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samedi 26 juillet 2025

Journal d'un Impuissant - 06 -

 

Jamais deux sans trois dit l’adage. Je ne me résignais pas et une nouvelle fois, internet vint à mon aide, ainsi que mes filles.

En effet, quelques semaines après le départ d’Anne-Lise, ma fille aînée du haut de ses presque dix-huit ans m’interpelle :

— Dis donc papa ! Ça fait plus d’un an que vous êtes séparés et tu ne nous a toujours pas présenté de copine…

— C’est vrai ! renchérit la plus jeune. Maman, elle en a déjà eu au moins quatre…

Je pris quelques secondes avant de leur répondre.

— En fait ! J’ai eu deux amies depuis notre séparation…

— Et tu ne nous l’as pas dit ? me tança la plus grande.

— Non, car je voulais être certain qu’il s’agisse de la bonne…

— Et alors ! Tu nous la présentes quand…

— Quand je l’aurais trouvée ! Réponds-je en riant. 

— Tu as dit que tu en avais eu deux…

— Oui ! Mais la première n’était pas la bonne, et la seconde a déménagé, car elle a eu un travail loin d’ici.

— Ah d’accord… fit la petite, un peu déçue.

— Promis ! La prochaine, je vous la présenterai. 

Quand je l’aurai trouvée, pensais-je.

Grâce aux vacances, je veillai tard et je passais du temps derrière mon écran quand mes enfants étaient couchés. Un soir, un de messages obtint une réponse.

“Ton profil me plaît, pouvons-nous commencer à discuter ? Laurence”

Je me souvenais de son profil. J’avais été attiré par l’originalité de sa photo de profil qui dévoilait une femme brune au visage arrondi. Certes, elle posait, mais elle n’avait ni un sourire forcé ni l’impassibilité d’une photo d’identité. Son visage avait une expression qui donnait l’impression de dire : “je te réserve beaucoup de surprises.”

“Bien sûr” lui envoyais-je en retour.

Nous avons échangé des messages pendant une longue partie de la nuit. Je dois avouer que la randonnée en montagne prévue avec mes enfants me parut tellement longue que je prolongeais les pauses casse-croûte, ce qui ne nous empêcha d’atteindre le lac de montagne que nous avions visé.

Au cours de la journée, je continuais à échanger des messages avec Laurence qui de son côté se prélassait sur une plage de l’Atlantique avec ses enfants. Elle m’envoya une photo d’elle sur la plage, en maillot de bain avec ses deux enfants, je lui répondis par une photo où nous étions au bord du lac, entourés de sommets escarpés, en tenue de randonneurs.

“Pour la photo en maillot de bain, tu devras attendre que je sois rentré au camping au bord de la piscine”

“J’attendrai. Bisous”

Je notais ce “bisous” qui apparaissait pour la première fois dans nos échanges. En maillot de bain, elle me dévoilait un peu plus de son corps. D’après la photo, je devinais qu’elle était à peine plus grande qu’Anne-Lise mais le haut de son maillot de bain qui dévoilait juste de ce qu’il fallait sans être indécent, me permit de découvrir une opulente poitrine. Ses enfants plus jeunes que les miens souriaient au photographe qui n’était autre que leur grand-père.

Laurence venait d’être licenciée et elle n’avait pas refusé la proposition de ses parents qui prenaient leurs petits enfants avec eux. Elle ne restait juste qu’une semaine au bord de la mer avant de rentrer, pour entamer ses recherches d’emploi.

Au cours de la semaine, j’ai échangé de nombreux messages avec Laurence et le soir, nos enfants couchés, nous discutions longuement au téléphone.

Elle me raconta rapidement son histoire avec son ex-mari, comment il l’avait abandonné sans vergogne quelques mois après la naissance de leur deuxième enfant. Heureusement que ses parents possédaient une grande maison et qu’ils avaient accepté de l’héberger le temps qu’elle puisse retrouver un travail et se louer un appartement.

Mais quand on a des enfants, garder un secret est très compliqué, surtout quand ceux-ci sont à l’affût. Mon téléphone tomba entre leur main et ils virent les photos de Laurence et de ses enfants, heureusement, aucune photo n’était compromettante.

— C’est ta nouvelle copine ! me demanda l’aînée, en brandissant mon téléphone sur lequel s’affichait la photo de Laurence et de ses enfants à la plage.

— Peut-être, lui répondis-je. Pour le moment, nous apprenons à nous connaître.

La moue qu’elle me fit m’indiqua qu’elle n’était pas particulièrement convaincue par ma réponse. Cependant, je ne pouvais pas vraiment lui en dire plus. Mais je savais qu’il y avait une chose qui lui plaisait, c’était que le petit dernier de Laurence était encore très petit. Ses yeux pétillaient car son rêve était de devenir puéricultrice. Alors avoir un petit bout à la maison ne pouvait que la rendre heureuse.

***

Le hasard des calendriers de garde avait bien fait les choses. Nos enfants respectifs passaient leurs vacances chez leur autre parent en même temps. Cela allait donc nous laisser un mois pour nous connaître plus intimement.

Le mois d’août est aussi un mois pendant lequel la charge de travail est moins importante, ce qui me laisse du temps pour prendre ma pause déjeuner. Nous nous retrouvâmes plusieurs fois avec Laurence, quand elle se déplaçait pour un entretien d’embauche. Nous déjeunions à la terrasse d’une brasserie ou sur un banc avec un sandwich selon la météo du jour.

Sans enfants, libres comme l’air, nous nous retrouvions parfois le soir chez moi ainsi que tous les week-ends. À la fin du mois, nous avions commencé à prendre des habitudes de couple. J’avais même laissé un peu de place dans mon armoire pour que Laurence puisse y laisser quelques vêtements.

Cette fois-ci, j’étais certain de pouvoir présenter Laurence à mes enfants. Il nous restait donc une étape cruciale à franchir, faire se rencontrer nos enfants. Nous avons décidé de faire cela dans un lieu neutre au cours d’un pique-nique. Nous sommes arrivés chacun de notre côté.

À la fin de la journée, nos cinq enfants jouaient, discutaient, se chamaillaient comme s’ils avaient été des frères et sœurs depuis toujours.

À l’été suivant, Laurence et ses deux enfants emménageaient chez moi et un an plus tard, nous avions prévu de nous marier, mais cette maladie vient perturber nos plans. Nous avons reporté notre mariage de quelques années, ce qui donna à notre nuit de noces une tonalité des plus surprenantes, mais ceci est une autre histoire.

dimanche 15 juin 2025

Erika : Dresseuse de Couples -23- Mémoires d'Erika

 

Erika somnole, pensive. Elle se laisse conduire sur l’autoroute en direction de Romorantin en Sologne, pour rejoindre le manoir du couple Mervault.

C’était la première fois qu’elle s’y rendait sans Pierre et Florence. Georges de Mervault lui a promis dans son courrier un week-end mémorable. Elle est assise à l’arrière de la luxueuse berline en compagnie d’Anne de Mervault pendant que Philippe, le chauffeur du couple, conduit cette Bentley.

Quelques heures plus tôt, elle avait quitté Olivier en gare du Mans, lui était resté dans le TGV. Il se rendait à Paris pour assister à un salon professionnel. Pendant le voyage, Olivier avait évoqué la possibilité de se mettre totalement à son service, de lui être totalement dévoué.

Elle sait que le couple formé par Olivier et Marie-Gabrielle souhaite évoluer ainsi depuis qu’elle avait invité Georges et Anne de Mervault à venir passer un week-end dans son modeste manoir vendéen.

Après sa soirée mémorable dans son donjon nantais, elle avait appris à mieux connaître ce couple de châtelains. Son week-end Solognot avec Florence et Pierre l’avait introduite dans une autre dimension. Même si elle se considère comme une maîtresse accomplie, elle s’était rendu compte que la domination proposée par les de Mervault est d’une autre dimension.

Quelques semaines plus tard, elle les avait reçus chez elle, Olivier et Marie-Gabrielle avaient assuré le service de manière remarquable. Georges avait félicité son hôtesse pour la qualité de son accueil.

Ce soir, dans le manoir des Mervault, Erika sera introduite dans une confrérie très fermée de maîtres et maîtresses.

Le confort de la Bentley a raison de la détermination des deux femmes. Dès le péage franchi, Anne somnole bercée par le mouvement et surtout épuisée par son voyage depuis Londres où pour rendre visite à un célèbre maître anglais.

Erika regarde le paysage automnal défiler sous yeux. La conduite de Philippe, tout en souplesse, lui permet de laisser son esprit vagabonder.

***

Sa mémoire la renvoie vingt plus tôt, l’été de son bac, chez ses grands-parents. Elle savait que ce seraient les dernières longues vacances qu’elle aurait avant longtemps. A la rentrée universitaire, elle commencerait ses études de médecine.

Cela faisait une petite semaine qu’elle était arrivée dans cette petite ville et comme chaque année, elle passait presque tous ses après-midi au centre équestre qui se trouvait de l’autre côté du petit bois.

Ce jour-là, elle rentrait fatiguée mais surtout frustrée par ce qu’elle avait fait avec sa monture. Alors qu’elle traversait le bois, elle entendit des éclats de voix. Discrètement, elle s’approcha du couple qui se disputait. Elle reconnut Paul Maleval, le fils du propriétaire de la dernière scierie de la commune, imbu de son statut de fils du plus gros employeur de la ville. Il avait un ou deux ans de plus qu’elle. Il était en train de se disputer avec une fille qu’elle ne connaissait pas.

— Arrête Paul ! J’ai pas envie !

— Quand je te demande quelque chose, tu le fais, lui répondit le jeune homme.

— Non, non et non !

Erika vit alors Paul gifler violemment la jeune fille qui tomba à quatre pattes sur le sol. Il lui attrapa les cheveux pour la tirer vers lui.

— Tu vas me sucer !

— S’il te plaît…

La jeune femme le suppliant alors qu’il était en train de retirer sa ceinture.

Sans réfléchir à ses actes, Erika se précipita et cingla le visage du garçon qui faisait une tête de plus qu’elle avec sa cravache. Celui-ci surprit lâche sa ceinture et recula contre un arbre. Vive comme le vent, Erika profita du fait que Paul soit déstabilisé pour ramasser la ceinture au sol et dans un mouvement rapide, lui attrapa un bras pour le plaquer face contre l’arbre. Comme si elles s’étaient concertés, la jeune fille attrapa l’autre bras de son agresseur pour qu’Erika puisse l’attacher grâce à la ceinture. Paul, immobilisé ses bras entourant le tronc, ses poignets bien ligotés par la ceinture, était incapable de se libérer seul.

— Quand une fille dit non, c’est non ! Lui cria Erika au visage. Je vais t’apprendre à respecter les filles moi !

— Quand mon père va apprendre ça, vous allez voir ?

— Ah oui voir quoi ? C’est toi qui vas voir… Et pour être sûre que tu sois puni, je vais m’en charger…

En disant cela, humiliant encore plus Paul, Erika lui baissa son pantalon et son caleçon. De tout son cœur et sans retenir ses coups, elle cravacha le postérieur de l’apprenti-violeur.

Il fallut que la victime lui attrape le bras pour qu’elle cesse de frapper.

— Arrête, c’est bon il a son compte…

— Oui tu as raison… je me suis laissé emporter.

— Erika et toi ?

— Melody…

— Que fais-tu avec lui ?

— Ben… dis Melody en baissant les yeux. C’est mon copain, il m’a invité à venir passer l’été avec lui…

— Ah d’accord…

— Mais je ne savais pas qu’il était comme ça…

— Écoute, c’est pas grave… viens avec moi, mon grand-père est médecin, il va soigner ton visage…

— Merci !

En effet les coups portés par Paul avaient tuméfié le visage de Melody qui avait la lèvres gonflée et un bleu autour de l’œil.

— Et lui ? demanda Melody.

— Lui, on le laisse quelqu’un le trouvera bien…

***

Quelques minutes plus tard, Erika racontait leurs aventures à son grand-père qui prodigua les soins nécessaires à Melody. Il se rendit à la gendarmerie avec les filles pour expliquer la situation, une gendarme prit la déposition de Melody et une patrouille alla libérer Paul de son arbre.

Les grands-parents d’Erika proposèrent à Melody de rester chez eux. Après ce que Paul lui avait fait, elle ne pouvait pas retourner chez lui.

Le lendemain, Monsieur Maleval sonna chez les grands-parents.

— Melody, je suis désolé pour ce que Paul a fait. La justice fera son travail. Voici tes affaires…

— Merci monsieur, lui dit Melody en récupérant sa valise.

— Et toi Erika… je te félicite ! Tu y as peut-être été un peu fort mais mon fils n’a eu que ce qu’il méritait.

Erika rougit. Elle s’attendait à prendre un savon, un peu comme quand les gendarmes lui avaient dit qu’on ne se faisait pas justice soi-même. Elle leur avait simplement répondu que les juges rendaient rarement justice aux femmes violentées. La gendarme n’avait rien répondu à cette remarque.

Erika et Melody passèrent l’été ensemble et emménagèrent en colocation à la rentrée universitaire.

***

À l’université, Melody racontait à qui voulait l’entendre comment Erika avait remis à sa place Paul. Cette histoire qui faisait passer Erika pour femme dominante pris encore de l’ampleur quant au cours d’une soirée étudiante, un garçon se mit à genou devant elle et lui embrassa les pieds.

Elle prit alors conscience de son pouvoir les hommes mais ne sut réellement ses talents de dominatrice que quelque temps plus tard.

Cela commença dans le bus pour rentrer de la fac à son appartement. Un homme profitant du monde lui caressa les fesses. Erika lui attrapa la main et la tenant au-dessus de sa tête, elle lui dit pour que tous les voyageurs puissent l’entendre :

— Si je te prends encore une fois à toucher le cul d’une femme, ce n’est pas le poignet que je t’écrase mais les couilles. Compris !

— Oui… murmura piteusement l’homme.

– Bien maintenant dégage !

L’homme regardait Erika sans bouger. Ce fut alors qu’un autre homme, témoin de la scène, intervint et d’une voix ferme imposa à l’homme de sortir du bus.

Erika le remerciant et il lui offrit un verre pour lui permettre de se remettre de ses émotions. Erika et cet homme devinrent amants. Il reconnut très vite chez la jeune femme ses dons de dominatrice et il lui apprit à les exploiter.

***

L’arrêt de la Bentley devant le manoir des Mervault sort Erika de sa rêverie. Georges les attendait sur le perron.

Après avoir déposé ses affaires dans sa chambre et s’être rafraîchie, Erika rejoint ses hôtes dans le salon.

Elle les découvre, sidérés devant la télévision. Dans un coin de l’écran, un journaliste devant la gare Montparnasse, tandis que sur l’écran, on peut voir une noria d’ambulance de véhicules de secours devant l’entrée d’un tunnel ferroviaire.

— Que se passe-t-il ?

— Il semblerait que dans le train dans lequel tu étais, une bombe a explose quand il était dans les tunnels en approchant de Paris.

— Olivier ! Des nouvelles ? s’exclame-t-elle alors.

Erika remonte rapidement dans sa chambre pour prendre son téléphone. Elle appelle aussitôt le numéro d’Olivier qui ne répond pas. Elle appelle Marie-Gabrielle et Jean-Bernard, sans plus de succès.

— J’ai encore des contacts au ministère, je vais les appeler pour avoir des informations, dit Georges.

— Merci

***

Ce n’est que bien plus tard dans la soirée, qu’ils apprennent qu’Olivier est vivant mais blessé. Il est hospitalisé dans le coma.

Quelques jours plus tard, Olivier dans un état stable est transféré au CHU de Nantes où sa famille pourra lui rendre visite plus facilement.

***

La cérémonie d’introduction d’Erika dans la confrérie de maître et maîtresse a été ajournée de plusieurs semaines, mais elle a pu se dérouler normalement et Erika est maintenant reconnue comme une Maîtresse par de nombreux dominateurs et dominatrices du pays.

mardi 29 avril 2025

Journal d'un impuissant - 04 -

Après ma relation avec Carole, je me suis reconnecté sur le site de rencontres. Je savais qu’elle l’avait aussi fait et nous nous échangions des messages pour savoir où nous en étions dans notre quête d’une âme “solitaire”.

Après de longues minutes pour faire le tri dans les messages qui avaient été laissés sur mon profil et éliminer tous les pseudo-contacts ou ceux qui n’étaient plus présents sur le site, il ne me restait plus qu’une dizaine de profils avec lesquels je pouvais potentiellement avoir des affinités.

C’est ainsi que j’envoyais un message à une Anne-Lise, une femme d’une quarantaine d’années, professeur dans un lycée d’une commune voisine.

Sa présentation était sobre, elle s’affichait avec une robe blanche à bretelle, un beau sourire illuminait son visage rond, sublimé par une chevelure châtaine tirant sur le roux. Les taches de rousseurs sur sa peau trahissaient une rousseur naturelle.

Je fus étonné de recevoir une réponse rapidement, même si le site indiquait qu’elle était connectée, il était rare que les messages obtiennent une réponse dans la soirée. Il arrivait même que parfois certaines femmes ne répondent que plusieurs semaines après.

Nous avons commencé à discuter et nous avons convenu d’un rendez-vous, un samedi après-midi. Une fois encore, tout comme moi, elle devait jongler avec le planning de garde de ses deux filles. Nous étions au printemps et plutôt que de nous retrouver en ville, nous avons décidé de nous rencontrer sur le parking d’une forêt voisine. Nous pourrions ainsi commencer ou terminer notre promenade forestière dans le bar-restaurant situé au milieu de ce bois.

Elle était arrivée avant moi, sa petite Twingo verte était garée au fond du parking, non loin de l’entrée de la route forestière. Je garais mon vieux Partner à côté. Je suis d’accord ce n’est pas une voiture qui fait rêver mais c’est un bon compromis qualité-prix quand on est une famille avec trois enfants. De plus, ayant racheté ma part de la maison après le divorce, j’étais content d’avoir trouvé cette voiture pour un prix raisonnable qui pouvait à la fois servir pour les déplacements quotidiens, partir en vacances en famille et accessoirement servir pour déplacer des objets encombrants.

Quand je fus sorti, Anne-Lise m’apparut. Elle s’était avancée dans l’allée en m’attendant. Je me dirigeais lentement vers, prenant le temps de la regarder. Elle portait un pantalon d’équitation qui lui moulait les jambes et les cuisses et une veste en polaire, chaussée de chaussures de randonnée. Elle était au naturel, ce qui correspondait parfaitement avec la femme avec laquelle j’avais échangé. J’étais aussi vêtu de manière adaptée, un jean, des baskets, une veste en cuir élimée. Au moins, aucun de nous n’avait l’avantage sur l’autre et cela nous permettait de marcher en forêt sans soucis.

Je savais qu’elle était petite mais, quand nous fûmes face à face, je réalisais à quel point cela était vrai. Elle faisait presque une tête de moins que moi, qui ne suis déjà pas particulièrement grand. Elle me fit un grand sourire, passa ses deux bras autour de mon cou, se hissa sur la pointe des pieds pour poser ses lèvres sur les miennes.

Si avec Carole, mon premier baiser fut un baiser furtif, avec Anne-Lise, il en alla tout autrement. J’osai tenter de glisser ma langue, elle ne se recula pas, au contraire. Nos bouches restèrent soudées un long moment et j’en profitais pour poser mes mains sur ses hanches. Si Christelle et Carole étaient des femmes plutôt élancées, Anne-lise avait un physique complètement différent. Ses hanches étaient particulièrement larges par rapport à sa petite taille. Elle me faisait penser à un culbuto…

Je sentais sa poitrine s’écraser contre moi, ses efforts pour se maintenir sur la pointe des pieds. Je finis par relever la tête ce qui termina à notre baiser.

— Merci ! me murmura-t-elle.

— Pourquoi ?

— Pour ce baiser…

— Mais c’est normal ! lui répondis-je un peu surpris.

Je la pris par la taille et nous avons commencé à marcher. Elle connaissait ce bois mieux que moi et me faisait découvrir les mystères de cette forêt. Quand nous sommes arrivés au bord d’un petit étang, nous nous sommes arrêtés pour discuter. Aussitôt, elle est venue se mettre contre moi. Je m’étais appuyé contre un rocher et comme un enfant, elle s’est installée devant moi, assise entre mes cuisses, son dos contre moi. Dans cette position, elle n’avait qu’à tourner la tête pour m’embrasser, je passais mes mains autour de son ventre.

Notre marche et le soleil nous avaient donné chaud et nous avions retiré nos vestes. Mes mains passèrent rapidement sous son pull et accédèrent à sa poitrine maintenue par un soutien-gorge de dentelle.

— J’aime ce que tu me fais, me souffla-t-elle à l’oreille.

Je considérais ces mots comme un encouragement à continuer. Je jouais toujours avec sa poitrine pendant qu’une de mes mains descendait sur son ventre et passa sous la ceinture de son pantalon. Elle comprenait ce que je désirais et elle dégrafa le bouton de son pantalon. Je lui pris les lèvres et mes doigts s’insinuèrent sur sa culotte de dentelle. Ses dessous étaient-ils assortis ?

Ses cuisses écartées me permettaient de la caresser à travers le tissu. Une de ses mains me tenait par le cou, m’obligeant à garder mes lèvres soudées aux siennes. Même si nous étions assez loin du parking, un promeneur pouvait surgir à tout moment, ce qui rendait notre situation encore plus troublante.

Heureusement, les cris d’enfants approchant nous permirent de retrouver une attitude correcte avant l’arrivée d’une petite famille. De retour au parking, je lui ai offert un rafraîchissement au bar. Elle me regardait les yeux brillants, pétillants d’impatience. Mes caresses au bord de l’étang avaient éveillé sa libido et mon excitation n’était pas tombée, loin de là.

J’avais quelques questions sans réponses, avait-elle une culotte assortie à son soutien gorge ? D’ailleurs était-ce une culotte ? Sa poitrine semblait ferme mais était-elle aussi pâle que je l’imaginais ? Et surtout, il m’avait semblé que sous la dentelle, son pubis était glabre…

Toutes ces questions méritaient une réponse et je ne désirais pas attendre notre prochaine rencontre pour les obtenir.

— Si tu venais dîner chez moi ?

— Pourquoi pas ! Oui ! Juste dîner ?

— On verra, lui répondis-je en souriant.

Elle se haussa sur la pointe des pieds, me fit un rapide baiser avant de monter dans sa voiture.

— Vas-y ! Je te suis.

***

Quelques heures plus tard, mes questions avaient eu leurs réponses. J’avais improvisé un repas relativement simple. Mais nous n’étions pas là pour un repas gastronomique. Cependant nous avions beaucoup parlé, enfin surtout elle. J’appris que cela faisait dix ans qu’elle s’était séparée du père de ses filles et qu’elle avait eu quelques histoires qui s’étaient toutes mal finies. Ce soir-là, je ne lui posais pas plus de questions surtout que rapidement nous nous sommes retrouvés dans la chambre.

Si son pantalon et sa veste n’étaient pas particulièrement sexy, elle avait tout misé sur ses dessous : un string et un soutien gorge de dentelle bleu pâle. Je lui ai dégrafé son soutien gorge, dévoilant ainsi la peau pâle parsemée de tache de rousseurs de ses seins dont les tétons pointaient, couronnant chacun une petite pomme. Je la déposais sur le lit pour embrasser sa peau, insistant sur ces pointes en les mordillant doucement. Quand ma bouche arriva sous son nombril, je fis glisser son string et posais mes lèvres sur son pubis lisse.

Je sortis ma langue pour me délecter de cette fente impatiente d’être dégustée. Je la passais dans tous les replis de la chatte d’Anne-Lise. Je l’entendais soupirer. Elle me caressait la tête. Je faisais durer cette caresse, appréciant l’absence de poils. Son clitoris gonflait un peu, le pris entre mes lèvres, jouait avec lui. Elle mouillait de plus en plus. Elle plaquait ma tête pour que je continue de lui faire du bien, mais je voulais rester le maître du jeu. Je me relevai. Elle me regarda, déçue. Dressé au-dessus de mon amante, appuyé sur mes mains de chaque côté de sa tête, je lui souris. Mon sexe était dressé, raide, gonflé a son maximum et mon gland décalotté par lequel s’écoulait le pré-éjaculat était prêt pour conquérir son intimité. Je répondis à son mouvement de hanche en la pénétrant d’un coup. J’entrais dans son ventre comme dans du beurre. Elle feulait. Sa chatte était accueillante et souple. Elle avait eu deux enfants, comme Carole, mais elle était même beaucoup plus détendue que Christelle. Anne-Lise m’en donna la raison quelques semaines plus tard.

Pour le moment, je la ramonais avec ardeur. Ses cuisses étaient repliées sur son ventre, ses jambes sur mes épaules. Ce n’était plus la petite professeure de philosophie réservée, toujours bien apprêtée devant ses collègues et ses élèves, ni même la fidèle paroissienne qui accompagnait ses filles à la messe dominicale. Je faisais l’amour à une femelle en chaleur, une femelle en manque de sexe. C’était un accouplement animal, bestial. Je la défonçais et elle aimait cela. La chambre était remplie par le son des clapotis de mon pieu allant et venant dans la moule inondée du jus d’Anne-Lise. Elle cherchait son plaisir, je cherchais le mien. Finalement, nos égoïsmes furent payants. Nous avons joui ensemble. Je me vidais dans un vagin qui n’attendait que cela.

Anne-Lise tremblait de tout son corps. Je reprenais mon souffle, allongé sur elle. Mon membre reprenant lentement sa taille de repos sortait lentement du sexe de la petite rousse.

— Hummmm… Non… Reste…

Je ne voulais pas la décevoir, mais je ne pouvais pas lutter contre la nature. Je ne disais rien, mon visage dans le creux de son épaule, je me repaissais de son odeur.

— Tu es lourd…

Pour la soulager, je me mis sur le dos, en l’entraînant avec moi. Nous nous sommes endormis dans cette position.

***

Au matin, elle m’a fait une surprise au réveil. J’étais encore dans un demi-sommeil quand je sentis la bouche d’Anne-Lise se refermer autour de ma queue. Elle me prodiguait une fellation matinale des plus agréables. En soulevant la couette, je pouvais voir sa chevelure châtain-roux monter et descendre sur mon ventre. Je fus déçu et frustré quand elle se retira au moment où mon plaisir jaillit. Elle se releva et vint m’embrasser.

— Merci ! lui dis-je en l’embrassant.

— C’est normal, me dit-elle avant de se lever pour aller chercher un mouchoir pour m’essuyer le ventre.

Je la regardais se promener nue dans la maison. Elle avait vraiment un corps fait pour l’amour me disais-je. Quand elle marchait, j’avais l’impression de voir une danseuse se déplacer.

Elle enfila juste son pull et son string pour prendre le café avant de rentrer chez elle. Elle voulait prendre une douche et se changer avant d’aller à la messe, comme elle le faisait tous les dimanches matin.


mardi 8 avril 2025

Journal d'un impuissant - 02 -

Première Vie

 

Je devrais quand même expliquer comment ma relation avec Laurence est devenue ce qu’elle est aujourd'hui.

J'ai rencontré Laurence, il y a une dizaine d'années, une rencontre 2.0, sur un site de rencontres que je fréquentais depuis ma séparation avec ma première femme.

Je venais de rompre avec Christelle, Au début de notre histoire, comme souvent, c'était l'amour fou, l'amour passion. Même si nos caractères étaient très différents, nous nous complétions. Nous pensions que nous passerions notre vie ensemble à voir grandir nos enfants puis nos petits enfants. Mais vous le savez tous, la vie nous entraîne sur des chemins inattendus. Christelle était une femme dynamique, mais cette énergie apparente cachait une fragilité et un manque de confiance en elle qui la conduisait a douter de tout et surtout de l'avenir. Elle avait aussi un caractère très changeant : être très douce le matin et une vraie mégère acariâtre le soir. Je m'y étais habitué et je laissais glisser ces moments difficiles.

Ce qui devait arriver arriva, après environ quinze années de mariage, nous nous sommes séparés. Une amie m'expliqua alors que Christelle souffrait d'un syndrome maniaco-dépressif et que je devais prendre son départ pour une chance.

J'ai profité quelques mois de cette liberté du moins pendant que je n'avais pas mes enfants mais je privilégiais la qualité à la quantité. Contrairement à Christelle qui pendant ces deux ans après notre séparation collectionna les amants, je n'eus que deux ou trois aventures avant de rencontrer Laurence.

***

Maintenant que je connais Gérard et Marie-Christine, je tente d’imaginer ce que ma vie serait devenue, si j'avais croisé leur chemin quand j'étais étudiant et que je venais de rencontrer Christelle.

Elle et moi étions membres d'une association d'étudiants qui proposait de l'aide aux devoirs pour des enfants en difficulté. Je suis un peu plus âgé que Christelle et cela faisait déjà deux ans que tous les jeudis soir, je donnais deux heures de mon temps à cette association. Quand Christelle est arrivée, le hasard des emplois du temps nous fit travailler ensemble. J'avoue que plus que son dynamisme et son excentricité, c'est la poitrine généreuse de cette étudiante brune qui attirait mes regards et mes désirs. Elle portait toujours des chemisiers et des gilets assez amples pour ne pas trop révéler l'opulence dont la nature l'avait gratifiée mais ses pantalons révélaient aussi des fesses non moins attirantes. Comme on le dit, Christelle avait ce qu’il fallait où il fallait, dans des proportions harmonieuses.

Entre étudiants, nous avions pris l'habitude de débriefer nos séances de soutien scolaire dans un bar à tapas non loin du siège de l’association. Christelle s'était rapidement jointe à notre petit groupe et un jeudi soir, alors qu'elle avait bu un peu plus de bières que d'ordinaire, je lui ai proposé de venir passer la nuit dans le petit studio que j'occupais à deux pas.

— tu ne vas pas rentrer chez toi dans cet état ! Lui avais-je dit.

— Tu crois… je suis en pleine forme ! Rigola-t-elle en me répondant.

— A toi de voir…

Je n'insistais pas. Elle n'était plus un enfant. Cependant en quittant le bar, avec la fraîcheur de la soirée, elle réalisa qu'elle n'était pas si en forme que cela.

— Je crois que tu as raison… me dit-elle en titubant un peu.

Pendant les quelques minutes de marche jusqu'à chez moi, je ne profitais pas de la situation même si je la soutenais un peu. Ce fut en ouvrant la porte que je réalisais l'état de mon appartement, le canapé lit ouvert avec la couette en boule, de la vaisselle sale dans l'évier, enfin le bordel classique d'un studio d'un jeune étudiant célibataire.

— Installe toi… je vais préparer de quoi manger…

Pendant que je lavais la vaisselle et que je rageais un peu ce qui traînait, Christelle s'allongea sur le lit, devant une émission de variété après s'être emparée de la télécommande.

— Je n'ai pas très faim !

— Une purée Mousseline et du jambon ?

— Ça me va !

Une heure plus tard, nous étions allongés l'un à côté de l'autre sur le canapé en regardant la télé. Sans un mot, Christelle s’était rapprochée de moi et elle était venue poser sa tête sur ma poitrine. Naturellement, ma main était dans le bas de son dos que je lui caressais à travers ses vêtements. Quand le film fut fini, elle disparut quelques minutes dans la salle de bain pour réapparaître juste vêtue de son chemisier et de sa culotte. Je n'étais pas resté inactif de mon côté, je m'étais aussi déshabillé et je ne portais qu'un caleçon lorsqu'elle s'est glissée sous la couette.

La vision de Christelle dans cette tenue ne m'avait pas laissé de marbre. Je savais qu'elle en était consciente surtout quand elle revint se coller contre moi et qu'elle caressait ma poitrine nue.

— Je n'ai pas de capote… lui murmurais-je.

— Et moi, je ne prends pas la pilule…

— Donc…

— On reste sages !

Nous partîmes dans un grand éclat de rire qu'elle interrompit en plaquant ses lèvres contre les miennes. Même si je m’étais promis de rester sage, je n’allais pas refuser une si belle opportunité. J’ai doucement glisser ma langue entre ses lèvres. Christelle n’a pas reculé et m’a même offert sa bouche. Nos langues se sont mêlées pendant de longues minutes tandis que mes mains se glissaient sous son chemisier pour caresser la peau douce de son dos puis ses fesses au travers de sa culotte.

Quand nous nous sommes séparés, j’étais toujours aussi excité mais je me suis raisonné. “Aller plus loin, ne serait pas raisonnable !”

Nous ne nous embrassions plus, mais elle avait laissé sa tête sur ma poitrine en s’endormant. L’effet des bières s’étaient dissipé et son comportement n’était pas celui d’une jeune femme sous l’emprise de l’alcool mais celui d’une personne pleinement consciente de ses actes et qui acceptait volontairement ce rapprochement. Il me fallut un peu de temps pour m’endormir car je n’avais encore l’habitude de partager mon sommeil avec une femme.

Lorsque la sonnerie du réveil nous sortit brutalement de notre sommeil. Christelle se leva rapidement. Elle ne prit même pas le temps de prendre un café.

— Il faut que je passe chez moi pour me changer… Je ne peux pas aller en cours avec mes vêtements d'hier…

Elle a attrapé son manteau et son sac et nous nous sommes une nouvelle fois longuement embrassés avant qu’elle ne se précipite dans l’escalier pour attraper le bus qui passait au pied de mon immeuble.

— A jeudi ! me lança-t-elle en disparaissant, les yeux brillants.

— A jeudi ! lui répondis-je, juché sur un petit nuage.

A cette époque, ni les téléphones portables ni les réseaux sociaux n’existaient et comme nous n’étudiions pas dans la même faculté, nous ne nous voyions que les jeudis soirs au siège de l’association. Et si nous n’avions pas échangé nos numéros de téléphone, c’est que nous n’en avions pas. Quand j’avais besoin de joindre mes parents, je les appelais depuis une cabine téléphonique et Christelle partageait son appartement avec deux autres étudiantes.

***

Le jeudi suivant, je vis Christelle arriver à l’association avec un petit sac de sport. A son sourire, il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que ce sac contenait des vêtements pour qu’elle puisse se changer le lendemain. Pour ma part, j’étais passé à la pharmacie pour acheter une boite de préservatifs. Nous étions inondés de messages pour nous rappeler de “sortir couvert” et c’était une forme de galanterie pour un garçon de signaler à sa partenaire qu’il avait de quoi se protéger, cela permettait aussi de pimenter un peu le jeu amoureux au moment d’enfiler cette chaussette de latex.

Après notre débriefing hebdomadaire dans notre bar à tapas préféré, Christelle et moi sommes rentrés à mon studio. Je n’ai pas eu besoin de le lui proposer. Dès la sortie du bar, elle m’a prise par le bras. Nous étions deux amoureux qui rentraient chez eux après les cours. Notre trajet a duré bien plus longtemps que nécessaire car nous avions fait de nombreuses haltes pour nous embrasser.

Je pense qu'il est inutile d'écrire que notre repas fut rapidement avalé et que la soirée télé, allongés sur le canapé-lit, ne dura que le temps que Christelle retire son pantalon et que je me mette en caleçon.

Si le premier soir, sa main se contenta de caresser ma poitrine en me disant qu'elle aimait mon torse velu, ce soir-là, elle descendit nettement plus bas. Mes doigts trouvèrent rapidement le moyen d'ouvrir les boutons de son chemisier et je découvris cette poitrine généreuse qui avait attiré mon regard lors de notre première rencontre. Ses seins avaient la forme de deux beaux pamplemousses fermes, ses tétons étaient dressés et je m'amusais à les titiller du bout des doigts. Christelle avait fermé les yeux, je pouvais l'entendre ronronner. Je la fis rouler sur le dos, d'une main, je jouais avec sa poitrine tandis que mon autre main arrivait sur son ventre. Mes doigts passèrent sous l'élastique de sa culotte. Comme pour m'inviter à continuer mon exploration, elle écarta ses cuisses, mon index se faufila jusqu'à sa fente humide et se glissa entre ses lèvres. Je pressais doucement son clitoris, avançant plus profondément mon doigt dans cette grotte accueillante. Comme elle gémissait de plus en plus, je plaquais ma bouche sur sa bouche, elle m’offrit sa bouche dans un long baiser. Sa main venait de passer dans mon caleçon et elle me masturbait doucement. Pour elle, c’était une expérience nouvelle. Elle avait déjà flirté avec des garçons mais elle n’avait jamais été plus loin qu’un simple baiser. J’avais à peine plus d’expérience et mon unique expérience remontait à quelques années. Ce n’avait pas été une réussite, cela ne nous avait pas laissé un souvenir impérissable et j’ose espérer que cette fille avec qui j’avais passé deux semaines agréables avait depuis trouvé un meilleur amant que celui que j’avais été. Avec Christelle, je désirais être à la hauteur de ses attentes.

Alors que notre excitation montait, je me contorsionnais pour récupérer un préservatif dans le tiroir du petit meuble près du canapé lit.

— Qu'est ce que cherches ?

— Une capote…

— Pas besoin, j'ai la pilule !

Sa bouche revint sur mes lèvres. Mon caleçon et sa culotte disparurent rapidement et allongé au dessus d'elle, je glissais lentement mon sexe dans sa fente trempée. Je me souviens encore de ces moments où je la pénétrais. Quand je fus complètement dans son ventre, je l'ai regardé en souriant. Elle souriait aussi, puis d'un mouvement de bassin, elle m'invita à remuer, à aller et venir.

Tendu comme je l'étais, je jouis rapidement mais je ne me retirai pas. Nous continuions à nous embrasser et ma queue retrouva rapidement de la vigueur. Je recommençais mes va et vient et cette fois, ce fut elle qui se mit à gémir, de plus en plus fort, de plus en plus tremblante. Elle se mordit les lèvres et poussa un long gémissement de plaisir.

Après de longues minutes et quelques autres passés amoureuses, nous finîmes par nous endormir.

Nous n'accueillîmes pas le réveil de la meilleure humeur qui soit, mais nous n'avions pas le choix.

A partir de ce jour, le jeudi soir était devenu notre rendez-vous amoureux. L'année suivante, nous partagions le même appartement et dès que nous eûmes obtenu nos diplômes, nous nous mariâmes.

***

Vous pouvez penser que c'était le début d'une belle et longue histoire d'amour. “Ils vécurent heureux et eurent de beaux enfants.”

Certes nous eûmes trois beaux enfants, mais pour ce qui fut de vivre heureux, je n’irais pas jusque là. Les cinq ou six premières années furent des années de plaisirs mais, peu à peu, Christelle sombra dans la mélancolie, tristesse parfois oubliée au profit d’une exubérance qui nous entraînait parfois à prendre des décisions un peu trop hâtives. Puis, un jour la mélancolie fut trop forte, un geste inconsidéré, une prise de médicament trop importante, un séjour dans un hôpital spécialisé et la volonté de mon ex femme de changer de vie, de région et aussi de mari pour guérir de sa dépression dont j’étais soi disant responsable, n’étant pas assez attentif à ses désirs.

Du jour au lendemain, je me suis retrouvé papa solo avec trois enfants adolescents ou aux portes de l’adolescence pour le plus jeune.

Qu'allais-je faire de ma vie ? Je n’en savais rien.