma culotte empêche le souffle de l'air de frôler ma peau à cet endroit. Que m'arrive-t-il ? Pourquoi ai-je ces pensées ?

Assise, je serre mes cuisses. Ce mouvement a pour effet d'enserrer mon clitoris. Je frissonne et gémis.

J'entends alors comme un rire cristallin dans mon dos. Je me retourne mais, non, je suis seule. Les feuilles s'agitent sous le léger vent qui vient de se lever.

Je décide de rentrer.

A la maison, les enfants sont couchés et mon mari regarde une émission de voyage à la télé. Je me penche pour l'embrasser.

— Je vais me coucher, lui dis-je.

— Oui ma chérie ! J'arrive.

Dans la chambre, en me déshabillant, je constate l'humidité de ma culotte, signe de mon excitation au bord de l'étang. J'enfile une chemise de nuit et je me couche.

Dans l'obscurité et le silence de la chambre, j'entends encore ce rire. Impossible, je suis seule, mon mari est en bas, les enfants dans leurs chambres et cette envie irrépressible. Cette force qui me pousse à glisser ma main entre mes cuisses, ma chemise de nuit remontée, je ferme les yeux quand mes doigts trouvent la vallée du plaisir et glissent dans la grotte des béatitudes.

Sous mes paupières fermées, un visage apparaît : un homme brun aux yeux verts qui me sourit, me tend la main. Je tends la main et quand nos doigts se frôlent, je jouis. Je jouis comme jamais je n'ai joui, de tout mon corps, toutes mes nerfs réagissent. Mon plaisir jaillit de mon ventre comme une fontaine.

Submergée, débordée, épuisée, je m'endors. Je rêve de ce visage qui ne me quitte pas de la nuit et qui me fait l'amour dans mes rêves.

 

Le souffle du vent

Cela fait plusieurs heures qu'il est là, à l'affût, allongé sur le sol, caché par les buissons. Il ne sait pas ce qui l'a attiré au bord de cet étang, loin du lieu où il vient habituellement poser son appareil photo.

Son amie, Florence, lui avait parlé de cet endroit au milieu des bois, avec ses ombres fantomatiques au coucher du soleil. Elle avait raison. Il se dégage de cette forêt une aura de magie. Les arbres, les fleurs et même les pierres semblent vouloir lui annoncer qu'un événement rare va se produire.

Il avait déjà mis en boit une famille d'oies bernaches égarées loin de sa zone de reproduction, un héron cendré qui attendait le bon poisson.

Il prit au vol l'éclair bleu d'un martin-pêcheur au moment où il fendait le miroir aquatique et même une biche et son faon de l'année venu se désaltérer. Toute la forêt était venue le saluer avec la visite d'un blaireau.

Maintenant, il tente de capturer cet instant où le cercle rouge du soleil crée des ombres uniques entre les troncs de la futaie de l'autre côté de l'étang.

C'est à cet instant qu'il la voit dans son objectif. Telle Viviane sortant de son lac pour séduire Merlin, elle porte une longue jupe azur avec un gilet assorti par-dessus son chemisier blanc. Sa longue chevelure brune encadre un visage arrondi illuminé par ses yeux de la même couleur que ses vêtements.

Il ne peut pas s'empêcher de la photographier quand elle s'avance au bord du lac pour s'asseoir sur ce tronc, face au soleil. Elle s'installe, appuyée sur les mains derrière elle, fermant les yeux, écartant les genoux, offrant sa poitrine aux derniers rayons du soleil.

Il entend alors un rire cristallin porté par un doux vent tiède qui tourbillonne au-dessus de l'eau. Ce vent lui porte le parfum de cette femme. Il a l'impression de ne faire plus qu'un avec ce vent qui l'emmène vers la femme aux yeux fermés. Il l'enveloppe de son souffle. Léger comme l'air, il frôle sa peau. Il remonte sous la jupe. Il voit la peau frissonner, les cuisses se fermer puis s'ouvrir pour s'abandonner à la douce caresse aérienne. Il est le vent.

Il parcourt les moindres replis de ce corps féminin. Il ressent le plaisir qu'il procure. Il entend le gémissement de la femme. Ce gémissement qui l'entraîne à son tour dans une profonde extase.

Quand il revient à lui, il est toujours allongé, la femme est partie et la pleine Lune a remplacé le soleil dans le ciel nocturne.

Il se lève, il s'approche du tronc. Il perçoit toujours la présence de l'inconnue.

Il caresse le bois là où elle était assise. Un frisson le traverse, il ferme les yeux et il la voit dans son lit. Il s’allonge à côté de la bûche et la rejoint dans ses rêves.

 

Le plaisir du vent

Toute la journée, j'ai eu ce visage dans mon esprit. Devant mes élèves, devant mes collègues, dans la rue, au supermarché, je cherchais cet homme au regard ténébreux. Quand je pense à lui, mon ventre papillonne. Cette sensation magique que l'on connaît adolescente lorsque l'on croit avoir découvert le grand amour.

— Ma chérie, tu vas bien ?

— Oui… oui… je rêve. Excuse-moi, je repense à mon inspection qui va bientôt arriver.

— Je comprends, me dit mon mari en prenant son assiette vide pour la déposer dans l'évier.

— Je vais faire ma ballade, dis-je en prenant mon gilet.

— D'accord à tout de suite…

Mon mari me dépose un baiser sur la joue quand je passe devant lui. Une bise que je sens à peine, tellement mes pensées sont dirigées vers mon rêveur inconnu.

Naturellement, mes pas me conduisent à l'étang, à mon tronc.

Dès que je franchis la lisière de la forêt, je sens le vent m'envelopper, le souffle qui caresse ma peau, qui remonte le long de mes cuisses. Prise d'une impulsion, je m'arrête et je retire ma culotte. Je veux offrir mon corps aux caresses du vent.

Comme si celui-ci comprenait mes envies, je le sens plus fort. Il fait gonfler ma robe, arrêtée dans sa remontée par la ceinture. Il se met à tourbillonner, chaud comme le vent du désert dans les canyons étroits. Il me porte, il m'entraîne vers mon tronc.

Ce soir encore, j'entends ce rire cristallin et je vois en contre-jour cette silhouette qui me regarde. Je m'approche, c'est mon inconnu.

Il ouvre ses bras. Il m'invite à venir me blottir contre sa poitrine.

Je lui souris, il me sourit. Son visage se penche sur le mien. Je sens son souffle sur mes lèvres. Je m'abandonne à son baiser. Nos mains découvrent le corps de l'autre. Nous nous dévoilons l'un a l'autre.

En douceur, il m'allonge sur l'herbe épaisse. Je m'offre à lui, je l'accueille en moi. Le vent nous accompagne dans notre montée vers le plaisir.

Nos gémissements, ses grognements, mes cris sont les seuls bruits que l'on peut entendre. Dans un dernier assaut, un flot de plaisir inonde ma grotte d'amour.

L'instant est tellement magique que je perds conscience.

Quand je me réveille, le soleil est couché. Je suis seule.

Je m'assieds, un rire, un mouvement furtif dans un buisson.

Ai-je rêvé ?

Je me relève, non ce fut bien réel. Je sens le plaisir de mon amant couler entre mes cuisses. Ma culotte que je tenais à la main a disparu.

Je cherche, je ne trouve rien. Hormi mes pas, rien d'autre, personne ne semble être venu ici. Je retire les brins d'herbe accrochés à mes cheveux et je rentre.

— Tu as été bien longue ?

— J'ai profité jusqu'au bout, du coucher du soleil et du lever de la lune.

Sous la douche, je n'ai aucun doute, je n'ai pas rêvé. Dans le miroir, de la salle de bain, je le vois, il m'envoie un baiser.

Je me couche et nous nous retrouvons dans notre rêve.

 

Le frémissement du vent

Contrairement à ses habitudes, le lendemain, il revient à cette étang. Comme la veille, il s'installe à l'affut avec son appareil. Il espère qu'elle viendra.

Allongé sur le sol, il observe comme la veille le ballet des grues. Il ne peut s'empêcher d'admirer la grâce de ces oiseaux mais son esprit est occupé par la vision de la veille. Cette femme mystérieuse se montrera-t-elle encore ce soir dans le soleil couchant ?

L'envol des grues annonce l'arrivée de la visiteuse. Elle est là, revêtue d'une longue robe diaphane qui lui permet de deviner les courbes de ce corps envoûtant dans le contre-jour offert par le coucher du soleil.

Ce soir, il pense à immortaliser l'instant dans son objectif. Il la voit, marcher lentement, regardant vers le lac. Elle sourit, elle ouvre les bras et il voit alors un homme sortir de la brume qui commence à recouvrir l'étang.

Il sent alors la brise se lever et le vent l'emporter vers la femme. Il est là devant elle. Lentement, il fait glisser les bretelles de sa robe. Il découvre son corps nu, ses seins fièrement dressés devant elle. Le fin tissu continue de glisser. Il peut voir la peau pale du ventre puis le triangle noir surmontant la fourche de ses cuisses et de ses longues jambes.

Quand elle est nue, elle avance d'un pas vers lui. Il ne lui dit rien, il la regarde. Elle lui sourit encore s'agenouille. Il ferme les yeux et se laisse emporter par la tendre caresse dont elle le gratifie. Il apprécie la douceur de ces lèvres sur son membre mis à nu. Le doux frottement de cette bouche le comble. Elle le conduit au plaisir. Il explose sans bruit.

Elle se relève et pose ses lèvres sur les siennes. Ils partagent un long baiser avant qu'elle se recule et disparaisse dans la brume.

Dans le crépuscule, une rafale de vent l'enveloppe. Surpris par de la poussière, il baisse les yeux. Quand il les relève, il est allongé sur le sol, son appareil photo toujours dirigé vers le tronc de la femme mystérieuse.

 

Le goût du vent

Comme hier, je me sens sereine. Mes rêves de la nuit m'avaient conduit auprès de mon homme-fée. Au matin, je voulais être sa fée toute la journée. Je choisis une longue robe qui malgré la légèreté du tissu ne dévoile pas ma nudité. J'avais compris cela, je devais être le moins vêtue possible pour mieux ressentir l'air sur ma peau. C'est cet air qui me permettait de compléter mon âme-fée.

Plusieurs fois au cours de la journée, je ressentis le plaisir que me procurait le vent qui se faufilait sous ma robe. Le soir, j'attendais avec impatience que les enfants et mon mari soient occupés chacun de leur côté pour rejoindre l'étang.

La brume donne un aspect fantomatique à la végétation. Je devine plus que je vois les grues immobiles au milieu de l'étang. Plus j'avance et plus je sens l'air sur moi, presque comme si des mains caressent le moindre centimètre carré de ma peau.

Soudain, je le vois. Il émerge de la brume, il porte une veste et un pantalon de toile claire, ses longs cheveux blonds lui font comme une couronne qui brille dans les derniers rayons du soleil. Je lui ouvre les bras, il vient.

Je le laisse descendre ma robe le long de mon corps quand je suis nue, il me soulève avec douceur et me dépose contre un arbre. Il me fait comprendre d'enlacer l'arbre. Comme s'il n'attendait que moi, le tronc lisse me permet de me serrer les mains. Un souffle d'air entoure mes poignets et les immobilise contre le tronc. Je suis immobilisée, à la merci de l'homme derrière moi. Ses mains me caressent le dos, les fesses. Je frissonne. Puis soudain, comme s'il savait que je n'attendais que cela, son sexe vient se glisser entre mes cuisses. Je remue mon bassin et le pieu de chair ou de vent me pénètre. Je ferme les yeux. Il me caresse la poitrine. Je me détends, j'accepte qu'il prenne possession de mon corps. Je ne me refuse pas.

Un souffle plus rauque, un coup de rein plus puissant et l'extase nous réunit. Je crie dans la nuit et ferme les yeux.

Il a disparu. A quelques pas de moi, ma robe est là, étalée sur le sol. Je la ramasse et rentre me coucher. Je sais que je n'ai pas rêvé. Même si à chaque fois que nous atteignons l'orgasme, je réalise que je suis seule, à chaque fois mon corps me fait comprendre que c'était bien réel et que j'ai bien fait l'amour avec un homme.

 

L'esprit du vent

Pendant des jours, des semaines puis des mois, Céline et le photographe se rendaient le soir à la tombée du soleil près de cet étang. Quand l'hiver fut là, elle ne se mettait plus nue, mais soulevait simplement sa robe ou sa jupe longue, et lui appréciait toujours autant de visiter le sexe accueillant de cette mystérieuse inconnue.

Ils ne se parlaient pas, leurs échanges se résumait à des caresses, une relation purement charnelle qui les conduisait hors du temps et l'espace pour un moment de pure félicité.

Il arriva ce qu'il devait advenir. Au bout de quelques mois, il voyait le ventre de Céline s'arrondir.

Un soir du printemps suivant alors qu'ils se retrouvaient, Céline ressentit les premières douleurs de l'enfantement.

Elle s'allongea sur son tronc, il guetta l'arrivée de l'enfant. Deux enfants naquirent, un garçon puis une fille.

Aussitôt avant même qu'ils ne poussent leur premier cri, une femme au long cheveux blonds et un homme sans âge sorti de l'onde et prirent les enfants dans leur bras.

Céline les vit disparaître dans la brume. Elle perdit connaissance.

A son réveil, il était là.

— Comment allez-vous ? demanda-t-il.

— Que s'est-il passé ? répondit-elle en caressant son ventre.

— Je prenais des photos de l'autre côté du lac. Je vous ai vu, vous évanouir. Je me suis dépêché pour vous venir en aide. Et me voici !

— Merci, mais nous nous connaissons ?

— Je ne pense pas, c'est la première fois que je viens ici. Mais je serai ravi de mieux vous connaître.

 

lundi 27 février 2023

L'Inconnu du Train - Troisième partie

 

A la maison, je constate que ma fille n'est toujours pas rentrée de la plage. Qu'elle profite de ses copines ! Pour ma part, je vais me faire couler un bain.

Quelque chose me dérange. Il y a quelque chose de différent dans la maison. Je monte dans ma chambre et je découvre une enveloppe sur mon lit.

Il est entré dans la maison, dans ma chambre, dans mon intimité. J'ouvre l'enveloppe.

"Je me suis permis de venir m'occuper de ta garde-robe. Je ne t'ai laissé que le strict nécessaire. De plus, j'ai modifié tes jupes, tes robes et tes chemisiers de manière à ce qu'ils correspondent à ce que tu vas devenir ! Comme tu n'étais pas là, j'ai dû estimer la hauteur de ton gros cul."

J'ouvre mes placards, en colère. Non mais, pour qui se prend-il ? Je découvre horrifiée mes robes et mes jupes raccourcies, plus de pantalon, ni de bermudas. Il ne m'a laissé que des chemisiers dont il a retiré tous les boutons sauf deux pour cacher à peu près ma poitrine et des gilets sans bouton bien sûr !

Dans mon tiroir à sous-vêtements, je trouve un mot : si tu veux mettre une culotte, emprunte-les à ta fille. C'est impossible, elle fait du trente-six et moi du quarante-deux !

Il a bien évidemment escamoté mes collants et soutien-gorge.

Je m'assieds sur le lit et pleure.

"Pute ou star du porno"

De fureur, je prends mon téléphone et le jette à l'autre bout de la pièce. Heureusement, qu'il est d'une marque résistante. Je reste hébétée sur mon lit.

Je reçois alors un appel vidéo de ma fille. Je l'accepte sans hésiter. Quand la vidéo s'allume, je vois avec stupéfaction ma fille et sa copine seins nus sur la plage. Je n'ose pas lui faire de remontrances, je l'ai fait aussi à son âge, c'est un peu comme cela que j'ai rencontré son père. Elles veulent rester manger sur place car il y a un concert improvisé par un groupe qu'elles connaissent.

— D'accord ma chérie mais attention au dernier bus pour rentrer !

— Oui maman ! Tiens ! Regarde, l'homme craquant d'hier, il est aussi là, avec nous !

Elle tourne un peu son téléphone et je vois mon inconnu entre les deux filles, il me sourit et me fait signe.

Non ! Je ne veux pas que mon bébé tombe entre ses mains.

"Lisa a un très beau cul et une bouche prometteuse !"

Avec ce message, il m'envoie une photo des fesses de ma fille à peine couverte par un string. Où a-t-elle trouvé ce maillot ? Elle est trop jeune pour porter des strings.

Prise d'un doute, je rentre dans sa chambre.  J'ouvre aussitôt ses tiroirs et armoires. A mon grand soulagement, tout me semble normal.

Je vérifie quand même dans ses culottes. Je ne trouve pas de strings, je suis soulagée.

Quand elle rentre, je suis en peignoir devant la télévision, j'ai grignoté. Elle m'embrasse avant de monter se coucher. Elle est souriante et radieuse. A-t-elle couché avec monsieur Caméléon ?

Cette question me tarabuste toute la nuit.

***

Quand j'arrive au bureau, Martine ouvre de grands yeux en me voyant. La réaction de Nadia me surprend. Ma tenue ne semble pas la choquer au contraire.

— Tu es de plus en plus sexy ma parole ! Allez raconte-moi ! Tu as un amant !

— Non je t'assure…

— Allez dis-moi ! De toute manière, je l'ai toujours su que ton mari n'était pas assez viril pour toi ! Tu es une chaudasse en manque !

— Arrête Nadia, s'il te plaît !

Elle fait mine de bouder et se remet à travailler en me disant que de toute manière, elle découvrira la vérité, même si je ne lui dis rien.

"Toilettes hommes dans cinq minutes"

Ce message me sort de mes dossiers et je m'y rends déjà excitée. J'hésite en voyant devant la porte le chariot du ménage. Mais, s'il m'a demandé de venir c'est qu'il est sûr de lui.

J'entre et je le vois. Il me sourit. Ce matin, c'est un employé de la société de ménage.

— Approche et tourne-toi !

Je fais ce qu'il me demande. Il est satisfait de son travail sur mes vêtements. Il me fait prendre la pose sur le lavabo et joue avec le plug qui est toujours dans mon cul.

— Ton cul de jument va bientôt être prêt pour la suite ! Voyons tes mamelles de vaches !

Je baisse la tête, honteuse, il malaxe mes seins, mes tétons pointent, je gémis. Il est plaqué contre moi, je sens son sexe dans son pantalon contre mes fesses. J'ai envie qu'il me baise !

— A genoux, suceuse !

Frustrée, je m'agenouille et comme les autres fous, je sors son sexe en le regardant dans les yeux en souriant. Quand il me donne le signal, je commence à le sucer. Je bave toujours autant mais cette fois-ci, il ne recule pas et je reçois toute sa sauce dans ma bouche.

Il me prend en photo la bouche ouverte pleine de sperme et m'ordonne d'avaler. Finalement ce n'est pas si désagréable que cela.

— Tu auras une surprise ce soir ! Me dit-il mystérieusement en sortant.

Quand je passe devant Martine, elle me fait un sourire complice, comme si elle savait ce que je viens de faire.

En fait, pas du tout, elle a recueilli les confidences de celle qui lui a avoué qu'elle se fait bien sauter par le patron. Et elle l'a remerciée d'avoir récupéré ses culottes.

Finalement cette journée, ne s'annonce pas si mal que cela ! Martine a résolu son enquête, Nadia n'est pas choquée par mes vêtements et j'ai, pour la première fois, avalé du sperme. A part le plug qui se rappelle de temps en temps à mon souvenir, tout va bien.

***

En ouvrant la porte chez moi, je me demande quelle surprise mon inconnu m'a réservée.

Je la découvre immédiatement en entrant dans le salon. Monsieur Joe, l'ours en peluche géant que j'ai gagné, il y a des années dans une fête foraine et qui parfois m'accompagne au lit lorsque je suis seule, trône sur le canapé.

Heureusement que je suis rentrée la première, dis-je furieuse contre mon inconnu. Si ma fille était rentrée avant moi, elle aurait découvert Monsieur Joe et son équipement.

Et quel équipement, parlons-en ! Autour de sa taille, Monsieur Joe est harnaché d'un gode ceinture de belle taille, très réaliste, moulé sur un vrai sexe masculin.

Une lettre m'explique tout cela en détail. Monsieur Joe est mon nouvel amant. La lettre précise que c'est un amant exigeant avec de gros besoins à satisfaire. Pour le combler, je devrai le sucer au réveil et à mon retour du travail. De plus, je devrai toujours répondre à ses sollicitations.

Je me demande comment je saurais qu'il a besoin de mes services quand j'entends une voix, une caricature de voix de dessin animé, sortir de Monsieur Joe.

— Suce-moi ! Suce-moi ! Suce-moi !...

Pour faire taire la voix, je me penche sur le sexe en latex et commence à le sucer.

— Mieux que ça ! A fond !

Je fais de mon mieux mais ce sexe est énorme. Je bave comme quand je suce mon inconnu. Monsieur Joe ne dit plus rien, puis :

— Je veux te baiser ! Je veux te baiser !...

Sans réfléchir, je m'installe à califourchon sur Monsieur Joe et commence une folle cavalcade qui me conduit aux sommets du plaisir.

Je suis en train de récupérer quand j'entends la porte s'ouvrir. J'attrape Monsieur Joe et me précipite à l'étage pour le cacher dans une armoire de ma chambre.

— Maman ! Tu es là ?

— Oui ma chérie, je range un truc dans la chambre. Je descends…

***

Je commence à préparer le repas quand un message arrive.

"Monsieur Joe n'aime pas être enfermé dans le placard !"

Je fais comme si je n'avais rien reçu et continue la cuisine

"Monsieur Joe n'est pas content !"

Je décide de monter. Ma fille est sous la douche, j'entends l'eau couler. En entrant dans la chambre, j'entends la voix caractéristique de Monsieur Joe.

— Je veux te baiser ! Je veux te baiser !...

Je comprends que je n'ai pas le choix. Je le sors du placard et le mets sur le lit. Comme dans le salon, je le monte à califourchon, mais contrairement à toute à l'heure, je n'arrive pas à jouir. Je me demande quand arrêter quand j'entends.

— C'est bon, chérie !

Je me relève et regarde cette peluche avec ce sexe grotesque. Que suis-je en train de devenir, pour accepter de baiser un ours en peluche, qui ne me dit même pas merci.

Je me dépêche de finir de préparer le repas et heureusement, ma fille ne remarque pas mon trouble. Elle me parle de sa copine Justine qui a arrêté le lycée pour travailler.

Je l'écoute d'un air distrait. Les événements de ma journée se bousculent dans mon esprit, mais je ne peux en parler à personne.

***

Les jours qui suivent se déroulent invariablement de la même manière, au réveil, je suce Monsieur Joe pendant une dizaine de minutes. Avec l'expérience, j'arrive maintenant à prendre l'intégralité du pseudo-sexe dans ma gorge, mon nez dans la fourrure de la peluche. Au travail, c'est Monsieur Caméléon qui me rend visite et m'arrive de son sperme. Le soir venu, je fais une nouvelle pipe à Monsieur Joe, sagement allongée sur mon lit et la nuit, nous baisons deux ou trois selon les envies de Monsieur Joe.

Il va sans dire que mes jupes ultra courtes et mes décolletés attirent les regards dans le train et que régulièrement des hommes viennent s'asseoir face à moi pour profiter du spectacle ce qui, invariablement, me fait mouiller.

Nadia est convaincue que j'ai un, voire plusieurs amants et cherche désespérément à connaître leur identité. Je ne peux pas lui dire que je couche avec un ours en peluche. Quant à l'identité de Monsieur Caméléon, je ne la connais pas.

Il y a quelques jours, Monsieur Caméléon a pris rendez-vous dans un institut spécialisé pour me faire poser un piercing sur la langue comme il en avait parlé lors de notre entretien sur le parking. Une fois la douleur passée et la gêne de cette perle sûr ma langue, je remarque que je bave encore plus qu'avant. Je comprends aussi rapidement l'usage que je peux faire de cette perle quand je suce mon inconnu. Il en tire lui aussi beaucoup plus de plaisir.

***

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Quand je me rends aux toilettes, ce n'est pas un livreur ou un technicien de maintenance qui est face à moi, mais un cadre dans un superbe costume italien.

Il me sourit, amusé de mon étonnement avant de m'annoncer qu'il a un cadeau pour moi. Que va-t-il me sortir ?

Je pense à cela alors que je suis à genoux en train de le sucer. Je lui fais maintenant des gorges profondes, il en est très satisfait. Alors que je me prépare à le recevoir dans ma bouche comme d'habitude, il me demande de me relever et de m'appuyer sur le lavabo.

— Comme cadeau d'anniversaire ! Je vais t'offrir ta première sodomie !

— Oui avec plaisir !

Je ne sais pas quoi lui répondre d'autre. Il retire mon plug. Je frissonne.

— Tiens prends le dans ta bouche !

Je réalise alors que son membre est beaucoup plus gros que ce jouet. Il me tient les hanches et je me cambre. D'un coup rapide, il pénètre ma chatte. Je gémis. Il se lubrifie avant d'attaquer mon cul. Après quelques aller-retours qui me font dégouliner, il se retire et se présente devant mon œillet vierge enfin si on ne tient pas compte du plug.

Il pousse lentement, je grimace. Il est vraiment gros. Son gland finit par franchir le garage de mon anus et comme pour le plug, mes intestins aspirent ce sexe en moi.

Quand son ventre est contre mes fesses, il reste immobile.

— Caresse-toi en même temps !

Je glisse ma main entre mes cuisses et je jouis avec mon clitoris pendant qu'il me pistonne. Il ne cherche pas à faire durer le plaisir et lorsque je gémis de jouissance, il se vide en moi.

— A genoux, nettoie ma queue et tu pourras retourner travailler.

Je m'applique à bien le lécher pendant que je sens son sperme couler entre mes fesses.

Je le remercie pour ce beau cadeau et le cœur léger je retourne à mon bureau.

***

Cette routine va finir En effet, un matin nous recevons une annonce de notre directrice des ressources humaines qui nous invite à nous retrouver en salle de réunion en début d'après-midi. Marie-Cécile nous accueille dans la salle vêtue de son tailleur noir habituel avec un tee-shirt noir col rond, une veste près du corps et une jupe mi-cuisses, sans oublier des bas noirs et des bottines à lacets montant jusqu’en haut des mollets. Elle devait flirter avec le style gothique dans jeunesse, vu son “noir à lèvres et ses deux anneaux à chaque oreille.

Heureusement que nous sommes tous assis quand elle termine son bref discours. La société vient d'être achetée par un concurrent et ils vont devoir se séparer de la moitié du personnel. Les premiers entretiens de licenciement débuteront demain.

"Dommage pour ton boulot" lis-je sur mon écran. Je suis trop perturbée pour réagir à ce message.

Avec Nadia, nous nous regardons, nous savons toutes les deux que l'une de nous va perdre son travail. Nous n'échangeons pas un mot du reste de l'après-midi.

Dans le train pour rentrer, je me demande comment annoncer cela à ma fille dont c'est l'anniversaire aujourd'hui ! Elle est désormais une adulte !

Finalement, elle prend cela avec philosophie et alors que nous trinquons seules au champagne, elle achève de me déstabiliser.

— Tu sais maman ! Ce n'est pas grave. Je vais travailler.

— Mais, ma chérie…

— J'en ai marre du lycée. Comme toi à mon âge !

— Oui c'est vrai, mais…

— Mais quoi ? Je vais travailler comme Justine. Elle m'a dit que son patron recherche du personnel et que dans son activité, il y aura toujours du travail.

— Rappelle-moi, elle travaille dans quoi ?

— Dans une société de service à la personne.

— Oui, c'est vrai ma chérie. Un beau métier ! Écoute si tu es sûre de toi, fais-le !

— Maman !

Elle m'embrasse sur les deux joues et annonce la nouvelle à sa copine.

Je range la cuisine et monte un peu déprimée. Mais dans le lit, Monsieur Joe est toujours aussi insatiable. Surtout que depuis mon anniversaire, il a une nouvelle phrase à son répertoire.

— Je veux t'enculer ! Je veux t'enculer !

***

Je suis dans le bureau de Marie-Cécile. Elle est assise, face à moi, dans un fauteuil en cuir. Elle n'a pas voulu que nous soyons séparées par son bureau, pour rendre l'entretien moins stressant pour moi, parait-il.

Je suis donc assise dans le canapé. Il est évident qu'elle voit mon string sous ma jupe. D'ailleurs elle ne serre pas les siennes et sous sa jupe noire, j'ai un doute.

Elle m'explique que mon service fait partie des services qui font doublon dans la nouvelle entité. Elle ne veut pas me donner de faux espoirs. Je serai très certainement licenciée, avec une belle prime certes mais je vais me retrouver au chômage !

— Tu sais, moi aussi, je suis sur le départ. Mais, j'ai trouvé un nouveau poste, dans une autre société. Je t'apprécie et si tu veux, viens me voir à cette adresse quand j'y serais.

— Merci, je verrai, dis-je en prenant la carte avec l'adresse.

Je me lève pour quitter son bureau quand elle s'approche de moi.

"Pense à ta reconversion"

— J'ai toujours eu envie de connaître le goût de tes lèvres ! Tu permets !

Au point où j'en suis, pourquoi pas une femme !

Ses lèvres se rapprochent des miennes, je ferme les yeux. Son baiser est doux, tendre. Je frissonne. Elle pose ses mains sur mes hanches. Je la laisse glisser sa langue dans ma bouche. Elle découvre ma perle sur ma langue. Elle me sourit.

— Coquine !

Cette découverte semble l’avoir enhardi. Elle ouvre mon chemisier et caresse ma poitrine, mes tétons pointent. Elle les lèche, les tète. Je caresse ses cheveux. Cela me fait étrange de faire l’amour tendrement et de ne pas avoir l’impression d’être utilisée. Elle doit sentir que je suis prête à m’abandonner complètement car elle se recule et s’assied sur le canapé en écartant ses cuisses. Sa jupe remonte très haut et me dévoile sa chatte lisse et nue.

— Viens me lécher petite gouine !

Je viens à genoux entre ses cuisses et je commence à passer ma langue entre ses lèvres chaudes et humides. Je goûte cette fente, son jus légèrement salé. Elle plaque mon visage sur mon pubis. Elle veut sentir ma perle sur son clitoris. Je ne lui refuse pas cette faveur et joue avec son bouton. Elle gémit de plus en plus. Sa mouille recouvre mon visage. Elle se tend.

Je continue de m’appliquer, je pointe ma langue et la fait entrer dans sa grotte. Je l’entends couiner. Elle se frotte sur mon visage.

— Vas-y ! Continue ! Encore !

Enfin, elle jouit sur mon visage. Je me recule pour respirer. Elle me sourit.

— Tu es vraiment faite pour donner du plaisir !

Je lui souris. Je le sais, Monsieur Caméléon me le répète souvent. Je suis faite pour donner du plaisir.

— Allez ! Installe-toi ! Je vais te faire du bien aussi.

Je la regarde un peu étonnée. Puis je comprends ce qu’elle veut. Je prends sa place sur le canapé. Elle vient à genoux entre mes cuisses et retire mon string. Heureusement que depuis qu’il m’a enculée je ne porte plus le plug. Je n’ai pas à me justifier de la raison pour laquelle je porterais ce jouet.

J’écarte mes cuisses et je sens son souffle sur ma chatte déjà humide. D’ailleurs quand ne l'est-elle pas ?

Sa langue commence à parcourir mes plis intimes. Je profite, je prends note de ce qu’elle me fait, de son expérience. Rapidement, je ne maîtrise plus rien et mes gémissements remplissent le bureau. Je jouis bien plus vite que Marie-Cécile sous ma langue.

— Décidément ! tu es vraiment une grosse chienne en chaleur ! On te touche à peine et tu pars !

J’aurais pu être choquée ou vexée par ces paroles mais elle me les dit de manière tellement naturelle que je sais que c’est un compliment de sa part.

Alors que je ramasse mon string, elle me demande si elle peut le garder en souvenir.

— Avec plaisir, lui dis-je.

Je devrai juste faire attention quand je serai assise de ne pas trop écarter les cuisses pour ne pas montrer ma chatte à tout le monde.

Quand je regagne mon bureau, Nadia est en larmes. Elle se demande comment elle va faire, sans emploi avec ses trois gamins. Je ne tente pas de la consoler. Que pourrais-je lui dire ? Je suis moi aussi dans la même galère, même si Marie-Cécile m’a peut-être donné une porte de sortie.

Il ne semble y avoir que Martine de ravie. Je me demande bien pourquoi.

***

Quelques semaines plus tard, j’arrive en voiture à l’adresse que Marie-Cécile m’a donnée. C’est dans une zone industrielle en reconversion en périphérie de la ville. Je me gare devant ce qui semble être un vaste entrepôt et je m’approche de la porte où est écrit “Accueil”.

A côté de la porte, une plaque métallique indiquant le nom de la société : “Caméléon Production”.

Je passe la porte et je découvre Martine derrière le comptoir de l’accueil.

— Tiens voilà notre nouvelle star, me dit-elle en souriant.

Je la regarde surprise et elle me montre une affiche derrière moi.

Je découvre stupéfaite mon visage en premier plan avec en arrière-plan, des images où on peut me voir sucer ou être baiser dans les toilettes, nue sous ma douche, baiser Monsieur Joe et même ou je suis à genoux entre les cuisses de Marie-Cécile. Et, barrant l’affiche ces quelques mots : l’Inconnue du Train.

— Ravie de te retrouver, Suceuse ! dis une voix dans mon dos.

Je me retourne et je découvre Monsieur Caméléon et Marie-Cécile qui me sourient.

— Tu as fait le bon choix, me dit-elle. Et pas besoin de période d’essai pour toi. Tu commences aujourd’hui.

— Euh oui ! Mais je commence quoi ?

— Ta carrière d’actrice porno. Tu te souviens je t’avais dit : pute ou actrice porno ?

— Oui je me souviens ! En effet !

— Suis-moi de l’autre côté.

Je franchis la porte qui me conduit aux studios. Je découvre l’envers du décor des films pornographiques où tout est étudié pour que les cameramen puissent prendre les meilleures vues des acteurs et actrices en pleine action.

— Au fait ! me dit Marie-Cécile. Je te présente mon mari !

Je comprends alors pourquoi mon caméléon pouvait entrer aussi facilement dans les locaux de la société. Puis, quand je découvre la salle de montage, je vois alors une dizaine d’écrans qui retransmettent en permanence des images des différentes pièces de ma maison. Dès le début, j’avais été épiée, filmée, suivie et j’avais accepté de l’être.

Je vois alors sur un écran des pièces que je ne reconnais pas. Je pose la question à Marie-Cécile.

— Ces pièces, c’est l'appartement de Justine et de ta fille. Regarde bien !

Je m’approche de l’écran et je vois ma fille en train de faire l’amour avec un homme.

— Pute ou star du porn ! Elle aussi a fait son choix, me dit Monsieur Caméléon.

***

Un mois plus tard, quand mon mari rentre de sa mission. Il découvre sa femme en nouvelle star du cinéma pornographique et sa fille, prostituée de luxe, le service à la personne, c’est aussi cela.

Évidemment il entame une procédure de divorce. Je lui cède la maison sans difficulté, les caméras sont toujours fonctionnelles. Je vis dans un petit appartement au-dessus des studios ou je tourne les productions de “Caméléon Production” et ma fille vit sa vie avec Justine. Elles ont déjà fixé la date de leur mariage.