Une journée de folie
Quand Sophie se réveilla, elle était seule dans la cabine. Sur sa valise, un string rouge, avec un petit mot : “Rafraîchis-toi ! Enfile cela ! Habille-toi ! J’ai été chercher du café !”
Avec une lingette humide, elle fit un brin de toilette. Elle prendrait une douche à l’hôtel. Elle enfila une robe pull noire par-dessus le string que lui avait sorti Éric. Elle acceptait cette exigence : n’avait-elle pas accepté au milieu de la nuit d’être sa soumise ?
Elle venait de prendre son téléphone quand Éric revint dans la cabine avec deux tasses de café chaud. Elle ferma les yeux, appréciant l’odeur.
— Appelle ton mari ! Mais mets le haut-parleur !
Elle n’eut pas longtemps à attendre, le numéro à peine composé, un de ses enfants décrocha en criant : “Maman !”
— Oui ma chérie, mais passe-moi papa et va finir de t’habiller sinon tu vas être en retard à l’école.
— Comment tu sais que je ne suis pas habillée ?
— Une maman sait toujours tout…
— Allô ! Ma chérie ! Comment vas-tu ? Bien dormi ?
— Oh oui mon amour, j’ai passé une très bonne nuit… Les cabines des wagons-lits sont vraiment très confortables…
— Tant mieux… Je me demandais…
— Oui excuse-moi mon amour… Je ne pensais pas que tu t’inquiéterais autant, mais dans le train le réseau ne passait pas bien… Je suis désolée…
— Ce n’est pas grave… Pas de nouvelles ! Bonnes nouvelles ! comme on dit.
— Oui exactement, répondit Sophie en riant.
Au même instant, le contrôleur annonçait l’arrivée du train en gare de Périgueux et ses deux minutes d’arrêt.
— Il faut que je te laisse…
— Oui ma chérie, bonne journée ! Bisous !
— Bisous mon amour ! Je t’aime !
Éric avait écouté cette conversation le sourire aux lèvres. Il se disait que cette femme savait très bien jouer la comédie avec son mari. Il espérait que sur le plan du boulot elle serait aussi professionnelle et qu’il ne regretterait pas de l’avoir embauchée.
Sur le quai, ils furent accueillis par Daniel le réalisateur qui, avant de prendre la valise de Sophie, la salua en l’embrassant.
— Je suis enchanté de te connaître… Éric m’a dit beaucoup de bien de toi !
— Merci !
Elle regarda Éric en se demandant ce qu’il avait bien pu raconter à son sujet. Il ne la connaissait que depuis à peine vingt-quatre heures. Elle suivit les deux hommes qui discutaient déjà du tournage.
— Je vous dépose à l’hôtel ?
— Oui ! répondit Éric. Je pense que Sophie a envie d’une bonne douche avant de commencer à travailler.
— Je comprends, dit Daniel venant de surprendre une brève rougeur sur le visage de Sophie.
Pendant les quelques minutes entre la gare et l’hôtel, la discussion porta essentiellement sur le travail à venir et surtout la finalisation de la dernière scène avant la soirée de clôture le jeudi soir.
— Prends ton temps Sophie ! Nous t’attendons au bar, lui dit Éric avant qu’elle ne monte dans sa chambre.
Dès qu’elle fut montée, Daniel s’empressa de questionner Éric.
— Alors ? Tu l’as sautée ? Elle est bonne ?
— Elle est prometteuse. Elle a de fortes potentialités… mais il est encore trop tôt pour en être certain…
— En tout cas, je me taperai bien son petit cul…
— Méfie-toi… Tu es déjà dans le viseur de certaines, ne gâche pas tout par une connerie !
Daniel baissa la tête. Il est vrai qu’il avait merdé lors du dernier tournage. Une stagiaire n’avait pas apprécié son irruption brutale dans sa chambre et il n’avait dû son salut qu’à l’intervention d’Éric qui avait convaincu la jeune femme de ne pas déposer plainte.
Quand Sophie reparut devant eux, elle s’était coiffée et avait attaché sa chevelure flamboyante avec un bandeau assorti à son string mais cela, seul Éric le savait. Il se demanda si c’était le hasard ou volontaire. A ses pieds, elle avait gardé ses petites chaussures à talons plats, pratique pour une femme qui savait qu’elle allait devoir beaucoup marcher au cours de sa journée de travail tout en conservant une touche de féminité.
— Allons-y ! ordonna Éric.
A la fin de la matinée, Sophie était radieuse. Elle n’avait rien oublié de son savoir-faire professionnel et elle savait qu’elle avait impressionné l’équipe de tournage par ses compétences. Apparemment la précédente assistante était loin d’être à la hauteur. Elle avait même surpris une discussion entre deux techniciennes : “Elle, au moins, elle n’a pas eu le poste en couchant avec le producteur !” Si elles savaient ! Mais elles avaient raison, elle avait eu le poste avant de coucher.
En plus de cette satisfaction, elle avait aussi côtoyé de près plusieurs acteurs de premier plan. Par pudeur, elle n’avait pas osé leur demander un selfie même si elle savait que sa fille aînée lui en voudrait quand elle lui raconterait qu’elle avait échangé quelques mots avec Clovis Cornillac.
— Sophie ! l’interpella Éric. Je t’invite à manger dans un petit restaurant au centre-ville.
— Je ne mange pas avec l’équipe ?
— Non ! J’ai envie de passer un peu de temps seul avec toi pour mieux te connaître.
Sophie eut alors un frisson et rougit en baissant les yeux.
— Non ! Ce n’est pas ce que tu crois ! Souviens-toi de notre discussion : dans la journée tu es Sophie Lamothe !
— Oui Monsieur, vous avez raison !
Pendant qu’ils se dirigeaient vers le centre-ville, Éric faisait tout pour détendre Sophie. Il la félicita pour son efficacité pendant la matinée. Il était content de son travail, il ne regrettait pas de l’avoir recrutée et il espérait qu’elle aussi appréciait son travail.
— Au fait ! J’ai vu que tu n’as pas fait de selfie avec Clovis Cornillac, pourquoi ?
— Je n’ai pas osé le lui demander…
— Je verrai avec lui…
— Merci Monsieur, cela ferait plaisir à Justine…
Ils entrèrent dans le restaurant où et furent accueillis par le chef de rang qui les conduisit à une table isolée.
— Que veux-tu boire ?
— Pas d’alcool, je veux garder l’esprit clair. Il y a encore beaucoup de travail cet après-midi… Un Coca !
— Un Orangina pour moi ! demanda Éric au serveur.
— Je te félicite encore pour ton professionnalisme mais assez parlé de travail. Si tu me parlais de toi…
— Que voulez-vous savoir ? Vous savez déjà tout…
— Oh non, parle-moi de ta famille, de tes enfants, de ton mari… ce que vous aimez faire ensemble…
Lancée sur ce sujet, Sophie lui raconta diverses anecdotes vécues au quotidien, en vacances. Elle lui parla des petites bêtises de ses enfants, de l’amour qu’elle leur porte et aussi de sa relation avec son mari. Il comprit rapidement que le couple entre Sophie et Pascal était un couple uni même si depuis la naissance des enfants, leur relation avait évolué et qu’ils étaient moins fusionnels qu’au début. Il ne put être qu’admiratif quand il apprit qu’ils se connaissaient depuis l’âge de quinze ans et que Pascal était le seul et unique homme que Sophie avait connu, avant lui et cette nuit dans le train.
— Donc cette sodo, c’était une première pour toi ?
— Oui Monsieur…
— Sois précise dans tes réponses, souviens-toi de ce que je t’ai demandé…
— Oui Monsieur, c’était ma première sodomie…
Elle répondit en rougissant regardant autour d’elle si personne n’avait entendu.
— Très bien et tu as aimé ?
— Oui…
Elle vit Éric plisser les yeux et se reprit immédiatement.
— Oui Monsieur, j’ai aimé être sodomisée…
— Très bien alors voici la première règle que je vais t’imposer. Je te veux toujours en jupe ou en robe sauf quand tu seras indisposée. Dans ce cas, le pantalon sera obligatoire.
— Oui Monsieur, j’ai compris je respecterai cette règle.
— Mais dis-moi, comment vas-tu faire pour t’organiser avec ta vie de famille ? Maintenant que tu as accepté d’être mon assistante-soumise… et là pour ton mari, ce n’est pas trop difficile ?
— Ne vous inquiétez pas, c’est un papa comme on en fait peu. Il sait parfaitement gérer les enfants, la maison. Au bout de quatre grossesses, il a su s’adapter.
— Tu as quatre enfants ? je croyais trois…
— Non quatre entre deux ans et douze ans, deux filles et deux garçons…
— Et Justine, c’est la plus grande ?
— Exactement…
— Tu sais que tu vas beaucoup voyager… États-Unis, Canada, Suisse, Espagne, Italie… Tu es sûre que ton mari va pouvoir gérer. Je pourrais vous proposer des baby-sitters ; cela le soulagerait car il doit aussi gérer sa société !
— Vous feriez cela ?
— Bien sûr ! Même si notre groupe télévisuel est un nain en Europe, je ne suis pas démuni… Il y a quelques temps, j’ai développé une société de transport ferroviaire : TEM. Et avec les nouvelles réglementations européennes, c’est une réussite totale… Ton mari doit connaître, sûrement…
— Peut-être, je ne sais pas, il ne me raconte pas non plus tous les détails de ses activités, juste ses réussites ou ses échecs… Et pour la baby-sitter, merci Monsieur ! Oui je crois qu’il apprécierait… Pourrais-je le lui annoncer ce soir ?
— Bien sûr et aussi que la société organise le Noël des enfants du personnel le week-end du 20 et 21 décembre dans une station de sport d’hiver suisse, les conjoints sont invités… il y aura un avion affrété spécialement au départ de Paris.
En entendant cela, Sophie était époustouflée. Elle s’était bien sûr renseignée sur Éric Martin et ARPTEC, elle savait qu’en plus de cette société de production, il avait pris le contrôle de TV Suisse, mais elle n’avait pas fait attention à toutes les filiales contrôlées par la holding.
Mais ce qui lui faisait le plus plaisir, c’est que le 20 décembre était au-delà de son contrat de quinze jours. Cela voulait donc dire qu’Éric avait décidé de la prolonger. Cela la motivait pour s’investir davantage dans son travail et sa relation avec Éric.
— Les enfants vont être ravis… l’avion, la Suisse, la neige, la montagne… Quel magnifique cadeau de Noël vous allez leur offrir.
Pendant cette discussion, le serveur leur apporta leur repas, de simples salades périgourdines qu’ils mangèrent en continuant de discuter de leur vie.
En sortant du restaurant, ils se dirigèrent vers une bijouterie située dans une petite rue à quelques minutes à pied du restaurant.
Alors qu’ils se trouvaient dans une ruelle déserte, Éric prit Sophie dans ses bras et plaqua sa bouche contre la sienne. Malgré sa surprise, Sophie ne résista pas et lui offrit sa bouche de bonne grâce, fermant les yeux pour apprécier ce baiser.
— J’en avais envie, lui dit Éric après s’être reculée.
— Merci ! Moi aussi, j’en avais envie…
Éric prit la main de sa compagne et reprit le chemin de la bijouterie.
— Bonjour ! dit Éric en entrant.
— Monsieur, Madame, que désirez-vous ?
— Je désirerai une chaînette pour la cheville de madame…
Le bijoutier jette un regard évaluateur à Sophie. Il comprit instantanément la nature de la relation entre Éric et Sophie. Il avait l’habitude des couples adultères et ce couple en était un exemple parfait.
— Bien sûr ! Quel type de chaînette…
— Une chaînette bien ajustée mais qui ne puisse être retirée que par un professionnel comme vous…
— je comprends… je vais vous trouver cela.
— Une chaînette qui résiste à l’eau, l’eau de mer, la piscine et même à… l’urine…
Éric avait un peu hésité avant de prononcer ces mots, ce type de comportement était rarement compris par les non-initiés. D’ailleurs, au regard que Sophie lui jeta, il sut qu’il devrait peut-être en parler avec elle.
— Très bien ! Répondit le bijoutier en souriant. Attendez moi… je reviens mais pour que je puisse la fixer, il faudra que madame pose son pied sur ce tabouret.
— Laïka ! Tu as entendu ?
— Oui Monsieur…
— Pardon, je n’ai pas bien compris ta réponse.
— Oui Maître, se reprit Sophie un peu déstabilisée
Il lui avait dit que dans la journée, elle était Sophie et il venait de l’appeler Laïka. Elle posa son pied sur le tabouret en attendant le retour du bijoutier qui présenta plusieurs chaînettes sur un plateau. Éric en choisit une dorée que le commerçant commença à refermer autour de la cheville de la mère de famille.
Dans cette position qui faisait remonter sa jupe, le bijoutier voyait parfaitement le string rouge, mais en parfait professionnel, il ne dit rien. Quand il eut fini, il se releva et regarda Éric.
— Vous me confirmez que personne ne peut retirer cette chaînette ?
— Parfaitement Monsieur, j’ai serti l’anneau de fermeture…
— Et est-elle suffisamment serrée ?
— Parfaitement Monsieur… vous pouvez vérifier, une feuille de papier à cigarette passe tout juste entre sa peau et la chaînette…
— Je vous fais confiance… Laïka, marche un peu pour voir ?
Sophie fit quelques pas dans la boutique sous le regard des deux hommes. Elle était troublée, elle qui avait l’habitude d’être ignorée dans les soirées et autres réceptions était le centre d’attention de ces deux hommes. Sa petite taille, son absence de formes n’attirait pas les regards. A la limite, seuls ses cheveux roux faisaient parfois se retourner les gens sur elle, mais après une évaluation rapide de son physique, ils se détournaient tout aussi vite, avec même parfois une pointe de mépris.
— Combien vous dois-je ? demanda Éric.
Le bijoutier restait silence en regardant la petite femme rousse dont il avait aperçu le string rouge qui cachait à peine son intimité, en lui posant la chaînette. Éric fronça les sourcils.
— Laïka est ma soumise, ce n’est pas une pute !
— Excusez-moi, Monsieur. Ne vous méprenez pas, ce n’est pas du tout ce que je pensais. Au contraire, je me disais qu’avec une telle chevelure, son corps pourrait être davantage mis en valeur avec quelques bijoux ornés de pierre comme l’émeraude… Oui… Le vert se marie bien avec le roux.
— A quel type de bijoux pensez-vous ?
— Je pourrais vous proposer des petits barreaux dorés avec une petite émeraude à chaque extrémité pour ses seins.
— Laïka est mariée ! Imaginez la réaction de son cocu si elle débarquait avec ce genre de chose… Il y a déjà la chaînette…
Sophie réalisa alors qu’elle devrait effectivement expliquer à son mari pourquoi elle revenait d’un séjour professionnel avec une chaîne de cheville que personne ne pouvait retirer. Elle commença à réfléchir au récit qu’elle pourrait lui raconter.
— Ne vous inquiétez pas, ce sont des bijoux amovibles. Elle pourra les porter en votre compagnie et les retirer avec son mari.
— Il ne se rendra compte de rien ?
— Je vous le promets, j’ai plusieurs clientes qui en ont et qui en sont très satisfaites…
— Je vous fais confiance… Qu’en penses-tu Laïka ?
— Oui Maître si vous le désirez…
Sophie était partagée. Dans les romans qu’elle avait lus, de nombreuses soumises portaient fièrement des piercings aux seins voire sur leurs parties intimes. En portant ces bijoux, elles affichaient leur appartenance. Elle avait envie de le faire mais sa plus grande crainte, était la douleur. Adolescente, elle s’était fait percer les oreilles et elle se souvenait de la brève douleur mais c’était à l’oreille. Là, on parlait de percer ses tétons, une zone qu’elle savait très sensible et très réactive. Elle frissonna.
— Qu’as-tu Laïka lui demanda Éric en la serrant contre lui.
— Ça fait mal ?
— Pas plus que pour les oreilles et en plus je vais insensibiliser la zone avec du froid…
— Alors oui je suis partante, dit-elle en souriant à Éric.
Le visage de son maître s’illumina. Il n’en revenait pas de la manière dont elle acceptait si facilement les choses. Il pourrait sûrement aller très loin avec elle.
— Donc, puisque vous êtes d’accord ! Laïka, voulez-vous passez dans l’arrière-boutique et retirez votre robe pour que je puisse vous percer ?
Sophie regarda Éric qui hocha la tête en signe d’assentiment. Dans l’autre pièce, elle s’installa presque nue sur ce qui ressemblait à un fauteuil gynécologique. Éric soupçonna que ce bijoutier ne devait pas percer uniquement des oreilles ou des tétons.
Le bijoutier ouvrit un tiroir et sortit plusieurs bijoux, proposant à Éric de choisir ceux qu’il souhaitait que sa soumise porte.
— Ces pierres vertes seront parfaites ! Et cette chaînette aussi…
— Très bon choix ! Cela la mettra bien en valeur ! Je vais procéder au piercing. Pouvez-vous reculer un peu, s’il vous plaît…
Le bijoutier désinfecta les mamelons de sa cliente avant de les percer. Sophie retint un petit cri à chaque fois. Il était évident que le bijoutier n’en était pas à son coup d’essai.
La poitrine de Sophie était maintenant ornée de deux petites barrettes avec des émeraudes serties à chaque extrémité. Le bijoutier montra à Éric comment les retirer et lui expliqua les soins à apporter pour que la cicatrisation se fasse rapidement.
Quand Éric eut payé, le bijoutier ajouta en cadeau un bracelet en argent assorti à la chaîne de cheville.
En sortant de la bijouterie, Éric sortit son téléphone pour prévenir Daniel qu’ils arrivaient avec un peu de retard.
“On arrive…”
“Par contre pas de plan foireux cette fois-ci !”
“Tu bosses !”
“Tu te loupes, pas de soirée jeudi soir… “
“Je te blacklist pour toutes les boîtes et soirées.”
“Capitch..”
Comme la veille au soir, Sophie n’entendait que les paroles d’Éric mais elle comprenait que Daniel venait de se prendre un savon et qu’il avait essayé de se justifier. Dès qu’ils furent sur le site de tournage, Éric était redevenu le PDG d’ARPTEC et personne ne remarqua quand il dit discrètement à Sophie :
— À ce soir, Laïka !
Après avoir pris une longue douche relaxante, Éric s’allongea sur le lit. Naturiste, il ne manquait jamais une occasion de rester nu lorsqu’il le pouvait. Il appela une de ses vieilles connaissances suisses qui lui avait souvent permis de se sortir de situations délicates.
— Madame Kohler c’est Éric Martin… J’aurais besoin de vos services !
— Bonjour cher ami ! Il te faut des filles…
— Oui… Mais, non pas des call-girl… Il me faut deux nounous…
— Des gros bébés…
— Non ! Pas pour des adultes…
— Des enfants ? Vraiment !
— Oui des enfants ! Quatre entre deux et douze ans, deux garçons et deux filles…
Il y eut un instant de silence, puis Madame Kohler reprit.
— Où ça ?
— À Paris ! Du lundi au vendredi ! Le week-end, elles pourront se reposer
— Qui paye ?
— Facture pour la société…
— La mère, c’est votre nouveau jouet ?
— Oui ma nouvelle assistante
— Comment est-elle ?
En ce qui concerne les femmes, la curiosité de Madame Kohler envers les filles était toujours insatiable. Il faut dire que dans son activité, elle était toujours à la recherche de nouvelles filles.
— Quarante ans, petit gabarit, 1m50, mince, rousse…
— Une belle petite poupée…
— Oui comme vous dites… Très pro…
— Et pour le reste ?
— Au niveau sexe… prometteur ! J’espère la garder déjà à l’issue de son CDD.
— Vous avez vite remplacé Arielle ?
— Arielle ! Aucune nouvelle ! Elle nous a planté du jour au lendemain…
— Désolée…
— Bon ! Madame Kohler, je compte sur vous !
— C’est comme si c’était fait, Monsieur Martin…
Après avoir raccroché, il chercha un collier pour Sophie, enfin Laïka. Il en repéra deux : un doré qui irait parfaitement bien avec la chaînette et une autre qui faisait vraiment chienne. Il le lui prendrait avec une laisse.
Il se posa sur le lit et réfléchit à la manière dont il allait s’occuper de cette salope en devenir. “Cette fille était une pépite, pensait-il. Mais ce soir, je ne vais utiliser que sa bouche.”
Il appela la réception de l’hôtel pour commander une bouteille de Champagne et un plateau de sushis pour deux personnes à livrer pour vingt heures dans la chambre.
Sophie entra dans la chambre à dix-neuf heures. Elle n’avait qu’une hâte, retirer ses chaussures. Elle avait passé toute l’après-midi debout à marcher d’un bout à l’autre du site de tournage pour travailler avec l’équipe technique et éviter aussi bien les mains baladeuses que les remarques de Daniel. A plusieurs reprises, elle l’avait entendu dire que des cuisses pareilles, il fallait les montrer.
Elle avait à peine refermé la porte que, toujours allongé nu sur le lit, en train de regarder la télévision, Éric lui ordonna :
— Laïka ! Va prendre une douche et revient juste en string et talons… Ne ferme pas la porte !
Sans un mot, Sophie entra dans la salle de bain. Elle était un peu gênée de devoir laisser la porte ouverte. Si elle le faisait quand ils étaient seuls, depuis qu’elle avait des enfants, elle avait toujours pris sa douche seule, la porte fermée pour ne pas être dérangée par l’entrée inopportune d’un enfant.
Éric entendit l’eau couler. Sophie prenait son temps, le jet tiède lui faisait du bien. Elle se sécha les cheveux et rejoignit Éric presque nue comme il le lui avait demandé.
— Tourne-toi ! Les mains dans le dos.
Obéissante, elle se tourna. Elle le sentit lui attraper les poignets qu’il menotta. Dans cette position, sa poitrine ressortait.
— J’espère que tu aimes les sushis… Ce sera notre repas de ce soir…
— Merci Maître ! Oui j’aime cela…
— Bien… J’ai des choses à finir… Tu vas attendre là en silence.
Éric la guida face devant un mur uni de la chambre et lui ordonna de rester immobile jusqu’à ce qu’il revienne. Elle entendit la porte de la chambre se fermer et elle se retrouva dans le noir. Le temps passait, lentement. A plusieurs reprises, elle entendit son téléphone vibrer.
“Pascal va se demander pourquoi je ne réponds pas… Il va s’inquiéter” pensa-t-elle. Mais elle n’osa pas bouger. Elle avait promis à son maître de rester immobile jusqu’à son retour. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, la chambre s’éclaira de nouveau. Éric, son maître, était de retour.
En entrant dans la chambre, il remarqua les alertes sur le téléphone de Sophie posé sur la table basse.
“Merde ! J’avais oublié son cocu…”
Il s’approcha de sa soumise. Il admirait ses courbes, le rouge de son string lui entrant entre les fesses ressortait avec la pâleur de sa peau.
— Laïka ! Comment te sens-tu ?
— Ce fut long Maître et mes épaules me tirent…
— Tu as été punie pour corriger tes erreurs de la journée… Tu comprends ?
— Oui Maître… Allez, vois-tu, ton cocu a appelé plusieurs fois… Tu vas lui téléphoner, mais je veux tout entendre… tu mets sur haut-parleur !
— Oui Maître…
Après avoir été libérée des menottes par son Maître, Sophie appela son mari qui répondit aussitôt.
“Ma chérie comment s’est passé ta journée ?”
Elle n’eut pas le temps de répondre que ses enfants se précipitèrent sur le téléphone et voulurent la voir en Visio. Éric eut tout juste le temps de lui donner son peignoir pour qu’elle couvre sa nudité et de se mettre hors du champ de la caméra. Il réalisa avec horreur que ses vêtements étaient posés sur le lit. Il fit un signe à Sophie qui comprit et orienta le téléphone afin de ne rien dévoiler.
Après avoir parlé avec chacun de ses enfants, elle réussit enfin à discuter avec Pascal. Quand elle lui annonça qu’Éric lui avait proposé de lui trouver une nounou pour s’occuper des enfants, son mari ne sut que répondre. Il fut encore plus abasourdi quand elle lui annonça pour la fête de Noël.
“Donc ton CDD va se prolonger ?”
“Sûrement oui !”
“C’est super ma chérie ! Cela prouve que ton nouveau patron est satisfait de tes prestations !”
“Je le pense… je fais tout pour… Ah… Ce n’est pas tout !”
“Comment cela ?”
“Il y a une sorte de fête commerciale et tu ne sais pas ce que j’ai gagné ?”
“Non, mais tu vas me le dire !”
“Un bracelet et une chaîne de cheville en or ! Tiens ! Regarde !”
Sophie lui montra le bracelet offert par le bijoutier ainsi que la chaînette sous les compliments de son mari. A l’écart, Éric lui faisait signe de mettre un terme à la conversation.
“Excuse-moi mon amour, mais Monsieur Martin va m’attendre pour dîner…”
“Oui ma chérie, je comprends… à demain… Je t’aime !”
“Moi aussi je t’aime, mon amour !”
— Demain soir ! Tu l’appelleras avant la soirée. Mais relève-toi que je te remette les menottes !
Sophie fut un peu déstabilisée par cette contrainte. Elle avait espéré que sa punition serait finie, mais il semblait que son maître en avait décidé autrement. Elle se leva et se laissa menotter.
— Agenouille-toi bien droite contre la table basse… Tu vas attendre que le roomservice nous apporte les sushis.
En la voyant ainsi il n’avait qu’une idée en tête la baiser profondément sur la table basse, mais il s’était promis que ce soir il utiliserait que sa bouche. “Chaque chose en son temps. Et c’est seulement la deuxième nuit qu’on passe ensemble. Tu as plein de moments devant toi pour l’utiliser.”
Sophie réalisa qu’elle était presque nue, menottée, à genoux dans cette chambre d’hôtel avec son patron. Rien dans son éducation ne l’avait préparée à vivre une telle situation.
— Ne t’inquiète pas Laïka ! Tout va bien se passer, lui dit Éric en lui caressant tendrement la tête.
Cela se passera bien, mais la position n’était pas particulièrement confortable. Elle sursauta quand elle entendit frapper à la porte et regarda dans cette direction avec inquiétude. Éric alla ouvrir et récupéra le plateau et la bouteille de champagne sans que l’employé de l’hôtel ne puisse entrevoir Sophie.
Il posa les sushis sur la table basse et se servit une coupe de champagne.
— Bon appétit ma petite chienne… dit-il, en approchant un sushi du visage de Sophie.
Elle ouvrit la bouche. Éric lui souriait et déposa le morceau de poisson sur sa langue.
— Tu peux manger…
Éric lui mit deux autres sushis dans la bouche avant de lui demander si elle voulait boire. Il lui approcha un verre de ses lèvres. Cette situation était troublante, il lui donnait la becquée et maintenant il la faisait boire. Elle était totalement dépendante de ces désirs.
Pour le sushi suivant, il le déposa à moitié entre ses dents. Pour le manger, quand elle croqua dedans, la moitié tomba sur le verre de la table.
— Tu en as mis sur la table… il faut nettoyer…
Il n’eut pas besoin d’en dire plus, Sophie savait ce qu’elle devait faire. Le verre de la table était propre. Elle se pencha et lécha la table jusqu’à ce qu’il ne reste aucune trace de poisson sur la table. Éric la regardait faire, satisfait et amusé. En la voyant obéir, s’appliquer, il jubilait que cette chienne allait le combler.
Les sushis suivants, il les déposa directement sur la table. Sophie les mangea sans rien dire en le remerciant à chaque fois.
Il versa ensuite un peu d’eau.
— Bois Laïka !
Sophie nettoya du mieux qu’elle pouvait les gouttes d’eau. Devant sa difficulté, Éric lui présenta un biberon rempli d’eau. Elle commença à téter.
— Fais-moi signe quand tu auras assez bu !
Sophie hocha la tête et but la moitié du contenu.
— Tu es une bonne chienne Laïka. Pour le dessert, tu vas me sucer !
Éric souleva avec douceur sa protégée et l’allongea sur dos, en travers du lit, sa tête dépassant légèrement. Il présenta son membre devant la bouche de Sophie qui n’hésita pas. Elle commença à sucer ce sexe déjà bien raide. Les mains attachées, Sophie ne pouvait rien faire. Elle était obligée d’accepter le rythme et la profondeur de la pénétration qu’Éric lui imposait. Il y allait doucement, il voulait voir sa réaction quand il commencerait à forcer sa gorge. Il savait bien qu’elle ne pourrait pas l’avaler à fond, elle n’avait pas assez d’expérience.
Sophie faisait de son mieux, elle retint quelques hoquets quand le gland arrivait contre sa glotte. A un moment, Éric s’immobilisa, il força un peu. Elle eut des larmes aux yeux. Il lui bloquait la respiration. Quand elle commença à remuer, il recula pour lui permettre de respirer. Il recommença plusieurs fois avant de se retirer. Sophie bavait beaucoup. Puis toujours silencieux, il la remit à genoux pour qu’elle le suce en n’utilisant que sa bouche.
— Tes cheveux me gênent, je ne vois pas ton visage !
Il lui libéra les mains pour qu’elle puisse tenir ses cheveux écartés tandis qu’elle reprenait sa fellation.
De plus en plus excité, Éric se recula et gicla plusieurs fois sur la table basse.
— Nettoie Laïka !
Sophie se pencha et lécha tout le sperme qui souillait la table. Quand elle eut fini, elle se releva.
— Très bien ma petite pute… va te brosser les dents et ensuite viens te coucher !
Quelques minutes plus tard, Sophie s’allongea dans le lit. Elle sentit rapidement Éric venir la prendre dans ses bras et elle s’endormit rapidement. Il ne lui avait pas fait l’amour, mais peu lui importait. Elle dormait dans les bras de son maître et amant.
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