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vendredi 25 septembre 2026

Journal d'un Impuissant - 14 -

 

Après notre mariage, notre vie quotidienne n’a guère changé. Les enfants ont grandi puis quitté la maison pour leurs études et pour vivre leur vie. Avec Laurence, nous retrouvions nos amis en toute discrétion. Antoine, Paul, Gérard, Maryline, Françoise et Marie-Christine venaient régulièrement nous voir et nous allions de temps en temps profiter de la villa et de la piscine de Gérard et sa femme avec les enfants.

Après avoir introduit Antoine et Maryline dans notre cercle, nous eûmes l’occasion de convaincre un autre couple de nous rejoindre. Ce fut totalement inattendu.

Laurence venait d’avoir une promotion dans son service. Pour fêter cela de manière moins formelle qu’au bureau, elle proposa à quelques-uns de ses collègues avec qui elle s’entendait bien de venir pour un barbecue. Nous étions au début de l’été, la maison était vide.

Nous accueillîmes ces trois couples, dont deux avec des enfants qui profitèrent abondement du jacuzzi, pour le plus grand soulagement de leurs parents. En fin d’après-midi, lorsque Christian, un des collègues, et Viviane sa femme voulurent repartirent, le moteur de leur voiture décida de ne pas aller plus loin.

— Ce n’est pas grave, leur dit Laurence. On va vous raccompagner. Vous prévenez votre assurance et un dépanneur viendra chercher votre voiture !

— Mais, vous n’allez pas faire deux heures de route, maintenant ! Lui rétorqua Viviane. En plus, on a déjà pas mal entamé le deuxième cubi de rosé…

— Viviane à raison, dis-je. La maison est grande, on n’a pas les enfants. Ils peuvent dormir ici et demain sera un autre jour.

— On ne veut pas vous déranger, dit Christian

Vous ne nous dérangez pas, répondit Laurence. Et Marc et toi, vous pourrez continuer votre conversation… Viens Viviane, on va préparer une salade.

Nous avions entendu les deux femmes parler, Laurence et Viviane ont tout de suite sympathisé, puis plus rien. Christian me parlait de sa passion, dénicher des vieux papiers dans les brocantes, les vides grenier. Je l’écoutais et nous ne prêtions plus attention au temps qui passait. Soudain nous vîmes Laurence et Viviane sortir de la maison chacune enveloppée dans une serviette de plage.

— Viviane avait envie de se détendre dans le jacuzzi, de voir les enfants en profiter lui a fait envie. Comme nous faisons à peu près la même taille, je lui ai prêté un maillot de bain.

— Oui, tu as raison !

— Mon chéri, tu n’es pas jaloux que Marc me voit en maillot… lui demande Viviane.

— Non, pas du tout, et moi je vais voir Laurence, c’est toi qui devrais être jalouse !

— Idiot… je sais que tu ne peux pas te passer de moi !

Je remarquais que le rosé commençait à faire effet sur nos deux femmes, car Laurence dit de but en blanc.

— Moi je ne risque rien… Marc ne fera rien avec une autre femme…

— Je sentais que la conversation commençait à partir sur une pente glissante, je proposais à Christian de profiter lui aussi du spa. Il était un peu plus grand que moi, mais mes bermudas de bain devraient lui aller.

— Oui avec plaisir…

Quelques minutes plus tard, nous étions tous plongés dans les bulles du jacuzzi. Laurence avait la tête en arrière, appuyé sur le rebord, elle fermait les yeux. Je vis le regard de Christian sur son tatouage.

— Joli tatouage ! Il me rappelle quelque chose… mais, je n’arrive pas à me souvenir de quoi exactement…

— Tu sais, ce n’est qu’un tatouage… lui dis-je. Laurence le trouvait beau.

Sous l’eau je pinçais la cuisse de ma femme pour lui faire comprendre de ne pas parler

— Oui, oui, j’aime ce tatouage, il m’a plus tout de suite dans la vitrine du tatoueur…

J’étais soulagé malgré son état détendu grâce à l’alcool, Laurence savait tenir sa langue.

Après cette pause détente bien agréable, nous restâmes longuement sur la terrasse et la nuit était bien avancée quand nous allâmes nous coucher.

***

Christian n’avait pas remis la fleur de lys sur le tapis, je pensais qu’il l’avait oubliée. Quelle erreur ! Au petit déjeuner, à peine éveillé, il me lança, fier de lui et tout content.

— Je sais pour la Fleur de Lys ! C’est une confrérie secrète qui date de la Révolution !

— Je sursautais et faillit renverser mon bol de café.

— Pardon ! Comment tu le sais ?

— Je l’ai vu il y a une dizaine d’années sur un blog qui recensait toutes les organisations et sociétés secrètes qui selon ce site dirige le monde.

— Ah oui ! Les Fleurs de Lys seraient les maîtres du monde… Comme les Illuminati ! m’exclamais-je en riant.

— Non ! me dit-il. Les Illuminati, tout le monde sait que c’est du vent… Bon ! À part pour les complotistes. Mais, Les Fleurs de Lys, c’est du réel, ce groupe existerait réellement…

— Bah ! Tout le monde peut se faire un tatouage comme cela ! Lui dis je

— Oui ! Bien sûr… d’ailleurs contrairement à ce que tu viens de dire, les Fleurs de Lys selon ce blog ne veulent pas contrôler le monde. Non ! Eux, c’est plus subtil, ils voudraient seulement libérer le monde du carcan du puritanisme.

— Ah oui ! Explique !

— Le blog précisait que cette société secrète aurait été fondée par Casanova, pour promouvoir le libertinage…

— Tu crois qu’il faut une société secrète pour cela ! Des clubs libertins on en trouve partout aujourd’hui !

— Justement, c’est la preuve qu’ils ont réussi, me répondit-il fièrement.

J’éclatais de rire, imité par Christian quand Laurence et Viviane, qui avaient dû se donner le mot, entrèrent dans la cuisine.

— Qu’est-ce qui vous fait rire de si bon matin, tous les deux ? nous demanda Viviane.

— Oh rien ! Enfin si ! répondis-je. Christian croit que le tatouage de Laurence indique que nous faisons partie d’un club libertin…

— Pas d’un club ! D’une société secrète ! précisa Christian, le plus sérieusement du monde.

— Et si c’était vrai, murmura Laurence.

— Quoi ? s’exclama Viviane.

— Ben oui ! ajouta ma femme. Et si nous étions libertins ! Cela changerait quelque chose pour vous ?

— Peut-être, oui ! dit la blonde, en rougissant.

Je vis alors des étoiles dans ses yeux, une sorte d’espoir. A côté de moi, Christian baissait les yeux comme gêné par l’aveu de sa femme.

— Pourquoi ? dis-je en prenant un ton sévère.

Laurence se raidit, elle se mettait en mode soumise. Même si je ne voyais pas ce qu’elle faisait sous la table, à son changement de posture, je devinais qu’elle écartait les cuisses. Viviane frissonna et Christian sortit de son silence.

— Parce que depuis des années, nous en parlons avec Viviane, nous sommes curieux. Surtout que ce mode de vie commence à être médiatisé…

— Alors ! Pourquoi n’avez-vous pas essayé ?

— Nous n’avons pas osé… dit Viviane.

— Et tu penses qu’avec nous ce serait plus facile ? lui demandai-je.

— Oui ! approuva Christian. Je connais Laurence depuis des années. Elle me parle de toi depuis très longtemps, de ta bienveillance, de ta gentillesse. Mais je ne me doutais pas que vous puissiez être libertins. Et avec vous comme “guides, nous nous sentirions en confiance.

— C’est vrai nous le sommes, et je peux même t’avouer que c’est Laurence qui m’a fait découvrir ce monde… Je pense que nous pourrions effectivement vous guider, vous introduire dans cet univers. Qu’en penses-tu ma chérie ? demandais-je à Laurence.

— Tu sais bien que je suis toujours partante pour de nouvelles expériences, mais et toi ? En plus avec un de mes collègues !

— Pour moi, collègue ou pas, ce sera comme avec nos autres amis quand nous nous retrouvons !

— Avec vos autres amis, c’est-à-dire ? nous interrogea Viviane.

— Oui ma chère ! lui répondit-elle. Nous sommes libertins et même un peu plus que cela… Pour être entre gens de confiance, nous fréquentons un cercle discret et fermé, d’une centaine de personnes. Mais par souci de discrétion, nous ne sommes jamais plus de sept ou huit couples…

— Tant que cela ? Fermé avec autant de monde ? s’interrogea Christian.

— Fermé pour la discrétion, répondis-je. Eh oui ! Une centaine de personnes sélectionnées, cooptées par les membres… Chaque “couple” parrain garantit la probité du couple parrainé… expliqua Laurence.

— Et, un peu plus que libertin ! C’est-à-dire ? questionna la blonde.

— Un club où les femmes acceptent librement de se mettre au plaisir des autres, un club dans lequel, les hommes décident pour les femmes, même si certaines prennent parfois des initiatives.

— Du SM ? demanda Viviane avec un peu d’inquiétude dans la voix.

— Pour celles qui le veulent, oui ! dit Laurence. Sinon pour les autres, c’est juste une relation de dominant à dominée.

— Quelle est la différence ? s’interrogeait Christian.

— Regarde ! lui dis-je. Laurence… Inspection !

Sous les yeux médusés de Viviane, Laurence se leva au milieu de la cuisine, mit ses mains sur la nuque et attendit.

Je pénétrais son sexe avec deux doigts. Je vis Viviane frissonner et je devinais que Christian ne restait pas de marbre. Après quelques allers-retours dans sa chatte trempée qui clapotait déjà, j’ordonnais :

— Pile !

Laurence nous montra ses fesses, légèrement penchées. Mes doigts couverts de mouille visitèrent son anus. Viviane se trémoussait sur sa chaise.

— Face !

Je finis l’Inspection en lui donnant mes doigts à lécher.

— Tu es bien prête à donner du plaisir. Va honorer nos hôtes comme il le mérite.

— Avec plaisir, mon cher mari !

Laurence alla se mettre à genoux devant Christian tétanisé. Sans lui laisser le temps de réagir, elle fit glisser son caleçon, mettant au jour un sexe à moitié dressé. Je posais ma main sur le bras de Viviane pour lui faire comprendre de ne pas bouger. Le pauvre collègue de ma femme ne réalisait pas ce qui lui arrivait. Cela faisait des années qu’il fantasmait sur cette situation. Sous ma main, je sentais Viviane se détendre, elle était en train de refouler son réflexe de jalousie, tout à fait naturel.

Elle était hypnotisée par les mouvements de la tête de Laurence qui pompait avec application son mari. D’où j’étais, je pouvais voir que l’érection de Christian était plus qu’honorable. Heureusement que ma belle n’était plus une novice depuis longtemps. Je voyais l’étonnement sur le visage de Christian quand il sentit son membre aspiré par la gorge de Laurence. Il était évident que sa femme ne lui avait jamais fait cela. Viviane observait avec attention les mouvements de la collègue de son mari.

L’expérience de ma femme vint rapidement à bout de la résistance de notre invité. Elle savait déceler les signes de l’évacuation masculine. Juste avant que Christian jouisse, elle se recula un peu pour qu’il explose dans sa bouche.

Je souris, je me doutais de ce qu’elle avait en tête. Laurence se releva, nous sourit et nous montra sa bouche pleine du sperme de Christian. Elle fixa Viviane.

— Viviane ! dis-je. Laurence va partager avec toi le don de ton mari. Laisse-toi faire !

Je voyais bien que la blonde se demandait ce qui allait lui arriver. Elle ne prit conscience de la suite, uniquement quand le visage de ma femme s’approcha du sien

— Laisse-toi faire ma chérie, lui dit Christian. Notre rêve devient réalité.

Fermant les yeux, Viviane accepta le baiser de Laurence. Je sus ensuite que c’était la première fois qu’elle se faisait embrasser sur la bouche par une femme. Elle y mit tout son cœur et ne grimaçant pas quand Laurence lui fit couler de sperme de son mari dans la bouche. Elle avait l’habitude d’avaler quand elle suçait son mari.

— Tu devrais rendre la pareille à notre hôte, dit Christian à sa femme.

Viviane rougit, timidement, elle vint devant moi.

— Mets-toi nue, lui dis-je.

Silencieusement, elle fit passer le long tee-shirt que Laurence lui avait prêté pour la nuit par-dessus sa tête. Elle nous dévoila son corps, celui d’une femme au milieu de la quarantaine avec un ventre plat, des petits seins fermes et des fesses rondes. Sa fine toison blonde était parfaitement taillée. Elle tremblait de timidité. Elle voulait bien faire.

Elle s’agenouilla entre mes cuisses. Elle découvrit mon sexe flasque. Elle regarda Laurence étonnée.

— C’est normal, lui dit-elle. Depuis sa maladie, Marc ne peut plus avoir d’érection. Mais cela ne l’empêche pas d’avoir du plaisir. Suce-le, applique-toi tu peux même prendre son sexe et couille dans ta bouche… fais lui du bien ! Comme j’en ai fait à Christian !

Je sentis la bouche de la blonde gober mon sexe. Elle jouait avec sa langue, elle bavait, elle l’aspirait le léchait. Je lui caressais la tête pour l’encourager. Du coin de l’œil, je voyais la bite de Christian durcir à nouveau mon infirmité avait du bon, je maîtrisais beaucoup mieux la montée de mon plaisir. Quand Christian fut de nouveau raide, je l’invitais à profiter des charmes de sa femme. Je n’eus pas besoin de le lui répéter. Il se plaça derrière elle, et d’un coup, il pénétra son vagin jusqu’à la garde. Laurence se colla contre lui et l’embrassa. D’une main, Christian caressait l’entre jambe de ma femme.

La cuisine se remplissait de nos gémissements et grognements. Viviane fut la première à jouir sous les assauts de son mari. Laurence explosa en même temps que moi. Je forçais Viviane à me garder dans sa bouche jusqu’à ce que Christian se répande dans la chatte de sa femme.

***

Quand nous eûmes reprit nos esprits, Laurence monta avec Viviane dans la salle de bains. Seul avec Christian, je lui demandais ce qu’il avait pensé de cette expérience.

— Surprenant, inattendu et agréable.

— C’est exactement ce que j’ai pensé la première fois aussi…

— Mais alors ? La Fleur de Lys ! Elle existe réellement !

— Oui ! Mais contrairement à ce que ce blog écrit, aucun d’entre nous n’a envie de diriger le monde ou d’infléchir les sociétés… Non ! Juste la recherche du plaisir, mais dans la discrétion et le respect !

— Je comprends… Mais dis-moi ! Comment tu fais avec Laurence ?

— Eh bien, justement, avec Laurence, c’est grâce à la Fleur de lys que nous nous entendons si bien…

— Tu n’es pas jaloux ?

— Pourquoi le serais-je ? Tous ces couples qui partagent notre vision des choses. Lors de nos rencontres, chacun va avec chacune ou chacun pour ceux qui aiment le même sexe, dans le respect mutuel. Nos amis connaissent ma situation et Laurence peut grâce à eux trouver le plaisir que je ne peux lui offrir.

— Je ne sais pas si je pourrais avoir ton ouverture d’esprit…

— Tu l’as ! Regarde ! C’est même toi qui as demandé à Viviane de me sucer !

— Oui, c’est vrai, mais ce n’est pas pareil… c’est…

— C’est quoi ? Notre mode de vie implique de faire confiance à l’autre… implique que l’autre accepte que l’exclusivité des relations charnelles ne soit plus de rigueur…

— Je crois comprendre…

— Bien ! Si vous voulez continuer sur cette voie, je te propose que l’on se revoie un week-end avec un ou deux autres couples de notre cercle d’intimes. Vous en parlerez ensemble et tu donneras votre réponse à Laurence.

— Merci…

Quand ils furent partis, Laurence et moi savions que nous avions deux futures recrues pour la Fleur de Lys. Laurence me fait remarquer que lorsqu’elles se sont retrouvées seules Viviane l’avait beaucoup questionnée sur les hommes que nous rencontrions. Elle soupçonnait que c’était elle qui portait me culotte dans son couplé et que Christian la suivait dans ses fantasmes par amour.

Quelques semaines plus tard, Christian et Viviane avaient été acceptés par les autres couples. Viviane arborait fièrement une fleur de lys sur son épaule droite et une autre à sa cheville gauche. Son autorité naturelle en fit rapidement une des leadeuses tout comme l’étaient Mesdames Élisabeth et Marie-Christine.

Quand nous nous retrouvions avec Christian et Viviane, Laurence se retrouvait souvent à quatre pattes en train de me sucer ou de sucer Christian tandis que Viviane s’occupait de son cul ou de sa chatte avec un gode de belle taille. Et quand ma femme ne nous suçait pas, elle léchait Viviane tout étant pénétrée par Christian.

Je sais qu’au travail, il arrive régulièrement que Laurence attise les désirs de son collègue en lui laissant entrevoir la dentelle de son soutien-gorge par un décolleté négligemment un peu trop brillant, ou une jupe qui remonte un peu trop sur ses cuisses trop écartées, permettant à Christian de deviner ce qu’elle porte ou ne porte pas dessous. Christian n’oublie pas de nous rapporter tout cela, ce qui nous donne l’occasion de punir mon épouse pour son indécence. Ces punitions se terminant toujours par de longs moments de plaisir mutuel.

lundi 14 septembre 2026

Jouer n'est pas gagner - 03

 

Ce mercredi soir, Il était 21 h 30 quand après avoir dîné, Isabelle déposa son père sur le vieux port. Elle lui conseilla d’être prudent et elle insista pour qu’il garde toujours son téléphone dans sa poche. Le récit de Christian avait renforcé ses soupçons vis-à-vis de Stéphane. Son père n’était ni policier ni magistrat, elle ne voulait pas qu’il fasse quelque chose qui pourrait lui porter préjudice.

Pendant ces deux jours, elle s’était un peu renseignée sur ce fameux bar, son propriétaire mais surtout les contacts de ce Marcus. Ce qu’elle avait découvert ne l’avait pas particulièrement rassurée. Il était évident que dans une arrière-salle de la Belle de Mai, se tenait une salle de jeu clandestine, mais surtout dans les chambres à l’étage, il semblait que Marcus loge des filles que Farid lui envoie pour le plaisir de ses clients. Un de ses contacts à la BRP lui avait envoyé un rapport de surveillance de ce bar. À ce jour, il avait pu identifier cinq filles, quatre étudiantes et une Russe sans papier. Parmi les quatre étudiantes, trois ne faisaient que passer de temps en temps, enfin au moins deux fois par semaine, Chloé, Angie et Maria, toutes trois étudiantes en Histoire de l’Art mais une semblait vivre à demeure dans le bar, une certaine Cassandre ainsi qu’Irina, l’immigrée russe sans papier qui sert aussi de femme de ménage. Plus occasionnellement, ils ont aussi repéré le passage occasionnel de femmes plus âgées qu’ils ont eu l’occasion d’apercevoir sur les trottoirs à putes.

Le dossier constitué était édifiant, elle comprit pourquoi aucune descente de police n’avait été réalisée malgré toutes ces preuves en découvrant les noms des hommes ayant été vus franchir la porte de service le mercredi par les inspecteurs de l’IGPN. Les enquêteurs de la Police des polices confirmait ses soupçons sur le lieutenant Stéphane Lefebvre. Mais il n’était pas le seul, un éminent professeur de l’université, un notaire, plusieurs chefs d’entreprise, un adjoint au maire, un journaliste à la Provence et surtout un juge du tribunal. Quand la bombe allait exploser cela ferait de nombreux dégâts collatéraux et tout le monde avait intérêt à ce que rien ne sorte.

Isabelle avait expliqué tout cela à son père qui, malgré tout, avait insisté pour se rendre au rendez-vous de Stéphane.

— Un homme avertit en vaut deux, lui avait-il répondu calmement. Et, en une heure à la terrasse d'en face, j'avais ce même constat. Ce bar est un bar à putes !

— T’es chiant avec tes airs de tout savoir…

Leur discussion s’était terminée dans un éclat de rire et Christian avait promis à sa fille d’être prudent.


Mon ami n’eut pas besoin d’entrer dans le pub. Dès que Stéphane le vit sortir de la voiture, il s’approcha de lui.

— On va y aller à pied. Je veux vérifier quelque chose.

— Tu es suivi ?

— Depuis quelques jours, j’ai une impression étrange…

— écoute… moi je veux juste discuter avec Marcus !

— Je sais bien et il est d’accord, mais on n’est jamais trop prudent.

Christian se demandait si le policier craignait ses collègues ou une bande rivale de celle de Farid. À Marseille, la guerre des gangs n’est jamais loin.

Après une bonne demi-heure de marche dans la nuit méditerranéenne, les deux hommes se trouvèrent devant la porte métallique de l’arrière salle de la Belle de Mai. Après avoir frappé selon un code relativement simple, la porte s'ouvrit devant eux.

Christian fut aussitôt face à une superbe blonde d'une vingtaine d'années.d'années. Très légèrement vêtue, la jeune femme débarrassant les deux hommes de leur veste.

— Peux-tu dire à Marcus que Christian est là !

— Oui ! J’y vais… répondit la petite blonde.

Mon ami était hypnotisé par le cul de cette étudiante à peine dissimulé sous sa mini-jupe. Certes, il venait pour aider le fils de son ami, mais s’il pouvait faire d’une pierre deux coups, ce ne serait pas de refus. Et cela faisait une éternité qu’il n’avait pas baisé une fille aussi jeune.

Ce fut la voix de Marcus qui le sortit de sa rêverie, un brun de type latino avec une belle carrure, un séducteur né. Stéphane ne l’attendait pas et se dirigea dans la salle où Christian vit que six tables étaient installées, quatre étaient déjà occupées. Il aperçut Jo en train de discuter avec un jeune trentenaire et un homme plus âgé qu’il reconnut comme étant le professeur d’université, dont il avait entendu parler.

Christian se tourna vers Marcus et le salua. Brigitte, occupée derrière le bar à préparer des boissons, ne le reconnut pas immédiatement.

— Il paraît que vous voulez me parler ? lui dit Marcus.

Oui… de cet abruti à la table là-bas… répondit Christian en montrant Joseph d’un signe de tête.

— Jo ! Oh lui ! Il me doit trente-mille balles…

— Je sais… c’est pour ça que je suis la… il vous doit cette somme et vous le laissez jouer… rétorqua Christian en se dressant de toute sa hauteur devant le patron.

— J’y suis pour rien moi… C’est lui qui revient, persuadé de se refaire… et en plus… sa pute attire du monde…

— Ça je veux bien le croire… Mais, il paraît que vous avez menacé sa femme…

— Oh… tout doux l’ami… Je lui ai juste dit que s’il ne me remboursait pas rapidement… Sa femme pourrait le faire avec son cul… En plus elle bosse pas… ça lui occuperait ses journées…

— Et elle est d’accord ?

— Elle ! Elle n’a pas dit non… pas comme la salope du prof…

— Ah bon ! Expliquez-moi !

— Bien sûr ! Lui aussi, il me devait pas mal de fric… J’ai fait un deal avec un pote… et en échange de ce fric, sa femme devait tourner pour lui… Luna Bobs, si vous matez du porno…

— Ça me dit quelque chose en effet, une petite blonde, non ?

— En effet, une belle salope… elle a eu vite fait de rembourser les dettes de son mari… Mais ça ne l’empêche pas de continuer à tourner… elle est devenue une vraie accro au sexe…

— Ça, c’est son problème à lui ! Moi, ce qui m’intéresse, c’est Jo et sa femme…

— Allez lui demander à Brigitte… mais, je suis sûr que vous allez la trouver en train de sucer une bite…

Christian traversa la salle. Jo se figea quand il vit l’ami de son père se diriger vers le bar, mais il ne dit rien. En effet, comme le lui avait dit Marcus, Christian trouva Brigitte occupée avec un vieux. Elle le reconnut mais acheva sa pipe avant de se relever.

— Christian ! Qu’est-ce que tu fous là ?

— Essayer de sortir ton mari de la merde dans laquelle il s’est fourré…

— En quoi ça te regarde ?

— Tu n’es pas au courant ? Marcus veut que tu fasses la pute pour le rembourser…

— Oui je sais… et alors ce n’est pas si mal…

Christian ne savait pas quoi répondre apparemment cette salope acceptait son sort comme si on lui avait dit qu’elle devait faire les vendanges. Qu’allait-il dire à Edmond ? Que son fils et sa belle-fille étaient deux abrutis finis !

— Alors tu as eu ta réponse ?

— Ouais !

— Et alors ?

— Je savais qu’ils n’étaient pas particulièrement intelligents, mais là ! Ça me scie…

— Regarde autour de toi… Tous les mecs qui jouent savent ce qu’ils risquent s’ils perdent… Ils assument…

— Et leurs nanas ?

— Pas mon problème, vieux ! Elles servent de caution…

— Et si elles ne sont pas d’accord ?

— Elles finissent toujours par être d’accord… surtout si on les menace d’une dérouillée…

Christian resta sans voix mais que pouvait-il ajouter ?

— Tu veux te mettre à une table ?

— J’ai pas les thunes…

— Je te donne cinquante jetons à l’œil pour ce soir… ce que tu gagnes en plus, tu le gardes…

— D’accord… Je me mets où ?

— La table avec les vieux ! Dans l’angle…

Christian regarda cette table. Trois hommes, d’au moins son âge, lui sourirent. Il s’approcha. Ils se présentèrent et le plus âgé qui venait de se faire sucer par Brigitte, distribua les cartes. Celles-ci ne lui étaient pas défavorables. Il gagnait, perdait puis regagnait. Vers minuit, deux des joueurs décidèrent de s’arrêter pour rentrer chez eux. L’autre estimant qu’il avait trop perdu pour continuer et s’installa dans un coin pour suivre les parties encore en cours dont la table de Jo. Pour Jo, une fois encore, ce n’était pas sa soirée. À vouloir se refaire, il perdait des sommes astronomiques. Marcus essaya de lui faire comprendre d’arrêter, mais il ne voulait pas en entendre parler.


Christian fit comme son compagnon de table. Il enregistrait ce qu’il voyait, il se disait qu’Isabelle pourrait être intéressée.

— Une petite pipe pour passer le temps ? lui demanda alors une petite voix dans son dos.

Il se retourna et vit la blonde qui leur avait ouvert la porte. À l’allure de son visage, il devina qu’il n’était pas le premier à qui elle proposait cela.

— OK ! Mais dans un coin au calme…

La blonde regarda vers Marcus qui hocha la tête. Cinq minutes plus tard, Christian était dans la chambre de l’étudiante qui se présenta sous le prénom de Cassandre. Il lui tenait la tête tandis qu’elle le suçait. Si sa mission n’avait pas été un succès, au moins il n’avait pas tout perdu. Il devait reconnaître que la petite avait du savoir-faire. Sa bouche montait et descendait le long de sa queue. Elle avait été impressionnée par la taille de l’engin. Elle avait l’habitude des bites semi-molles des vieux qui passaient la voir. Là, elle avait un membre qui avait encore la vigueur de celui d’un homme de trente ans de moins. Quand, Christian la fit mettre à quatre pattes sur le lit pour la prendre en levrette, elle poussa un long feulement.

Christian ne la ménagea pas et la pute semblait aimer cela. Quand il jouit dans le préservatif, elle jouit en même temps que lui. Il ne sut jamais si elle simulait, mais peu importe. Après lui avoir retiré la capote, elle entreprit de lui nettoyer la queue avec sa bouche. Christian qui n’avait pas baisé depuis un long moment fut de nouveau bien excité et il lâcha une nouvelle bordée de sperme sur le visage de la blonde.


Quand il redescendit dans la salle de jeux, il entendit des éclats de voix. Jo avait vraiment perdu beaucoup.

— Mon grand ! Lui disait Marcus. T’as quarante-huit heures pour rembourser tes dettes, quarante-mille balles, c’est un peu trop !

— J’ai rendez-vous avec mon banquier, répondit Jo piteusement

— Je te souhaite bonne chance ! En attendant ta salope reste ici comme caution !

Christian s’approcha du fils d’Edmond et le prit par le bras.

— Allez ! Viens ! Tu as joué tu as perdu ! tu assumes…

— Mais… et Brigitte !

— Ne t’inquiète pas pour elle ! Ils ne vont pas lui faire de mal…

— Ils veulent qu’elle fasse la pute ! Pleurnicha Joseph, désespéré.

— N’est-ce pas ce qu’elle fait toutes les semaines depuis que tu joues ! lui répondit sèchement Christian. Au moins maintenant, elle serait payée pour le faire… Allez viens !

Christian tira Jo hors de la Belle de Mai. Une fois dans ruelle, il lui flanqua son poing au visage suivi d'un deuxième puis d'un troisième qui étala Jo au sol.

— Le premier, c’est pour ton père ! lui dit le grand baraqué. Le deuxième de ma part pour me prendre pour un con et le troisième pour Brigitte qui ne te mérite décidément pas…

— Mais ?

— Tu lui avais promis d’arrêter…

— Oui mais…

— Bien ! Écoute… demain tu vas voir ton banquier… tu t’arranges avec lui pour trouver ces quarante-mille balles. Ensuite je te mets au frais jusqu’à ce que tu aies guéri ton addiction…

— D’accord, lui répondit Jo en se massant la mâchoire…

— Ce soir tu viens avec moi, chez ma fille. Tu dormiras sur le canapé…