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jeudi 17 septembre 2026

Jouer n'est pas gagner - 04

 

En se levant, Isabelle découvrit Joseph endormi sur le canapé. Elle alla frapper à la porte de la chambre où dormait son père pour obtenir des explications.

— C’est qui ce mec ?

— Le fils d’Edmond ! J’ai réussi à le sortir de la Belle de Mai, mais je n’ai pas pu sortir sa femme. Demain matin, je l’emmène voir son banquier.

— D’accord papounet, mais raconte-moi ce que tu as remarqué que je monte un dossier…

Évidemment, il ne lui parla pas de Cassandre, mais il lui expliqua la soirée, en insistant sur le rôle joué par Stéphane, ainsi que la tenue des trois femmes qui obéissaient au doigt et à l’œil à Marcus et à deux autres types.

— Tu connais leurs noms à ces deux types ?

— Oui ! Il y a un Farid et son adjoint : Malik. Tu en as peut-être déjà entendu parler ?

— Pas qu’un peu, en effet ! Ils sont propriétaires de salons de massages très particulier. Malik est aussi connu pour approvisionner ces salons de massages avec des étudiantes.

— Sachant cela, je ne comprends pas pourquoi vous n’agissez pas !

— Tu vois ça de ton côté, papa ! Mais, il nous faut des preuves concrètes, car si on les arrête juste sur ces rumeurs, leurs avocats les feront sortir encore plus vite qu’on les a arrêtés !… Ça te gêne si je te demande de rester encore quelques jours ?

— Pas du tout ! Maintenant que je suis à la retraite… Au contraire ! Ça me changera !

— Tout à l’heure, après avoir accompagné le fils du breton, tu l’enfermes dans ma cave avec de quoi boire et manger… Ensuite, tu viens me voir au tribunal où je te ferais équiper par une très bonne amie… Et après, débrouille-toi pour faire ami-ami avec Marcus ! Je connais ta gouaille, je sais que ce sera un jeu d’enfant pour toi !

— Ouais ! Mais s’il se méfie ? Je risque de charger, j’ai plus vingt ans ma puce.

— Il ne verra rien, ce sont des micros puces indétectables, elles enregistrent tout, on n’aura qu’à les écouter ensuite !


Après le départ d’Isabelle et avoir pris un bon café, Christian sortit Jo de sa nuit. Il était dans un état un peu chaotique, mais le grand blond l’obligea à se préparer pour faire bonne impression auprès du banquier. La difficile négociation à la banque rappela à Christian son passé de négociateur de contrats. Enfin, le responsable de l’agence annonça qu’il lui débloquait trente-mille euros, mais, en mettant une hypothèque sur la villa de Gardanne. Christian eut beau lui dire que cette maison valait largement dix fois cette somme, il lui répondit que son hypothèque arrivait en quatrième position. En fait, c’était lui qui prenait un risque en regard de sa position, ajouta-t-il à mon ami.

Après avoir récupéré l’argent, Christian amena Jo chez Marcus pour qu’il lui donnât ces trente-mille euros, en espérant qu’avec cet acompte, le gérant du bar ferait preuve d’humanité.

— Ouais ! Pas mal, dit Marcus en grimaçant. Mais, il en manque ! Ta salope reste ici tant que t’as pas soldé !

— Voyons ! Fais un geste, lui dit Christian calmement. Il t’a remboursé une bonne partie.

— Oh papy ! répliqua Marcus un peu agacé. Les affaires sont les affaires ! Tu comprends ça… j’ai cru comprendre que tu avais été dans les affaires toi aussi… Un contrat, c’est un contrat !

— Oui et alors ? Mes affaires n’avaient rien à voir avec ton activité… En attendant, il voudrait embrasser sa femme. C’est possible quand même ? demanda le vieux rugbyman, conciliant.

— Tout est possible ! Mais, vu la nuit qu’elle a passée, elle ne doit pas être trop en forme… Bon, je suis pas un voyou, dit Marcus apaisé. Suivez-moi ! On va aller dans sa chambre.

Les deux hommes suivirent Marcus dans les escaliers. En montant, Christian mémorisait visuellement le nombre de portes. Certaines étaient fermées, d’autres ouvertes. Arrivé au deuxième étage, Marcus gueula en entrant dans une chambre.

— T’as de la visite, putain !

Il s’écarta pour laisser entrer Jo et Christian qui découvrirent Brigitte nue sur le lit. Elle avait les cuisses écartées, ses trous débordaient de semence. Elle ouvrit un œil et fit un sourire à son mari.

— Chérie, ce sera bientôt fini, lui dit Jo. J’ai pratiquement remboursé Marcus. Tu pourras revenir à la maison…

La blonde ignora cette information et se tourna sur le côté pour exposer son cul couvert de traces de coups ainsi que de sécrétions diverses et variées. En voyant cela, Christian fit sortir Jo de cette piaule pour le ramener chez sa fille.


Suivant les instructions d’Isabelle, Christian enferma Jo dans une chambre, avant de se rendre au tribunal. Un greffier le dirigea vers le bureau de la vice-procureure où il entra sans frapper. Isabelle était en compagnie d’une grande jeune femme brune.

— Papa je te présente Audrey…

— Suivez-moi, s’il vous plaît, lui demanda Audrey.

Christian se préparait à la suivre quand il vit les deux femmes s’embrasser sur la bouche après que la brune eut dit à Isabelle.

— À midi chou !

Il fut surpris mais, maintenant, il comprenait mieux le célibat apparent de sa fille. Il suivit cette Audrey qui une fois dans son bureau lui fit ôter sa veste et son polo afin de l’équiper. Les mains chaudes de l’assistante sur sa peau lui donnèrent des idées qu’il réfréna. Enfin équipé et rhabillé, il rejoignit sa fille.

— Papounet ! Pas d’imprudence ! Tu te lies d’amitié avec le Marcus. Tu joues dans ses soirées, tu participes à tout ce qu’il te propose

— Même baiser ?

— Évidemment ! Il faut pas qu’il se doute de quelque chose…

— Tu n’as pas peur qu’il te repère, toi ou Audrey ?

— Non ! On est protégée. On a toujours deux flics qui nous escortent quand on sort.


Plus ou moins rassuré, endossant le rôle de James Bond, Christian se dirigea tranquillement vers le bistrot. En approchant, au coin d’une rue, il assiste à une scène troublante. Sur le trottoir, une femme était penchée à la portière d’une BMW, sa jupe était si courte que son cul était découvert. Elle se releva en poussant un “connard !”

Ce fut à ce moment qu’il l’identifia, Luna Boobs, alias Ludivine Mercier. “Elle fait le tapin maintenant… les films X ne lui suffisent plus !” pensa-t-il, un peu surpris.

Il s’éloigna en notant ce qu’il venait de voir sur un petit carnet avec le lieu et l’heure de l’incident. Christian s’installa à la terrasse de la Belle de Mai pour observer les allées et venues des clients. À cette heure-ci, il y avait peu de monde et rapidement, une jeune serveuse blonde, vêtue d’une jupe courte bien que plus longue que les micro-jupes portées par les putes la veille au soir, s’approcha pour prendre sa commande dans un français approximatif.

— Une Guinness, s’il vous plaît !

— Pas compris quoi c’est ? lui répondit-elle.

Christian pensa que Marcus devrait aussi penser à lui faire prendre des cours de français en plus de lui donner des cours de sexe.

— Appelle-moi le patron ! Lui demanda-t-il, sans s’énerver.

Irina entra dans le bar et moins d’une minute plus tard Marcus fut planté devant Christian.

— Quelle surprise ! Revoilà le papé ! Tu habites où pour revenir aussi vite !

— Moi ? Je suis là en villégiature ! Je suis descendu au Mercure ! C’est le dabe de Jo qui paye mes frais…

— Il est friqué à ce point ?

— Oh oui ! Il produit de l’huile d’olives. Il a des champs partout dans l’Hérault, sans compter des huileries un peu partout.

— Putain ! Et il peut pas raquer pour son fiston ?

— Moi, leurs histoires de famille, ça ne me regarde plus. J’ai fait ce que j’avais à faire… Mais tu n’as pas une poupée dispo, j’ai des envies ! Et ta Cassandre a réveillé la bête en moi… si tu vois ce que je veux dire !

— Tout à fait ! Répondit le patron en rigolant. Tu la veux blonde, brune rousse… noire, blanche, arabe… jeune, moins jeune…

— La trentaine voire moins et peu importe son pedigree. Je suis pas raciste ! Du moment que le peu me vider…

Christian jouait à la perfection son rôle de vieux pervers pour s’attirer la sympathie de Marcus et cela semblait

— Tu prends des fortifiants, j’espère ! Ironisa Marcus. Je te propose une blanche et une beurette, mais faudra assurer !

— T’inquiète ! Dis donc ! C’est mon examen de passage en quelque sorte ?

— Que veux-tu ? C’est normal, un vieux qui te tombe dessus comme cela, dont on ne sait pas d’où il sort… On se méfie ! Mais, si tu réussis, tu pourras participer à tout !

— Marché conclu, topa Christian.

— Suis-moi !

Marcus invita le grand blond à entrer dans le bar. Dans la pénombre, il aperçut la fille qui tapinait à quelques rues de là. Le patron lui fit signe de s’approcher, ce qu’elle fit en se dandinant et faisant balancer sa paire de seins libres de toute entrave.

— Ouais… belle plante ! constata Christian, d’un air blasé. Et l’autre, elle est où ? ajouta-t-il en entrant dans le jeu du latino brun.

— Suis Ludivine ! Elle sait où aller, elle te présentera Samira.

Mon ami emboîta le pas de la blonde et pour jouer le jeu jusqu’au bout, il lui mit la main au panier. La fille gloussa comme une oie puis arrivée au premier étage, elle se retourna.

— Tu te sens capable de nous baiser toutes les deux ?

— Fais pas chier putain ! Entre, tu verras par toi-même.

Ludivine ouvrit la porte et il entra avec la pute accrochée à son bras. À sa façon de marcher, il se demanda si elle n’avait pas sniffé un peu. Mais il oublia sa question en découvrant allongée sur le lit une superbe beurette qui les attendait. Elle avait de longs cheveux noirs et ses yeux noirs, un peu exorbités étaient clairement le signe qu’elle s’était camée. Son déshabillage fut exécuté par la blonde qui, il devait l’avouer, était douée. Elle le fit bander dès qu’elle toucha sa bite.


Au bout de deux bonnes heures à forniquer avec ces deux prostituées, Christian redescendit au bar, vidé mais satisfait. Marcus était en train de peloter le cul de Brigitte qui avait les seins à l’air, coincés contre le manche de la pompe à bière.

— Bravo vieux ! D’après ce que j’ai entendu, elles ont apprécié ! Honnêtement je ne pensais pas que tu serais à la hauteur…

— Marcus ! Faut jamais se fier à l’âge !

— Parfait, je retiendrais la leçon ! Au fait, si tu es libre samedi soir, j’organise une soirée Q. Et au vu de ta prestation d’aujourd’hui, tu vas faire bonne impression…

— D’accord ! À quelle heure ? Il y aura des poupées ?

— Entre autres, il y aura aussi et surtout des femmes en manque de queues.


Christian quitta la Belle de Mai satisfait, mais surpris que cela fut aussi simple. Il espérait qu’il n’allait pas tomber dans un piège et surtout qu’il n’allait pas y entraîner sa fille. Elle avait beau lui dire qu’elle était surveillée par des policiers, le cas de Stéphane montrait qu’on ne pouvait pas leur faire une confiance aveugle.


Quand il arriva chez Isabelle, il la trouva assise aux côtés de Jo, seulement vêtu de son caleçon et d’un tee-shirt. Il fronça les sourcils.

— Non ! T’inquiète, papa ! lui dit Isabelle en s’éloignant de Joseph. J’ai juste essayé de le réconforter. Il arrête pas de chialer, de traiter son vieux de salaud d’avare, quant à sa femme, il a un répertoire entier sur elle.

— Putain ! faut trouver une solution, quand je partirais je sais où je l’enverrais, mais là ?

— Audrey m’a proposé quelque chose… Elle a à côté de Martigues un cabanon, elle serait d’accord pour l’héberger.

— Ouais mais s’il veut filer tu y a pensé ?

— Pour filer il faudrait qu’il soit en forme, car c’est au milieu de nulle part, à mille lieues du premier voisin…

En tête à tête devant un verre de rosé, Christian expliqua à sa fille ce qu’il avait vu et entendu dans le bouge. Il lui parla aussi de l’invitation de Marcus cette soirée, un samedi, pour une orgie. Il ignorait le nombre d’hommes qui seraient présents mais, au niveau des femmes, il y aurait des étudiantes et des femmes mariées ou non, en manque de sexe, de frissons et désirant frôler ou franchir les limites que leur imposait leur statut social.

— Retournes-y tous les jours jusqu’à cette soirée… insista Isabelle. On ne peut pas empêcher le déroulement de cette soirée qui aura lieu dans une propriété privée… On a aucune preuve contre les organisateurs pour le moment… Je t’assure que je prépare quelque chose de spécial, mais, aujourd’hui, je ne peux pas t’en dire plus. On a eu une information qui ne concerne pas directement la Belle de mai, mais peut-être pourrais-je piéger Stéphane…

— Il est clair qu’il les rencarde, lui répondit son père. Vu comment il est pote avec Farid et Marcus… À mon avis, lui aussi profite bien des putes de ces deux-là.

— Là, ce ne sont pas les putes qui nous intéressent…

— OK, je ne veux pas en savoir plus… mais je te tiendrais au courant… Pour le moment je vais me coucher…

— Bonne nuit ! Repose-toi car tu vas en avoir besoin.


À peine couché, Christian reçut un message de Marcus : “Fais ton choix !” Un lien y était associé. Il l’ouvrit et il tomba sur un site internet avec des noms et des photos. Associé à chaque photo, il pouvait lire le pedigree des filles, un vrai catalogue pour faire son marché. Sans surprise, il y découvrit Ludivine, Samira, Cassandre mais aussi Brigitte et d’autres femmes : des étudiantes et des femmes plus âgées et mariées. "Leurs maris auraient-ils des dettes auprès de Marcus ?" pensa-t-il.

Il explora plus attentivement le site, pour chaque femme, il y avait une photo d’elle nue dans une chambre et une photo d’elle, habillée dans son cadre familier. Sous une jeune brune, il lit : Angie, vint-deux ans, fille de maître B. Sous une autre : Marina, quarante-deux ans, épouse du sous-préfet et ainsi de suite sur une bonne cinquantaine de femmes. Christian remercia Marcus d’un smiley avant de se lancer dans la réalisation d’une copie de ce fichier. Devant sauvegarder les photos et les commentaires associés à chaque femme sous forme de capture d’écran, il acheva le transfert de toutes ces données sur une clé USB tard dans la nuit.

Il voulut réveiller Isabelle pour l’informer de sa découverte, mais, en approchant de la porte, il entendit des gémissements qui le décidèrent à ne pas aller déranger les deux amoureuses. Isabelle ne prendrait connaissance de ce dossier que le lendemain, mais elle aurait de quoi se mettre au travail.


Elle n’attendit pas d’être à son bureau pour en découvrir le contenu. Elle alluma son ordinateur tout en prenant son café, avant même l’arrivée d’Audrey dans la cuisine, qui commença pas faire une bise sur la joue de Christian avec un sourire moqueur.

— Bonjour beau-papa !

Christian lui sourit, amusé, peu lui importait que sa fille soit en couple avec un homme ou une femme, du moment qu’elle était heureuse

— Où as-tu dégoté ça ? demanda Isabelle incrédule en découvrant les images et surtout les noms associés.

— C’est Marcus qui m’a demandé de choisir une fille pour la soirée.

— T’as vu Audrey ! On a le pedigree de toutes les filles ! C’est du costaud !

— Fais-moi voir ça, chérie ! Oh ! Regarde cette blonde aux gros nichons ! C’est la fille d’un député local, il parait qu’il l’a virée de chez lui quand il l’a surprise en train de se faire tringler dans sa chambre par un noir.

— Si notre plan marche ! dit Isabelle. Ça va être bonjour les dégâts, qu’en penses-tu ma douce ?

— Qu’il nous faut des preuves en béton, car avec l’armada d’avocats que tous ces types ont, on a intérêt à bien ficeler notre dossier.

— Oui, ma puce ! Répondit Isabelle. On a déjà la plainte de Joseph. Il l’a écrite de sa main. Il y a trois pages. Il raconte comment il a été approché et il nomme les personnes, les lieux où Brigitte jouait le rôle de serveuse.

— Impeccable, ma chérie ! Tu peux te fendre d’un cadeau à ton père, dit Audrey en souriant à Christian.

— Pourquoi moi seule ? Je te signale qu’il est invité à une soirée chaude au domaine d’Endoume.

— Félicitations monsieur ! Vous avez loupé votre vocation, vous auriez fait un superbe enquêteur !

— Tu peux le tutoyer, il ne se vexera pas.

Les deux jeunes femmes partirent d’un grand éclat de rire interrompu brutalement par la sonnerie d’un réveil. Elles se regardèrent en poussant un “merde !” Elles foncèrent à la salle de bains, pour s’habiller et rejoindre leurs bureaux au tribunal en emporta tout ce que Christian avait récolté.


Les deux jeunes femmes parties, il alla réveiller Joseph pour le conduire dans le refuge provisoire dont Audrey lui avait donné l’adresse et les clés. Pendant son retour sur Marseille, il réalisa qu’il avait intérêt à aller vraiment prendre une chambre à l’hôtel Mercure. Il devait être prudent Marcus ou Farid pourraient le faire surveiller et il ne fallait pas que sa couverture fut grillée.

Après avoir réservé une chambre pour plusieurs jours, il s’installa au bar de l’hôtel pour prendre un café. Le serveur venait à peine de le lui apporter que la réceptionniste l’interpella pour l’informer qu’une personne venait de déposer une enveloppe à son nom. Quand il la décacheta, Christian découvrit le carton invitation pour cette soirée. Il remarqua immédiatement que Marcus ne semblait pas être totalement informé des détails, car le rendez-vous était fixé dans une villa dominant la mer à Carry le Rouet. Il envoya immédiatement un message à sa fille pour l’informer du changement de lieu.


Alors qu’il se préparait pour aller prendre l’apéro à la Belle de Mai, il reçut un message d’un couple d’amis qu’il connaissait depuis plusieurs années lui demandant s’il connaissait de bonnes adresses dans la cité Phocéenne. Il leur répondit aussitôt que le hasard faisait bien les choses, car il y était en villégiature et qu’il se ferait un plaisir de passer un moment avec eux. Il passa donc l’après-midi avec Hervé et Sophie. Quelques années auparavant, ils lui avaient loué son gîte pour y passer des vacances en famille, Christian s’était lié avec la petite famille et continuait à les rencontrer régulièrement. Les enfants ne partant plus avec les “vieux”, il ne revoyait plus que les parents. Cet imprévu lui ferait du bien, cela le sortirait temporairement de cette affaire sordide.

Après presque trente ans de mariage, chacun venant de franchir le cap de la cinquantaine avec sérénité, ils formaient un couple sain. Il reconnut de loin la silhouette de Sophie, une petite brune avec quelques rondeurs bien placées qu’il n’aurait pas détesté découvrir plus intimement, mais il respectait les liens du mariage, enfin sauf si l’autre était d’accord pour faire une entorse au contrat. À ce qu’il en savait, aucun des deux n’était jamais allé voir ailleurs. Un couple atypique dans le monde actuel ! Mais c’est ce qui les rendait si attachants.


Après cet interlude serein, vers dix heures, le lendemain, Christian alla chez Marcus pour siroter quelque chose. Aussitôt le patron vint échanger avec lui sur cette soirée.

— Alors, lui demanda-t-il. Tu connais le coin où ça se passe ?

— Qui ne connaît pas, voyons ! C’est la ville d’une star du petit écran !

— Stéphane viendra te chercher au Mercure.

— D’accord je serais prêt j’attendrai dans ma suite vers 21 heures. Mais pourquoi ce changement de lieu ? Un problème avec l’autre ?

— Quel autre ? Je comprends pas.

— Tu n’avais pas dit que ce serait au domaine d’Endoume ?

— Problèmes de sécurité ! Trop de poulaille qui rôde ! Dis vieux ! T’as pas envie de ma Russe ? Un petit coup la réveillerait.

— Oh bien sûr ! Elle est où ta ruskoff ? demanda Christian.

— Au deuxième étage ! La porte au fond du couloir ! Et n’hésite pas à lui flanquer des torgnoles, elle aime ça, cela lui rappelle son pays.

Christian ne pouvait pas refuser. Il devait rester dans mon rôle de vieux cochon et il monta rejoindre la poupée russe. Elle était recroquevillée sur le lit en pleurs, vêtue seulement d’un string. En s’approchant d’elle, il lui toucha l’épaule et il remarqua une marque, comme si on lui avait posé quelque chose de brûlant. Il remarqua aussitôt, l’odeur persistante du tabac dans la chambre, quelqu’un avait fumé et s’était amusé à éteindre sa cigarette sur l’épaule d’Irina. En sentant sa main, elle lui fit face en marmonnant des mots incompréhensibles. Les seules paroles qu’il comprit furent : “moi mal… brule…” Christian sortit son téléphone pour prendre tout son corps en photo. Il immortalisa des morsures, des bleus et un tatouage étrange surmonté de caractères cyrilliques avant de redescendre.

— Déjà ! T’es un rapide ?

— Non, je l’ai pas touchée ! Elle a été brûlée avec des cigarettes, et là, elle ne peut même pas se lever tellement elle a été tabassée…

— Il fait chier ! C’est encore un coup de Malik !

— Vire-le !

— Pas possible ! Il a des appuis et c’est lui qui me fournit en putes, surtout des Russes ! En échange je lui offre des étudiantes en déshérence… Donnant-donnant si tu vois ce que je veux dire…

— Parfaitement ! Comme ça t’as toujours de la chair fraîche !

— Il faut que mon rade tourne et me rapporte du blé.

— Et les Françaises que tu lui fournis.. elles deviennent quoi ?

— Putes dans les bordels militaires, ou en Sibérie.. M’en fiche un peu ! Moi, chaque vente me rapporte vingt pour cent… D’ailleurs, tu vois la petite Cassandre, elle va pas tarder à partir… Ici, les clients commencent à se lasser, ils veulent du neuf, de la chair fraîche qui accepte tout ! D’après Malik, les Russes, ils ont un genre de fac ou on dresse les filles. Quand elles y entrent, elles sont marquées au fer au-dessus de la chatte. il m’a dit que ça signifie “pute” et comme elles sont marquées au fer, les poils ne repoussent pas… il voudrait faire la même chose ici, mais Farid n’est pas d’accord… et comme c’est Farid le boss et le financier, Malik s’écrase pour le moment…

— Mais… Les vieilles, pourquoi viennent-elles dans ces soirées ?

— Certaines pour l’excitation… mais la plupart, comme Brigitte, pour rembourser les dettes de leur abruti de mari… Tu n’imagines pas la honte quand elles sont reconnues par certaines de leurs connaissances… Puis, j’ai André sur qui je peux compter.

— Qui c’est celui-là ? je ne me souviens pas de lui… avec l’âge la mémoire me joue des tours…

— Mais tu le connais, il était à une table voisine de la tienne, mercredi soir. Il tourne des films X mais pas que, il a révélé Luna Boob ou plutôt Ludivine qui grâce à son cul a épongé les dettes de son mec.

— Oh elle, je vois c’est celle avec qui tu m’as fait monter pour rencontrer Samira ?

— Oui, maintenant elle aime tellement la bite qu’elle ne peut plus passer une journée sans se faire baiser au moins une fois dans chaque trou… et je te raconte pas comment les clients adore… Baiser une instit, star du porno, le pied !… Elle passe tous les midis pour avoir sa ration de foutre… Je peux te dire qu’elle me rapporte un max de blé. Je lui ai demandé si elle avait pas une collègue qui serait intéressée… Tu connaîtrais pas une institutrice, toi ?

— Pourquoi tu lui offres pas Brigitte elle aurait remboursé le solde que Jo te dois ?

— C’est Farid qui décide de l’affectation des putes… ici, dans un autre bordel, le trottoir ou le porno… moi je suis plus dans le jeu…

— Je comprends tout est compartimenté, ça c’est de l’organisation.

— Normal vieux, c’est comme quand tu bossais fallait pas tout mélanger.

— C’est le principe pour toutes les affaires. Mais, je vais te laisser… j’ai rendez-vous avec des amis sur le vieux port, pour prendre un verre et ensuite, je déjeune avec Stéphane…

— Ça te gêne si je t’accompagne, demanda Marcus. J’ai envie de rencontrer tes amis… pour mieux te connaître, si tu vois ce que je veux dire…

— Non pas de problème… je comprends. Je te présenterai à mon ami et sa femme… ils viennent passer quelques jours de vacances…

— Merci, ce sera avec plaisir.


Christian comprenait qu’il marchait sur des œufs. Marcus avait envie de mieux connaître ce type qu’il ne connaissait que depuis trois jours, même s’il lui avait été recommandé par Stéphane. Les deux hommes se dirigeaient tranquillement vers le point de rendez-vous, un restaurant que Christian avait conseillé à ses amis.

— Marcus ! Voici Sophie et Hervé. !

Sans aucune arrière-pensée, Sophie après avoir fait la bise à Christian s’approcha de Marcus pour l’embrasser. Celui-ci ne put s’empêcher de caresser le généreux popotin de la petite brune pour en estimer la fermeté. Elle fut un peu surprise de cette familiarité, mais elle ne dit rien, se contentant de baisser les yeux. Marcus se pencha alors vers Christian pour lui murmurer :

“Un bon gros cul bien ferme, une sacrée paire de nichons et plutôt docile… Il ne doit pas s’ennuyer le mari.”

“Oublie… t’as aucune chance… ils sont inséparables et chez Sophie, c’est fermé à double tour… elle ne laisse personne entrer.”

“Justement, un défi à relever…”

— De quoi parlez-vous ? demanda Hervé intrigué par les messes basses de son ami avec Marcus.

— Marcus me faisait des compliments sur Sophie !

— Ah ! D’accord !

Sophie rougit et baissa les yeux avant de remercier Marcus. Elle regarda amoureusement son chéri. Christian s’excusa de devoir les laisser, car il avait invité Stéphane, le policier ripou au restaurant du Mercure. Il espérait ne pas avoir fait une bêtise, en Marcus en leur compagnie, car il avait bien compris que Sophie n’avait pas laissé le truand indifférent. Il craignait que le patron de la “Belle de Mai” essayât de tirer tout le potentiel de cette petite brune.


Une fois installé à table, Marcus prit place sur la banquette à côté de Sophie tandis qu’Hervé s’installa face à eux, dos à la salle. Il pouvait sentir la chaleur de la cuisse de la brune contre la sienne quand elle réagissait à ses histoires. Tout au long du repas, il fut le seul à parler, décrivant la cité marseillaise comme un vrai paradis quoi qu’en disent les ragots. Sans que le couple ne s’en rendit compte, le latino leur remplissait les verres de rosé frais, dès que le leur était vide. Ils avaient bu une bouteille chacun, seul lui était resté sobre. À la fin du repas, Marcus avait gagné la première partie de son pari avec Christian. Hervé avait la tête pratiquement dans son assiette, quant à Sophie, elle gloussait comme une oie. Devant ce spectacle désolant et mauvais pour la clientèle, le chef de rang montra son mécontentement à Marcus.

— Cher monsieur, si vous pouviez partir ?

— Bien sûr, pouvez-vous appeler un taxi ?

Le voiturier à l’entrée de l’établissement héla un taxi en maraude. Marcus prit place à côté du chauffeur, après avoir installé le couple sur la banquette arrière.


Arrivé devant son rade, Marcus entra pour donner des ordres. Sophie vacillante fut dirigée dans une chambre du premier par Brigitte, à charge pour elle de l’installer confortablement, sous-entendu de la mettre à poil. Marcus lui emporta Hervé dans la cave, pour qu’il cuve tranquillement.

Il se dirigea ensuite vers la chambre pour retrouver Sophie dont Brigitte venait de lui retirer la robe. Allongée sur le lit, elle n’arrêtait pas de rire ne se rendant même pas compte qu’elle était pratiquement nue. D’un signe de tête, il congédia Brigitte et il s’allongea à côté de la brune dans le plus simple appareil. Il mit sa bite bien raide dans la main de la jolie brune, qui ne portait plus que son soutien gorge et sa culotte. Dans son état, elle ne réalisa pas que le membre qu’elle caressait n’était pas celui de son mari. Marcus se rendit compte qu’il pouvait sans risque aller plus loin.

— Chérie ! Fous-toi à poil complètement ! Dit-il en commençant à filmer avec son téléphone.

La brune rigola bêtement et dégrafa son soutien-gorge, libérant une poitrine généreuse aux gros tétonx bruns qu’il pinça, fit rouler et étira un peu entre ses doigts. Il tendit la main pour soupeser cette poitrine en faisant des commentaires à destination de ceux qui verraient la vidéo.

— Des belles grosses mamelles de pute, n’est-ce pas ?

— Oh oui ! Gloussa Sophie.

— La culotte maintenant !

Le patron du bar filma l’apparition du buisson brun puis les fesses pâles de sa proie qui dans un état d’ébriété avancée, ne protesta pas quand il lui demanda d’écarter ses fesses avec ses mains pour montrer ses trous à la caméra.

Satisfait, Marcus envoya cette vidéo à Malik et Farid pour leur demander ce qu’il pensait de cette femelle en chaleur. Sans attendre leur réponse, il visita tous les trous de cette femme, appréciant d’être le premier à lui perforer l’anus. Il la fit mettre à genou pour jouir sur le visage de Sophie qui ramassa le sperme avec ses doigts pour le lécher, obéissant aux ordres de grand brun. Marcus prit une dernière photo du visage souillé qu’il envoya à Farid en lui donnant ce qu’il avait constaté en la baisant : “un cul serré qui ferait un malheur chez les clients, une bouche à pipes qui devrait être entraînée, mais que la chatte supporterait les fists sans problème. Une vraie perle !”

Dès qu’ils reçurent la dernière photo, les deux Arabes voulurent plus de détail et surtout savoir où il avait dégoté cette pute.

— C’est une connaissance du vieux, répondit Marcus.

— Putain ! Elle me fout la trique, dit Malik. On peut venir tester ?

— Évidemment ! Faites comme chez vous !

Connaissant ces deux hommes, il fit respirer à la brune un peu de poudre pour la rendre encore plus docile. Il savait qu’ils se la feraient en double avec leurs grosses bites, sans préliminaires. Il ne souhaitait pas que cela dégénère et que ces hurlements ameutent tout le quartier.


En arrivant à la Belle de Mai, Farid et Malik, accompagnés par Brigitte, montèrent directement dans la chambre. Ils sortirent de leur sac tout leur matériel photographique. Farid commanda à Sophie de se rhabiller pour qu’elle se déshabille sensuellement devant l’objectif avant de poser totalement nue, seule au départ puis avec Brigitte qui s’était aussi dévêtue. Les positions passèrent d’érotiques à obscènes. Sophie était totalement exposée, impudique. Brigitte léchait cette chatte velue avec gourmandise et la chambre se remplissait des gémissements des deux femmes. Quand il estima qu’elles en avaient assez profité, Farid tendit de la mousse à raser et un rasoir à Brigitte qui obéit sans rechigner à rendre cette chatte totalement lisse avant de reprendre la séance photo.

Satisfaits de leurs prises de vue, les deux hommes tombèrent leurs jeans et saisirent Sophie qui semblait revenir à elle. Ils ne lui laissèrent pas le temps de réagir en l’enculant en double d’un seul coup. La brune hurla, mais, en raison de ce que Marcus lui avait donnée, ce cri ressemblait plus à un cri de plaisir que de souffrance. Les deux salauds sortirent de ce cul déformé et approchèrent leurs bites de la figure de Sophie pour la maquiller de leur foutre. Farid fit un nouveau gros plan sur ce visage souillé puis, alors qu’il se rebraguettait, il vit Malik sortir un objet de la sacoche de l’appareil photo.

— Malik ! Ça suffit avec tes conneries, on verra ça plus tard !

— Tu fais chier ! Moi marquer ces putes, ça m’excite !

— Pense au vieux ! Il risque de s’en prendre à Marcus. Déjà qu’on vient de lui démonter une copine ! N’oublie pas que dans son coin il a des appuis !

— Nous aussi, on en a ! Alors, je l’emmerde !

Il se préparait à marquer la brune avec son fer mais devant le regard sévère de son acolyte et patron, il se ravisa en grommelant : “Fait chier !”

— D’accord pas aujourd’hui ! Mais à la prochaine partouze, elle aura la chatte marquée et Christian lui marquera le cul ! OK ! Dit-il à Farid.

— Ouais pour une fois, répondit Farid. C’est pas con ce que tu dis, je voudrais bien voir la gueule du grand.

— Faites gaffe quand même avec lui, dit Marcus qui venait de remonter. J’ai entendu dire que sur les terrains fallait pas le chercher.

— Attends ! C’est vieux tout ça !

— Peut-être, mais il a du répondant. Je l’ai testé avec Ludivine et Samira. Il me les a démontées pendant deux heures et le soir, il voulait en remettre une couche.

— D’accord Marcus ! Mais on le lui proposera quand même.

— Remarque s’il est réglo avec nous. Il le fera. Cette nana… il m’a avoué que ça fait des années qu’il aimerait la tringler et en faire sa pute ! Bon je vous laisse continuer à vous amuser. J’ai une affaire à faire tourner…

— On va y aller aussi… on va rendre visite au vieux… appelle nous quand il passera te voir… je veux le voir marquer la pute !


lundi 14 septembre 2026

Jouer n'est pas gagner - 03

 

Ce mercredi soir, Il était 21 h 30 quand après avoir dîné, Isabelle déposa son père sur le vieux port. Elle lui conseilla d’être prudent et elle insista pour qu’il garde toujours son téléphone dans sa poche. Le récit de Christian avait renforcé ses soupçons vis-à-vis de Stéphane. Son père n’était ni policier ni magistrat, elle ne voulait pas qu’il fasse quelque chose qui pourrait lui porter préjudice.

Pendant ces deux jours, elle s’était un peu renseignée sur ce fameux bar, son propriétaire mais surtout les contacts de ce Marcus. Ce qu’elle avait découvert ne l’avait pas particulièrement rassurée. Il était évident que dans une arrière-salle de la Belle de Mai, se tenait une salle de jeu clandestine, mais surtout dans les chambres à l’étage, il semblait que Marcus loge des filles que Farid lui envoie pour le plaisir de ses clients. Un de ses contacts à la BRP lui avait envoyé un rapport de surveillance de ce bar. À ce jour, il avait pu identifier cinq filles, quatre étudiantes et une Russe sans papier. Parmi les quatre étudiantes, trois ne faisaient que passer de temps en temps, enfin au moins deux fois par semaine, Chloé, Angie et Maria, toutes trois étudiantes en Histoire de l’Art mais une semblait vivre à demeure dans le bar, une certaine Cassandre ainsi qu’Irina, l’immigrée russe sans papier qui sert aussi de femme de ménage. Plus occasionnellement, ils ont aussi repéré le passage occasionnel de femmes plus âgées qu’ils ont eu l’occasion d’apercevoir sur les trottoirs à putes.

Le dossier constitué était édifiant, elle comprit pourquoi aucune descente de police n’avait été réalisée malgré toutes ces preuves en découvrant les noms des hommes ayant été vus franchir la porte de service le mercredi par les inspecteurs de l’IGPN. Les enquêteurs de la Police des polices confirmait ses soupçons sur le lieutenant Stéphane Lefebvre. Mais il n’était pas le seul, un éminent professeur de l’université, un notaire, plusieurs chefs d’entreprise, un adjoint au maire, un journaliste à la Provence et surtout un juge du tribunal. Quand la bombe allait exploser cela ferait de nombreux dégâts collatéraux et tout le monde avait intérêt à ce que rien ne sorte.

Isabelle avait expliqué tout cela à son père qui, malgré tout, avait insisté pour se rendre au rendez-vous de Stéphane.

— Un homme avertit en vaut deux, lui avait-il répondu calmement. Et, en une heure à la terrasse d'en face, j'avais ce même constat. Ce bar est un bar à putes !

— T’es chiant avec tes airs de tout savoir…

Leur discussion s’était terminée dans un éclat de rire et Christian avait promis à sa fille d’être prudent.


Mon ami n’eut pas besoin d’entrer dans le pub. Dès que Stéphane le vit sortir de la voiture, il s’approcha de lui.

— On va y aller à pied. Je veux vérifier quelque chose.

— Tu es suivi ?

— Depuis quelques jours, j’ai une impression étrange…

— écoute… moi je veux juste discuter avec Marcus !

— Je sais bien et il est d’accord, mais on n’est jamais trop prudent.

Christian se demandait si le policier craignait ses collègues ou une bande rivale de celle de Farid. À Marseille, la guerre des gangs n’est jamais loin.

Après une bonne demi-heure de marche dans la nuit méditerranéenne, les deux hommes se trouvèrent devant la porte métallique de l’arrière salle de la Belle de Mai. Après avoir frappé selon un code relativement simple, la porte s'ouvrit devant eux.

Christian fut aussitôt face à une superbe blonde d'une vingtaine d'années.d'années. Très légèrement vêtue, la jeune femme débarrassant les deux hommes de leur veste.

— Peux-tu dire à Marcus que Christian est là !

— Oui ! J’y vais… répondit la petite blonde.

Mon ami était hypnotisé par le cul de cette étudiante à peine dissimulé sous sa mini-jupe. Certes, il venait pour aider le fils de son ami, mais s’il pouvait faire d’une pierre deux coups, ce ne serait pas de refus. Et cela faisait une éternité qu’il n’avait pas baisé une fille aussi jeune.

Ce fut la voix de Marcus qui le sortit de sa rêverie, un brun de type latino avec une belle carrure, un séducteur né. Stéphane ne l’attendait pas et se dirigea dans la salle où Christian vit que six tables étaient installées, quatre étaient déjà occupées. Il aperçut Jo en train de discuter avec un jeune trentenaire et un homme plus âgé qu’il reconnut comme étant le professeur d’université, dont il avait entendu parler.

Christian se tourna vers Marcus et le salua. Brigitte, occupée derrière le bar à préparer des boissons, ne le reconnut pas immédiatement.

— Il paraît que vous voulez me parler ? lui dit Marcus.

Oui… de cet abruti à la table là-bas… répondit Christian en montrant Joseph d’un signe de tête.

— Jo ! Oh lui ! Il me doit trente-mille balles…

— Je sais… c’est pour ça que je suis la… il vous doit cette somme et vous le laissez jouer… rétorqua Christian en se dressant de toute sa hauteur devant le patron.

— J’y suis pour rien moi… C’est lui qui revient, persuadé de se refaire… et en plus… sa pute attire du monde…

— Ça je veux bien le croire… Mais, il paraît que vous avez menacé sa femme…

— Oh… tout doux l’ami… Je lui ai juste dit que s’il ne me remboursait pas rapidement… Sa femme pourrait le faire avec son cul… En plus elle bosse pas… ça lui occuperait ses journées…

— Et elle est d’accord ?

— Elle ! Elle n’a pas dit non… pas comme la salope du prof…

— Ah bon ! Expliquez-moi !

— Bien sûr ! Lui aussi, il me devait pas mal de fric… J’ai fait un deal avec un pote… et en échange de ce fric, sa femme devait tourner pour lui… Luna Bobs, si vous matez du porno…

— Ça me dit quelque chose en effet, une petite blonde, non ?

— En effet, une belle salope… elle a eu vite fait de rembourser les dettes de son mari… Mais ça ne l’empêche pas de continuer à tourner… elle est devenue une vraie accro au sexe…

— Ça, c’est son problème à lui ! Moi, ce qui m’intéresse, c’est Jo et sa femme…

— Allez lui demander à Brigitte… mais, je suis sûr que vous allez la trouver en train de sucer une bite…

Christian traversa la salle. Jo se figea quand il vit l’ami de son père se diriger vers le bar, mais il ne dit rien. En effet, comme le lui avait dit Marcus, Christian trouva Brigitte occupée avec un vieux. Elle le reconnut mais acheva sa pipe avant de se relever.

— Christian ! Qu’est-ce que tu fous là ?

— Essayer de sortir ton mari de la merde dans laquelle il s’est fourré…

— En quoi ça te regarde ?

— Tu n’es pas au courant ? Marcus veut que tu fasses la pute pour le rembourser…

— Oui je sais… et alors ce n’est pas si mal…

Christian ne savait pas quoi répondre apparemment cette salope acceptait son sort comme si on lui avait dit qu’elle devait faire les vendanges. Qu’allait-il dire à Edmond ? Que son fils et sa belle-fille étaient deux abrutis finis !

— Alors tu as eu ta réponse ?

— Ouais !

— Et alors ?

— Je savais qu’ils n’étaient pas particulièrement intelligents, mais là ! Ça me scie…

— Regarde autour de toi… Tous les mecs qui jouent savent ce qu’ils risquent s’ils perdent… Ils assument…

— Et leurs nanas ?

— Pas mon problème, vieux ! Elles servent de caution…

— Et si elles ne sont pas d’accord ?

— Elles finissent toujours par être d’accord… surtout si on les menace d’une dérouillée…

Christian resta sans voix mais que pouvait-il ajouter ?

— Tu veux te mettre à une table ?

— J’ai pas les thunes…

— Je te donne cinquante jetons à l’œil pour ce soir… ce que tu gagnes en plus, tu le gardes…

— D’accord… Je me mets où ?

— La table avec les vieux ! Dans l’angle…

Christian regarda cette table. Trois hommes, d’au moins son âge, lui sourirent. Il s’approcha. Ils se présentèrent et le plus âgé qui venait de se faire sucer par Brigitte, distribua les cartes. Celles-ci ne lui étaient pas défavorables. Il gagnait, perdait puis regagnait. Vers minuit, deux des joueurs décidèrent de s’arrêter pour rentrer chez eux. L’autre estimant qu’il avait trop perdu pour continuer et s’installa dans un coin pour suivre les parties encore en cours dont la table de Jo. Pour Jo, une fois encore, ce n’était pas sa soirée. À vouloir se refaire, il perdait des sommes astronomiques. Marcus essaya de lui faire comprendre d’arrêter, mais il ne voulait pas en entendre parler.


Christian fit comme son compagnon de table. Il enregistrait ce qu’il voyait, il se disait qu’Isabelle pourrait être intéressée.

— Une petite pipe pour passer le temps ? lui demanda alors une petite voix dans son dos.

Il se retourna et vit la blonde qui leur avait ouvert la porte. À l’allure de son visage, il devina qu’il n’était pas le premier à qui elle proposait cela.

— OK ! Mais dans un coin au calme…

La blonde regarda vers Marcus qui hocha la tête. Cinq minutes plus tard, Christian était dans la chambre de l’étudiante qui se présenta sous le prénom de Cassandre. Il lui tenait la tête tandis qu’elle le suçait. Si sa mission n’avait pas été un succès, au moins il n’avait pas tout perdu. Il devait reconnaître que la petite avait du savoir-faire. Sa bouche montait et descendait le long de sa queue. Elle avait été impressionnée par la taille de l’engin. Elle avait l’habitude des bites semi-molles des vieux qui passaient la voir. Là, elle avait un membre qui avait encore la vigueur de celui d’un homme de trente ans de moins. Quand, Christian la fit mettre à quatre pattes sur le lit pour la prendre en levrette, elle poussa un long feulement.

Christian ne la ménagea pas et la pute semblait aimer cela. Quand il jouit dans le préservatif, elle jouit en même temps que lui. Il ne sut jamais si elle simulait, mais peu importe. Après lui avoir retiré la capote, elle entreprit de lui nettoyer la queue avec sa bouche. Christian qui n’avait pas baisé depuis un long moment fut de nouveau bien excité et il lâcha une nouvelle bordée de sperme sur le visage de la blonde.


Quand il redescendit dans la salle de jeux, il entendit des éclats de voix. Jo avait vraiment perdu beaucoup.

— Mon grand ! Lui disait Marcus. T’as quarante-huit heures pour rembourser tes dettes, quarante-mille balles, c’est un peu trop !

— J’ai rendez-vous avec mon banquier, répondit Jo piteusement

— Je te souhaite bonne chance ! En attendant ta salope reste ici comme caution !

Christian s’approcha du fils d’Edmond et le prit par le bras.

— Allez ! Viens ! Tu as joué tu as perdu ! tu assumes…

— Mais… et Brigitte !

— Ne t’inquiète pas pour elle ! Ils ne vont pas lui faire de mal…

— Ils veulent qu’elle fasse la pute ! Pleurnicha Joseph, désespéré.

— N’est-ce pas ce qu’elle fait toutes les semaines depuis que tu joues ! lui répondit sèchement Christian. Au moins maintenant, elle serait payée pour le faire… Allez viens !

Christian tira Jo hors de la Belle de Mai. Une fois dans ruelle, il lui flanqua son poing au visage suivi d'un deuxième puis d'un troisième qui étala Jo au sol.

— Le premier, c’est pour ton père ! lui dit le grand baraqué. Le deuxième de ma part pour me prendre pour un con et le troisième pour Brigitte qui ne te mérite décidément pas…

— Mais ?

— Tu lui avais promis d’arrêter…

— Oui mais…

— Bien ! Écoute… demain tu vas voir ton banquier… tu t’arranges avec lui pour trouver ces quarante-mille balles. Ensuite je te mets au frais jusqu’à ce que tu aies guéri ton addiction…

— D’accord, lui répondit Jo en se massant la mâchoire…

— Ce soir tu viens avec moi, chez ma fille. Tu dormiras sur le canapé…