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vendredi 25 septembre 2026

Journal d'un Impuissant - 14 -

 

Après notre mariage, notre vie quotidienne n’a guère changé. Les enfants ont grandi puis quitté la maison pour leurs études et pour vivre leur vie. Avec Laurence, nous retrouvions nos amis en toute discrétion. Antoine, Paul, Gérard, Maryline, Françoise et Marie-Christine venaient régulièrement nous voir et nous allions de temps en temps profiter de la villa et de la piscine de Gérard et sa femme avec les enfants.

Après avoir introduit Antoine et Maryline dans notre cercle, nous eûmes l’occasion de convaincre un autre couple de nous rejoindre. Ce fut totalement inattendu.

Laurence venait d’avoir une promotion dans son service. Pour fêter cela de manière moins formelle qu’au bureau, elle proposa à quelques-uns de ses collègues avec qui elle s’entendait bien de venir pour un barbecue. Nous étions au début de l’été, la maison était vide.

Nous accueillîmes ces trois couples, dont deux avec des enfants qui profitèrent abondement du jacuzzi, pour le plus grand soulagement de leurs parents. En fin d’après-midi, lorsque Christian, un des collègues, et Viviane sa femme voulurent repartirent, le moteur de leur voiture décida de ne pas aller plus loin.

— Ce n’est pas grave, leur dit Laurence. On va vous raccompagner. Vous prévenez votre assurance et un dépanneur viendra chercher votre voiture !

— Mais, vous n’allez pas faire deux heures de route, maintenant ! Lui rétorqua Viviane. En plus, on a déjà pas mal entamé le deuxième cubi de rosé…

— Viviane à raison, dis-je. La maison est grande, on n’a pas les enfants. Ils peuvent dormir ici et demain sera un autre jour.

— On ne veut pas vous déranger, dit Christian

Vous ne nous dérangez pas, répondit Laurence. Et Marc et toi, vous pourrez continuer votre conversation… Viens Viviane, on va préparer une salade.

Nous avions entendu les deux femmes parler, Laurence et Viviane ont tout de suite sympathisé, puis plus rien. Christian me parlait de sa passion, dénicher des vieux papiers dans les brocantes, les vides grenier. Je l’écoutais et nous ne prêtions plus attention au temps qui passait. Soudain nous vîmes Laurence et Viviane sortir de la maison chacune enveloppée dans une serviette de plage.

— Viviane avait envie de se détendre dans le jacuzzi, de voir les enfants en profiter lui a fait envie. Comme nous faisons à peu près la même taille, je lui ai prêté un maillot de bain.

— Oui, tu as raison !

— Mon chéri, tu n’es pas jaloux que Marc me voit en maillot… lui demande Viviane.

— Non, pas du tout, et moi je vais voir Laurence, c’est toi qui devrais être jalouse !

— Idiot… je sais que tu ne peux pas te passer de moi !

Je remarquais que le rosé commençait à faire effet sur nos deux femmes, car Laurence dit de but en blanc.

— Moi je ne risque rien… Marc ne fera rien avec une autre femme…

— Je sentais que la conversation commençait à partir sur une pente glissante, je proposais à Christian de profiter lui aussi du spa. Il était un peu plus grand que moi, mais mes bermudas de bain devraient lui aller.

— Oui avec plaisir…

Quelques minutes plus tard, nous étions tous plongés dans les bulles du jacuzzi. Laurence avait la tête en arrière, appuyé sur le rebord, elle fermait les yeux. Je vis le regard de Christian sur son tatouage.

— Joli tatouage ! Il me rappelle quelque chose… mais, je n’arrive pas à me souvenir de quoi exactement…

— Tu sais, ce n’est qu’un tatouage… lui dis-je. Laurence le trouvait beau.

Sous l’eau je pinçais la cuisse de ma femme pour lui faire comprendre de ne pas parler

— Oui, oui, j’aime ce tatouage, il m’a plus tout de suite dans la vitrine du tatoueur…

J’étais soulagé malgré son état détendu grâce à l’alcool, Laurence savait tenir sa langue.

Après cette pause détente bien agréable, nous restâmes longuement sur la terrasse et la nuit était bien avancée quand nous allâmes nous coucher.

***

Christian n’avait pas remis la fleur de lys sur le tapis, je pensais qu’il l’avait oubliée. Quelle erreur ! Au petit déjeuner, à peine éveillé, il me lança, fier de lui et tout content.

— Je sais pour la Fleur de Lys ! C’est une confrérie secrète qui date de la Révolution !

— Je sursautais et faillit renverser mon bol de café.

— Pardon ! Comment tu le sais ?

— Je l’ai vu il y a une dizaine d’années sur un blog qui recensait toutes les organisations et sociétés secrètes qui selon ce site dirige le monde.

— Ah oui ! Les Fleurs de Lys seraient les maîtres du monde… Comme les Illuminati ! m’exclamais-je en riant.

— Non ! me dit-il. Les Illuminati, tout le monde sait que c’est du vent… Bon ! À part pour les complotistes. Mais, Les Fleurs de Lys, c’est du réel, ce groupe existerait réellement…

— Bah ! Tout le monde peut se faire un tatouage comme cela ! Lui dis je

— Oui ! Bien sûr… d’ailleurs contrairement à ce que tu viens de dire, les Fleurs de Lys selon ce blog ne veulent pas contrôler le monde. Non ! Eux, c’est plus subtil, ils voudraient seulement libérer le monde du carcan du puritanisme.

— Ah oui ! Explique !

— Le blog précisait que cette société secrète aurait été fondée par Casanova, pour promouvoir le libertinage…

— Tu crois qu’il faut une société secrète pour cela ! Des clubs libertins on en trouve partout aujourd’hui !

— Justement, c’est la preuve qu’ils ont réussi, me répondit-il fièrement.

J’éclatais de rire, imité par Christian quand Laurence et Viviane, qui avaient dû se donner le mot, entrèrent dans la cuisine.

— Qu’est-ce qui vous fait rire de si bon matin, tous les deux ? nous demanda Viviane.

— Oh rien ! Enfin si ! répondis-je. Christian croit que le tatouage de Laurence indique que nous faisons partie d’un club libertin…

— Pas d’un club ! D’une société secrète ! précisa Christian, le plus sérieusement du monde.

— Et si c’était vrai, murmura Laurence.

— Quoi ? s’exclama Viviane.

— Ben oui ! ajouta ma femme. Et si nous étions libertins ! Cela changerait quelque chose pour vous ?

— Peut-être, oui ! dit la blonde, en rougissant.

Je vis alors des étoiles dans ses yeux, une sorte d’espoir. A côté de moi, Christian baissait les yeux comme gêné par l’aveu de sa femme.

— Pourquoi ? dis-je en prenant un ton sévère.

Laurence se raidit, elle se mettait en mode soumise. Même si je ne voyais pas ce qu’elle faisait sous la table, à son changement de posture, je devinais qu’elle écartait les cuisses. Viviane frissonna et Christian sortit de son silence.

— Parce que depuis des années, nous en parlons avec Viviane, nous sommes curieux. Surtout que ce mode de vie commence à être médiatisé…

— Alors ! Pourquoi n’avez-vous pas essayé ?

— Nous n’avons pas osé… dit Viviane.

— Et tu penses qu’avec nous ce serait plus facile ? lui demandai-je.

— Oui ! approuva Christian. Je connais Laurence depuis des années. Elle me parle de toi depuis très longtemps, de ta bienveillance, de ta gentillesse. Mais je ne me doutais pas que vous puissiez être libertins. Et avec vous comme “guides, nous nous sentirions en confiance.

— C’est vrai nous le sommes, et je peux même t’avouer que c’est Laurence qui m’a fait découvrir ce monde… Je pense que nous pourrions effectivement vous guider, vous introduire dans cet univers. Qu’en penses-tu ma chérie ? demandais-je à Laurence.

— Tu sais bien que je suis toujours partante pour de nouvelles expériences, mais et toi ? En plus avec un de mes collègues !

— Pour moi, collègue ou pas, ce sera comme avec nos autres amis quand nous nous retrouvons !

— Avec vos autres amis, c’est-à-dire ? nous interrogea Viviane.

— Oui ma chère ! lui répondit-elle. Nous sommes libertins et même un peu plus que cela… Pour être entre gens de confiance, nous fréquentons un cercle discret et fermé, d’une centaine de personnes. Mais par souci de discrétion, nous ne sommes jamais plus de sept ou huit couples…

— Tant que cela ? Fermé avec autant de monde ? s’interrogea Christian.

— Fermé pour la discrétion, répondis-je. Eh oui ! Une centaine de personnes sélectionnées, cooptées par les membres… Chaque “couple” parrain garantit la probité du couple parrainé… expliqua Laurence.

— Et, un peu plus que libertin ! C’est-à-dire ? questionna la blonde.

— Un club où les femmes acceptent librement de se mettre au plaisir des autres, un club dans lequel, les hommes décident pour les femmes, même si certaines prennent parfois des initiatives.

— Du SM ? demanda Viviane avec un peu d’inquiétude dans la voix.

— Pour celles qui le veulent, oui ! dit Laurence. Sinon pour les autres, c’est juste une relation de dominant à dominée.

— Quelle est la différence ? s’interrogeait Christian.

— Regarde ! lui dis-je. Laurence… Inspection !

Sous les yeux médusés de Viviane, Laurence se leva au milieu de la cuisine, mit ses mains sur la nuque et attendit.

Je pénétrais son sexe avec deux doigts. Je vis Viviane frissonner et je devinais que Christian ne restait pas de marbre. Après quelques allers-retours dans sa chatte trempée qui clapotait déjà, j’ordonnais :

— Pile !

Laurence nous montra ses fesses, légèrement penchées. Mes doigts couverts de mouille visitèrent son anus. Viviane se trémoussait sur sa chaise.

— Face !

Je finis l’Inspection en lui donnant mes doigts à lécher.

— Tu es bien prête à donner du plaisir. Va honorer nos hôtes comme il le mérite.

— Avec plaisir, mon cher mari !

Laurence alla se mettre à genoux devant Christian tétanisé. Sans lui laisser le temps de réagir, elle fit glisser son caleçon, mettant au jour un sexe à moitié dressé. Je posais ma main sur le bras de Viviane pour lui faire comprendre de ne pas bouger. Le pauvre collègue de ma femme ne réalisait pas ce qui lui arrivait. Cela faisait des années qu’il fantasmait sur cette situation. Sous ma main, je sentais Viviane se détendre, elle était en train de refouler son réflexe de jalousie, tout à fait naturel.

Elle était hypnotisée par les mouvements de la tête de Laurence qui pompait avec application son mari. D’où j’étais, je pouvais voir que l’érection de Christian était plus qu’honorable. Heureusement que ma belle n’était plus une novice depuis longtemps. Je voyais l’étonnement sur le visage de Christian quand il sentit son membre aspiré par la gorge de Laurence. Il était évident que sa femme ne lui avait jamais fait cela. Viviane observait avec attention les mouvements de la collègue de son mari.

L’expérience de ma femme vint rapidement à bout de la résistance de notre invité. Elle savait déceler les signes de l’évacuation masculine. Juste avant que Christian jouisse, elle se recula un peu pour qu’il explose dans sa bouche.

Je souris, je me doutais de ce qu’elle avait en tête. Laurence se releva, nous sourit et nous montra sa bouche pleine du sperme de Christian. Elle fixa Viviane.

— Viviane ! dis-je. Laurence va partager avec toi le don de ton mari. Laisse-toi faire !

Je voyais bien que la blonde se demandait ce qui allait lui arriver. Elle ne prit conscience de la suite, uniquement quand le visage de ma femme s’approcha du sien

— Laisse-toi faire ma chérie, lui dit Christian. Notre rêve devient réalité.

Fermant les yeux, Viviane accepta le baiser de Laurence. Je sus ensuite que c’était la première fois qu’elle se faisait embrasser sur la bouche par une femme. Elle y mit tout son cœur et ne grimaçant pas quand Laurence lui fit couler de sperme de son mari dans la bouche. Elle avait l’habitude d’avaler quand elle suçait son mari.

— Tu devrais rendre la pareille à notre hôte, dit Christian à sa femme.

Viviane rougit, timidement, elle vint devant moi.

— Mets-toi nue, lui dis-je.

Silencieusement, elle fit passer le long tee-shirt que Laurence lui avait prêté pour la nuit par-dessus sa tête. Elle nous dévoila son corps, celui d’une femme au milieu de la quarantaine avec un ventre plat, des petits seins fermes et des fesses rondes. Sa fine toison blonde était parfaitement taillée. Elle tremblait de timidité. Elle voulait bien faire.

Elle s’agenouilla entre mes cuisses. Elle découvrit mon sexe flasque. Elle regarda Laurence étonnée.

— C’est normal, lui dit-elle. Depuis sa maladie, Marc ne peut plus avoir d’érection. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir du plaisir. Suce-le, applique-toi tu peux même prendre son sexe et couille dans ta bouche… fais lui du bien ! Comme j’en ai fait à Christian !

Je sentis la bouche de la blonde gober mon sexe. Elle jouait avec sa langue, elle bavait, elle l’aspirait le léchait. Je lui caressais la tête pour l’encourager. Du coin de l’œil, je voyais la bite de Christian durcir à nouveau mon infirmité avait du bon, je maîtrisais beaucoup mieux la montée de mon plaisir. Quand Christian fut de nouveau raide, je l’invitais à profiter des charmes de sa femme. Je n’eus pas besoin de le lui répéter. Il se plaça derrière elle, et d’un coup, il pénétra son vagin jusqu’à la garde. Laurence se colla contre lui et l’embrassa. D’une main, Christian caressait l’entre jambe de ma femme.

La cuisine se remplissait de nos gémissements et grognements. Viviane fut la première à jouir sous les assauts de son mari. Laurence explosa en même temps que moi. Je forçais Viviane à me garder dans sa bouche jusqu’à ce que Christian se répande dans la chatte de sa femme.

***

Quand nous eûmes reprit nos esprits, Laurence monta avec Viviane dans la salle de bains. Seul avec Christian, je lui demandais ce qu’il avait pensé de cette expérience.

— Surprenant, inattendu et agréable.

— C’est exactement ce que j’ai pensé la première fois aussi…

— Mais alors ? La Fleur de Lys ! Elle existe réellement !

— Oui ! Mais contrairement à ce que ce blog écrit, aucun d’entre nous n’a envie de diriger le monde ou d’infléchir les sociétés… Non ! Juste la recherche du plaisir, mais dans la discrétion et le respect !

— Je comprends… Mais dis-moi ! Comment tu fais avec Laurence ?

— Eh bien, justement, avec Laurence, c’est grâce à la Fleur de lys que nous nous entendons si bien…

— Tu n’es pas jaloux ?

— Pourquoi le serais-je ? Tous ces couples qui partagent notre vision des choses. Lors de nos rencontres, chacun va avec chacune ou chacun pour ceux qui aiment le même sexe, dans le respect mutuel. Nos amis connaissent ma situation et Laurence peut grâce à eux trouver le plaisir que je ne peux lui offrir.

— Je ne sais pas si je pourrais avoir ton ouverture d’esprit…

— Tu l’as ! Regarde ! C’est même toi qui as demandé à Viviane de me sucer !

— Oui, c’est vrai, mais ce n’est pas pareil… c’est…

— C’est quoi ? Notre mode de vie implique de faire confiance à l’autre… implique que l’autre accepte que l’exclusivité des relations charnelles ne soit plus de rigueur…

— Je crois comprendre…

— Bien ! Si vous voulez continuer sur cette voie, je te propose que l’on se revoie un week-end avec un ou deux autres couples de notre cercle d’intimes. Vous en parlerez ensemble et tu donneras votre réponse à Laurence.

— Merci…

Quand ils furent partis, Laurence et moi savions que nous avions deux futures recrues pour la Fleur de Lys. Laurence me fait remarquer que lorsqu’elles se sont retrouvées seules Viviane l’avait beaucoup questionnée sur les hommes que nous rencontrions. Elle soupçonnait que c’était elle qui portait me culotte dans son couplé et que Christian la suivait dans ses fantasmes par amour.

Quelques semaines plus tard, Christian et Viviane avaient été acceptés par les autres couples. Viviane arborait fièrement une fleur de lys sur son épaule droite et une autre à sa cheville gauche. Son autorité naturelle en fit rapidement une des leadeuses tout comme l’étaient Mesdames Élisabeth et Marie-Christine.

Quand nous nous retrouvions avec Christian et Viviane, Laurence se retrouvait souvent à quatre pattes en train de me sucer ou de sucer Christian tandis que Viviane s’occupait de son cul ou de sa chatte avec un gode de belle taille. Et quand ma femme ne nous suçait pas, elle léchait Viviane tout étant pénétrée par Christian.

Je sais qu’au travail, il arrive régulièrement que Laurence attise les désirs de son collègue en lui laissant entrevoir la dentelle de son soutien-gorge par un décolleté négligemment un peu trop brillant, ou une jupe qui remonte un peu trop sur ses cuisses trop écartées, permettant à Christian de deviner ce qu’elle porte ou ne porte pas dessous. Christian n’oublie pas de nous rapporter tout cela, ce qui nous donne l’occasion de punir mon épouse pour son indécence. Ces punitions se terminant toujours par de longs moments de plaisir mutuel.

jeudi 17 septembre 2026

Jouer n'est pas gagner - 04

 

En se levant, Isabelle découvrit Joseph endormi sur le canapé. Elle alla frapper à la porte de la chambre où dormait son père pour obtenir des explications.

— C’est qui ce mec ?

— Le fils d’Edmond ! J’ai réussi à le sortir de la Belle de Mai, mais je n’ai pas pu sortir sa femme. Demain matin, je l’emmène voir son banquier.

— D’accord papounet, mais raconte-moi ce que tu as remarqué que je monte un dossier…

Évidemment, il ne lui parla pas de Cassandre, mais il lui expliqua la soirée, en insistant sur le rôle joué par Stéphane, ainsi que la tenue des trois femmes qui obéissaient au doigt et à l’œil à Marcus et à deux autres types.

— Tu connais leurs noms à ces deux types ?

— Oui ! Il y a un Farid et son adjoint : Malik. Tu en as peut-être déjà entendu parler ?

— Pas qu’un peu, en effet ! Ils sont propriétaires de salons de massages très particulier. Malik est aussi connu pour approvisionner ces salons de massages avec des étudiantes.

— Sachant cela, je ne comprends pas pourquoi vous n’agissez pas !

— Tu vois ça de ton côté, papa ! Mais, il nous faut des preuves concrètes, car si on les arrête juste sur ces rumeurs, leurs avocats les feront sortir encore plus vite qu’on les a arrêtés !… Ça te gêne si je te demande de rester encore quelques jours ?

— Pas du tout ! Maintenant que je suis à la retraite… Au contraire ! Ça me changera !

— Tout à l’heure, après avoir accompagné le fils du breton, tu l’enfermes dans ma cave avec de quoi boire et manger… Ensuite, tu viens me voir au tribunal où je te ferais équiper par une très bonne amie… Et après, débrouille-toi pour faire ami-ami avec Marcus ! Je connais ta gouaille, je sais que ce sera un jeu d’enfant pour toi !

— Ouais ! Mais s’il se méfie ? Je risque de charger, j’ai plus vingt ans ma puce.

— Il ne verra rien, ce sont des micros puces indétectables, elles enregistrent tout, on n’aura qu’à les écouter ensuite !


Après le départ d’Isabelle et avoir pris un bon café, Christian sortit Jo de sa nuit. Il était dans un état un peu chaotique, mais le grand blond l’obligea à se préparer pour faire bonne impression auprès du banquier. La difficile négociation à la banque rappela à Christian son passé de négociateur de contrats. Enfin, le responsable de l’agence annonça qu’il lui débloquait trente-mille euros, mais, en mettant une hypothèque sur la villa de Gardanne. Christian eut beau lui dire que cette maison valait largement dix fois cette somme, il lui répondit que son hypothèque arrivait en quatrième position. En fait, c’était lui qui prenait un risque en regard de sa position, ajouta-t-il à mon ami.

Après avoir récupéré l’argent, Christian amena Jo chez Marcus pour qu’il lui donnât ces trente-mille euros, en espérant qu’avec cet acompte, le gérant du bar ferait preuve d’humanité.

— Ouais ! Pas mal, dit Marcus en grimaçant. Mais, il en manque ! Ta salope reste ici tant que t’as pas soldé !

— Voyons ! Fais un geste, lui dit Christian calmement. Il t’a remboursé une bonne partie.

— Oh papy ! répliqua Marcus un peu agacé. Les affaires sont les affaires ! Tu comprends ça… j’ai cru comprendre que tu avais été dans les affaires toi aussi… Un contrat, c’est un contrat !

— Oui et alors ? Mes affaires n’avaient rien à voir avec ton activité… En attendant, il voudrait embrasser sa femme. C’est possible quand même ? demanda le vieux rugbyman, conciliant.

— Tout est possible ! Mais, vu la nuit qu’elle a passée, elle ne doit pas être trop en forme… Bon, je suis pas un voyou, dit Marcus apaisé. Suivez-moi ! On va aller dans sa chambre.

Les deux hommes suivirent Marcus dans les escaliers. En montant, Christian mémorisait visuellement le nombre de portes. Certaines étaient fermées, d’autres ouvertes. Arrivé au deuxième étage, Marcus gueula en entrant dans une chambre.

— T’as de la visite, putain !

Il s’écarta pour laisser entrer Jo et Christian qui découvrirent Brigitte nue sur le lit. Elle avait les cuisses écartées, ses trous débordaient de semence. Elle ouvrit un œil et fit un sourire à son mari.

— Chérie, ce sera bientôt fini, lui dit Jo. J’ai pratiquement remboursé Marcus. Tu pourras revenir à la maison…

La blonde ignora cette information et se tourna sur le côté pour exposer son cul couvert de traces de coups ainsi que de sécrétions diverses et variées. En voyant cela, Christian fit sortir Jo de cette piaule pour le ramener chez sa fille.


Suivant les instructions d’Isabelle, Christian enferma Jo dans une chambre, avant de se rendre au tribunal. Un greffier le dirigea vers le bureau de la vice-procureure où il entra sans frapper. Isabelle était en compagnie d’une grande jeune femme brune.

— Papa je te présente Audrey…

— Suivez-moi, s’il vous plaît, lui demanda Audrey.

Christian se préparait à la suivre quand il vit les deux femmes s’embrasser sur la bouche après que la brune eut dit à Isabelle.

— À midi chou !

Il fut surpris mais, maintenant, il comprenait mieux le célibat apparent de sa fille. Il suivit cette Audrey qui une fois dans son bureau lui fit ôter sa veste et son polo afin de l’équiper. Les mains chaudes de l’assistante sur sa peau lui donnèrent des idées qu’il réfréna. Enfin équipé et rhabillé, il rejoignit sa fille.

— Papounet ! Pas d’imprudence ! Tu te lies d’amitié avec le Marcus. Tu joues dans ses soirées, tu participes à tout ce qu’il te propose

— Même baiser ?

— Évidemment ! Il faut pas qu’il se doute de quelque chose…

— Tu n’as pas peur qu’il te repère, toi ou Audrey ?

— Non ! On est protégée. On a toujours deux flics qui nous escortent quand on sort.


Plus ou moins rassuré, endossant le rôle de James Bond, Christian se dirigea tranquillement vers le bistrot. En approchant, au coin d’une rue, il assiste à une scène troublante. Sur le trottoir, une femme était penchée à la portière d’une BMW, sa jupe était si courte que son cul était découvert. Elle se releva en poussant un “connard !”

Ce fut à ce moment qu’il l’identifia, Luna Boobs, alias Ludivine Mercier. “Elle fait le tapin maintenant… les films X ne lui suffisent plus !” pensa-t-il, un peu surpris.

Il s’éloigna en notant ce qu’il venait de voir sur un petit carnet avec le lieu et l’heure de l’incident. Christian s’installa à la terrasse de la Belle de Mai pour observer les allées et venues des clients. À cette heure-ci, il y avait peu de monde et rapidement, une jeune serveuse blonde, vêtue d’une jupe courte bien que plus longue que les micro-jupes portées par les putes la veille au soir, s’approcha pour prendre sa commande dans un français approximatif.

— Une Guinness, s’il vous plaît !

— Pas compris quoi c’est ? lui répondit-elle.

Christian pensa que Marcus devrait aussi penser à lui faire prendre des cours de français en plus de lui donner des cours de sexe.

— Appelle-moi le patron ! Lui demanda-t-il, sans s’énerver.

Irina entra dans le bar et moins d’une minute plus tard Marcus fut planté devant Christian.

— Quelle surprise ! Revoilà le papé ! Tu habites où pour revenir aussi vite !

— Moi ? Je suis là en villégiature ! Je suis descendu au Mercure ! C’est le dabe de Jo qui paye mes frais…

— Il est friqué à ce point ?

— Oh oui ! Il produit de l’huile d’olives. Il a des champs partout dans l’Hérault, sans compter des huileries un peu partout.

— Putain ! Et il peut pas raquer pour son fiston ?

— Moi, leurs histoires de famille, ça ne me regarde plus. J’ai fait ce que j’avais à faire… Mais tu n’as pas une poupée dispo, j’ai des envies ! Et ta Cassandre a réveillé la bête en moi… si tu vois ce que je veux dire !

— Tout à fait ! Répondit le patron en rigolant. Tu la veux blonde, brune rousse… noire, blanche, arabe… jeune, moins jeune…

— La trentaine voire moins et peu importe son pedigree. Je suis pas raciste ! Du moment que le peu me vider…

Christian jouait à la perfection son rôle de vieux pervers pour s’attirer la sympathie de Marcus et cela semblait

— Tu prends des fortifiants, j’espère ! Ironisa Marcus. Je te propose une blanche et une beurette, mais faudra assurer !

— T’inquiète ! Dis donc ! C’est mon examen de passage en quelque sorte ?

— Que veux-tu ? C’est normal, un vieux qui te tombe dessus comme cela, dont on ne sait pas d’où il sort… On se méfie ! Mais, si tu réussis, tu pourras participer à tout !

— Marché conclu, topa Christian.

— Suis-moi !

Marcus invita le grand blond à entrer dans le bar. Dans la pénombre, il aperçut la fille qui tapinait à quelques rues de là. Le patron lui fit signe de s’approcher, ce qu’elle fit en se dandinant et faisant balancer sa paire de seins libres de toute entrave.

— Ouais… belle plante ! constata Christian, d’un air blasé. Et l’autre, elle est où ? ajouta-t-il en entrant dans le jeu du latino brun.

— Suis Ludivine ! Elle sait où aller, elle te présentera Samira.

Mon ami emboîta le pas de la blonde et pour jouer le jeu jusqu’au bout, il lui mit la main au panier. La fille gloussa comme une oie puis arrivée au premier étage, elle se retourna.

— Tu te sens capable de nous baiser toutes les deux ?

— Fais pas chier putain ! Entre, tu verras par toi-même.

Ludivine ouvrit la porte et il entra avec la pute accrochée à son bras. À sa façon de marcher, il se demanda si elle n’avait pas sniffé un peu. Mais il oublia sa question en découvrant allongée sur le lit une superbe beurette qui les attendait. Elle avait de longs cheveux noirs et ses yeux noirs, un peu exorbités étaient clairement le signe qu’elle s’était camée. Son déshabillage fut exécuté par la blonde qui, il devait l’avouer, était douée. Elle le fit bander dès qu’elle toucha sa bite.


Au bout de deux bonnes heures à forniquer avec ces deux prostituées, Christian redescendit au bar, vidé mais satisfait. Marcus était en train de peloter le cul de Brigitte qui avait les seins à l’air, coincés contre le manche de la pompe à bière.

— Bravo vieux ! D’après ce que j’ai entendu, elles ont apprécié ! Honnêtement je ne pensais pas que tu serais à la hauteur…

— Marcus ! Faut jamais se fier à l’âge !

— Parfait, je retiendrais la leçon ! Au fait, si tu es libre samedi soir, j’organise une soirée Q. Et au vu de ta prestation d’aujourd’hui, tu vas faire bonne impression…

— D’accord ! À quelle heure ? Il y aura des poupées ?

— Entre autres, il y aura aussi et surtout des femmes en manque de queues.


Christian quitta la Belle de Mai satisfait, mais surpris que cela fut aussi simple. Il espérait qu’il n’allait pas tomber dans un piège et surtout qu’il n’allait pas y entraîner sa fille. Elle avait beau lui dire qu’elle était surveillée par des policiers, le cas de Stéphane montrait qu’on ne pouvait pas leur faire une confiance aveugle.


Quand il arriva chez Isabelle, il la trouva assise aux côtés de Jo, seulement vêtu de son caleçon et d’un tee-shirt. Il fronça les sourcils.

— Non ! T’inquiète, papa ! lui dit Isabelle en s’éloignant de Joseph. J’ai juste essayé de le réconforter. Il arrête pas de chialer, de traiter son vieux de salaud d’avare, quant à sa femme, il a un répertoire entier sur elle.

— Putain ! faut trouver une solution, quand je partirais je sais où je l’enverrais, mais là ?

— Audrey m’a proposé quelque chose… Elle a à côté de Martigues un cabanon, elle serait d’accord pour l’héberger.

— Ouais mais s’il veut filer tu y a pensé ?

— Pour filer il faudrait qu’il soit en forme, car c’est au milieu de nulle part, à mille lieues du premier voisin…

En tête à tête devant un verre de rosé, Christian expliqua à sa fille ce qu’il avait vu et entendu dans le bouge. Il lui parla aussi de l’invitation de Marcus cette soirée, un samedi, pour une orgie. Il ignorait le nombre d’hommes qui seraient présents mais, au niveau des femmes, il y aurait des étudiantes et des femmes mariées ou non, en manque de sexe, de frissons et désirant frôler ou franchir les limites que leur imposait leur statut social.

— Retournes-y tous les jours jusqu’à cette soirée… insista Isabelle. On ne peut pas empêcher le déroulement de cette soirée qui aura lieu dans une propriété privée… On a aucune preuve contre les organisateurs pour le moment… Je t’assure que je prépare quelque chose de spécial, mais, aujourd’hui, je ne peux pas t’en dire plus. On a eu une information qui ne concerne pas directement la Belle de mai, mais peut-être pourrais-je piéger Stéphane…

— Il est clair qu’il les rencarde, lui répondit son père. Vu comment il est pote avec Farid et Marcus… À mon avis, lui aussi profite bien des putes de ces deux-là.

— Là, ce ne sont pas les putes qui nous intéressent…

— OK, je ne veux pas en savoir plus… mais je te tiendrais au courant… Pour le moment je vais me coucher…

— Bonne nuit ! Repose-toi car tu vas en avoir besoin.


À peine couché, Christian reçut un message de Marcus : “Fais ton choix !” Un lien y était associé. Il l’ouvrit et il tomba sur un site internet avec des noms et des photos. Associé à chaque photo, il pouvait lire le pedigree des filles, un vrai catalogue pour faire son marché. Sans surprise, il y découvrit Ludivine, Samira, Cassandre mais aussi Brigitte et d’autres femmes : des étudiantes et des femmes plus âgées et mariées. "Leurs maris auraient-ils des dettes auprès de Marcus ?" pensa-t-il.

Il explora plus attentivement le site, pour chaque femme, il y avait une photo d’elle nue dans une chambre et une photo d’elle, habillée dans son cadre familier. Sous une jeune brune, il lit : Angie, vint-deux ans, fille de maître B. Sous une autre : Marina, quarante-deux ans, épouse du sous-préfet et ainsi de suite sur une bonne cinquantaine de femmes. Christian remercia Marcus d’un smiley avant de se lancer dans la réalisation d’une copie de ce fichier. Devant sauvegarder les photos et les commentaires associés à chaque femme sous forme de capture d’écran, il acheva le transfert de toutes ces données sur une clé USB tard dans la nuit.

Il voulut réveiller Isabelle pour l’informer de sa découverte, mais, en approchant de la porte, il entendit des gémissements qui le décidèrent à ne pas aller déranger les deux amoureuses. Isabelle ne prendrait connaissance de ce dossier que le lendemain, mais elle aurait de quoi se mettre au travail.


Elle n’attendit pas d’être à son bureau pour en découvrir le contenu. Elle alluma son ordinateur tout en prenant son café, avant même l’arrivée d’Audrey dans la cuisine, qui commença pas faire une bise sur la joue de Christian avec un sourire moqueur.

— Bonjour beau-papa !

Christian lui sourit, amusé, peu lui importait que sa fille soit en couple avec un homme ou une femme, du moment qu’elle était heureuse

— Où as-tu dégoté ça ? demanda Isabelle incrédule en découvrant les images et surtout les noms associés.

— C’est Marcus qui m’a demandé de choisir une fille pour la soirée.

— T’as vu Audrey ! On a le pedigree de toutes les filles ! C’est du costaud !

— Fais-moi voir ça, chérie ! Oh ! Regarde cette blonde aux gros nichons ! C’est la fille d’un député local, il parait qu’il l’a virée de chez lui quand il l’a surprise en train de se faire tringler dans sa chambre par un noir.

— Si notre plan marche ! dit Isabelle. Ça va être bonjour les dégâts, qu’en penses-tu ma douce ?

— Qu’il nous faut des preuves en béton, car avec l’armada d’avocats que tous ces types ont, on a intérêt à bien ficeler notre dossier.

— Oui, ma puce ! Répondit Isabelle. On a déjà la plainte de Joseph. Il l’a écrite de sa main. Il y a trois pages. Il raconte comment il a été approché et il nomme les personnes, les lieux où Brigitte jouait le rôle de serveuse.

— Impeccable, ma chérie ! Tu peux te fendre d’un cadeau à ton père, dit Audrey en souriant à Christian.

— Pourquoi moi seule ? Je te signale qu’il est invité à une soirée chaude au domaine d’Endoume.

— Félicitations monsieur ! Vous avez loupé votre vocation, vous auriez fait un superbe enquêteur !

— Tu peux le tutoyer, il ne se vexera pas.

Les deux jeunes femmes partirent d’un grand éclat de rire interrompu brutalement par la sonnerie d’un réveil. Elles se regardèrent en poussant un “merde !” Elles foncèrent à la salle de bains, pour s’habiller et rejoindre leurs bureaux au tribunal en emporta tout ce que Christian avait récolté.


Les deux jeunes femmes parties, il alla réveiller Joseph pour le conduire dans le refuge provisoire dont Audrey lui avait donné l’adresse et les clés. Pendant son retour sur Marseille, il réalisa qu’il avait intérêt à aller vraiment prendre une chambre à l’hôtel Mercure. Il devait être prudent Marcus ou Farid pourraient le faire surveiller et il ne fallait pas que sa couverture fut grillée.

Après avoir réservé une chambre pour plusieurs jours, il s’installa au bar de l’hôtel pour prendre un café. Le serveur venait à peine de le lui apporter que la réceptionniste l’interpella pour l’informer qu’une personne venait de déposer une enveloppe à son nom. Quand il la décacheta, Christian découvrit le carton invitation pour cette soirée. Il remarqua immédiatement que Marcus ne semblait pas être totalement informé des détails, car le rendez-vous était fixé dans une villa dominant la mer à Carry le Rouet. Il envoya immédiatement un message à sa fille pour l’informer du changement de lieu.


Alors qu’il se préparait pour aller prendre l’apéro à la Belle de Mai, il reçut un message d’un couple d’amis qu’il connaissait depuis plusieurs années lui demandant s’il connaissait de bonnes adresses dans la cité Phocéenne. Il leur répondit aussitôt que le hasard faisait bien les choses, car il y était en villégiature et qu’il se ferait un plaisir de passer un moment avec eux. Il passa donc l’après-midi avec Hervé et Sophie. Quelques années auparavant, ils lui avaient loué son gîte pour y passer des vacances en famille, Christian s’était lié avec la petite famille et continuait à les rencontrer régulièrement. Les enfants ne partant plus avec les “vieux”, il ne revoyait plus que les parents. Cet imprévu lui ferait du bien, cela le sortirait temporairement de cette affaire sordide.

Après presque trente ans de mariage, chacun venant de franchir le cap de la cinquantaine avec sérénité, ils formaient un couple sain. Il reconnut de loin la silhouette de Sophie, une petite brune avec quelques rondeurs bien placées qu’il n’aurait pas détesté découvrir plus intimement, mais il respectait les liens du mariage, enfin sauf si l’autre était d’accord pour faire une entorse au contrat. À ce qu’il en savait, aucun des deux n’était jamais allé voir ailleurs. Un couple atypique dans le monde actuel ! Mais c’est ce qui les rendait si attachants.


Après cet interlude serein, vers dix heures, le lendemain, Christian alla chez Marcus pour siroter quelque chose. Aussitôt le patron vint échanger avec lui sur cette soirée.

— Alors, lui demanda-t-il. Tu connais le coin où ça se passe ?

— Qui ne connaît pas, voyons ! C’est la ville d’une star du petit écran !

— Stéphane viendra te chercher au Mercure.

— D’accord je serais prêt j’attendrai dans ma suite vers 21 heures. Mais pourquoi ce changement de lieu ? Un problème avec l’autre ?

— Quel autre ? Je comprends pas.

— Tu n’avais pas dit que ce serait au domaine d’Endoume ?

— Problèmes de sécurité ! Trop de poulaille qui rôde ! Dis vieux ! T’as pas envie de ma Russe ? Un petit coup la réveillerait.

— Oh bien sûr ! Elle est où ta ruskoff ? demanda Christian.

— Au deuxième étage ! La porte au fond du couloir ! Et n’hésite pas à lui flanquer des torgnoles, elle aime ça, cela lui rappelle son pays.

Christian ne pouvait pas refuser. Il devait rester dans mon rôle de vieux cochon et il monta rejoindre la poupée russe. Elle était recroquevillée sur le lit en pleurs, vêtue seulement d’un string. En s’approchant d’elle, il lui toucha l’épaule et il remarqua une marque, comme si on lui avait posé quelque chose de brûlant. Il remarqua aussitôt, l’odeur persistante du tabac dans la chambre, quelqu’un avait fumé et s’était amusé à éteindre sa cigarette sur l’épaule d’Irina. En sentant sa main, elle lui fit face en marmonnant des mots incompréhensibles. Les seules paroles qu’il comprit furent : “moi mal… brule…” Christian sortit son téléphone pour prendre tout son corps en photo. Il immortalisa des morsures, des bleus et un tatouage étrange surmonté de caractères cyrilliques avant de redescendre.

— Déjà ! T’es un rapide ?

— Non, je l’ai pas touchée ! Elle a été brûlée avec des cigarettes, et là, elle ne peut même pas se lever tellement elle a été tabassée…

— Il fait chier ! C’est encore un coup de Malik !

— Vire-le !

— Pas possible ! Il a des appuis et c’est lui qui me fournit en putes, surtout des Russes ! En échange je lui offre des étudiantes en déshérence… Donnant-donnant si tu vois ce que je veux dire…

— Parfaitement ! Comme ça t’as toujours de la chair fraîche !

— Il faut que mon rade tourne et me rapporte du blé.

— Et les Françaises que tu lui fournis.. elles deviennent quoi ?

— Putes dans les bordels militaires, ou en Sibérie.. M’en fiche un peu ! Moi, chaque vente me rapporte vingt pour cent… D’ailleurs, tu vois la petite Cassandre, elle va pas tarder à partir… Ici, les clients commencent à se lasser, ils veulent du neuf, de la chair fraîche qui accepte tout ! D’après Malik, les Russes, ils ont un genre de fac ou on dresse les filles. Quand elles y entrent, elles sont marquées au fer au-dessus de la chatte. il m’a dit que ça signifie “pute” et comme elles sont marquées au fer, les poils ne repoussent pas… il voudrait faire la même chose ici, mais Farid n’est pas d’accord… et comme c’est Farid le boss et le financier, Malik s’écrase pour le moment…

— Mais… Les vieilles, pourquoi viennent-elles dans ces soirées ?

— Certaines pour l’excitation… mais la plupart, comme Brigitte, pour rembourser les dettes de leur abruti de mari… Tu n’imagines pas la honte quand elles sont reconnues par certaines de leurs connaissances… Puis, j’ai André sur qui je peux compter.

— Qui c’est celui-là ? je ne me souviens pas de lui… avec l’âge la mémoire me joue des tours…

— Mais tu le connais, il était à une table voisine de la tienne, mercredi soir. Il tourne des films X mais pas que, il a révélé Luna Boob ou plutôt Ludivine qui grâce à son cul a épongé les dettes de son mec.

— Oh elle, je vois c’est celle avec qui tu m’as fait monter pour rencontrer Samira ?

— Oui, maintenant elle aime tellement la bite qu’elle ne peut plus passer une journée sans se faire baiser au moins une fois dans chaque trou… et je te raconte pas comment les clients adore… Baiser une instit, star du porno, le pied !… Elle passe tous les midis pour avoir sa ration de foutre… Je peux te dire qu’elle me rapporte un max de blé. Je lui ai demandé si elle avait pas une collègue qui serait intéressée… Tu connaîtrais pas une institutrice, toi ?

— Pourquoi tu lui offres pas Brigitte elle aurait remboursé le solde que Jo te dois ?

— C’est Farid qui décide de l’affectation des putes… ici, dans un autre bordel, le trottoir ou le porno… moi je suis plus dans le jeu…

— Je comprends tout est compartimenté, ça c’est de l’organisation.

— Normal vieux, c’est comme quand tu bossais fallait pas tout mélanger.

— C’est le principe pour toutes les affaires. Mais, je vais te laisser… j’ai rendez-vous avec des amis sur le vieux port, pour prendre un verre et ensuite, je déjeune avec Stéphane…

— Ça te gêne si je t’accompagne, demanda Marcus. J’ai envie de rencontrer tes amis… pour mieux te connaître, si tu vois ce que je veux dire…

— Non pas de problème… je comprends. Je te présenterai à mon ami et sa femme… ils viennent passer quelques jours de vacances…

— Merci, ce sera avec plaisir.


Christian comprenait qu’il marchait sur des œufs. Marcus avait envie de mieux connaître ce type qu’il ne connaissait que depuis trois jours, même s’il lui avait été recommandé par Stéphane. Les deux hommes se dirigeaient tranquillement vers le point de rendez-vous, un restaurant que Christian avait conseillé à ses amis.

— Marcus ! Voici Sophie et Hervé. !

Sans aucune arrière-pensée, Sophie après avoir fait la bise à Christian s’approcha de Marcus pour l’embrasser. Celui-ci ne put s’empêcher de caresser le généreux popotin de la petite brune pour en estimer la fermeté. Elle fut un peu surprise de cette familiarité, mais elle ne dit rien, se contentant de baisser les yeux. Marcus se pencha alors vers Christian pour lui murmurer :

“Un bon gros cul bien ferme, une sacrée paire de nichons et plutôt docile… Il ne doit pas s’ennuyer le mari.”

“Oublie… t’as aucune chance… ils sont inséparables et chez Sophie, c’est fermé à double tour… elle ne laisse personne entrer.”

“Justement, un défi à relever…”

— De quoi parlez-vous ? demanda Hervé intrigué par les messes basses de son ami avec Marcus.

— Marcus me faisait des compliments sur Sophie !

— Ah ! D’accord !

Sophie rougit et baissa les yeux avant de remercier Marcus. Elle regarda amoureusement son chéri. Christian s’excusa de devoir les laisser, car il avait invité Stéphane, le policier ripou au restaurant du Mercure. Il espérait ne pas avoir fait une bêtise, en Marcus en leur compagnie, car il avait bien compris que Sophie n’avait pas laissé le truand indifférent. Il craignait que le patron de la “Belle de Mai” essayât de tirer tout le potentiel de cette petite brune.


Une fois installé à table, Marcus prit place sur la banquette à côté de Sophie tandis qu’Hervé s’installa face à eux, dos à la salle. Il pouvait sentir la chaleur de la cuisse de la brune contre la sienne quand elle réagissait à ses histoires. Tout au long du repas, il fut le seul à parler, décrivant la cité marseillaise comme un vrai paradis quoi qu’en disent les ragots. Sans que le couple ne s’en rendit compte, le latino leur remplissait les verres de rosé frais, dès que le leur était vide. Ils avaient bu une bouteille chacun, seul lui était resté sobre. À la fin du repas, Marcus avait gagné la première partie de son pari avec Christian. Hervé avait la tête pratiquement dans son assiette, quant à Sophie, elle gloussait comme une oie. Devant ce spectacle désolant et mauvais pour la clientèle, le chef de rang montra son mécontentement à Marcus.

— Cher monsieur, si vous pouviez partir ?

— Bien sûr, pouvez-vous appeler un taxi ?

Le voiturier à l’entrée de l’établissement héla un taxi en maraude. Marcus prit place à côté du chauffeur, après avoir installé le couple sur la banquette arrière.


Arrivé devant son rade, Marcus entra pour donner des ordres. Sophie vacillante fut dirigée dans une chambre du premier par Brigitte, à charge pour elle de l’installer confortablement, sous-entendu de la mettre à poil. Marcus lui emporta Hervé dans la cave, pour qu’il cuve tranquillement.

Il se dirigea ensuite vers la chambre pour retrouver Sophie dont Brigitte venait de lui retirer la robe. Allongée sur le lit, elle n’arrêtait pas de rire ne se rendant même pas compte qu’elle était pratiquement nue. D’un signe de tête, il congédia Brigitte et il s’allongea à côté de la brune dans le plus simple appareil. Il mit sa bite bien raide dans la main de la jolie brune, qui ne portait plus que son soutien gorge et sa culotte. Dans son état, elle ne réalisa pas que le membre qu’elle caressait n’était pas celui de son mari. Marcus se rendit compte qu’il pouvait sans risque aller plus loin.

— Chérie ! Fous-toi à poil complètement ! Dit-il en commençant à filmer avec son téléphone.

La brune rigola bêtement et dégrafa son soutien-gorge, libérant une poitrine généreuse aux gros tétonx bruns qu’il pinça, fit rouler et étira un peu entre ses doigts. Il tendit la main pour soupeser cette poitrine en faisant des commentaires à destination de ceux qui verraient la vidéo.

— Des belles grosses mamelles de pute, n’est-ce pas ?

— Oh oui ! Gloussa Sophie.

— La culotte maintenant !

Le patron du bar filma l’apparition du buisson brun puis les fesses pâles de sa proie qui dans un état d’ébriété avancée, ne protesta pas quand il lui demanda d’écarter ses fesses avec ses mains pour montrer ses trous à la caméra.

Satisfait, Marcus envoya cette vidéo à Malik et Farid pour leur demander ce qu’il pensait de cette femelle en chaleur. Sans attendre leur réponse, il visita tous les trous de cette femme, appréciant d’être le premier à lui perforer l’anus. Il la fit mettre à genou pour jouir sur le visage de Sophie qui ramassa le sperme avec ses doigts pour le lécher, obéissant aux ordres de grand brun. Marcus prit une dernière photo du visage souillé qu’il envoya à Farid en lui donnant ce qu’il avait constaté en la baisant : “un cul serré qui ferait un malheur chez les clients, une bouche à pipes qui devrait être entraînée, mais que la chatte supporterait les fists sans problème. Une vraie perle !”

Dès qu’ils reçurent la dernière photo, les deux Arabes voulurent plus de détail et surtout savoir où il avait dégoté cette pute.

— C’est une connaissance du vieux, répondit Marcus.

— Putain ! Elle me fout la trique, dit Malik. On peut venir tester ?

— Évidemment ! Faites comme chez vous !

Connaissant ces deux hommes, il fit respirer à la brune un peu de poudre pour la rendre encore plus docile. Il savait qu’ils se la feraient en double avec leurs grosses bites, sans préliminaires. Il ne souhaitait pas que cela dégénère et que ces hurlements ameutent tout le quartier.


En arrivant à la Belle de Mai, Farid et Malik, accompagnés par Brigitte, montèrent directement dans la chambre. Ils sortirent de leur sac tout leur matériel photographique. Farid commanda à Sophie de se rhabiller pour qu’elle se déshabille sensuellement devant l’objectif avant de poser totalement nue, seule au départ puis avec Brigitte qui s’était aussi dévêtue. Les positions passèrent d’érotiques à obscènes. Sophie était totalement exposée, impudique. Brigitte léchait cette chatte velue avec gourmandise et la chambre se remplissait des gémissements des deux femmes. Quand il estima qu’elles en avaient assez profité, Farid tendit de la mousse à raser et un rasoir à Brigitte qui obéit sans rechigner à rendre cette chatte totalement lisse avant de reprendre la séance photo.

Satisfaits de leurs prises de vue, les deux hommes tombèrent leurs jeans et saisirent Sophie qui semblait revenir à elle. Ils ne lui laissèrent pas le temps de réagir en l’enculant en double d’un seul coup. La brune hurla, mais, en raison de ce que Marcus lui avait donnée, ce cri ressemblait plus à un cri de plaisir que de souffrance. Les deux salauds sortirent de ce cul déformé et approchèrent leurs bites de la figure de Sophie pour la maquiller de leur foutre. Farid fit un nouveau gros plan sur ce visage souillé puis, alors qu’il se rebraguettait, il vit Malik sortir un objet de la sacoche de l’appareil photo.

— Malik ! Ça suffit avec tes conneries, on verra ça plus tard !

— Tu fais chier ! Moi marquer ces putes, ça m’excite !

— Pense au vieux ! Il risque de s’en prendre à Marcus. Déjà qu’on vient de lui démonter une copine ! N’oublie pas que dans son coin il a des appuis !

— Nous aussi, on en a ! Alors, je l’emmerde !

Il se préparait à marquer la brune avec son fer mais devant le regard sévère de son acolyte et patron, il se ravisa en grommelant : “Fait chier !”

— D’accord pas aujourd’hui ! Mais à la prochaine partouze, elle aura la chatte marquée et Christian lui marquera le cul ! OK ! Dit-il à Farid.

— Ouais pour une fois, répondit Farid. C’est pas con ce que tu dis, je voudrais bien voir la gueule du grand.

— Faites gaffe quand même avec lui, dit Marcus qui venait de remonter. J’ai entendu dire que sur les terrains fallait pas le chercher.

— Attends ! C’est vieux tout ça !

— Peut-être, mais il a du répondant. Je l’ai testé avec Ludivine et Samira. Il me les a démontées pendant deux heures et le soir, il voulait en remettre une couche.

— D’accord Marcus ! Mais on le lui proposera quand même.

— Remarque s’il est réglo avec nous. Il le fera. Cette nana… il m’a avoué que ça fait des années qu’il aimerait la tringler et en faire sa pute ! Bon je vous laisse continuer à vous amuser. J’ai une affaire à faire tourner…

— On va y aller aussi… on va rendre visite au vieux… appelle nous quand il passera te voir… je veux le voir marquer la pute !