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jeudi 9 mars 2023

La Pomme - Marie Cécile

 

La pomme était presque invisible dans cette corbeille de fruits, entourée de nombreuses autres pommes.

Marie-Cécile ne quittait pas du regard le père Sylvain. Elle était au premier rang de l'assemblée. Elle représentait une association d'aide aux démunis. Le père Sylvain finissait la messe qui clôturait la journée de reprise de cette association, comme tous les ans à l'automne. Pour lui, c'était une première. Il venait d'arriver dans cette paroisse, à la grande surprise des paroissiens qui ne s'attendaient à ce que leur nouveau prêtre fut un jeune prêtre dans la force de l'âge.

Marie-Cécile, comme de nombreux fidèles, était tombée sous le charme de cet homme de Dieu. Elle venait assister aux offices pour le plaisir de voir ce regard, ce sourire qui la faisait fondre. En rentrant chez elle, son corps était empli d'envies que son mari ne savait pas assouvir.

Après avoir passé une journée entière en présence du père Sylvain, elle sentait des vagues de désirs monter en elle.

Elle ne cessait pas d'imaginer ce corps qu'elle imaginait musculeux. Cet homme qu'elle voyait passer le matin, sous ses fenêtres. Cet athlète qui partait courir à travers les champs. Elle attendait son retour. Elle l'imaginait alors nu sous sa douche après l'effort. Elle aurait aimé passer ses mains sur ce torse, se coller contre lui et le sentir contre sa poitrine. Elle lui aurait massé le dos, les cuisses, les fesses.

La messe d'envoi se terminait. Jamais elle ne s'était sentie dans cet état. Au moment de la communion quand le père Sylvain avait posé l'hostie consacrée sur sa langue, elle eut un orgasme. Heureusement, sa place était au premier rang et elle n'eut que quelques pas à faire pour se rasoir. Elle choisit de se mettre à genou alors que des vagues de plaisir parcouraient son ventre et que sa cyprine inondait sa culotte.

Elle récupérait lentement, elle fixait les corbeilles de fruits pour essayer de ne plus penser au père Sylvain. Les yeux humides, les pupilles dilatées, elle eut l'impression de voir la pomme rouge se désagréger.

Deux nuages de fine poussière rouge enveloppèrent Marie-Cécile et le père Sylvain sans que personne ne s'en rendit compte.

Il termina sa messe comme un automate et lorsqu'il envoya les fidèles, il vit que Marie-Cécile était toujours à genoux.

Ils étaient seuls dans l'église. Il s'approcha d'elle. Elle lui souriait, ses lèvres étaient rouges et gonflées. Les nanorobots de la pomme agissaient chez la paroissienne.

Il la fixa dans les yeux. Il souleva son aube. Elle ouvrit son pantalon. Elle mit à jour un sexe noir comme l'ébène, raide, au garde à vous. Instinctivement, elle le prit en bouche.

Elle tétait le gland, elle l'avala doucement. Elle ne recula pas quand elle le sentit au fond de sa bouche et que le père Sylvain lui maintint la tête pour la pénétrer plus profondément.

Elle hoqueta un peu, elle bavait. De la salive légèrement rosée coulait sur son menton, enduisait la hampe virile qui coulissait dans sa bouche.

Le père Sylvain recula, il passa alors derrière Marie-Cécile, toujours à genou.

Il souleva la jupe. Il découvrit des fesses pâles, charnues. Il écarta la culotte blanche et il introduisit son membre viril dans chatte trempée et accueillante de la femme.

Elle gémissait, elle était en extase. Elle subissait avec plaisir le vigoureux pilonnage du jeune prêtre. À chaque pénétration, elle sentait la queue taper au fond de son vagin. Elle poussait de petits cris. Jamais, elle n'avait ressenti cela, elle ne voulait pas que cela s'arrête.

Soudain dans un rugissement primal qui résonna dans toute la nef, le père Sylvain explosa dans son ventre. Il libéra sa semence au fond du ventre fécond de sa paroissienne. Elle joignit ses cris de plaisirs à celui du mâle qui la possédait.

Elle s'effondra sur le sol, elle perdit brièvement conscience de la réalité. Le père Sylvain semblait disparaître dans un nuage de poussière rouge.

Quand elle reprit conscience, elle était à genou face à l'autel, seule dans l'église.

Le père Sylvain se tenait debout devant elle.

— Tu vas bien, Marie-Cécile ?

Sa bouche lui faisait mal, elle sentait un liquide couler entre ses cuisses.

— Oui, mais que s'est-il passé ?

— Je ne sais pas, mais après la communion, tu t'es agenouillée, tu semblais absente… Tu es restée comme cela même après la messe. J'ai eu le temps de ranger et de me changer. 

— Je priais pour tous ces gens que nous allons aider…

-- C'est bien, mais tu devrais rentrer, ton mari va s'inquiéter. 

Elle se releva.

Le père Sylvain lui sourit. Quand elle le regarda, elle vit une lueur rouge au fond de ses yeux.

 

La pomme rouge était sur cette table, dans cette chambre. Un bébé métis dormait dans son berceau, sous le regard de sa mère.

jeudi 13 mai 2021

La Pomme - Maud


La pomme luisait dans le panier de fruits.

 

Gaël préparait leurs sacs à dos pour cette randonnée de quelques heures dans la montagne. Comme tous les ans, ils aimaient profiter des couleurs de l'automne pour faire une dernière sortie avant que la neige ne les empêche d'accéder aux alpages.

Il vérifiait qu'il n'avait rien oublié et sans comprendre pourquoi, il glissa la pomme dans le sac de sa compagne.

Cela faisait maintenant plus de dix ans qu'ils vivaient ensemble. Ils partageaient leurs joies et leurs peines, leurs envies et leurs frustrations, leurs réussites et leurs échecs.

— Maud ! Es-tu prête ?

— Oui ! Juste le temps de passer aux toilettes et j'arrive.

Il déposa leurs sacs dans le coffre de la voiture qu'il sortit du garage pour l'attendre. Quelques minutes plus tard, elle monta souriante.

— C'est parti pour notre dernière balade de la saison ! dit-elle en posant sa main sur la cuisse de son ami.

— En route !

Il se gara à l'ombre des arbres jaunis par l'automne et ils entamèrent la montée sur le sentier qui traversait la forêt. Main dans la main comme les amants qu'ils ne cessaient d'être en dépit de leur plus grand chagrin.

— Tu sais j'aurais tellement aimé partagés ces excursions avec deux ou trois bambins autours de nous.

— Je le sais ma chérie, mais la nature en a décidé autrement !

— Et si nous finissions notre dossier pour adopter ?

— Je croyais que tu ne le voulais pas, que tu t'étais résignée ?

Il s'arrêta et la prit dans ses bras pour l'enlacer.

— Ma chérie, tu sais bien que cela me ferait énormément plaisir.

— Oui ! Je le sais et je pense que je bloquais pour finir ce dossier car je ne me sentais pas prête pour être mère. Mais nous vieillissons, nous sommes maintenant sur de ce que nous avons envie.

— Tu sais que la venue d'un enfant va modifier nos vies, radicalement !

— Oui ! Bien sûr ! dit-elle en caressant son ventre plat. Je sais que je suis prête à accueillir un enfant !

Dans le sac de la jeune femme, comme si elle avait entendu ces mots et la sincérité avec laquelle Maud les avait prononcés, la pomme se mit à vibrer imperceptiblement.

Les deux amoureux sortirent du couvert de la forêt et traversèrent la prairie ou quelques champignons s'épanouissaient grâce la chaleur du soleil. Ils se dirigeaient vers une cabane de berger où ils savaient qu'ils trouveraient un point d'eau.

Cela faisait quelques semaines que le troupeau était redescendu dans la vallée. Ils étaient seuls entourés par les cimes enneigées qui fermait le cirque autour d'eux. Ils pouvaient voir les herbes plier sous le vent comme les vagues de l'océan. Dans le ciel quelques vautours planaient à la recherche de leur prochain repas.

Ils s'installèrent sur des rochers surplombant la petite source d'eau claire tout en savourant leurs sandwichs. Ils mangeaient en silence pour s'imprégner du calme et de la sérénité de l'endroit.

— Tu n'as pris qu'une pomme ? demanda Maud en la prenant au fond de son sac.

— Non ! Enfin j'étais sûr d'en avoir pris une pour chacun.

— Ce n'est pas grave, dit-elle. Nous allons la partager.

Elle la tendit à Gaël qui sortit son couteau de sa poche et commença à trancher la pomme.

Il fut surpris par la fermeté du fruit mais il parvint à le couper. Il pouvait sentir les effluves de pommes, cela le mit dans une sorte de béatitude qu'il ne comprenait pas. Il donna sa part à la jeune femme qui aussitôt croqua à pleine dent dans sa moitié.

Elle avait à peine fini de mordre que les deux amants furent entouré d'une nuée rouge. Ils étaient enivrés d'extase. Les yeux rouges et brillants, Maud approcha son visage de celui de Gaël. Leurs lèvres se soudèrent et ils roulèrent dans l'herbe. Pris d'une frénésie sensuelle, leurs vêtements ne tardèrent pas à finir en éparpillés autours d'eux.

Maud allongée sur le dos écarta les cuisses avec plaisir lorsque le bas ventre et le sexe érigé de Gaël se présenta devant la grotte trempée de désir prête à accueillir le nectar de l'homme.

L'homme et la femme bougeait à l'unisson. Au plus profond des corps, les micro-robots issu de la pomme modifièrent quelques détails infimes.

Quand il se répandit dans le sexe de sa femme leurs cris de plaisirs se mêlèrent aux sons de la nature qui les entourait. Une vibration d'extase dont ils étaient le centre se propageait autour d'eux et un ovule se libéra des tréfonds de Maud.

Epuisés par cet orgasme qui les avait transpercés, ils mirent du temps à réaliser ce qu'ils avaient fait. Ils se sourirent, Gaël essuya une trace rouge au bord des lèvres de celle qui allait bientôt devenir son épouse et reprirent leur promenade.

 

Quelques mois plus tard, dans la salle d'accouchement d'une maternité, un bébé poussa son premier cri.

 

La pomme attendait entre deux pierres à côté de la source.

mercredi 4 novembre 2020

La Pomme - Jade

 

 

Entre les flacons d'huiles relaxantes, la pomme se faisait discrète.

 

Simon entra dans la salle de massage en sortant du hammam. Il profitait de ses quelques jours de congés pour s'occuper de lui après une année éprouvante tant sur le plan du travail que sur le plan sentimental. Son amie venait de le quitter après plusieurs années de vie commune car elle ne supportait plus "son esprit torturé de surdoué" comme elle disait.

Il sourit à la jeune femme qui l'accueillait et l'invita à s'allonger sur la table de massage. Il appréciait le professionnalisme de ce centre de remise en forme. Tout était fait pour que les clients se sentent bien et le cadre en bord de mer n'était pas non plus pour lui déplaire.

Il retira son peignoir et s'allongea sur le ventre.

Jade prit s'enduit les mains d'huile et commença à masser la nuque de l'homme allongé. Ce n'était pas la première fois qu'elle s'occupait de lui et elle se demandait bien pourquoi il avait l'air si triste. Quand elle se promenait dans les couloirs de l'institut, elle le voyait toujours seul, plongé dans un livre où alors à dessiner des croquis sur un petit carnet. Elle n'avait pas osé l'aborder pour lui demander ce qu'il mettait en image.

Elle sentait l'homme se détendre sous ses doigts fins. Elle reprit de l'huile pour masser les épaules et les bras. Elle le vit sourire.

— Excusez-moi !

— Oui ! dit-elle.

— Est-ce bien une pomme qui se trouve derrière vos flacons ?

Intriguée, la jeune femme se demandait de quoi il parlait et vit alors la pomme.

— Euh ! Oui, ça en a l'air…

Elle se demandait bien d'où elle venait car le personnel avait interdiction d'apporter de quoi manger ou boire dans les cabines de massage. La direction était intraitable sur ce plan.

— Est-ce que vous pourriez me la donner, s'il vous plait ? Je vous en rendrai une.

Elle ne sut que répondre et voyant son trouble, Simon continua.

— Ce matin, je suis parti faire une balade en vélo et j'ai mis bien plus de temps que je ne pensais du coup, je n'ai pas été à l'heure pour le repas et je commence à avoir faim. Jade sourit et alla chercher la pomme qu'elle lui tendit. Au moment où il prit la pomme, les extrémités de leurs doigts se touchèrent et ils furent traversés par une ondes de désir. Ils se regardèrent troublés. Simon sourit et croqua dans le fruit. Jade le regardait mâcher et avaler la bouchée. Il lui proposa de goûter aussi et elle mordit à son tour. Instantanément, ils furent enveloppés par un parfum suave qui les enivrât.

Sans se poser de questions, Jade reprit le massage de Simon mais au lieu de s'arrêter au bas des reins, elle fit glisser le boxer de l'homme et lui massa les fesses. Ses mains douces appréciaient la fermeté de la musculature de l'homme. Elle descendit sur les cuisses et les mollets. L'homme fermait les yeux appréciant les gestes précis et décontractant qu'elle lui prodiguait. Il gémissait de bien-être et complètement détendu, il se retourna sur le dos.

Jade regardait la nudité de l'homme qui s'exposait devant elle. Elle ouvrit sa blouse, fit glisser sa culotte à ses pieds et monta sur la table pour chevaucher la virilité qui s'offrait à elle. Lentement elle descendit sur le ventre de Simon qui ne bougeait pas. Il la regardait faire, souriant en silence, l'invitant à s'empaler en profondeur. Le sexe entrait dans son ventre, il ne rencontrait pas de résistance. Quand ses fesses furent en contact avec ses cuisses à lui, elle entama un mouvement de va et vient sur la queue qui la pénétrait au plus profond de son être. Simon tendit les bras pour caresser la poitrine ferme qu'il avait devant les yeux. Les deux amants fermaient les yeux, perdus dans leur monde. Leurs soupirs emplissaient la pièce.

L'extase les prit en même temps et Jade s'allongea sur la poitrine de Simon qui referma ses bras sur son dos en un geste protecteur.

Simon venait de refermer le coffre de sa voiture pour quitter le centre quand Jade se présenta devant lui un sac de voyage à la main. Il lui ouvrit la portière et elle s'installa.

 

Sur une table de pique-nique de cet aire d'autoroute, les derniers feux du soleil couchant firent briller une pomme écarlate.


jeudi 29 octobre 2020

La Pomme - Corinne

Au fond d'un sac, sous un maillot trempé, une pomme vermillon attendait.

 

Hélène et Corinne sortaient de l'eau après presqu'une heure à enchainer les longueurs, elles commençaient à sentir leurs muscles tirer. Comme tous les dimanches matin, elles laissaient leur mari et enfants pour se retrouver entre copines à la piscine.

— On a bien nagé… J'en ai mal au bras.

— Oui moi aussi mais ça fait du bien.

Bras dessus-dessous, les deux femmes revenait vers les vestiaires pour prendre une douche et se rhabiller avant de rentrer chez elles.

— Il y a beaucoup de monde ce matin, constata Corinne.

— Oui je crains que ne devions nous changer dans la même cabine.

— Bah ! Nous l'avons déjà fait, non ?

— Oui ! répondit Hélène en rigolant. Je me souviens encore de la tête des gens quand nous sommes sorties en rigolant de la cabine.

— ah ! Les gens sont tellement cons… que veux-tu ?

Corinne ouvrit la porte de la dernière cabine libre. Par chance, c'était la cabine pour personnes handicapées, elles auraient de la place pour se retourner.

— Tiens la personne précédente a oublié son sac !

— Nous le poserons à l'accueil en sortant, dit Hélène en prenant le sac.

— Oh ! Regarde ! ajouta-t-elle en voyant la pomme rouler sur le sol et arriver entre les pieds de son amie.

Corinne se pencha pour la ramasser, elle frissonna en la prenant entre ses doigts. Son œil se fit brillant.

— Qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda-t-elle en découvrant une lueur rouge passer dans le regard de Corinne.

— Rien ! J'ai juste eu l'impression d'être piquée.

— Regarde tes mains sont rouges !

— Ça doit venir de la pomme…

— Oui surement ! Maintenant, avec tous les produits chimiques qu'ils rajoutent, ils doivent aussi leur colorer la peau.

— Oui surement ! Tiens regarde !

Hélène prit la pomme des mains de Corinne et ressentit à son tour le frémissement du fruit.

— Elle a l'air goûteuse… Tu crois que je peux croquer pour goûter ?

— Sa propriétaire ne te dira rien et si elle râle, on lui en achètera une.

En souriant Hélène croqua dans le fruit. Aussitôt ses sens se troublèrent, elle ne voyait plus son amie de la même manière. Elle avait devant maintenant une femme désirable. Elle s'approcha d'elle et lui posa les mains sur les hanches. Corinne qui venait de retirer son maillot ne disait rien, elle aussi subjuguée par Hélène. Elle sentait les effluves enivrants du fruit à chaque respiration.

Les deux se regardèrent longuement avant que leurs lèvres ne se soudassent en un long baiser.

Soudain un bruit à l'extérieur de la cabine les fit sursauter et reprendre leurs esprits.

— Qu'avons-nous fait ?

— Je ne sais pas, mais avoue que ce n'était pas désagréable…

Corinne rougit en souriant.

— Oui ! Tu as raison, ce n'était pas désagréable…

Elles finirent de se vêtir et sortirent main dans la main de la piscine. Corinne raccompagna son amie chez elle, mais au moment de se séparer, elles ne purent résister à l'envie de s'embrasser de nouveau. Le contact entre leurs lèvres fut électrique et leur langue se mélangeaient avec passion. Au moment de reprendre leur souffle, Elisabeth proposa à Corinne de rester quelques minutes avec elle.

— Je suis seule, mon mari et mes enfants sont partis faire le marché.

Dans le salon, les deux femmes reprisent par une pulsion qu'elles ne contrôlent plus, s'embrassent, se caressent, se déshabillent. Corinne allongea Hélène sur le canapé, ses lèvres se posèrent sur la peau frémissante de sa compagne. Lentement, elle la couvrait de baisers guidée par les mains qui lui tenait la tête. Tour à tour ce furent les tétons qui furent léchés, mordillés, aspirés. Puis en soupirant, Hélène guida le visage de sa compagne entre ses cuisses. Il ne fallut pas longtemps pour que l'action combiné de la langue et des doigts n'entrainât des râles de plaisir. Corinne jouait avec ses doigts dans le sexe trempé. Hélène en réclamait encore plus. Prise d'une impulsion, sans comprendre pourquoi, Corinne introduisit tous ses doigts puis sa main entière dans la chatte qui s'ouvrait affamée. Elle pouvait voir les jus d'amour de son amie couler sur sa main, entre ses cuisses. Elle se tortillait, sa main puis son bras semblait comme aspirer par ce gouffre qui béait de plus en plus.

— Oh oui ! Encore ! Continue !

La jeune femme se tordait de plaisir sur la main de sa compagne, elle haletait. "Plus fort ! Plus profond !"

A ces mots, Corinne poussa sa main lus profondément. Son bras entrait. La mouille coulait rouge écarlate, elle eut envie de lécher, de goûter ce liquide, hypnotisée par l'odeur qui se dégageait.

Changeant de position, les deux femmes se mirent tête bêche pour se donner mutuellement du plaisir avec leurs mains. Leurs chattes étaient si gourmandes et si souples qu'elles pouvaient maintenant faire aller et venir leurs deux mains réunies. Elles perdirent toute notion de temps et d'espace. Avec leur bouche, leur langue, leurs dents, elles se stimulaient l'une l'autre, les poings serrés entraient et sortaient de ce qui avait été jusque-là le lieu de leurs plaisirs conjugaux. Leurs grognements de plaisirs purs emplissaient la pièce sans discontinuer.

Ce fut dans état que le mari de Corinne les découvrit. Il dut faire appel aux services d'urgence qui leur administra un calmant avant de les conduire à l'hôpital. Elles finirent leur vie sous sédatif car dès que le médicament ne faisait plus son effet, elles se jetaient l'une sur l'autre ou sur toute autre femme qui avait la malchance de se trouver à leur côté.

Une pomme rouge avait roulé sous un thuya dans le jardin.

mardi 23 juin 2020

La Pomme - Claire

La pomme rubis attendait posée sur cette commode empire.

Elisabeth et Nicolas cherchaient une place de stationnement dans les rues étroites de cette vieille cité médiévale.

— Cette ville est vraiment magnifique mais c'est un peu compliqué pour se garer. J'espère que Claire à un garage, dit Elisabeth à son mari.

— Je ne sais pas, pour le moment je cherche où me mettre… maugréa-t-il.

— Ah ! Voilà !

Il s'engagea alors dans un créneau.

 

Claire les embrassa quand elle les accueillit sur le pas de sa porte.

— Quelle mouche t'a piquée quand tu as décidé de venir te perdre ici ?

— J'en avais assez de la trépidante vie parisienne. Ici je suis au calme pour créer. Venez ! Je vais vous faire visiter.

Elle conduisit ses hôtes dans un couloir étroit qui conduisait à une petite cour intérieure baignée de soleil.

— Voici mon atelier ! leur dit-elle en leur montrant la cour et la pièce vitrée qui se trouvait de l'autre côté. Cette maison appartenait à un artisan ébéniste et j'ai reconverti son atelier en espace de travail de création pour moi.

— C'est super ma chérie ! s'exclama Elisabeth

— C'est sûr qu'ici tu es au calme, confirma Nicolas

— Suivez-moi, le repas est prêt, je vous propose de manger et ensuite je vous ferai découvrir la vieille ville. Nicolas ! Toi qui es fan de vieilles pierres, tu vas être aux anges.

L'homme sourit à cette remarque. Il avait déjà remarqué en passant deux ou trois édifices qu'il aimerait bien examiner de plus près.

Pendant le repas, ils se racontèrent ce qu'ils avaient fait et vécu depuis leur dernière rencontre, leurs voyages, leurs passions, leur travail qui les conduisait parfois à l'autre bout du monde.

— On ne va pas aller très loin cet après-midi mais je connais une boutique d'antiquités qui nous fera voyager dans le temps et l'espace. Je ne sais pas comme font les propriétaires, mais ils ont toujours des objets tous plus fascinants les uns que les autres.

L'œil brillant à ses mots, Elisabeth ne put s'empêcher de demander à son amie de commencer par ce magasin, ils iraient ensuite voir les autres monuments de la cité. En rouspétant un peu, Nicolas acquiesça.

Emmitouflés dans leurs parkas, ils longèrent les vieux remparts pour débusquer la caverne d'Ali-Baba, ce lieu où on peut trouver tout ce que les artisans et artistes du monde entier ont imaginé. Des clochettes tintinnabulèrent quand ils poussèrent la porte d'entrée et ils furent immédiatement plongés dans une autre dimension. Un homme d'un âge indéterminé s'approcha d'eux pour leur demander ce qu'il désirait.

— Nous venons juste voir ce que vous avez, dit Claire.

— Très bien, je vous laisse regarder mais si vous avez besoin d'un renseignement, je suis dans l'arrière-boutique.

— Merci !

Alors qu'ils passaient entre les meubles déposés çà et là sans logique apparente, Nicolas eut le regard attiré par une lueur rouge. Il s'approcha de la source de la lumière et découvrit une pomme sur le marbre d'une commode de style Empire. Sans comprendre pourquoi, il tendit la main et la glissa dans sa poche. Après avoir fait le tour de la boutique, Claire informa l'homme qu'ils n'avaient rien trouvé à leur plaire.

— Vous êtes sûrs ? disait-il en fixant Nicolas du regard.

— Oui sûrs et certains ! répondit Elisabeth, même pas une babiole ! Et pourtant vous en avez de belles mais aucune qui ne m'a fait fondre de désir.

Il sourit à ces mots et les salua en les regardant franchir le seuil.

 

A quelques pas de là, ils passèrent sous un porche pour visiter le cloître d'un monastère abandonné et transformé en lieu de rencontres et d'expositions. Nicolas admirait l'architecte du lieu en commentant à l'intention de ses compagnes. Quand ils traversèrent le chœur de la chapelle, il sentit quelque chose vibrer dans sa poche, il y plongea la main et ressortit la pomme.

— Tu te promènes avec une pomme maintenant ! lui dit sa femme intriguée.

— Non ! Euh… Oui ! En effet. Il rougit en avouant qu'il l'avait trouvée sur un meuble chez l'antiquaire.

— Et tu voles ?

— Non écoute, je ne sais pas ce qui m'a pris mais je l'ai vu sur ce meuble et j'ai tendu la main.

Alors qu'il tenait le fruit devant eux, Claire tendit la main à son tour et le fit tourner entre ses doigts.

— Humm ! Elle a l'air bonne.

Et sans attendre la réponse de Nicolas elle mordit à pleine bouche.

Aussitôt, la pomme explosa en une myriade de petit fragment et les recouvrit des pieds à la tête. Ils restèrent hébétés quelques secondes et leurs yeux s'emplirent de désirs les uns pour les autres. Comme emportés par une autre volonté, Nicolas prit ses compagnes par le bras, une de chaque côté et pressant le pas, ils regagnèrent le domicile de Claire.

— Il était temps ! Dit Elisabeth en se jetant comme une folle sur son mari. Sa bouche cherchant la sienne.

De son côté, Claire n'était pas en reste et de ses doigts agiles, elle entreprenait de retirer la veste de son ami afin de pouvoir glisser ses mains sous le pull pour apprécier la fermeté de la musculature de l'homme. Lui, il caressait les chevelures des femmes en les effleurant du bout des lèvres.

Ils se battirent un peu avec les vêtements et le trio entrepris une complexe gymnastique amoureuse ou tour à tour, chacun se retrouvait à embrasser les autres.

Les deux femmes se mirent à genou devant leur mâle et commencèrent à lui prodiguer une gâterie qui ne le laissait pas indifférent. Pendant que l'une le prenait dans sa bouche, l'autre lui caressait les fesses. Il gémissait, vibrait de plaisir et de bien-être.

Il les releva et les conduisit à la chambre. Les deux femmes le poussèrent sur le lit et il se retrouva sur le dos, le sexe érigé. Sans attendre, Elisabeth vint le chevaucher. Claire ne voulant rester seule, s'installa au-dessus du visage de Nicolas qui commença à la lécher les replis d'un sexe luisant d'excitation. Au-dessus de l'homme, les deux femmes s'embrasaient et se caressaient la poitrine.

La pièce se remplissait d'odeurs de femmes excitées, de transpiration masculine. Les corps changeaient de position au rythme de leur envie.

Maintenant, Claire était à quatre pattes sur le lit, il venait de glisser son membre raide entre ses fesses. Elle fermait les yeux appréciant cette pénétration inhabituelle pour elle tandis qu'Elisabeth guidait son visage entre ses cuisses pour être lécher.

Le temps s'écoulait, les jouissances se succédaient aux jouissances. Nicolas répandait son nectar dans l'une ou l'autre des femmes. Il n'avait jamais été aussi en forme. Ses yeux étaient rouges comme ceux de ses compagnes. Au bout d'un temps indéterminé, leurs trois cris se réunirent en un seul hurlement de plaisir bestial et ils s'effondrèrent les uns sur les autres.

Les deux femmes reprirent conscience avec les rayons du soleil levant qui envahissait la chambre. Elle découvrir le corps inerte de Nicolas.

Une crise cardiaque dit le médecin qui vint constater le décès. Depuis ce jour, les deux femmes ne se quittèrent plus.

 

Une pomme rouge venait de reprendre place sur le rebord d'une fenêtre d'un atelier de peinture.


vendredi 19 juin 2020

La Pomme - Léa


La pomme brillante comme un rubis se détachait sur le gris du granit poli.
Comme tous les ans en ce début mai, Raphaël se rendait avec sa petite fille Léa pour déposer du muguet sur la tombe d'Alice.
Il y a maintenant trois ans, elle le laissait seul avec Léa qui venait de naître. La petite fille lui tenait la main parlant avec entrain dans les allées de ce cimetière.
— J'aime bien venir voir maman ! J'aime lui apporter des fleurs, je suis sûre qu'elle aime ça.
— Oui ma chérie ! Ta maman aimait beaucoup les fleurs et le muguet est sa fleur préférée. Avant que tu arrives, nous allions en chercher en forêt.
— Tu m'y emmèneras ?
— Bien sur mon amour.
Lorsque l'enfant aperçut la tombe de sa mère, elle lâcha la main et se mit à courir. Comme à chaque fois qu'il venait ici, les yeux de Raphaël s'embuaient de larmes. Depuis le décès de son épouse, il n'avait jamais eu l'occasion de penser à lui, à sa vie amoureuse. Son bébé et son travail lui avait pris tout son temps. Sa mère et sa sœur le pressait de leur confier la petite pour qu'il puisse prendre du temps pour lui, rencontrer du monde. Il n'en ressentait pas le besoin.
— Papa ! Qu'est-ce que c'est ?
Il vit la pomme et fut surpris.
— Je ne sais pas !
Léa ramassa la pomme et la regarda.
— Tiens papa ! Tu crois que c'est un cadeau de maman, pour moi ?
— Peut-être ma puce ! dit-il en prenant le fruit. Il la regarda attentivement, il la tourna et la retourna.
— C'est une étrange pomme, peut-être ne devrait tu pas la manger.
— Mais, on pourrait la ramener à la maison ? Cela me ferait un souvenir !
— Bien sûr ! répondit-il en la mettant dans sa poche.
Ils déposèrent les brins de muguet sur la tombe et après un dernier au-revoir, ils regagnèrent leur appartement. Léa déposa la pomme sur un buffet à côté d'une photo de sa maman disparue.
Raphaël regarda sa fille avec tendresse et cru entrevoir luire le fruit artificiel quand la petite fille posa ses lèvres dessus pour l'embrasser comme elle aurait embrassé la joue de sa mère. Il ne s'attarda pas.
Il devait préparer le repas pour sa sœur Maud qui passait le voir avec une amie.
Léa posa la pomme à côté de la photo de sa mère, une jeune femme au regard triste.

La sonnette retentit, Léa sauta du canapé toute excitée, oubliant son dessin animé.
— C'est tata !
Il se leva à son tour pour accueillir les jeunes femmes.
— Raphaël, je te présente Angélique.
— Enchanté de te rencontrer, lui dit-il en s'approchant pour l'embrasser.
Pendant ce temps, la petite fille tirait sur la jupe de sa tante pour lui montrer la pomme.
— Regarde le cadeau que maman nous a fait !
En voyant le fruit, Maud sourit.
— C'est très joli ! Où l'as-tu trouvé ?
— Au cimentière sur la tombe de maman.
Il raconta comment ils avaient découvert l'objet en allant déposer quelques brins de muguets. Ils avaient décidé de le rapporter avec eux. Intriguée par la lueur qu'il dégageait, Angélique se pencha.
— Je peux ? demanda-t-elle en le prenant entre les doigts.
— Oui, bien-sûr ! lui dit Raphaël. Au moment où elle l'approchait de son visage pour mieux l'observer, la pomme se délita. Un nuage de poussière rouge les enveloppa. Surpris et étonnés, les deux jeunes gens ne réagirent pas tout de suite. Dans la cuisine, le minuteur signalait la fin de la cuisson du plat.
— Je crois que nous pouvons passer à table, releva Angélique en souriant à Raphaël, les yeux brillants de désir.
Tout au long du repas, ils se regardèrent, les yeux enamourés. Après le dessert, lorsque Maud annonça qu'elle devait partir, Angélique lui dit qu'elle resterait bien un peu.
— Oui ! dit Raphaël. Reste un peu ! Je te raccompagnerais plus tard.
Pour la première fois depuis trois ans, il se sentait rempli de désir pour une femme.
Amusée, Maud les embrassant en partant.
— Soyez sage ! leur lança-t-elle.
Dès que la porte fut refermée, Léa était couchée depuis longtemps, ils s'embrassèrent.
Leurs lèvres se soudèrent l'une à l'autre. Leurs vêtements tombèrent les uns après les autres sur le sol. Leur étreinte les conduisait vers la chambre.
En douceur, Raphaël allongea sa compagne sur le lit, et lentement, ils fusionnèrent.
Ils luttèrent toute la nuit, redécouvrant avec un plaisir partagé ce que leur envie de désir commun leur disait d'essayer.
Au petit matin, c'est une petite fille, les yeux encore rempli de sommeil qui vint tirer son papa des bras de son amoureuse pour demander son biberon. En voyant la jeune femme, elle lui demanda.
— Tu vas devenir ma nouvelle maman ?
Surprise et étonnée, Angélique ne put que lui répondre.
— Si tu le veux, et si ton papa le veut.

Devant la photo de la maman qui arborait un grand sourire, la pomme luisait dans le soleil levant.

lundi 15 juin 2020

La Pomme : Amélie

Au pied de la pile de pommes bien ordonnée de cet étal, la pomme brillait de tous ses feux au soleil du printemps.
— Quentin, j'aimerai bien une pomme ! dit Amélie à son ami.
Il se rapprocha de la file de clients qui attendaient pour être servis et en surveillant les vendeurs occupés, un à présenter des radis, un autre à faire gouter des fraises, il tendit la main. Il était attiré par cette pomme rouge qui semblait lui dire "Prends-moi !"
Une fois son forfait accomplit, il revint vers la jeune fille et lui montra un grand sourire aux lèvres le fruit de son larcin. Ravis et riant aux éclats, ils enfourchèrent leurs vélos et quittèrent la place du village pour se rendre dans le petit bois aux amoureux. Après quelques minutes de course effrénée, ils atteignirent la clairière aux fées. Ils posèrent leurs bicyclettes contre un arbre et main dans la main, ils s'assirent sur l'herbe à l'ombre du dolmen.
Quentin sortit la pomme volée de sa poche et la proposa à son amie.
— Partageons-la !
— Je n'ai pas de couteau.
— Pas grave ! On mordra dedans chacun à notre tour, dit Amélie en croquant dans le fruit.
Elle le tendit au jeune garçon qui a son tour en mordit une bouchée.
Aussitôt, leur bouche se remplit des arômes gouteux et juteux du fruit. Un sentiment de bien-être les enveloppa. Leurs visages se rapprochèrent et ils firent ce qu'ils n'avaient encore jamais osé faire. Ils échangèrent leur premier baiser. Un baiser fougueux mais maladroit, des langues qui se cherchent, un échange de salive.
Ils ne se rendirent pas compte que la pomme se délitait et qu'une poussière rouge mystérieuse les enveloppait.
Quentin pris d'une envie subite, souleva le pull d'Amélie qui se laissa faire. Il découvrait pour la première fois ses petits seins pales et après un échange de regard, il déposa ses lèvres sur les petites framboises qui se laissaient parfois deviner sous les légers chemisiers d'été.
Amélie caressait ses cheveux et l'encourageait par ses gestes et ses gémissements de bien-être. Les deux adolescents roulèrent dans l'herbe. Allongée sous le garçon, Amélie lui ouvrit la chemise. De ses doigts fins, elle lui caressait le torse. Elle pouvait sentir sur son ventre son désir augmenter. Sans un mot, après une seconde d'hésitation mais en sachant parfaitement ce qu'ils voulaient faire, ils se séparèrent. Ils se mirent nus l'un devant l'autre
Amélie sur le dos écarta ses cuisses et poussa un petit cri quand le sexe de Quentin déflora son intimité. Elle l'encourageait à prendre possession de son ventre. Elle se sentait bien. De son côté, il sentait une vague de plaisir sauvage monter en lui. Il n'était plus un enfant, il devenait un mâle qui prenait possession de sa femelle.
Alors que le soleil les éclairait de ses rayons, il fut enfin au fond du ventre de la jeune fille. Elle frissonnait, elle lançait son bassin à la rencontre du membre de son amant, qui allait et venait de plus en plus vite et de plus en plus profond. Elle découvrait des sensations inconnues. Leurs bouches soudées dans un baiser qui n'en finissait pas leurs permettaient de continuer à échanger les saveurs du fruit défendu.
Le plaisir était en train de les submerger quand Quentin se souleva et pris d'une frénétique envie de jouir posa ses mains sur le cou étroit de sa compagne. Alors qu'il atteignait le sommet du plaisir, il serra les doigts. La jeune fille tout à son orgasme ne se débattait pas.
Il répandit enfin son nectar dans le calice prêt à le recevoir. La clairière fut remplie de leurs cris de plaisir et dans un ultime sursaut, il renforça sa prise sur la gorge de son aimante qui ferma les yeux pour la dernière fois.
— Amélie ! Amélie !...
Prostré au-dessus du corps inerte, en larmes, Quentin répétait en boucle : Qu'avons-nous fait ? Qu'ai-je fait ?
Ce fut dans cette position qu'il fut retrouvé par les gendarmes.

Quand le calme fut revenu dans la forêt, une pomme rouge brillait sur un tapis de mousse entourée de brin de muguet en fleurs.