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vendredi 18 septembre 2020

Le Chasseur (Le Caire) : Retour en famille

 

Viannette regardait le sol s'éloigner et les lumières du Caire disparaître dans la nuit.

Après trois jours intenses, elle allait retrouver sa petite vie tranquille avec ses enfants et son mari. Il venait de lui annoncer par un message téléphonique et lui proposait de fêter cela avec un week-end en amoureux dans un hôtel de la côte normande.

Prise d'un frisson, elle caressa son ventre. Avait-elle rêvé son viol consenti ? Avait-elle rêvé cette nuit dans ce palais magnifique en plein désert ? Avait-elle rêvé quand elle avait vu Dominique se transformer et que ce n'était pas un homme qui avait joui en elle, mais un monstre ? En regardant dans le miroir, elle savait qu’elle avait bien vécu cela. Ses lèvres brunes le lui prouvaient.

Elle finit par s'endormir et l'hôtesse la réveilla juste avant l'atterrissage. Quand elle se penche vers elle Viannette remarqua un pendentif en forme de K comme le sien. Elle ne peut s'empêcher de murmurer “Kahr”.

L'hôtesse lui posa l'index sur les lèvres en lui faisant comprendre de se taire.

Viannette comprit alors que le culte du dieu Kahr s’était étendu au-delà de l'Égypte. Elle faisait désormais partie d'une communauté de servantes de cette divinité. Un frisson la parcourut.

Il était tard quand elle pénétra dans le hall de l'aéroport parisien, mais son mari était là avec ses deux enfants qui lui sautèrent dans les bras. Elle sortit de son sac à main deux petits dromadaires en peluche qu'ils prirent avec ravissement.

Quand les lèvres de son mari se possèdent sur les siennes, elle ne ressentit pas le frisson qu’elle avait connu avec les baisers de Dominique. En l'embrassant, il lui caressa les fesses au travers de son pantalon, elle se colla contre lui.

— Et moi ? Ai-je droit à un cadeau ?

— Tu le découvriras ce week-end…

Il n'insista pas et ils rentreront dans leur villa.

Après le week-end où elle tenta sans succès de réveiller la bête qui sommeillait dans le bas ventre de son mari. Sa vie reprit son cours, terne et monotone.

Sa parenthèse égyptienne ne fut donc qu'un feu de paille. Dominique ne donnait aucun signe de vie et ne répondait pas à ses messages.

Elle avait retrouvé au fond de sa valise sa tunique verte de servante de Kahr, elle l'enfilait quand elle était seule chez elle et elle se caressait en pensant à ce qu'elle avait vécu. En cachette de son mari, elle s'était procuré un sex-toy et imaginait que c'était Dominique qui la prenait.

Plusieurs semaines plus tard, un matin en arrivant à son travail, elle trouva ses collègues en grande discussion autour de la machine à café. Pendant la nuit, une holding étrangère venait de prendre le contrôle de la société, la “Kahr Investissement et Développement”.

En entendant ce nom, elle sut immédiatement qui se cachait derrière ce nom.

Dans la matinée, son assistante lui apporta un paquet.

— Madame de Ferrière, un coursier vient d'apporter cela pour vous…

— Merci Fanny.

Dès que la porte se fut fermée, elle examine le paquet, juste le logo DvD. Fébrilement, elle ouvrit l'emballage : un torque d'or et un bristol.

“En tunique” avec une heure, une date et des coordonnées GPS.

jeudi 17 septembre 2020

le Chasseur (Le Caire) : Le temple

Une nouvelle fois réveillée par les rayons du soleil, Viannette se dirigea vers la salle de bain. Son corps ressentait encore les effets de sa soirée avec Raniah.

Pour la première fois de sa vie, elle avait dormi nue et s'était caressée plusieurs fois pendant la nuit. Son corps était luisant de sueur. Sa poitrine était gonflée, son sexe la démangeait. Elle aurait bien aimé se faire du bien, mais la promesse de Dominique de lui faire découvrir des sites peu connus et surtout de passer la journée avec lui la retint de prendre du retard.

Soudain elle entendit frapper à la porte. Elle attrapa rapidement un peignoir de bain pour couvrir sa nudité et ouvrit la porte à l’employée de l’hôtel qui venait de se présenter.

— Bonjour, Madame, une personne a déposé ce paquet à la réception en nous demandant de vous le monter immédiatement…

— Merci, mademoiselle !

Elle prit le paquet enveloppé par de papier des mains de la jeune femme qui recula effrayée en marmonnant des mots dans sa langue. Viannette voulut savoir ce qui lui faisait peur, mais elle disparut dans le couloir trop rapidement.

Elle referma la porte et découvrit le contenu du paquet, une tunique verte comme celle qu’elle avait porté dans la villa du désert et une robe marron accompagnée d’un petit mot.

“Ma chère Viannette, je souhaiterai que tu portes cette tunique sous la robe jointe sans aucun autre vêtement que le foulard offert par Mahmoud.”

Le carton était signé “DvD”.

Après tout, pensait-elle, elle pouvait bien mettre ce vêtement, sous la robe personne ne le verrait et si cela plaisait à son amant.

Dominique la regardait examiner la robe, elle semblait y chercher des anomalies. Elle la posa sur son lit ainsi que la tunique et entra sous la douche. Il envoya un message sur le téléphone de Viannette, “N'oublie pas de te maquiller ! Mahmoud passera nous prendre dans une demi-heure.”

Quand elle lut le texto, elle hésite un peu. Elle prit le petit pot offert par Raniah et s'installa face au miroir.

Sans trop de difficulté, elle réussit à passer le pinceau sur ses lèvres. Elle eut un peu de mal à se concentrer sur ses tétons, les picotements la faisaient réagir et ce fut rouge pivoine qu'elle commença l'opération sur son sexe. Elle était obligée de s'arcbouter au bord de la chaise et d'écarter les cuisses. Le frôlement du pinceau l'excitait follement. Elle dut s'arrêter à plusieurs pour réussir à finir afin d'attendre que son excitation diminuât.

Elle ajusta son foulard et descendit à la réception. Dominique surveillait la sortie des ascenseurs et il se leva pour venir à sa rencontre. Il la salua urbainement et l'invita à le suivre dans parking souterrain de l'hôtel. Mahmoud sortit d'un Hummer aux vitres teintées et se dressa devant la Française. Elle était fascinée par la puissance qui émanait de cet homme.

— Ma chérie ! Retire ta robe et enfile ces sandales !

Malgré la douceur de son ton, la demande de Dominique ne souffrait d’aucune contestation. Il la fixait droit dans les yeux, elle baissa le regard et elle enleva sa robe. Mahmoud la mit dans un sac et attendit qu'elle lui donnât ses chaussures.

Dominique l'aida à lacer ses sandales et il l'invita à monter dans le véhicule.

— Donne-moi les clés de ta chambre, une de mes employées passera pour ramasser tes affaires. Cela nous laissera plus de temps pour visiter. Je te conduirai directement à l'aéroport.

— Bien sûr, dit-elle en sortant la clé de son sac à main.

Dominique la mit dans la boîte à gant et ordonna à Mahmoud de démarrer.

Son expérience de la circulation cairote permit à leur chauffeur de s'extirper rapidement des embouteillages matinaux avant de s'engager sur une large route. Les vitres teintées empêchaient les gens de voir qui se trouvaient dans la voiture. Viannette était rassurée, car elle se doutait que sa tenue aurait provoqué une émeute. Elle n'était plus gênée par sa quasi-nudité devant Dominique. Elle avait remis sa pudibonderie au placard.

— Nous n'allons pas voir les pyramides ?

—  Pas ce matin, mais je te promets que tu les verras avant de partir… Je vais te faire découvrir un lieu secret, connu des seuls initiés.

— Vraiment ?

—  Oui, tu vas voir… tous ceux qui ont visité ce temple ont été changés à vie.

La route bitumée fit place à une piste au fond d'une gorge étroite. Après de longues minutes sur la piste défoncée, Mahmoud s'arrêta.

— Regarde !

Elle tourna la tête et découvrit les colonnes d'un temple creusé dans la falaise. Au-dessus de l'entrée, une tête d'un lézard humanoïde semblait accueillir les visiteurs avec un rictus de vainqueur.

— Voici le temple du dieu Kahr… le dieu-lézard du plaisir physique…

Viannette était hypnotisée par cette sculpture si réaliste qu'elle semblait prendre vie devant ses yeux. Elle n'entendait pas les paroles incantatoires prononcées par les hommes qui l'accompagnaient. Elle remarqua que Dominique s'était changé et qu'il avait de nouveau revêtu une djellaba de lin.

Il lui fit comprendre qu'elle devait avancer vers l'entrée du temple qui s'était mise à scintiller à son approche. Elle eut un frisson en franchissant le seuil et découvrait une salle richement décorée. Au fond de la salle, une majestueuse statue du dieu se dressait face aux visiteurs. Ils avancent vers l'autel, un énorme bloc de granit poli par les ans et à côté un feu était allumé.

Encadrée par Mahmoud et Dominique qui lui tenaient chacun une main, Viannette monta sur l'autel. Dominique lui demanda de se mettre à genou et d'allonger ses bras devant elle. Elle tournait le dos à la statue et dans cette position sa tunique était remontée, ses fesses étaient nues.

Elle entendait les deux hommes prononcer une incantation dans une langue oubliée de tous.

“Nous te saluons. Oh Grand Kahr !

Nous sommes fiers de t'offrir en sacrifice une nouvelle servante !

Honore là comme il convient au dieu que tu es !

Comble cette humaine conçue pour ton plaisir.”

Les deux hommes reprenaient la litanie en boucle, Viannette en était hypnotisée et elle ne vit pas tout de suite que d’autres hommes les avaient rejoints ainsi qu’une femme d’un âge indéfinissable vêtue d’une tunique brune. Les hommes se mirent en demi-cercle devant elle, elle les vit se mettre nus. Leurs sexes étaient raides devant ses yeux. Elle sentit alors un picotement sur son anus. La servante lui enduisait son anus d’onguent, seule, elle n’avait pas pu se le faire. Elle frémit mais ne bougea pas regardant les hommes qui continuaient à psalmodier.

La servante alla ensuite verser des herbes dans le feu. Le sanctuaire fut alors empli de l’odeur de l’encens qui brûlait.

Les sens de Viannette commencèrent à se troubler. Elle eut l’impression de voir Dominique se métamorphoser. Sa peau devenait écailleuse, son sexe grossissait. Il s’approcha d’elle. Il la fit se soulever sur ses bras. Il caressa son visage avec son sexe. Cela faisait si longtemps qu’elle attendait cela, elle n’hésita pas plus longtemps et ouvrit la bouche pour sucer, lécher, téter cette queue qui l’envoûtait.

Elle eut alors l’impression que la pierre se modifiait sous elle, qu’elle était vivante. Elle ne pouvait plus bouger ses jambes et ses bras comme s’ils avaient été coulés dans du ciment.

Dominique força alors sa bouche. Elle suffoqua et eut envie de vomir quand le gland atteignit l’entrée de sa gorge, pénétrant plus profondément. Elle ne pouvait plus bouger, immobilisée dans l’autel de pierre. Elle en faisait partie. Il allait et venait sans prêter attention aux gémissements et cris de Viannette. Il la tenait par les cheveux, il continuait de parler dans cette langue étrange. Quand il fut sur le point de jouir, il donna un dernier coup de boutoir et éjacula son sperme au fond de la gorge de la femme impuissante. Il attendit que son sexe ramollît avant de sortir de cette bouche accueillante.

Il alla ensuite entre les cuisses de la jeune femme qui fut surprise de la vitesse avec laquelle il put de nouveau la remplir de sa queue. Comme pour sa bouche, il la prit sans ménagement et se vida une nouvelle fois dans son ventre. Les hommes continuaient de réciter cette litanie à ce dieu-lézard.

Viannette remarqua qu’il allait et venait en elle au rythme de la récitation des hommes. La servante continuait de verser de l’encens dans les flammes et l’air se chargeait de plus en plus en fumée. Elle en était convaincue, Dominique n’était plus un homme, il avait bien l’apparence reptilienne de ce dieu.

Elle laissa échapper un gémissement plus aigu quand il l’encula. Il la prenait comme un animal prenait sa femelle. Il ne lui faisait pas l’amour, il s’accouplait avec elle. Pour la troisième fois, il la remplit de sa semence.

Il descendit de l’estrade où se trouvait l’autel et Viannette l’entendit frapper dans ses mains. Une femme en tunique blanche apparut et s’agenouilla devant lui. Elle le nettoyait avec sa bouche. Il fit un signe aux hommes présents qui se rapprochèrent de l’estrade.

Viannette sentit alors des mains la tenir par la taille et un sexe pénétrer dans son vagin. L’homme remua quelques minutes et la remplit de son suc. Malgré sa honte et son humiliation, elle sentait le plaisir monter et ondula du bassin pour mieux sentir le membre qui lui labourait la chatte. Elle se sentit frustrée quand le premier homme jouit avant qu’elle n’eût atteint la plénitude de l’orgasme. Elle soupira d’aise quand un autre le remplaça. Ceux qui ne la baisaient pas, psalmodiaient toujours. Prise par le rythme de cette prière, elle remuait elle aussi au rythme des mots. Son hurlement de plaisir remplit le sanctuaire, mais n’interrompit pas les hommes qui se succédaient les uns après les autres. Elle perdit le compte après son quatrième orgasme et du dixième homme. Elle n’était plus qu’un réceptacle du plaisir des hommes.

Dominique revint vers elle et lui caressa les cheveux. Elle releva la tête, il lui souriait. Il l’invita à se lever. Entre ses cuisses, des traînées de sperme coulaient de sa chatte.

— Tu as été parfaite ma chérie. Tu es digne de devenir une servante de Kahr, le dieu-lézard… Peut— être auras-tu l’honneur d’engendrer son fils.

Malgré son esprit encore embrumé par ce qu’elle venait de vivre et les émanations des herbes qui brûlaient dans les flammes, elle était encore assez lucide pour se dire qu’elle venait de subir un viol en collectif et qu’elle n’avait jamais désiré y échapper. Elle avait accepté tous ses hommes en elle sans protester, les accueillant même avec joie. Jamais elle ne pourrait retrouver une telle sensation.

Dominique claque dans ses mains et deux jeunes femmes en tunique verte comme elle vinrent la soutenir pour l'aider à sortir du temple. Elles entrèrent dans le hammam.

Les femmes se dévêtir et lavèrent Viannette qui se laissait faire. Elle avait tellement joui que les caresses des femmes la laissaient insensible. Elles n'insistèrent pas et après l'avoir séchée, elles la conduisirent dans une pièce avec un fauteuil.

Sachant ce qui allait suivre, Viannette s'installa dans le fauteuil et écarta les cuisses.

Dominique l'attendait dans l'atrium du temple en discutant avec Mahmoud. Une nouvelle fois, la vision de cette magnifique jeune femme blonde au sourire rayonnant le ravit. Elle portait sa tunique sans aucune gêne.

—  Il va être temps de quitter ce lieu enchanteur, pour rejoindre le tumulte du monde ma chérie… Comme promis, je me suis occupé de vos affaires. Vous pouvez vous changer et nous irons déjeuner au pied des pyramides que Mahmoud va vous faire découvrir.

Viannette vit poser sur une banquette ses vêtements ainsi qu'un ensemble de lingerie fine.

—  Je me suis permis de vous offrir ces quelques vêtements que vous pourrez porter en souvenir de votre passage au Caire.

Elle rougit en découvrant le mini string de dentelle et le soutien-gorge minimaliste.

Les deux jeunes tuniques vertes vinrent lui ôter sa tunique et le torque d'or. Elle fut presque plus gênée de devoir s'habiller sous le regard des deux hommes que d'avoir été dévêtue.

Quand elle franchit le porche monumental du temple, elle perçut de nouveau le même frémissement de l'air que lorsqu'elle était entrée.

Une fois installée dans la voiture, elle constata étonnée qu’il se fût écoulé à peine une heure depuis leur arrivée. Dominique remarqua son trouble.

—  Oui ma chère ! Le temps s'écoule parfois bien plus lentement qu'on ne le ressent…

Elle se préparait à poser des questions, mais il la fit taire en posant ses lèvres sur les siennes.

Mahmoud les déposa devant un restaurant avec une vue panoramique sur le Sphinx et les pyramides. Dominique avait réservé une table un peu à l'écart où ils déjeunèrent tranquilles.

À la fin du repas, Dominique sortit un petit écrin de sa poche.

—  Un autre cadeau-souvenir…

Viannette ouvrit le boîtier et découvrir un pendentif avec des émeraudes et une chaînette en or, le K du dieu-lézard.

Dominique se leva et passe derrière elle pour lui attacher le bijou. Le K pendait entre ses seins. Elle frissonna et sentit ses mamelons durcir. Il sourit en remarquant cette réaction.

Pendant l'après-midi, Mahmoud montra ses capacités de persuasion envers les fonctionnaires qui surveillaient ces sites majestueux et il fit découvrir les pyramides à la jeune Française d'une manière dont aucun touriste ne les voyait. Dominique la prit en photo devant ces monuments et quand le soleil fut couché, ils prirent la direction de l’aéroport. 

mardi 1 septembre 2020

Le Chasseur (Le Caire) : Rencontre au musée


Levé bien avant Viannette, Dominique regardait la femme nue endormie sur le lit. Il ne s'était pas attendu à ce qu’elle accepta aussi facilement d'être sodomiser, mais une nouvelle fois cela confortant l'intuition qu'il avait eue dans l'avion. La prochaine étape serait moins agréable pour elle et il savait qu'il jouait à quitte ou double.
Il se rapproche du lit et la caresse pour la réveiller en douceur. Elle ouvrit les yeux et lui sourit. Il se penche sur son visage et l'embrassa longuement.
— Tu devrais aller prendre une douche, Mahmoud ne va pas tarder à arriver. Il va te déposer à l'hôtel pour que tu puisses te rendre à tes rendez-vous de la journée… Shadia va te montrer la salle de bain.
—  Oui c'est vrai !
Elle se redresse nue sur le lit et vit la jeune servante entrer.
Elle la suivit et entra sous le jet revivifiant. Elle se savonne longuement, elle découvrait la douceur de son pubis lisse sous ses doigts. Elle était troublée par la couleur brunâtre de ses pointes de seins et de ses lèvres. La coloration ne disparaissait pas malgré le savon, comment pourrait— elle expliquer cela à son mari ?
Shadia l'aida à s’essuyer et lui tendit une jupe longue, une tunique et un foulard marron.
— Où sont mes sous-vêtements ?
Elle vit que la jeune femme ne la comprenait pas et elle renonça à entrer dans de plus longues explications.
Elle resta donc nue sous ces vêtements en se disant qu'elle passerait une culotte un soutien-gorge à l'hôtel. De toute manière, elle devrait se changer, car elle ne pouvait pas aller négocier dans cette tenue.
Quand elle sortit de la salle de bain, Dominique l'attendait.
— Si je ne savais que c'est toi, je ne t'aurais pas reconnue.
Il lui glissa une mèche de cheveux blonds qui avait glissé hors du foulard et l'accompagna jusqu'à la voiture.
— Je ne vais pas être disponible ce soir, mais je te promets que demain matin, je t'emmène découvrir le secret des pyramides... Et tu peux garder le collier, je t'en fais cadeau.
Il lui posa un chaste baiser sur les lèvres et regarda la voiture disparaître dans le désert.
Il était temps pour Viannette de sortir de son ivresse sexuelle et de retrouver les responsabilités qui lui incombaient. Des clients importants l’attendaient et son directeur comptait sur elle.  Cependant elle avait du mal à se concentrer. Elle venait de vivre une nuit si intense avec son amant que son corps la lui rappelait encore. Les assauts de Dominique se faisaient de plus en plus brutaux et sa jouissance à elle se faisait aussi de plus en plus violente. Elle ne se reconnaissait plus. Elle était convaincue qu'un profond changement était en train de s'opérer en elle qu'elle ne pouvait plus stopper. Elle n'en avait d'ailleurs pas l'envie. À cet instant   elle tentait de se rassurer en se disant qu'elle avait assez d'expérience professionnelle pour donner le change à ses clients aujourd'hui lors de sa dernière réunion
De son côté Dominique retourna dans sa chambre et depuis son ordinateur, il envoya un message à destination du directeur de la filiale où le mari de Viannette travaillait. Celui-ci ignorerait longtemps qu’il devait sa subite promotion à son épouse.
Il sortit dans le patio ou il croisa selon qui supervisait un nouvel aménagement.
— Bonjour, Monsieur Dominique, avez-vous été satisfait des services de nos protégées ?
— Ce fut parfait, bien au-delà de mes espérances. Et dites-moi Selim, que pensez-vous de ma nouvelle acquisition ? Comment l'avez-vous trouvée ?
— Elle semble prometteuse, elle n’a pas protesté quand les filles se sont occupées d’elle dans le hammam et ce matin elle n’a pas exigé une autre tenue que celle que nous lui avons proposée. Elle a juste demandé où se trouvaient ses sous-vêtements, mais n’a pas insisté… Mais pour être plus précis, il aurait fallu que je puisse la tester plus en profondeur…
Dominique sourit aux sous-entendus de ces mots.
— Bientôt, je te le promets… pensa-t-il. Pour le moment, il avait encore quelques affaires urgentes à régler et il devait préparer la journée du lendemain pour achever de tisser sa toile.
Elle se souviendrait longtemps de sa virée dans le désert.
Il attendit le retour de Mahmoud pour rentrer à son hôtel. Pendant le trajet, il informa le chauffeur de ses projets pour le lendemain avec Viannette.
— Bien sûr, Monsieur. Tout sera prêt selon vos désirs.
— je n'en doute pas…
Dominique prit connaissance des dernières informations de la nuit pour connaître l'état de santé de son empire financier.
Il constata avec plaisir que la dernière livraison en provenance d'Ukraine avait bien été livrée dans le nord de l'Allemagne et que son agent en Afghanistan avait bien négocié l'échange prévu avec les talibans. Son père s'il avait encore eux de ce monde serait fier de lui. Il envoya un nouveau message à son représentant à Londres pour l'informer du montant maximal qu'il pouvait mettre pour la prochaine vente aux enchères chez Sotheby's, ce Gauguin se trouverait bientôt dans son bureau parisien et la ministre de la Culture pourrait pavoiser du retour de cette toile France. Il pourrait négocier avec elle un prêt dans les musées nationaux. Il connaissait la faiblesse de la ministre.
Comme la veille, il prit son déjeuner dans le restaurant ou Viannette mangeait avec les personnes avec qui elle négociait. Il se garda bien de se montrer. Il constata avec satisfaction qu'elle continuait de porter le foulard. Il se demandait comme elle vivait la nouvelle coloration de ses lèvres et ce qu'elle ressentait à porter ce collier qui ne devait pas manquer de lui rappeler la nuit qu'elle venait de passer.
Pendant la nuit, Selim avait réussi à pirater son téléphone et il y avait installé un mouchard qui lui tentait tous ses appels et messages sur un téléphone en sa possession. Il avait aussi accès à ses comptes sur les réseaux sociaux, sa vie n'aurait bientôt plus aucun secret pour lui.
Quand elle quitta le restaurant, il regagna sa chambre d'hôtel. Il alluma son ordinateur et il put constater le génie de ses ingénieurs. Il pouvait voir et entendre tout ce que faisait Viannette par l'intermédiaire du collier qu'elle portait toujours, caché sous le foulard. La jeune Raniah serait-elle convaincante ?
Comme prévu, Viannette sortit de sa réunion en milieu d'après-midi. Elle disposait maintenant de son temps comme elle l'entendait. Comme Il s'y attendait, elle se rendit au musée des antiquités égyptiennes. Raniah et ses voiles bleus l'attendrait dans une salle du musée.
Elle flânait dans le bâtiment en s'enfoncent dans le labyrinthe des salles envahies par les touristes. Elle s'arrêtait devant les bijoux exposés, éblouie par le savoir-faire des orfèvres antiques. Devant une vitrine consacrée à la beauté féminine, elle découvrit un petit récipient d'argile qui aurait contenu un onguent destiné au maquillage. La légende sous le pot indiquait que les servantes d'un dieu quelle ne connaissait pas s'en enduisaient les lèvres et la poitrine. Elles portaient de plus un torque d'or pour signaler au peuple qu’elles appartenaient au dieu. Elle resta pensive, car ses lèvres, ses seins et son sexe avaient été recouverts du même baume et ce collier qu'il lui avait offert.
La phrase de Dominique lui disant qu'elle était digne d'un Dieu et son regard pénétrant lui revenait en mémoire, il était son dieu et elle lui appartenait. Enfin, elle appartenait à son sexe. Cela faisait bientôt vingt-quatre heures qu'il ne l'avait pas touché et elle commençait à ressentir le besoin d'être pénétrée par son sexe, de sentir le goût de son sperme dans la bouche.
— Vous admirez les artifices de beautés de mes ancêtres… lui dit une voix dans son dos.
Elle se retourna et vit une jeune femme aux yeux noirs qui lui souriait. Ses lèvres et ce collier qu'elle entrevoyait autour de son cou…
— Je vois que nous avons le même goût en matière de maquillage… ajouta la jeune égyptienne avec un sourire énigmatique.
— Raniah, se présenta-t-elle. Je suis étudiante en égyptologie, je peux vous faire découvrir le musée.
— Viannette, je suis française…
— Oui, je m'en suis douté, vos cheveux blonds vous trahissent.
Elle tenir la main vers le visage pour replacer la mèche rebelle sous le foulard.
— Merci, murmura Viannette qui frissonna quand la main qui descendait de son visage frôla sa poitrine.
— Vous êtes maquillée comme les servantes de ce dieu ?
Elle n'attendit pas la réponse de la femme qui baissait la tête et rougit. Elle lui prit la main et l'entraînait vers une autre salle.
— Suis-moi !
Raniah fit découvrir le musée et ses merveilles à Viannette et après plusieurs heures de visites et d'explications, elles quittèrent le musée comme deux amies de longue date.
— Acceptes-tu de dîner avec moi ? Je t'invite au restaurant !
— Avec plaisir, mais avant, je veux te faire un petit cadeau.
— Vraiment ?
Les yeux pétillants, elle se demandait quel pouvait être ce cadeau que voulait lui offrir cette jeune femme qu'elle venait de rencontrer.
— Oui ! Viens chez moi.
Raniah héla un taxi et quelques minutes plus tard, elle la faisait entrer dans un petit appartement un peu excentré.
— Nour, ma colocataire est absente, nous avons être tranquille. Installé toi. Je reviens.
Viannette était un peu surprise découvrir que dans ce pays aux traditions religieuses si ancrées deux jeunes femmes célibataires pouvaient partager le même appartement. Elle fut encore plus ébahie quand sa nouvelle amie revint dans le salon, uniquement revêtue d'une tunique de voile bleue aussi transparente que celle qu'on lui fait porter la veille. Sous le tissu léger, elle découvrit que comme elle, les mamelons et la fente de Raniah étaient colorés comme les siennes. Même si elle s'en était doutée, le voir était des plus troublant.
— Tiens, c'est pour toi ! Tu en auras besoin quand tu seras dans ton pays…
Elle lui tendit un petit pot en céramique contenant le fameux onguent. Elle pouvait en sentir le parfum entêtant et aussitôt sa poitrine gonfla et ses tétons durcirent sous son chemisier. Naturellement elle écarta les cuisses et elle sentait une douce chaleur envahir son entrejambe
—  Tu devrais te mettre à l'aise pour que je puisse te remaquiller…
—  Mais !
—  Laisse-toi faire !
Raniah approcha son visage et posa ses lèvres sur celle de Viannette. Avec délicatesse, elle lui retira son foulard et libéré sa chevelure dorée. Fermant les yeux, elle laissa son amie la dévêtir.
Depuis sa chambre d'hôtel, Dominique ne manquait rien de la scène. Un message sur son portable l'avait averti du retour de Raniah ans son appartement.
Après avoir mis nue la Française, Raniah prit un pinceau et appliqua la teinture sur les lèvres intimes de sa victime.
— Ça picote…
— Oui je sais, mais c'est excitant aussi...
— Oh oui !
Elle ferma les yeux pour se laisser envahir par le plaisir qui irradiait son bas ventre.
— Ce picotement, c'est l'alcool qui s'évapore et permet aux pigments de se fixer sur les muqueuses. C'est comme un tatouage, mais sans les aiguilles.
Viannette gémissante et écoutait d'une oreille distraite les explications de sa nouvelle amie.
— Moi je n'ai plus besoin de me le faire qu'une fois par moi. Mais au début tu devras le faire tous les jours…
Elle entendait le flot de paroles de Raniah qui lui expliquait les vertus de ce baume sur son plaisir et sur le plaisir que ses amants auraient en lui faisant l'amour.
Quand elle eut fini de lui maquiller les lèvres, elle se recula pour admirer son travail. Viannette remarqua alors le K sur le pubis de Raniah.
— C’est le symbole du dieu Kahr. Celles qui portent la marque sont ses servantes. Nous le servons et Kahr nous récompense en nous offrant à ses plus fidèles adorateurs.
Viannette était envahie par des sentiments contradictoires. Elle était chrétienne et ne pouvait croire à l'existence de ce dieu issu de la mythologie égyptienne. Elle aimait son mari et même si depuis son arrivée au Caire, elle faisait et découvrait des choses inédites et inimaginables avant. Tout rentrerait dans l'ordre à son retour en France. Cependant plus Raniah parlait et plus elle avait envie de mieux connaître ce culte qui plaçait le plaisir charnel au-dessus de tous les plaisirs. Même pour celle qui ne servait qu'à donner ce plaisir.
— Mets-toi à genoux face au dossier du sofa, je vais ajouter la touche finale… Cambre-toi un peu et écarte les genoux.
Elle prit la pose, impudique. Elle dévoilait ainsi son anus récemment déflore. Elle frémir quand elle sentit le pinceau étaler le pigment sur son œillet et les fourmillements associés. Elle laissa échapper un râle de plaisir quand le pinceau glissa dans l'orifice qui s'entrouvrait.
Derrière son écran, Dominique fut satisfait de l'initiative de Raniah. Il ne lui avait pas demandé d'aller jusque-là. En la marquant ainsi, elle indiquait que la jeune Française pouvait donner du plaisir par tous les trous.
Il éteignit son écran tout en activant la fonction d'enregistrement, il regarderait l'évolution de sa proie après son dîner.
Dans l'appartement, Raniah et Viannette étaient nues et soudées par un long baiser. Les mains découvraient leur corps, l'étudiante guidait la jeune mère dans la découverte des plaisirs saphiques. Connaissant parfaitement les effets de l’onguent, Raniah savait que Viannette ne pourrait résister à ses soins.
Elle la fit chavirer immédiatement dans l'ivresse en visant le plaisir auquel aucune femme ne peut résister. Raniah avait assis Viannette sur le sofa et avait placé ses jambes très écartées sur ses épaules à elle. La langue de l'Égyptienne jouait de la fente et du clitoris de la Française avec une parfaite connaissance du plaisir féminin.
Viannette ne résista pas longtemps avant de s'effondrer en râles et en jouissance. Tandis que sa langue s'occupait de la chatte de Viannette, les mains de Raniah se chargeaient de ses seins et de ses tétons. Plusieurs orgasmes vinrent emporter Viannette dans un état de quasi-transe. Cette nouvelle expérience avec une femme était une révélation. Aucun homme n'avait eu des gestes aussi bien ciblés que cette jeune femme. Cette découverte la bouleversa.
— Je suis sûre qu'à ton tour tu peux me donner beaucoup de plaisir, dis Raniah après un autre long baiser qui dura le temps que Viannette récupère de ses orgasmes répétés.
Elle l'allongea sur le canapé et s'agenouille au-dessus de sa poitrine. Viannette voyait de près la fente de la jeune étudiante. Elle était hypnotisée par ce K qui marquait son pubis parfaitement lisse.
Raniah s'approcha encore un peu et Viannette sentit le contact chaud et humide de cette fente sur son visage. Elle sentait le désir qui en émanait et naturellement elle sortit sa langue.
Même si c'était pour elle une première fois et qu'elle ne savait pas encore comment faire, elle voulait lui rendre autant de plaisir qu'elle venait d'en recevoir.
Déjà enivrée par le parfum du sexe de sa compagne, découvrant la douceur de ses lèvres intimes, Viannette ne se retint plus d'aller et venir du bout de sa langue entre les pétales de la précieuse fleur. Par ses soupirs Raniah indiquait à Viannette qu'elle l'emmenait vers le plaisir. Encouragée, Viannette laissa libre cours à son imagination. Pressant, léchant, pénétrant de sa langue et de ses doigts qu'elle avait adjoints, elle arracha un violent orgasme à la jeune Égyptienne qui fut surprise de la dextérité de la novice.
Viannette en était sûre maintenant, elle aimait la délicatesse du sexe  des femmes tout autant qu'elle était fascinée par la puissance des hommes.
Au moment quitter l'appartement, Raniah embrassa longuement Viannette en lui disant qu'elle ferait une excellente robe bleue. Elle se demanda ce qu'elle voulait lui signifier par ces mots. Ainsi les femmes semblaient catégoriser par la couleur de leur tunique, blanche, verte, bleue ou grise… il en existait peut-être d'autre au elle ne connaissait pas. Oserait-elle demander des explications à Dominique quelle soupçonnait de plus en plus de ne pas que l'homme d’affaires qu'il prétendait être ?