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dimanche 15 juin 2025

Erika : Dresseuse de Couples -23- Mémoires d'Erika

 

Erika somnole, pensive. Elle se laisse conduire sur l’autoroute en direction de Romorantin en Sologne, pour rejoindre le manoir du couple Mervault.

C’était la première fois qu’elle s’y rendait sans Pierre et Florence. Georges de Mervault lui a promis dans son courrier un week-end mémorable. Elle est assise à l’arrière de la luxueuse berline en compagnie d’Anne de Mervault pendant que Philippe, le chauffeur du couple, conduit cette Bentley.

Quelques heures plus tôt, elle avait quitté Olivier en gare du Mans, lui était resté dans le TGV. Il se rendait à Paris pour assister à un salon professionnel. Pendant le voyage, Olivier avait évoqué la possibilité de se mettre totalement à son service, de lui être totalement dévoué.

Elle sait que le couple formé par Olivier et Marie-Gabrielle souhaite évoluer ainsi depuis qu’elle avait invité Georges et Anne de Mervault à venir passer un week-end dans son modeste manoir vendéen.

Après sa soirée mémorable dans son donjon nantais, elle avait appris à mieux connaître ce couple de châtelains. Son week-end Solognot avec Florence et Pierre l’avait introduite dans une autre dimension. Même si elle se considère comme une maîtresse accomplie, elle s’était rendu compte que la domination proposée par les de Mervault est d’une autre dimension.

Quelques semaines plus tard, elle les avait reçus chez elle, Olivier et Marie-Gabrielle avaient assuré le service de manière remarquable. Georges avait félicité son hôtesse pour la qualité de son accueil.

Ce soir, dans le manoir des Mervault, Erika sera introduite dans une confrérie très fermée de maîtres et maîtresses.

Le confort de la Bentley a raison de la détermination des deux femmes. Dès le péage franchi, Anne somnole bercée par le mouvement et surtout épuisée par son voyage depuis Londres où pour rendre visite à un célèbre maître anglais.

Erika regarde le paysage automnal défiler sous yeux. La conduite de Philippe, tout en souplesse, lui permet de laisser son esprit vagabonder.

***

Sa mémoire la renvoie vingt plus tôt, l’été de son bac, chez ses grands-parents. Elle savait que ce seraient les dernières longues vacances qu’elle aurait avant longtemps. A la rentrée universitaire, elle commencerait ses études de médecine.

Cela faisait une petite semaine qu’elle était arrivée dans cette petite ville et comme chaque année, elle passait presque tous ses après-midi au centre équestre qui se trouvait de l’autre côté du petit bois.

Ce jour-là, elle rentrait fatiguée mais surtout frustrée par ce qu’elle avait fait avec sa monture. Alors qu’elle traversait le bois, elle entendit des éclats de voix. Discrètement, elle s’approcha du couple qui se disputait. Elle reconnut Paul Maleval, le fils du propriétaire de la dernière scierie de la commune, imbu de son statut de fils du plus gros employeur de la ville. Il avait un ou deux ans de plus qu’elle. Il était en train de se disputer avec une fille qu’elle ne connaissait pas.

— Arrête Paul ! J’ai pas envie !

— Quand je te demande quelque chose, tu le fais, lui répondit le jeune homme.

— Non, non et non !

Erika vit alors Paul gifler violemment la jeune fille qui tomba à quatre pattes sur le sol. Il lui attrapa les cheveux pour la tirer vers lui.

— Tu vas me sucer !

— S’il te plaît…

La jeune femme le suppliant alors qu’il était en train de retirer sa ceinture.

Sans réfléchir à ses actes, Erika se précipita et cingla le visage du garçon qui faisait une tête de plus qu’elle avec sa cravache. Celui-ci surprit lâche sa ceinture et recula contre un arbre. Vive comme le vent, Erika profita du fait que Paul soit déstabilisé pour ramasser la ceinture au sol et dans un mouvement rapide, lui attrapa un bras pour le plaquer face contre l’arbre. Comme si elles s’étaient concertés, la jeune fille attrapa l’autre bras de son agresseur pour qu’Erika puisse l’attacher grâce à la ceinture. Paul, immobilisé ses bras entourant le tronc, ses poignets bien ligotés par la ceinture, était incapable de se libérer seul.

— Quand une fille dit non, c’est non ! Lui cria Erika au visage. Je vais t’apprendre à respecter les filles moi !

— Quand mon père va apprendre ça, vous allez voir ?

— Ah oui voir quoi ? C’est toi qui vas voir… Et pour être sûre que tu sois puni, je vais m’en charger…

En disant cela, humiliant encore plus Paul, Erika lui baissa son pantalon et son caleçon. De tout son cœur et sans retenir ses coups, elle cravacha le postérieur de l’apprenti-violeur.

Il fallut que la victime lui attrape le bras pour qu’elle cesse de frapper.

— Arrête, c’est bon il a son compte…

— Oui tu as raison… je me suis laissé emporter.

— Erika et toi ?

— Melody…

— Que fais-tu avec lui ?

— Ben… dis Melody en baissant les yeux. C’est mon copain, il m’a invité à venir passer l’été avec lui…

— Ah d’accord…

— Mais je ne savais pas qu’il était comme ça…

— Écoute, c’est pas grave… viens avec moi, mon grand-père est médecin, il va soigner ton visage…

— Merci !

En effet les coups portés par Paul avaient tuméfié le visage de Melody qui avait la lèvres gonflée et un bleu autour de l’œil.

— Et lui ? demanda Melody.

— Lui, on le laisse quelqu’un le trouvera bien…

***

Quelques minutes plus tard, Erika racontait leurs aventures à son grand-père qui prodigua les soins nécessaires à Melody. Il se rendit à la gendarmerie avec les filles pour expliquer la situation, une gendarme prit la déposition de Melody et une patrouille alla libérer Paul de son arbre.

Les grands-parents d’Erika proposèrent à Melody de rester chez eux. Après ce que Paul lui avait fait, elle ne pouvait pas retourner chez lui.

Le lendemain, Monsieur Maleval sonna chez les grands-parents.

— Melody, je suis désolé pour ce que Paul a fait. La justice fera son travail. Voici tes affaires…

— Merci monsieur, lui dit Melody en récupérant sa valise.

— Et toi Erika… je te félicite ! Tu y as peut-être été un peu fort mais mon fils n’a eu que ce qu’il méritait.

Erika rougit. Elle s’attendait à prendre un savon, un peu comme quand les gendarmes lui avaient dit qu’on ne se faisait pas justice soi-même. Elle leur avait simplement répondu que les juges rendaient rarement justice aux femmes violentées. La gendarme n’avait rien répondu à cette remarque.

Erika et Melody passèrent l’été ensemble et emménagèrent en colocation à la rentrée universitaire.

***

À l’université, Melody racontait à qui voulait l’entendre comment Erika avait remis à sa place Paul. Cette histoire qui faisait passer Erika pour femme dominante pris encore de l’ampleur quant au cours d’une soirée étudiante, un garçon se mit à genou devant elle et lui embrassa les pieds.

Elle prit alors conscience de son pouvoir les hommes mais ne sut réellement ses talents de dominatrice que quelque temps plus tard.

Cela commença dans le bus pour rentrer de la fac à son appartement. Un homme profitant du monde lui caressa les fesses. Erika lui attrapa la main et la tenant au-dessus de sa tête, elle lui dit pour que tous les voyageurs puissent l’entendre :

— Si je te prends encore une fois à toucher le cul d’une femme, ce n’est pas le poignet que je t’écrase mais les couilles. Compris !

— Oui… murmura piteusement l’homme.

– Bien maintenant dégage !

L’homme regardait Erika sans bouger. Ce fut alors qu’un autre homme, témoin de la scène, intervint et d’une voix ferme imposa à l’homme de sortir du bus.

Erika le remerciant et il lui offrit un verre pour lui permettre de se remettre de ses émotions. Erika et cet homme devinrent amants. Il reconnut très vite chez la jeune femme ses dons de dominatrice et il lui apprit à les exploiter.

***

L’arrêt de la Bentley devant le manoir des Mervault sort Erika de sa rêverie. Georges les attendait sur le perron.

Après avoir déposé ses affaires dans sa chambre et s’être rafraîchie, Erika rejoint ses hôtes dans le salon.

Elle les découvre, sidérés devant la télévision. Dans un coin de l’écran, un journaliste devant la gare Montparnasse, tandis que sur l’écran, on peut voir une noria d’ambulance de véhicules de secours devant l’entrée d’un tunnel ferroviaire.

— Que se passe-t-il ?

— Il semblerait que dans le train dans lequel tu étais, une bombe a explose quand il était dans les tunnels en approchant de Paris.

— Olivier ! Des nouvelles ? s’exclame-t-elle alors.

Erika remonte rapidement dans sa chambre pour prendre son téléphone. Elle appelle aussitôt le numéro d’Olivier qui ne répond pas. Elle appelle Marie-Gabrielle et Jean-Bernard, sans plus de succès.

— J’ai encore des contacts au ministère, je vais les appeler pour avoir des informations, dit Georges.

— Merci

***

Ce n’est que bien plus tard dans la soirée, qu’ils apprennent qu’Olivier est vivant mais blessé. Il est hospitalisé dans le coma.

Quelques jours plus tard, Olivier dans un état stable est transféré au CHU de Nantes où sa famille pourra lui rendre visite plus facilement.

***

La cérémonie d’introduction d’Erika dans la confrérie de maître et maîtresse a été ajournée de plusieurs semaines, mais elle a pu se dérouler normalement et Erika est maintenant reconnue comme une Maîtresse par de nombreux dominateurs et dominatrices du pays.

mardi 7 mars 2023

L'Ame Fée


Le rire du vent

La forêt est calme. On entend le bourdonnement des insectes qui profitent de la tiédeur du soleil en cette fin de journée de printemps pour butiner de fleur en fleur avant de se poser pour la nuit et le dernier chant des oiseaux.

J'aime ce moment de la journée, quand le soleil s'approche de l'horizon et que les ombres s'allongent. Je sors après le repas, laissant mes enfants et mon mari finir de ranger la maison. Comme tous les soirs, je me dirige vers l'étang des fées, j'en fais le tour. Parfois je m'assieds sur le tronc d'un arbre tombé au cours d'une tempête hivernale et je reste là à regarder les ondulations à la surface de l'eau quand je fais des ricochets avec une pierre. Trois ou quatre pierres chaque soir que je ramasse sur le chemin avant d'arriver à l'étang.

Ce soir, assise au bord de l'eau, je réfléchis. Je pense à ma vie, à ce que j'ai vécu. Mariée depuis trente ans, j'ai quatre enfants qui sont grands et dont les derniers vont prendre leur indépendance dans quelques mois. Mon mari m'aime, je l'aime mais ce n'est plus la passion de nos vingt ans.

Quand je l'ai rencontré, j'ai cru avoir trouvé l'âme sœur, l'âme complémentaire avec laquelle je finirai mes jours. Mais, le temps passe et si nous avons partagé beaucoup de bonheur ensemble, quelque chose se désagrège.

Il y a quelques semaines, une amie au cours d'un stage de méditation m'a parlé des âmes fées, des âmes encore plus fusionnelles que les âmes sœurs. Une âme divisée à la naissance, une moitié dans un corps d'homme, l'autre moitié dans un corps de femme.

Mon amie, bien plus avancée que moi sur le chemin de la méditation m'a dit un soir, alors que nous nous couchions :

— Céline, tu es une âme fée, tu dois retrouver ta moitié.

— Mais, Florence, je l'ai trouvé c'est mon mari…

— Non ! m'a-t-elle affirmé, lui c'est ton âme sœur, une personne avec qui tu as vécu et partagé des instants forts mais ce n'est pas ton âme complémentaire… tu verras, quand tu rencontreras ta vraie moitié, tu la reconnaîtras.

Ces paroles m'avaient touchée et ce soir plus j'y pense et plus je trouve qu'elle a raison. Il n'est pas mon âme fée.

 

***

 

Un frôlement, le vent qui se lève, glisse sous ma jupe et je sens un souffle tiède remonter le long de mes cuisses. Je suis frustrée de ne pas pouvoir sentir sa caresse entre mes cuisses, ma culotte empêche le souffle de l'air de frôler ma peau à cet endroit. Que m'arrive-t-il ? Pourquoi ai-je ces pensées ?

Assise, je serre mes cuisses. Ce mouvement a pour effet d'enserrer mon clitoris. Je frissonne et gémis.

J'entends alors comme un rire cristallin dans mon dos. Je me retourne mais, non, je suis seule. Les feuilles s'agitent sous le léger vent qui vient de se lever.

Je décide de rentrer.

A la maison, les enfants sont couchés et mon mari regarde une émission de voyage à la télé. Je me penche pour l'embrasser.

— Je vais me coucher, lui dis-je.

— Oui ma chérie ! J'arrive.

Dans la chambre, en me déshabillant, je constate l'humidité de ma culotte, signe de mon excitation au bord de l'étang. J'enfile une chemise de nuit et je me couche.

Dans l'obscurité et le silence de la chambre, j'entends encore ce rire. Impossible, je suis seule, mon mari est en bas, les enfants dans leurs chambres et cette envie irrépressible. Cette force qui me pousse à glisser ma main entre mes cuisses, ma chemise de nuit remontée, je ferme les yeux quand mes doigts trouvent la vallée du plaisir et glissent dans la grotte des béatitudes.

Sous mes paupières fermées, un visage apparaît : un homme brun aux yeux verts qui me sourit, me tend la main. Je tends la main et quand nos doigts se frôlent, je jouis. Je jouis comme jamais je n'ai joui, de tout mon corps, toutes mes nerfs réagissent. Mon plaisir jaillit de mon ventre comme une fontaine.

Submergée, débordée, épuisée, je m'endors. Je rêve de ce visage qui ne me quitte pas de la nuit et qui me fait l'amour dans mes rêves.

 

Le souffle du vent

Cela fait plusieurs heures qu'il est là, à l'affût, allongé sur le sol, caché par les buissons. Il ne sait pas ce qui l'a attiré au bord de cet étang, loin du lieu où il vient habituellement poser son appareil photo.

Son amie, Florence, lui avait parlé de cet endroit au milieu des bois, avec ses ombres fantomatiques au coucher du soleil. Elle avait raison. Il se dégage de cette forêt une aura de magie. Les arbres, les fleurs et même les pierres semblent vouloir lui annoncer qu'un événement rare va se produire.

Il avait déjà mis en boit une famille d'oies bernaches égarées loin de sa zone de reproduction, un héron cendré qui attendait le bon poisson.

Il prit au vol l'éclair bleu d'un martin-pêcheur au moment où il fendait le miroir aquatique et même une biche et son faon de l'année venu se désaltérer. Toute la forêt était venue le saluer avec la visite d'un blaireau.

Maintenant, il tente de capturer cet instant où le cercle rouge du soleil crée des ombres uniques entre les troncs de la futaie de l'autre côté de l'étang.

C'est à cet instant qu'il la voit dans son objectif. Telle Viviane sortant de son lac pour séduire Merlin, elle porte une longue jupe azur avec un gilet assorti par-dessus son chemisier blanc. Sa longue chevelure brune encadre un visage arrondi illuminé par ses yeux de la même couleur que ses vêtements.

Il ne peut pas s'empêcher de la photographier quand elle s'avance au bord du lac pour s'asseoir sur ce tronc, face au soleil. Elle s'installe, appuyée sur les mains derrière elle, fermant les yeux, écartant les genoux, offrant sa poitrine aux derniers rayons du soleil.

Il entend alors un rire cristallin porté par un doux vent tiède qui tourbillonne au-dessus de l'eau. Ce vent lui porte le parfum de cette femme. Il a l'impression de ne faire plus qu'un avec ce vent qui l'emmène vers la femme aux yeux fermés. Il l'enveloppe de son souffle. Léger comme l'air, il frôle sa peau. Il remonte sous la jupe. Il voit la peau frissonner, les cuisses se fermer puis s'ouvrir pour s'abandonner à la douce caresse aérienne. Il est le vent.

Il parcourt les moindres replis de ce corps féminin. Il ressent le plaisir qu'il procure. Il entend le gémissement de la femme. Ce gémissement qui l'entraîne à son tour dans une profonde extase.

Quand il revient à lui, il est toujours allongé, la femme est partie et la pleine Lune a remplacé le soleil dans le ciel nocturne.

Il se lève, il s'approche du tronc. Il perçoit toujours la présence de l'inconnue.

Il caresse le bois là où elle était assise. Un frisson le traverse, il ferme les yeux et il la voit dans son lit. Il s’allonge à côté de la bûche et la rejoint dans ses rêves.

 

Le plaisir du vent

Toute la journée, j'ai eu ce visage dans mon esprit. Devant mes élèves, devant mes collègues, dans la rue, au supermarché, je cherchais cet homme au regard ténébreux. Quand je pense à lui, mon ventre papillonne. Cette sensation magique que l'on connaît adolescente lorsque l'on croit avoir découvert le grand amour.

— Ma chérie, tu vas bien ?

— Oui… oui… je rêve. Excuse-moi, je repense à mon inspection qui va bientôt arriver.

— Je comprends, me dit mon mari en prenant son assiette vide pour la déposer dans l'évier.

— Je vais faire ma ballade, dis-je en prenant mon gilet.

— D'accord à tout de suite…

Mon mari me dépose un baiser sur la joue quand je passe devant lui. Une bise que je sens à peine, tellement mes pensées sont dirigées vers mon rêveur inconnu.

Naturellement, mes pas me conduisent à l'étang, à mon tronc.

Dès que je franchis la lisière de la forêt, je sens le vent m'envelopper, le souffle qui caresse ma peau, qui remonte le long de mes cuisses. Prise d'une impulsion, je m'arrête et je retire ma culotte. Je veux offrir mon corps aux caresses du vent.

Comme si celui-ci comprenait mes envies, je le sens plus fort. Il fait gonfler ma robe, arrêtée dans sa remontée par la ceinture. Il se met à tourbillonner, chaud comme le vent du désert dans les canyons étroits. Il me porte, il m'entraîne vers mon tronc.

Ce soir encore, j'entends ce rire cristallin et je vois en contre-jour cette silhouette qui me regarde. Je m'approche, c'est mon inconnu.

Il ouvre ses bras. Il m'invite à venir me blottir contre sa poitrine.

Je lui souris, il me sourit. Son visage se penche sur le mien. Je sens son souffle sur mes lèvres. Je m'abandonne à son baiser. Nos mains découvrent le corps de l'autre. Nous nous dévoilons l'un a l'autre.

En douceur, il m'allonge sur l'herbe épaisse. Je m'offre à lui, je l'accueille en moi. Le vent nous accompagne dans notre montée vers le plaisir.

Nos gémissements, ses grognements, mes cris sont les seuls bruits que l'on peut entendre. Dans un dernier assaut, un flot de plaisir inonde ma grotte d'amour.

L'instant est tellement magique que je perds conscience.

Quand je me réveille, le soleil est couché. Je suis seule.

Je m'assieds, un rire, un mouvement furtif dans un buisson.

Ai-je rêvé ?

Je me relève, non ce fut bien réel. Je sens le plaisir de mon amant couler entre mes cuisses. Ma culotte que je tenais à la main a disparu.

Je cherche, je ne trouve rien. Hormi mes pas, rien d'autre, personne ne semble être venu ici. Je retire les brins d'herbe accrochés à mes cheveux et je rentre.

— Tu as été bien longue ?

— J'ai profité jusqu'au bout, du coucher du soleil et du lever de la lune.

Sous la douche, je n'ai aucun doute, je n'ai pas rêvé. Dans le miroir, de la salle de bain, je le vois, il m'envoie un baiser.

Je me couche et nous nous retrouvons dans notre rêve.

 

Le frémissement du vent

Contrairement à ses habitudes, le lendemain, il revient à cette étang. Comme la veille, il s'installe à l'affut avec son appareil. Il espère qu'elle viendra.

Allongé sur le sol, il observe comme la veille le ballet des grues. Il ne peut s'empêcher d'admirer la grâce de ces oiseaux mais son esprit est occupé par la vision de la veille. Cette femme mystérieuse se montrera-t-elle encore ce soir dans le soleil couchant ?

L'envol des grues annonce l'arrivée de la visiteuse. Elle est là, revêtue d'une longue robe diaphane qui lui permet de deviner les courbes de ce corps envoûtant dans le contre-jour offert par le coucher du soleil.

Ce soir, il pense à immortaliser l'instant dans son objectif. Il la voit, marcher lentement, regardant vers le lac. Elle sourit, elle ouvre les bras et il voit alors un homme sortir de la brume qui commence à recouvrir l'étang.

Il sent alors la brise se lever et le vent l'emporter vers la femme. Il est là devant elle. Lentement, il fait glisser les bretelles de sa robe. Il découvre son corps nu, ses seins fièrement dressés devant elle. Le fin tissu continue de glisser. Il peut voir la peau pale du ventre puis le triangle noir surmontant la fourche de ses cuisses et de ses longues jambes.

Quand elle est nue, elle avance d'un pas vers lui. Il ne lui dit rien, il la regarde. Elle lui sourit encore s'agenouille. Il ferme les yeux et se laisse emporter par la tendre caresse dont elle le gratifie. Il apprécie la douceur de ces lèvres sur son membre mis à nu. Le doux frottement de cette bouche le comble. Elle le conduit au plaisir. Il explose sans bruit.

Elle se relève et pose ses lèvres sur les siennes. Ils partagent un long baiser avant qu'elle se recule et disparaisse dans la brume.

Dans le crépuscule, une rafale de vent l'enveloppe. Surpris par de la poussière, il baisse les yeux. Quand il les relève, il est allongé sur le sol, son appareil photo toujours dirigé vers le tronc de la femme mystérieuse.

 

Le goût du vent

Comme hier, je me sens sereine. Mes rêves de la nuit m'avaient conduit auprès de mon homme-fée. Au matin, je voulais être sa fée toute la journée. Je choisis une longue robe qui malgré la légèreté du tissu ne dévoile pas ma nudité. J'avais compris cela, je devais être le moins vêtue possible pour mieux ressentir l'air sur ma peau. C'est cet air qui me permettait de compléter mon âme-fée.

Plusieurs fois au cours de la journée, je ressentis le plaisir que me procurait le vent qui se faufilait sous ma robe. Le soir, j'attendais avec impatience que les enfants et mon mari soient occupés chacun de leur côté pour rejoindre l'étang.

La brume donne un aspect fantomatique à la végétation. Je devine plus que je vois les grues immobiles au milieu de l'étang. Plus j'avance et plus je sens l'air sur moi, presque comme si des mains caressent le moindre centimètre carré de ma peau.

Soudain, je le vois. Il émerge de la brume, il porte une veste et un pantalon de toile claire, ses longs cheveux blonds lui font comme une couronne qui brille dans les derniers rayons du soleil. Je lui ouvre les bras, il vient.

Je le laisse descendre ma robe le long de mon corps quand je suis nue, il me soulève avec douceur et me dépose contre un arbre. Il me fait comprendre d'enlacer l'arbre. Comme s'il n'attendait que moi, le tronc lisse me permet de me serrer les mains. Un souffle d'air entoure mes poignets et les immobilise contre le tronc. Je suis immobilisée, à la merci de l'homme derrière moi. Ses mains me caressent le dos, les fesses. Je frissonne. Puis soudain, comme s'il savait que je n'attendais que cela, son sexe vient se glisser entre mes cuisses. Je remue mon bassin et le pieu de chair ou de vent me pénètre. Je ferme les yeux. Il me caresse la poitrine. Je me détends, j'accepte qu'il prenne possession de mon corps. Je ne me refuse pas.

Un souffle plus rauque, un coup de rein plus puissant et l'extase nous réunit. Je crie dans la nuit et ferme les yeux.

Il a disparu. A quelques pas de moi, ma robe est là, étalée sur le sol. Je la ramasse et rentre me coucher. Je sais que je n'ai pas rêvé. Même si à chaque fois que nous atteignons l'orgasme, je réalise que je suis seule, à chaque fois mon corps me fait comprendre que c'était bien réel et que j'ai bien fait l'amour avec un homme.

 

L'esprit du vent

Pendant des jours, des semaines puis des mois, Céline et le photographe se rendaient le soir à la tombée du soleil près de cet étang. Quand l'hiver fut là, elle ne se mettait plus nue, mais soulevait simplement sa robe ou sa jupe longue, et lui appréciait toujours autant de visiter le sexe accueillant de cette mystérieuse inconnue.

Ils ne se parlaient pas, leurs échanges se résumait à des caresses, une relation purement charnelle qui les conduisait hors du temps et l'espace pour un moment de pure félicité.

Il arriva ce qu'il devait advenir. Au bout de quelques mois, il voyait le ventre de Céline s'arrondir.

Un soir du printemps suivant alors qu'ils se retrouvaient, Céline ressentit les premières douleurs de l'enfantement.

Elle s'allongea sur son tronc, il guetta l'arrivée de l'enfant. Deux enfants naquirent, un garçon puis une fille.

Aussitôt avant même qu'ils ne poussent leur premier cri, une femme au long cheveux blonds et un homme sans âge sorti de l'onde et prirent les enfants dans leur bras.

Céline les vit disparaître dans la brume. Elle perdit connaissance.

A son réveil, il était là.

— Comment allez-vous ? demanda-t-il.

— Que s'est-il passé ? répondit-elle en caressant son ventre.

— Je prenais des photos de l'autre côté du lac. Je vous ai vu, vous évanouir. Je me suis dépêché pour vous venir en aide. Et me voici !

— Merci, mais nous nous connaissons ?

— Je ne pense pas, c'est la première fois que je viens ici. Mais je serai ravi de mieux vous connaître.

 

mercredi 28 octobre 2020

Le Manoir aux Fleurs -01- Mystérieux Rendez-Vous

 

 

A vingt-trois ans, Viviane était un peu anxieuse. C'était le début d'une grande aventure qui commençait pour elle. Brillante étudiante, elle venait de décrocher son agrégation de lettres modernes et elle avait reçu son affectation dans un prestigieux lycée d'une petite ville en bord de mer.

Elle profitait des vacances d'été pour chercher un logement. N'ayant pas encore commencé à travailler, et malgré la preuve qu'elle serait en poste dès la rentrée dans l'établissement le mieux coté de la cité, les loueurs faisaient grise mine quand elle se présentait. Les modestes moyens de ses parents ne leur permettaient pas d'apporter une garantie suffisante en raison des prix pratiqués dans cette station balnéaire réputée.

Elle commençait à désespérer car elle se voyait mal commencer l'année en résidant dans un mobil-home d'un camping avec la mauvaise saison qui approchait à grand pas. Une de ses futures collègues qui l'accompagnait dans sa quête lui parla d'un homme un peu excentrique, d'un âge indéfinissable possédant un manoir dominant la ville. Il était très solitaire, même si on rapportait qu'il organisait régulièrement des soirées privées dont les invités étaient triés sur le volet. On apercevait alors un discret ballet de berlines luxueuses arrivant de partout. Ses hôtes restaient quelques jours et repartaient aussi discrètement qu'ils étaient arrivés.

— Je sais qu'il recherche une personne pour l'aider dans certaines tâches, tu verras c'est un homme très cultivé et aussi très charmant.

— Mais ! Je travaille…

— Oui ! Mais avec tes horaires, tu as beaucoup de temps libre.

— Oui bien sûr ! Mais il va me falloir préparer les cours, corriger les copies…

— Je suis d'accord avec toi, mais tu ne vas pas faire que cela… Je le connais bien, je l'ai rencontré lors de conférences sur l'histoire de la ville, il y maintenant près de dix ans et je suis toujours en contact avec lui, il me donne beaucoup de conseils pour mes cours d'histoire, une encyclopédie ambulante.

Elle ne raconta pas à sa nouvelle collègue qu’elle le côtoyait encore car elle était la maîtresse d’un de ses assistants.

— D'accord ! Je veux bien lui demander s'il peut, me louer une chambre pour quelques semaines.

— Marie lui donna les coordonnées de cet homme afin qu'elle puisse l'appeler.

— Laisse un message sur son répondeur, je n'ai jamais réussi à l'avoir directement. Mais attends-toi à ce qu'il te rappelle très tard dans la soirée.

— Pas de souci ! Je suis plutôt du genre couche-tard.

Les deux femmes se séparèrent et Viviane se permit de traîner un peu dans le centre-ville avant de rentrer afin de se familiariser avec son atmosphère qui la changeait de celle de la mégapole où elle avait passé sa jeunesse. Elle regagna son mobil-home tard dans la soirée après avoir profité du coucher de soleil sur le port.

Il était presque minuit lorsque son téléphone sonna, c'est le Professeur Van Dyck qui acceptait de la recevoir et il lui fixait un rendez-vous pour le lendemain soir pour neuf heure et demi en lui recommandant d'être ponctuelle. Elle fut étonnée de l'heure tardive et se demandait ce qui pouvait motiver un homme seul à recevoir une jeune femme à ce moment de la journée. Mais ce qui la troublait le plus, ce n'était pas l'horaire mais la voix chaude et envoûtante qui lui avait parlé. Elle essayait d'imaginer le personnage qui se cachait ainsi, un seigneur de la nuit. Elle se souvenait de ces romans fantastiques qui la faisaient rêver adolescente, ces créatures nocturnes semi-humaines, vampires, loups-garous, démons et autres sorciers ou nécromanciens. Revenant à la réalité, elle rigola d'avoir pensé cela en se disant :"En fait ! Ce doit être un simple noctambule."

 

A l'heure prévue, elle arriva devant la propriété, elle sonna à la grille imposante qui s'ouvrit en grinçant après plusieurs minutes d'attente la porte. En s'approchant doucement, elle découvrait la demeure plongée dans le noir hormis une lumière diaphane, indiquant que la porte d'entrée était ouverte. Elle s'avançait lentement, hésitait à entrer, intriguée. Une voix grave tire alors notre héroïne de sa torpeur. Elle franchit le seuil, elle écarta de son visage quelques insectes qui ressemblaient à des hannetons. Elle remarqua à peine la poudre bleuâtre qui l'enveloppait et elle pénétra dans un salon dans lequel se trouvait une cheminée allumée ce qui paraissait bizarre en cette saison bien agréable. Une odeur lui assaillit les narines. Une puissante odeur de musc, celle d'un homme mur, elle fut troublée une nouvelle fois. La voix grave résonna encore et elle sursauta.

— Alors jeune fille ! Vous rêvassez ! Je ne sais ce qu'il m'a pris d'accepter ce rendez-vous. Encore une tête de linotte sans cervelle !

La jeune enseignante piqua un fard sous ces insinuations, elle, fraîchement diplômée. Sa respiration s'accéléra, elle se prépara à répondre sèchement. Mais un autre sentiment la parcourut. Le feu lui montait aux joues et qui lui chauffait aussi le bas ventre. Ce ton, cette odeur lui rappelaient ce maître de conférences qui lui avait fait connaître des émotions similaires et intimes qu'elle avait tenues secrètes. Mais ne voulant pas rater cette occasion de trouver un logement, elle se retint.

— Sachez Monsieur ! Que je ne suis pas une de ses jeunes pimbêches qui se croient tout permis ! Je respecterai les conditions que vous m'indiquerez pour pouvoir bénéficier de ce logement correspondant à mes revenus.

— Vraiment ! répondit l'homme qu'elle avait entendu sans le voir car il était assis de dos sur un fauteuil haut face à la cheminée.

— Oui monsieur ! J'ai besoin de ce logement.

— Je comprends, mais permettez-moi une question.

— Oui ! Répond-elle timidement.

— Indiquez-moi de qui Dante, dit-il être l'envoyé lorsqu'il rencontre Virgile aux enfers ?

— De Béatrice son aimée ! La réponse fusa si vite que la jeune diplômée en fut presque gênée.

— Bien une lettrée ! Un tant soit peu !

La jeune femme souffla intérieurement, soulagée. Il s'ensuivit un jeu de question réponse portant sur les grandes œuvres de la littérature depuis Don Quichotte, jusqu'à La Recherche du Temps Perdu en passant par les œuvres moins connues de Cyrano de Bergerac. Enfin le Comte Van Dyck prononça la phrase qui libéra la jeune femme.

— J'accepte de vous louer cette chambre…

— Merci, Monsieur ! ne put-elle s'empêcher de l'interrompre tellement elle était contente.

Cela ne sembla pas offusquer l'homme toujours assis dans son fauteuil et dont elle n'avait toujours pas vu le visage, il reprit.

— Mademoiselle ! Sachez que je serai très strict dans mes conditions. Je vous les communiquerai sous pli dans la semaine. Mais j'ai à faire pour ce soir et je vous prie de bien vouloir sortir.

— Merci monsieur. Je ferai en sorte d'être à la hauteur.

— Allez ! Maintenant sortez ! Je ne jugerai que sur pièce ! On m'attend !

A nouveau, ce ton de voix la fit fondre intérieurement. Les nœuds qu'elle avait à l'estomac étaient descendus d'un niveau. Elle était tellement heureuse et le stress ressenti s'était mue en excitation à l'idée de pouvoir résoudre son problème de logement. Mais quelles pourraient être ces conditions si strictes annoncées ?

Le professeur Van Dyck était troublé, quelque chose chez cette jeune femme lui semblait étrange, en plus de son érudition, elle ne ressemblait pas aux autres jeunes personnes à qui il avait proposé cette chambre. En dépit de ses pouvoirs de discernement, il n'avait pas pu trouver la faille qui lui aurait permis d'imposer son autorité. Elle ne semblait pas si réelle qu'elle le paraissait. Pensif, il la regardait traverser le parc pour se diriger vers la grille.

Elle redescendit vers la ville sereine et détendue même si la forme de l'entretien avait été très particulière. A aucun moment, elle n'avait vu l'homme bouger dans le fauteuil. Elle avait deviné en contre-jour une chevelure poivre et sel et encore elle n'en était même plus certaine. En y réfléchissant, il lui semblait que cette voix provenait du fauteuil pendant leur court dialogue mais maintenant, elle se rendait compte qu'elle avait été littéralement enveloppée par elle. Comme si elle l'avait perçue directement dans son esprit. Décidément le mystère autour de ce Professeur Van Dyck augmentait. Plongée dans ses pensées, elle ne s'était pas rendu compte qu'une voiture s'était approchée d'elle dans la descente.

— Viviane veux-tu que je te raccompagne chez toi ? Elle sursaute et reconnait le véhicule de sa future collègue et déjà amie.

— Oh oui ! Avec plaisir. La nuit est tombée ? Je n'ai pourtant pas eu l'impression que mon rendez-vous ait duré aussi longtemps.

— Oui c'est le problème quand on rencontre le Professeur, le temps file de manière étrange. Alors, il t'héberge ?

— Oui ! Enfin je pense ! Il m'a dit qu'il ferait parvenir une liste de conditions à remplir.

Songeuse, son amie ne répondit rien et aborda d'autres sujets de discussion plus futiles.

L'angoisse de ne pas trouver de logement, disparue. Lla jeune femme se sentait fatiguée. Elle se coucha et sans réfléchir ni comprendre pourquoi, elle s'allongea nue sous sa couette, une chose qu'elle ne faisait jamais lorsqu'elle dormait seule. Morphée la rattrapa rapidement et elle s'endormit. Elle fit alors un rêve étrange.

"Elle était debout nue au milieu du salon. Elle faisait face à la cheminée. Elle était seule… Soudain sans aucun signe annonciateur, des mains se posèrent sur ses hanches. Elle sentit une présence derrière elle. Lentement, elle se retourna et découvrit un homme qui la dominait de sa stature. Elle avait le visage au niveau d'une poitrine couverte de poils grisonnants, elle voulait lever les yeux mais geste de l'homme lui fit comprendre de ne pas chercher à le regarder. Elle voulait caresser ce corps musculeux. Les mains remontaient de ses hanches vers sa poitrine, elles lui soupesaient les seins, les doigts jouent avec les tétons. Elle se sentait fondre.

D'un geste ferme, il lui fit comprendre qu'il désirait qu'elle s'agenouillât. Maintenant, elle découvrait un sexe devant ses yeux. Une main approchait son visage de ce membre. Elle savait ce qu'elle devait faire. Elle le prit entre ses lèvres. La vigueur de l'homme se réveillait et après quelques minutes de cette caresse buccale, il la releva et lui demanda de se tourner, de se mettre à genou sur le fauteuil face au dossier. Il lui écartait les cuisses et elle sentit le vit entre ses fesses. Lentement, le gland explorait l'espace entre ses cuisses et se présenta devant la grotte d'amour prête à l'accueillir. Il entra doucement en elle et commença à aller et venir. Elle se laissa aller et son corps réagissait. Les mains lui pétrissaient les seins, elle sentait la puissance de l'homme dans son dos et en elle. Elle savait qu'elle ne pourrait pas retenir le plaisir qui monte en elle.

Traversée par un orgasme fulgurant, elle jouit en criant en même temps qu'elle sentit l'homme se répandre en elle."

Un rayon de soleil vint lui chatouiller le visage, elle se réveilla luisante de sueur. Elle se dressa dans son lit et regarda partout autour d'elle. Elle avait l'impression de sentir du sperme s'écouler entre ses cuisses.

— Quel rêve ! C'était si réel !

Elle ne savait pas que l’influence du Comte avait déjà commencé à faire son effet sur elle.

Encore sous le choc, elle se rendit dans la salle de bain pour prendre une douche et se calmer un peu avant de prendre son petit déjeuner. Elle avait une journée chargée, elle devait se rendre dans son futur lycée pour y rencontrer la directrice et ensuite Marie lui avait promis de lui faire visiter quelques sites historiques de la région. "Profitons des quelques jours de congés qu'il nous reste !" Lui avait-elle dit la veille en la laissant devant l'entrée du camping.