mercredi 24 avril 2024

Les Dames de Piques - Sophie et Ophélie -04- l'As de Pique

 

Monsieur Ali est garé devant le département d'histoire, pour surveiller la sortie des étudiants. Il profite de son attente pour appeler Henri, le propriétaire de l'As de Pique et d'autres clubs un peu moins recommandables.

— Henri, c'est moi ! Ali, dis-moi tu cherches toujours des filles ?

— Bien sûr ! Je n'en ai jamais assez pour satisfaire les besoins de mes clients… Pourquoi ?

Cristina n'est pas à la hauteur ?

— Oh si, mais il m'en faudrait plus comme elle… elle n'est pas assez disponible !

— Je te comprends ! Mais, j'ai trouvé une mine d'or, je te ramène un échantillon.

— Super, elle est comment ?

— Brune, jeune, mince mais inexpérimentée. Je pense qu'un peu de jus d'orange spécial lui fera du bien.

A l'autre bout de la ligne, Henri rigole et lui dit qu'il va préparer tout cela.

Monsieur Ali aperçoit la jeune fille, entourée de trois ou quatre jeunes étudiantes. Elles discutent en riant. En voyant la tenue d'Ophélie, une jupe plissée écossaise au dessus du genou et d'un top blanc qui dévoile son ventre, il se dit qu'elle devrait facilement accepter les tenues de scène de l'As de Pique, elle est beaucoup moins pudique que sa mère.

Il sort de sa voiture et klaxonne pour attirer son attention.

"Tiens ? Lui, que me veut-il ? Que fait-il là ?" pense-t-elle.

— Bonjour jeune fille, je passais par là. Veux-tu que je te dépose ? Cela t'évitera le bus.

— Ah ? oui pourquoi pas, c’est gentil mais il ne fallait pas.

— Cela me fait plaisir, monte !

Après avoir salué ses copines surprises, elle monte dans le SUV. Elle fait attention à ce que sa jupe assez courte ne dévoile pas trop ses cuisses mais Monsieur Ali arrive à entrevoir le string rose de l'étudiante. Il remarque qu'elle a bien passé ses mains pour aplanir sa jupe sous ses fesses avant de s'asseoir. Il lui faudra l'éduquer comme sa mère.

— Cela ne te gêne pas si je fais un détour avant de te déposer ? Je dois passer voir un ami.

— Non, pas de problème. Vous êtes déjà très gentil de me ramener.

— Merci, tu es gentille.

— Je vous en prie

Monsieur Ali sourit à la jeune fille qui tient fermement son sac de cours sur ses genoux.

— Peut être que l'endroit où je vais va t'intéresser !

— Pourquoi ?

— J'ai cru comprendre que tu avais fait de la danse. C'est vrai ?

— Oui, effectivement, j’ai fait de la danse classique avec quelques succès locaux.

— Tu sais faire le grand-écart alors, dit-il en souriant.

— Ce n’est pas ce que je préfère mais, oui j’ai appris ! Mais dans le lac des cygnes, on n’en fait pas trop. Hihihi !

— Et à la pôle-dance, tu te débrouilles ?

— Non, je n’ai jamais fait ça c’est quoi, ce n’est pas classique ?

— Tu n'as jamais vu ?

— Ben non désolée, je ne comprends pas je sais ce que sont le rap, le hip-hop, le zouk mais pas pole-dance.

— C'est quand tu danses autour d'une barre verticale

— Ah ? ça existe ? je n’ai jamais vu ça ! ça se pratique dans quelle salle ?

— Ça te dirait d'essayer ?

— Je ne sais pas où ça se passe ?

Mon ami, tiens le club, l'As de Pique, où des femmes dansent comme cela. Viens avec moi, il y a sûrement une danseuse cet après midi, qui répète…

— Il faut que j’en parle à mes parents pour savoir ce qu’ils en pensent.

— Tu es majeure, non ? Et, c'est juste pour voir.

— Oui… mais pas tombée de la dernière pluie ! On m’a appris à être prudente sur l’inconnu et je ne suis pas trop kamikaze aventureuse

— Et avec raison… rassure toi, je resterai là.

Face à cette remarque Monsieur Ali comprend qu'Ophélie n'est pas l'ingénue naïve qu'il imaginait. Il va devoir être prudent et subtil pour ne pas la faire fuir.

— Ça peut être rapide j’ai des cours à réviser ? Ajoute-t-elle.

— Bien sûr, d'ailleurs on arrive. Tu peux laisser ton sac dans la voiture.

— Bien, d’accord ! Mais pas longtemps, juste pour voir !

Monsieur Ali fait le tour de la voiture et vient ouvrir la portière. Il la prend par l'épaule protecteur pour entrer dans l'obscurité du club encore désert, dont seul la scène est éclairée par un projecteur qui suis les mouvements sensuels d'une femme blonde, juste vêtue d'un string et d'un petit soutien gorge plus décoratif que fonctionnel.

Ophélie regarde cette femme presque nue, ébahie.

— Tu vois, il y a une autre barre sur la scène, approche-toi ! lui propose-t-il.

— Pourquoi faire ? demande Ophélie de plus en plus troublée.

— Pour essayer ! Bien sûr ! Je suis sûr que tu as cela dans le sang.

— Je ne sais pas, ce n’est pas ce que j’ai appris, répond Ophélie de moins en moins sûre d'elle.

Elle voit un homme venir à leur rencontre et saluer Monsieur Ali.

— Qui est-ce ? demande-t-il en regardant Ophélie.

Il ne veut pas lui montrer que Monsieur Ali lui a déjà parlé d'elle. Il prend son temps pour la regarder. Il évalue le potentiel de ces formes, de cette poitrine, de ces jambes, de ce cul.

— Ophélie ! dit Monsieur Ali. Il paraît que tu cherches une danseuse ? Elle a de l 'expérience…

— Vraiment ?

— Oui je t'assure

— Non franchement Monsieur Ali, je ne me sens pas capable de faire ça, répond la jeune étudiante.

Ophélie frissonne, les regards du patron de la boîte l'inquiète. Il ressemble à un fauve prêt à bondir sur sa proie. Elle se rapproche de Monsieur Ali, se sentant protéger par sa stature et de plus ses parents semblent avoir confiance en lui.

— Tu es trop modeste ma chérie, lui dit Monsieur Ali.

Elle est surprise, voire choquée qu’il utilise ce mot dans ce cadre mais elle se raccroche à lui, confiante.

Elle prend le verre de jus d'orange que vient de lui servir le patron, pendant qu'il a servi deux verres de whisky pour eux. Il lui sourit et appelle la femme qui danse.

— Cristina, viens voir…

La blonde s'approche d'Ophélie, de plus en plus mal à l’aise. Elle voudrait rentrer chez elle. La tenue minimaliste de la danseuse l'inquiète encore davantage, cela n'a rien à voir avec les costumes qu'elle portait pour ces entraînements ou ses galas de danse. Elle voit Cristina se servir un verre de jus d'orange. Elle le boit en souriant à l'étudiante.

— Tu es la nouvelle ? Viens avec moi, on va te trouver une tenue adéquate.

— Non merci sans façon, dit-elle à la blonde. Puis regardant Monsieur Ali, elle ajoute.

— Monsieur Ali, je voudrais rentrer !

Sentant qu'il risque de la perdre, le gérant du club lui annonce alors ce qu'elle peut gagner par soirée. 150 à 200 euros par soir sans compter les pourboires des clients, ce n'est pas négligeable pour une étudiante comme elle.

— Mais je ne suis pas une prostituée, pour qui me prenez-vous ?

— Moi non plus, je ne suis pas une pute, dit Cristina vexée. Je danse pour mon plaisir, cela s'arrête là. Monsieur Henri est là pour veiller au grain. Les clients qui auraient des gestes déplacés sont vite remis à leur place… et crois moi, il ne recommence pas et ça calme les autres. Allez viens !

— Juste un essai, Ophélie, dit Monsieur Ali. Pour me faire plaisir… et je suis sûr que Thomas sera ravi aussi.

— Vous êtes sûr ? Pourquoi les pourboires ? Que vient faire mon beau-père là-dedans ?

— Les clients qui apprécient la prestation des danseuses leur laissent parfois un peu d'argent dans une tirelire à la sortie du club, dit Henri.

— Bien d’accord pour un essai et on rentre ensuite, n'est-ce pas Monsieur Ali.

— Oui ma chérie, promis !

Cristina lui prend la main et la conduit dans les loges. Ophélie n’est pas sereine mais elle suit. Elle veut en finir vite

— L'idéal pour danser autour de la barre, c’est d'être à l'aise

— Oui comme toutes les danses et alors ?

— Exactement ! Choisis une tenue de scène et ne t'inquiète pas, la salle sera vide, lui dit-elle, en montrant un portant avec diverses tenues de scènes.

— Mais c’est terriblement osé ! Et, il y a messieurs Ali et Henri !

— Ils en ont vu d'autres, tu sais ! Et, à la plage, tu es en maillot, non ? Tu en montre tout autant, voire plus !

— Oui ! Bon ok ! Mais c’est pas le même contexte. Je ne sais quoi prendre choisissez pour moi, s'il-vous-plaît !

Cristina regarde la jeune fille et pose son dévolu sur un ensemble deux pièces, string et petit soutien gorge.

— Tiens ! Essaye ça !

— Oh ! Si petits ! OK, où sont les cabines ?

— Il n'y en a pas, on se change ici

— Ah bon, comme ça ? bien ok !

— On est entre filles, non ?

Ophélie se déshabille et voyant la tenue, elle veut garder son string.

— Non, change toi complètement, ces vêtements brillent sous les projecteurs.

— Mais le string est encore plus minimaliste que le mien, on va voir mes poils !

— Je peux t'aider, on va te les raser !

— Heu non merci, pas maintenant !

Ophélie finit par retirer son string et enfile celui que lui tend Cristina, effectivement, ses poils bruns dépassent du minuscule triangle doré. Elle sent aussi le tissu glisser entre ses lèvres intimes. Elle se demande si Cristina ne lui a pas donné volontairement un string trop petit comme le soutien gorge qui contient, avec difficulté, ses seins.

— Tu es presque parfaite, lui dit Cristina.

— J'en doute mais pour un seul essai ça ira ! Et après je rentre chez moi !

— Oui bien sûr… allez viens sur scène, Henri va mettre la musique. Tu fais comme moi, d'accord ? Enfile ces escarpins aussi !

— Oui d’accord, dit-elle un peu effrayée.

Elle entre sur la scène en trébuchant, juchée sur ces aiguilles dont elle n’a pas l'habitude. Elle constate qu’il y a d’autres personnes dans la salle Cristina la rassure en lui disant que ce sont des techniciens. Elle avance…. Une musique envoûtante se fait entendre.

Cristina l'enlace et commence à danser avec elle, dans son dos. Elle la tient par les hanches. Ophélie sent la poitrine de Cristina contre son dos. Malgré elle, la jeune fille se laisse porter par cette musique lancinante et la douceur de Cristina qui plaque ses mains sur son ventre et la colle contre elle. Elle commence aussi à l'embrasser dans le cou. Ophélie est troublée, elle ne voit pas le rapport avec la barre mais se laisse bercer par les mouvements de sa compagne.

Après quelques échanges sensuel, Cristina la lâche et attrape une barre, faisant signe à la jeune fille de faire comme elle, à l’autre barre ce que l’étudiante perturbée fait, s’accrochant à sa barre, regardant Cristina

Elle voit Cristina tourner autour de la barre, lever sa jambe, se frotter dessus sensuellement.

Ophélie l’imite, parfois elle s'accroche à la barre, tourne dos au public et se cambre pour mettre ses fesses en évidence. Craintive, la jeune fille maladroitement fait de même avec moins de conviction et sensualité.

Soudain, Ophélie voit Cristina retirer son haut et dévoiler sa poitrine. Ophélie est affolée et marque un temps d’hésitation, ne sachant si elle doit faire pareil, mais devant les encouragements de cette dernière et des hommes, elle retire son soutien gorge. Elle est prise dans un engrenage qui la dépasse sans savoir pourquoi son corps s’enflamme.

Tout en continuant à danser autour des barres dans des positions de plus en plus érotiques en écartant les jambes autour de la barre, en se frottant dessus. Christina retire alors son string et le lance à Monsieur Ali qui l'attrape en souriant. Elle continue la danse sur la barre, la jeune fille inconsciente prise dans ce jeu, retrouve son plaisir à danser et l’imite sans réfléchir. Elle ôte son string et comme Cristina le lance en direction de Monsieur Ali qui lui fait un clin d'œil complice et rassurant. Elle montre elle aussi sa vulve collée à l’inox le tout dans une musique effrénée.

Puis Cristina revient vers elle et recommence la danse sensuelle de début. Cette fois-ci ses mains remontent plus haut et Cristina présente la poitrine d'Ophélie au public. Puis les mains de la danseuse descendent sur sa taille, glissent vers son pubis.

A cet instant, un danseur à la peau noire comme de l'événement les rejoint sur la scène. Il porte un string qui peine à masquer son érection naissante. Cristina commence à danser autour de lui comme elle faisait autour de la barre, caressant la poitrine puis le ventre de l'homme, elle descend contre lui, son visage contre cette cuisse musclée. Elle remonte lentement et se frotte contre la peau luisante du danseur. Cristina et le noir se mettent alors à simuler un acte sexuel.

Ophélie est surprise et reste inerte en voyant Cristina s’enrouler autour du mâle. Elle entend sa complice gémir comme si elle allait jouir. Puis la danseuse blonde lui tend la main. Ophélie l'imite et les deux femmes enlacent l'homme. La jeune étudiante est troublée par le sexe qui tend de plus en plus, le léger string du danseur. Elle ne se rend plus vraiment compte qu'elle agit de manière indécente, ignorant que son jus d’orange en est la cause

Dans un sourire, Cristina fait glisser le string de l'homme et dévoile un membre en pleine érection. Elle s’agenouille et simule une fellation puis se relève pour lui offrir son postérieur avant de le faire tourner vers Ophélie.

Elle invite la petite brune à s'agenouiller. Ophélie se retrouve avec le priape devant la figure. Cristina caresse le membre raide avec ses mains et entame une masturbation, elle guide les mains d'Ophélie, l'encourage. Le noir commence à se raidir, Cristina reconnait les prémices de l'éjaculation. Elle dirige le jet sur le visage de la jeune étudiante qui recule surprise, ouvrant la bouche en faisant un gros "ooooh" ce qui permet à Cristina de lui prendre la tête et de lui enfoncer le vit dans la bouche, sans savoir pourquoi Ophélie laisse ses doigts aller jouer dans sa chatte. L'homme finit de jouir dans la bouche de la jeune fille qui ne réagit pas et avale tout sur l'ordre de Cristina.

La danseuse blonde lui attrape alors le visage et commence à nettoyer le sperme qui souillé le visage de la jeune fille. Ophélie se laisse faire, elle se sent excitée, quand la langue de Cristina s'approche de sa bouche, Ophélie entrouvre ses lèvres et les deux femmes échangent un baiser langoureux sous les applaudissements des spectateurs.

Le projecteur s'éteint et la scène est plongée dans l'obscurité.

Cristina entraîne Ophélie encore hébétée dans les loges où elles sont rejointes par Monsieur Ali.

— Tu as été extraordinaire ma chérie, on dirait que tu as fait cela toute ta vie… tu es faite pour ça ! Tu ne crois pas Cristina ?

— Oh oui c'est sûr, elle fera un malheur !

Ophélie ne sait plus que penser. Monsieur Ali se dit qu'il ne faut pas trop exagérer et tend ses vêtements à l'étudiante.

— Tiens renfile ça, je te raccompagne chez toi.

Ophélie ne réagit pas quand elle se rend compte que Monsieur Ali ne lui a rendu que sa jupe et son top. Sous l'influence du jus d'orange, elle laisse aussi Monsieur Ali lui caresser les fesses quand ils sortent du club, jusqu'à son SUV.

Avant qu'elle s'assied, Monsieur Ali lui dit.

— Pour t'asseoir, retrousse ta jupe et pose tes fesses directement sur le siège ! D'accord, tu peux faire ça pour moi !

— Euh oui, dit-elle, dans un état second.

Pendant qu'il conduit, Monsieur Ali pose sa main sur le genou de la jeune fille qui lui sourit.

— Alors, tu as aimé ?

— O U I Monsieur

— Tu recommenceras ?

— Quoi ??? j’ai mal à la tête… oui… peut-être…

— C'est normal, tu t'es vraiment dépensée sur scène, mais on arrive. Tu m'offre un café ?

Elle se sent toute chose les tétons durs, la chatte trempée, sans savoir pourquoi elle est un peu dans le coton.

— Oui, si vous voulez, un café !

— Merci, ouvre-moi, je te suis !

Elle descend se rajustant à peine, les tétons tendant le tissu de son top de manière provocante. Pendant qu'elle ouvre la porte de la maison, Monsieur Ali lui caresse les fesses.

— Oh Monsieur Ali il ne faut pas !

Mais elle le laisse faire comme si ce n’était pas elle qui est caressée.

— Pourtant tu aimes cela, non ?

— Non… non…enfin… peut-être… je ne sais plus. Heu… oui, possible…

Dans la maison, monsieur va s'installer dans un fauteuil du salon. Il la regarde filer à la cuisine pour préparer le café. Il a un sourire pervers aux lèvres. Du salon, il lui lance :

— J'aimerais que tu me le serves topless…

Elle répond fort de la cuisine :

—Ooh ! NON ! NON !

--Je t'ai vu à poil, il y a quelques minutes… je pourrais te demander de le servir nue, non ?

Tout se bouscule dans sa tête, elle ne sait plus où elle en est. Elle retire son top en prenant la soucoupe et la tasse demandant s’il faut un sucre.

— Non merci, jamais de sucre dans mon café.

Elle arrive avec le café. Monsieur admire ces seins arrogants qui défient la pesanteur.

— Merci ma chérie, tu es ravissante, tu as des seins fait pour être montrer…

Elle ne sait quoi répondre à part un merci, en oscillant d’un pied sur l’autre. Elle hésite. Elle ne veut pas. Trop, c’est trop ! Mais quand il lui demande de se mettre à genoux entre ses cuisses, elle le fait sans savoir pourquoi, tenant la soucoupe et la tasse entre les jambes de cet homme.

Monsieur Ali lui caresse la tête, il prend la tasse et boit lentement. Elle est tétanisée, paralysée ne sachant que faire ?

Il sent son sexe grossir dans son pantalon, la jeune fille doit le voir. Mais, il sait que sous l'effet du jus d'orange, elle n'est peut-être pas en état de s’en rendre compte. Combien de temps, la drogue va-t-elle encore agir ? Il l'ignore, cela dépend tellement des filles. De plus, ses parents peuvent finir par rentrer. Il se demande s'il peut aller plus loin. Sa tension est à son comble, Il a besoin d'être soulagé. Il boit une nouvelle gorgée de café, sa main glisse et caresse les seins d'Ophélie. Il pince un téton.

— Aille ! Réagit-elle, sans bouger.

Il tente un coup de poker, il prend la main de la jeune fille et la pose sur sa bosse.

— Tu sais quoi faire !

Elle le regarde éberluée.  Il prend la soucoupe des mains d'Ophélie, la soulève. Du bout des doigts, elle fait descendre le zip

— Très bien, continue ! Tu sais ce que c’est ?

— OUI, quoi ? une verge…

— Et tu veux la sortir ?

Elle écarquille les yeux et sort le monstre.

— Dis moi d’autres mots que tu connais pour ce que tu tiens entre les doigts

— Une bi… bite…

— Oui ! encore !

— … un phallus !

— Bien ! Tu en sais des choses.  Comme les salopes… tu es une salope ?????

— Oooh !!!!! non !!!! non !!!!

— Mais si tu es une salope ! Une fille sage ne sort pas la queue d'un inconnu assis dans son salon, n'est ce pas ?

— Oooh ! ooh ! oui ?

— Ce sont les salopes qui font ça…

— O U I !

— Dis-le !

— Je suis une sa… sal… salope…

— Redis le plus fort.

— JE SUIS UNE SALOPE !

— Tu connais d'autres mots pour dire salope ?

— OOOH ! OUI.

— Lesquels ? Dis moi… je suis une…

— Je suis une pu… pute ???

— Oui et quoi d'autre encore ?

— Je… je su… suis une chi… chienne…

— Très bien ! Et que font les salopes, les putes, les chiennes comme toi quand elles ont une bite devant le visage ?

— Je ne sais pas, dit-elle, tenant la queue raide en main.

— Réfléchis ou serait tu une chienne stupide ?

— Elle caresse le vit, elle le… le bran… branle

— Oui elles font ça mais encore…

— Elle… no… non ! Elle le… non… suce…

— Oui elle le suce ! Alors dis-moi ce que tu vas faire ?

— OOOh Monsieur Ali ! Je… je… va… vais vous… vous su… sucer…

—-Dis le mieux que cela !

— Je…  je vais vous sucer Monsieur Ali !

— Répète, votre salope va vous…

— Oooh ! vo… votre salope va vous sucer Monsieur Ali !

— Qu'est ce que tu attends, vas-y !

Mortifiée, mais désinhibée, elle prend l’énorme sexe dans sa petite bouche alors qu’il finit son café. Cela lui déforme les joues et le gland est si gros qu'elle a du mal à le prendre dans sa bouche.

— Joue avec ta langue !

Sans volonté, elle obéit et sa langue lèche le prépuce enfoncé. Le sexe grossit encore dans sa bouche. Monsieur Ali ne veut pas forcer et ne cherche pas à forcer sa gorge. Il apprécie cette caresse buccale, si naïve. Il imprime sans brutalité un mouvement de va et vient à la tête de la fille qui se met à pomper ce monstre de bas en haut, titillant le méat de sa langue.

Depuis son déjeuner avec la mère, il est excité, il ne se retient plus et gicle dans la bouche qui n'est plus vierge depuis l'As de Pique. Surprise, elle relève la tête et prend les derniers jets en pleine figure et sur sa poitrine. Monsieur Ali la regarde en souriant.

— Merci ! Ça fait du bien.  Je vais devoir y aller, lui dit-il calmement.

Elle reste coite ne sachant que faire, subjuguée et avilie.

— Donne moi ton numéro, je t'appellerai pour te dire si Henri a besoin de tes services.

Elle lui donne son numéro sans hésiter et attrape un mouchoir en papier.

— Que fais-tu ? lui demande sèchement Monsieur Ali.

— Bin ? Je me nettoie !

— Une pute ne se nettoie pas devant son client… tu devrais le savoir…

— Mais je ne suis pas une pute snif

— Et tu es si belle comme cela !

En disant ses mots, il la prend en photo.

— N'est ce pas ce que tu m'as dit tout à l'heure ? Que tu es une salope, une pute, une chienne !

— Non… enfin… oui… mais je ne sais pas pourquoi. S'il vous plait, je ne suis pas une pute !

— Tttt… redis moi clairement ce que tu m'as dit !

— Je vous en prie, pas ça !

Ophélie retrouve lentement ses esprits, l'effet de la drogue contenue dans le jus d'orange faiblissant. Monsieur Ali comprenant la situation, comprend qu'il doit changer de stratégie. Il lui montre alors la photo avant de commencer à filmer.

— Et ça alors ? dis-moi !

— Q u o i ??? nono… par pitié !

— Tu veux que j'envoie cette photo à ta mère ?

— AAAAH… Ooh… NON… NON… pas ça…par pitié…

— Alors dis moi ce que tu es !

Vaincue, en pleurs reniflant, elle dit à face a la caméra qu'elle est une salope.

Plus clairement et sans pleurer ainsi que tous les mots que tu trouves pour te définir…

Elle renifle un grand coup avant de reprendre.

— JE SUIS UNE SALOPE ! JE SUIS UNE PUTE ! JE SUIS UNE CATIN ! JE SUIS UNE CHIENNE !

— J'aurais préféré avec un beau sourire, lui dit Monsieur Ali en ne manifestant aucune émotion.

Ophélie comprend ce qu'il attend d'elle. Elle se force à sourire avant de recommencer.

— J E  S U I S   U N E   S A L O P E ! J E  S U I S    U N E    P U T E ! J E   S U I S    U N E    C A T I N ! J E S U I S    U N E    C H I E N N E !

Elle regarde la caméra tout en parlant, lentement, séparant bien les mots. Elle garde son sourire, anéantie, humiliée, détruite.

— C'est beaucoup mieux, tu vois quand tu veux… et si tu le redisais en présentant ta poitrine !

Sans protester, elle prend ses seins avec ses mains en coupole. Elle les offre à la caméra et recommence sa litanie, ses je suis…

"J E  S U I S   U N E   S A L O P E !

J E  Su U I S    U N E    P U T E !

J E   S U I S    U N E    C A T I N !

J E S U I S    U N E    C H I E N N E !"

— Très bien, et si tu nous disais clairement ce que tu nous présentes ?

— J E  S U I S   U N E   S A L O P E  QUI VOUS PRESENTE SES SEINS ! J E  S U I S  U N E    P U T E QUI VOUS PRESENTE SES NICHONS ! J E   S U I S    U N E    C A T I N QUI VOUS PRESENTE SES MAMELLES ! J E  S U I S  U N E   C H I E N N E QUI VOUS PRESENTE SES LOLOCHES !

Monsieur Ali se demande jusqu'où elle est prête à aller dans la honte et l'humiliation. Elle a prononcé ces phrases en gardant le sourire, pourtant, il en est sûr, la drogue ne doit plus faire effet. La jeune étudiante qui est à genoux devant est parfaitement consciente de ses actes. Il se lance un nouveau défi, prêt à accepter son refus.

— Bien ! Retire ta jupe et dis-nous ce que tu offres ?

Le sourire d'Ophélie se fige. Elle ignore jusqu’où cela va aller mais, craintive, elle retire sa jupe, apparaissant nue quand elle se relève, toujours souriante.

— LA SALOPE QUE JE SUIS VOUS OFFRE SON SEXE !

— Bien, et les autres toi ? Que présentent elles ?

— L A    P U T E QUE JE SUIS VOUS OFFRE SES MAINS ! LA   C A T I N QUE JE SUIS VOUS OFFRE SES FESSES !

— Ses fesses, tu es sûre ?

Elle regarde Monsieur Ali surprise, elle ne comprend pas.

— Est ce qu'une catin à des fesses ?

— LA   C A T I N QUE JE SUIS VOUS OFFRE SON CUL !

— Voilà, c'est bien mieux !

Il sourit et l'encourage à finir.

— LA  C H I E N N E QUE JE SUIS VOUS OFFRE SA BOUCHE

— Redis tout cela en montrant bien ce que tu offres !

Pensant ne pas avoir le choix, elle sourit et reprend en s’exhibant.

— LA SALOPE QUE JE SUIS VOUS OFFRE SON SEXE, qu’elle écarte de ses doigts.

— LA   C A T I N QUE JE SUIS VOUS OFFRE SON CUL, qu’elle montre se cambrant écartant les jambes, élargissant ses globes de ses mains.

— LA  C H I E N N E QUE JE SUIS VOUS OFFRE SA BOUCHE, qu’elle ouvre en grand sortant la langue.

Quand elle a fini, Monsieur Ali se lève, il est temps pour lui de partir, il a rendez-vous avec son avocat. Mais avant il va demander à une de ses obligées de monter toutes ces images.

— Tu me raccompagnes à ma voiture !

Ophélie va remettre sa jupe pour ce faire. En la voyant faire, Monsieur Ali froncé les sourcils

— Que fais-tu ma pute ?

— Je vous raccompagne comme demandé !

—Je sais mais la que fais tu ?j

— Je me rhabille !

— Une chienne a-t-elle des vêtements ?

— Co… comment ?

— Réponds !

— Ben heu non !

Il est évident que la drogue ne fait quasiment plus d’effet et que son bon sens revient doucement. Monsieur Ali le sait et la rassure.

— La voiture est dans le Jardin, personne ne te verra, pense à la photo…

— Pas sûre !!

— Si j'ai vérifié hier en venant pour le café, ton jardin est invisible de la rue… je ne veux pas te mettre en danger, crois-moi !

— Je dois vous raccompagner nue à votre voiture ? pas plus loin hein promis ?

— Nue comme La chienne que tu es, oui, n'est ce pas ? Et pas plus loin, promis.

— D’accord je vous accompagne !

Ils sortent de la maison, Monsieur Ali tenant Ophélie par la taille, lui caressant les fesses. Arrivé à la voiture, il lui demande d'aller ouvrir le portail.

— Oooh… Noon…. Noon… pas nue ! Vous aviez promis !

Monsieur Ali lui montre son téléphone en souriant, puis il lui demande.

— Tu n'as pas pris la télécommande ? Les battants sont hauts tu peux rester cachée derrière, allez va vite ! Penses aux photos !

Dégrisée, consciente, mais piégée, elle n’a pas le choix. Elle fait dix mètres qui la sépare du portail pour aller ouvrir les deux gros vantaux. Elle peut se cacher derrière chaque, mais, passer de l’un à l’autre lui fait monter l’adrénaline, inondant sa chatte

De sa voiture, Monsieur Ali admire la démarche et les courbes d'Ophélie toujours juchée sur les escarpins du club.

En passant devant elle, il lui fait un signe de la main. Voilà une journée bien remplie, se dit-il.

***

Ophélie se hâte de refermer le portail et de rentrer dans la maison. Elle lave la tasse de café et monte prendre une douche, elle se sent sale. Dans sa chambre, elle enfile juste un jogging sans même mettre de sous-vêtements. Elle pleure, mais sans vraiment se souvenir, tout est flou dans sa tête. Elle se souvient de la pole-dance, rien que ce mot lui plaît. Danser, c’est tout ce qu’elle aime !

Elle se souvient aussi des gains possibles à danser le soir dans ce club.

 

Les Dames de Piques - Sophie et Ophélie -03- Le Déjeuner

 

L'heure approche. Sophie a prévenu ses collègues qu'elle sort déjeuner à l'extérieur. Elle se doute que ce repas prendra bien plus que la demi-heure habituelle. C'est elle la responsable du laboratoire, si elle passe plus de temps à déjeuner, elle restera plus tard ce soir.

Elle a du mal à maîtriser sa nervosité. Il faut dire que depuis que Monsieur Ali l'a invitée, plusieurs événements troublants se sont produits.

***

Le premier, ce fut pendant le dîner quand elle a annoncé à Thomas que leur invité de l'après-midi lui avait proposé de l'emmener déjeuner le lendemain midi. Son mari sourit en lui disant :

— Tu lui as tapé dans l'œil, j'ai bien vu comment il regardait ta poitrine… et toi, tu n'as pas vraiment cherché à la cacher non plus !

— C'est vrai que j'ai une robe un peu plus ouverte que d'habitude mais elle n'a rien de vraiment provocant…

Sophie cherchait aussi à masquer son trouble mais au lieu de la rassurer, cette réflexion l'inquiéta, surtout quand Thomas ajouta qu'il avait aussi remarqué que Monsieur Ali ne l'avait pas non plus laissé indifférente.

Sophie sentait la gêne monter. Elle se demandait si elle devait avouer à son mari le baiser devant le portail et la main baladeuse en haut de l'escalier.

— Ne t'inquiète pas ! Continua son mari. Profite de son invitation, je suis certain qu'il va te proposer un bon restaurant qui va te changer de la cantine de la fac…

Cette remarque détendit l'atmosphère et le couple se mit à spéculer sur le restaurant ou Monsieur Ali l'emmènerait.

Sophie ignorait que depuis longtemps Thomas développe des fantasmes de candaulisme et de voyeurisme. Cela avait commencé quand il était rentré plus tôt que prévu de l’université et qu’il avait surpris Ophélie en plein ébat avec une de ses amies. Il la soupçonnait depuis longtemps de préférer les filles aux garçons mais cette scène en était la preuve. Les deux jeunes femmes étaient nues au bord de la piscine et il pouvait distinctement voir Ophélie à genoux entre les cuisses de sa copine en train de lui lécher la moule. De voir des deux femmes se faire l’amour et d’entendre leur gémissement l’avait excité et il s’était caressé caché derrière le rideau du salon. Depuis, il ne rêvait que de les surprendre de nouveau et même de voir Sophie dans la même situation avec un homme ou une femme. Mais il connaissait la pudeur et la fidélité de son épouse, qui n’avait même pas chercher à tromper son ex-mari quand celui-ci l’abandonnait pour de longues semaines, en déplacements professionnels, pendant lesquels il n’hésitait pas à visiter avec assiduité l’intimité de ces collaboratrices.

Ces fantasmes étaient venus progressivement. Au début de leur relation, il était jaloux des regards que les autres hommes portaient vers sa femme surtout quand elle est maillot de bain sur la plage et que ses rondeurs sont pleinement exposées. Puis, peu à peu, il en est venu à souhaiter ces regards, il aimerait savoir ce que ces hommes, avec leurs regards libidineux, pensent et veulent faire avec elle.

Il avait encore ces idées dans la tête quand après le repas, il était allé se poser sur le lit pour lire le nouvel ouvrage d'un de ses collègues sur la vie des paysans normands sous le règne de Philippe Auguste pendant que Sophie prenait sa douche. Quand elle entra dans la chambre, elle était nue sous son peignoir. Il posa son bouquin et la regarda se mettre nue. Il la voyait de trois quart, comme le premier jour où il l'avait vu, la poitrine généreuse de sa femme l'excitait. Imaginer ses seins enserre la bite de Monsieur Ali l'excitait davantage. Et ces fesses, à faire se damner un saint ! Il n'avait jamais osé lui demander s'il pouvait la sodomiser. Il connaissait l'éducation religieuse de sa femme et il ne voulait pas la choquer, mais Monsieur Ali n'aurait surement pas autant de scrupules. Il la regardait enfiler son t-shirt et sa culotte et quand elle s'allongea près de lui. En allant l'embrasser, il glissa sa main entre ses cuisses. Sophie les écarta un peu en fermant les yeux.

— Tu es toute brûlante ma chérie, c'est Monsieur Ali qui te fait cet effet là !

— Idiot ! Lui dit-elle.

— J'ai envie de toi…

— Moi aussi !

Sans attendre, il lui retira sa culotte et ses doigts trouvèrent son clitoris qu'il stimula de longues minutes, faisant gémir Sophie. Ce fut elle qui le mit sur le dos et vint s'emparer sur la queue de son mari. Thomas aimait cette sensation de se sentir écrasé sous la masse de sa femme. Il donnait des coups de rein pendant que Sophie frottait son clitoris sur son pubis. Après quelques minutes de ce traitement, Thomas jouit au fond du ventre de Sophie qui criait de plaisir. Elle s'effondra, vaincue par l'orgasme, sur Thomas qui lui caressait les fesses. Elle sentait ses doigts venir appuyer doucement sur son anus.

Elle n'a jamais osé lui demander de la prendre par ce trou, elle a peur de sa réaction et qu'il la prenne pour une pute.

Sophie s'allongea à côté de Thomas qui s'endormit rapidement. Elle repensa à ce que son mari lui avait dit avant de faire l'amour. Il avait raison, Monsieur Ali la trouble. Oui, imaginer être baisée par ce grand noir l'excite ! Elle imagine même la sensation que cela doit procurer de le sentir ce braquemart qu'elle suppose énorme, dans son cul. Ces pensées lui procurent un nouvel orgasme avant qu'elle remette sa culotte pour dormir.

***

La chose suivante qui la perturba, fut le message de Monsieur Ali à son réveil. Il lui demandait de venir en jupe et chemisier, cela aurait plus de classe que ses leggings habituels.

Le dernier point troublant se manifesta quand elle ouvrit son tiroir pour choisir une culotte. Elle découvrit que quelqu'un avait fouillé dans ce terroir. Ce string qu'elle n'avait jamais porté se trouvait sur le dessus. Elle y vit un signe, elle hésita un peu mais elle se dit que sentir la ficelle entre ses fesses toute la journée ne serait pas agréable. Elle se demandait qui avait pu regarder dans ce tiroir, Thomas ? dont elle avait remarqué les yeux brillants quand ils avaient reparlé de ce déjeuner en prenant leur café. Ophélie ? qui serait venu chercher quelque chose, mais aucun de ses sous-vêtements n'est adapté à la taille fine de sa fille. Monsieur Ali la veille ? Il était resté longtemps aux toilettes mais, Sophie ne pouvait pas imaginer un homme de sa classe fouiller dans les petites culottes d'une inconnue.

Finalement, elle se décida pour une culotte tout simple en coton. Elle porterait déjà une jupe et un chemisier, elle ne voulait pas rajouter de l'inconfort.

***

Elle voit Monsieur Ali qui lui fait signe à côté d'un gros 4x4 noir aux vitres teintées.

— Tu es ravissante ainsi !

— Merci !

— Je t'emmène au Palais de la Corniche, tu connais ?

— Oui de nom, mais je n'y suis encore jamais allée.

— Tu verras leur cuisine est un délice, et le patron, un ami !

— D’accord !

Sophie sourit, ce restaurant était dans la liste qu’ils avaient sélectionnée hier avec Thomas. Son sourire se fige quand en s’asseyant dans la voiture, elle réalise que sa jupe droite remonte un peu trop haut sur ses cuisses, à la limite de sa culotte. Pour ne pas attirer l’attention de Monsieur Ali, elle décide de ne rien faire. Comme il va conduire, ses yeux se porteront plutôt sur la route que sur elle. Mais, elle n’a pas tenu compte de la boîte automatique. Dès qu’il a démarré, Monsieur Ali vient poser sa main sur le genou de sa voisine.

— J’adore ces boîtes automatiques pour conduire en ville, pas besoin d’avoir à la main sur le levier de vitesse, tu ne crois pas ?

— Oui c’est sûr !

Sophie est gênée, cette main sur son genou la trouble. Elle ne sait pas comment faire comprendre à Monsieur Ali qu’elle n’aime pas être touchée de cette manière, d’autant plus qu’elle sent la main progresser lentement vers le haut de sa cuisse.

— Quand je veux vraiment conduire une voiture, je prends mon Audi R8 et je privatise le circuit pour une après-midi. Je vous y inviterai un jour avec Thomas.

— Je ne suis pas sûre que cela le passionne, lui et les voitures ce n’est pas le grand amour.

— Pas grave ! Tu viendras seule !

— Oui, avec plaisir.

A la sortie de la ville, la route sinueuse qui longe la corniche oblige Monsieur Ali à tenir le volant avec ses deux mains. Sophie regrette presque cela. Elle appréciait de sentir cette main qui lui caressait doucement la cuisse.

Elle tourne alors son regard vers l'extérieur, elle peut admirer la mer au pied de la falaise et les diverses embarcations qui permettent d'accéder aux criques isolées. Elle sait comme tous les habitants de la ville que certains sont propices au naturisme. Cette idée la fait sourire. Elle, qui sur la plage, ne porte que des maillots une pièce pour masquer les marques liées à sa grossesse et son accouchement sous césarienne, dont la poitrine a perdue sa splendeur passée. Elle serait aussi déplacée sur une plage naturiste qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et surtout, montrer son corps nu, son intimité à des inconnus, c'est impossible.

— Tout va bien ? Lui demande Monsieur Ali.

— Oui ! Oui ! Merci, je rêvais un peu…

— A quoi donc ?

— En voyant la mer, ce soleil, ces criques isolées, je rêvais à un après-midi, au calme au bord de l'eau…

— Et pourquoi pas ? Mais nous arrivons !

***

Monsieur Ali se gare un peu à l'écart, sous les pins parasols qui font de l'ombre. Il vient ouvrir la portière à Sophie.

— Il y a un détail qui me chiffonne dans ta tenue, dit Monsieur Ali en la fixant droit dans les yeux.

— Quoi donc ?

— Ce chemisier est très joli, quoiqu'un peu trop fermé à mon goût, murmure-t-il. Mais…

— Mais quoi ? Demande Sophie soudain inquiète.

En s'habillant ce matin, elle voulait être parfaite pour ce rendez-vous. Elle avait même prise le temps de se mettre un peu de mascara sur les yeux.

— Ton soutien gorge ! Sous le chemisier blanc, il se voit comme le nez au milieu de la figure…

Sophie se regarde dans le rétroviseur de la voiture. Elle ne peut que constater la véracité des paroles de Monsieur Ali. Sous sa blouse au laboratoire, cela ne se remarque pas, mais ici, en plein soleil c'est flagrant.

— Que dois je faire ?

— C'est simple, tu le retires ! Je t'attends de l'autre côté de la voiture.

Sophie regarde partout autour d'elle et quand elle est certaine qu'il n'y a personne autour d'elle, elle se dépêche de retirer son soutien gorge, sans prendre garde à la caméra de surveillance dirigée vers elle.

Ayant entendu la remarque de Monsieur Ali, elle décide de laisser ouvert le dernier bouton.

Monsieur Ali a un sourire éclatant en la voyant. Comme il le pensait, cette lourde poitrine est vaincue par la pesanteur et chaque pas de Sophie la met en mouvement.

— C'est beaucoup mieux comme, mais laisse-moi ajuster un détail.

— Oui bien sûr !

— N'aie pas honte de ta poitrine ! Dévoile là ! Offre-la aux regards !

Tout en parlant, les gros doigts noirs de Monsieur Ali viennent ouvrir deux boutons supplémentaires du chemiser et écarter les pans de tissu pour exhiber ces massifs globes de chair pâle.

Sophie ne proteste pas, elle est même soulagée que ce soit Monsieur Ali qui le lui fasse. De cette manière, elle ne se sent pas responsable de dévoiler ainsi ses seins et si Thomas lui dit quelque chose, elle pourra toujours lui dire que ce n'est pas elle qui a commencé.

En entrant dans le restaurant, le restaurateur les accueille en embrassant Monsieur Ali et salue Sophie avec un clin d'œil.

— Philippe ! Je te présente Sophie… Sophie, Philippe dont tu as sûrement entendu parlé, depuis qu'il a eu sa première étoile.

— Oui en effet, mais je dois avouer, que je ne suis jamais venue manger chez vous… dit-elle timidement.

Il n'y a pas de mal et une femme comme vous, je ne vous aurais pas oublié, lui répond il.

Sophie remarque le regard de Philippe qui s'attarde bien plus que nécessaire sur son décolleté. Elle frémit devant cet impressionnant homme bedonnant qui la dévisage, la déshabillant d'un regard libidineux.

— Ta table habituelle est libre, dit-il à Monsieur Ali.

Le restaurateur s'écarte et Monsieur prend Sophie par le bras pour la diriger vers une alcôve qui offre une vue sur la mer par une baie vitrée et donnant sur la salle de l’autre côté. Elle sent alors la main de Philippe venir palper ses fesses. Surprise et choquée de cette familiarité, elle se retourne, mais entraînée par Monsieur Ali, elle ne peut rien dire. Cependant tout se bouscule dans sa tête. Une profonde dichotomie pointe entre sa tête et son corps.

— Quelque chose ne va pas ?

— Non, non ! hésitant la voix un peu prise. C'est l'ambiance chaleureuse et cosy de ce lieu qui me surprend… je ne m'attendais pas à une ambiance si feutrée.

— C'est vrai que pour les rendez-vous, c'est un endroit agréable… Assieds- toi !

Monsieur Ali tend la chaise à sa compagne qui se prépare à s'asseoir. Il la regarde alors avec un étrange sourire.

— Que se passe-t-il ? Ai-je commis un impair ? Demande Sophie inquiète.

— Oh non pas du tout mais je me demande si tu accepterais de pousser le jeu plus loin.

— Quel jeu ?

— Celui de montrer ton corps ! de s’amuser à s’exciter en se faisant peur, comme tu le fais déjà avec ta poitrine

— Mais !

— Ne t'inquiète pas, je ne te demande pas de te mettre nue !  J'aimerais que tu remontes ta jupe et que tu t’assoies comme cela.

Sophie regarde vers la salle à laquelle elle fait face, assise ainsi, tous les clients pourront voir ses cuisses. Elle regarde Monsieur Ali. Elle hésite.

— Tu n'es pas obligée, c'est toi qui décides, lui dit pour la rassurer.

Sophie ne sait que faire, elle est rouge de confusion. Monsieur Ali lui offre déjà un somptueux déjeuner, elle peut bien lui offrir un cadeau. Elle relève l’arrière de sa jupe sur ses hanches. Elle veut être le plus discrète possible mais elle dévoile malgré tout une culotte noire.

Il y a dans la salle d’autres clients quatre tables occupées, plus ou moins proches. La plus proche de l’alcôve est occupée par quatre messieurs d’âge mûr, deux qui lui tournent le dos et deux qui peuvent la voir.

***

Monsieur Ali sourit, satisfait et fait un signe à Philippe qui vient leur demander s'ils veulent un apéritif.

Bien évidemment, il ne manque pas l'occasion de regarder vers les cuisses de Sophie qui rougit encore plus.

Nous prendrons ton cocktail maison un peu spécial un rien légèrement aphrodisiaque avec du maca, de la cantharide et du gingembre et ensuite le plat du jour du chef.

— Très bien ! Madame va apprécier, je suis sûr ! Je vois qu'elle commence déjà à avoir chaud !

Sophie baisse la tête un peu honteuse

Philippe ajoute, perversement en direction d'Ali.

— Il est vrai qu'elle est encore très couverte…

"Mon dieu !" pense-t-elle.

— Elle va arranger cela, n'est ce pas Sophie ?

— Euh oui ! Mais comment ?

Philippe la regarde lui dit le plus sérieusement possible avec un large sourire.

— Les amies de Monsieur Ali ne portent pas de culotte ! dit-il d’un ton sentencieux, avant de partir vers les cuisines, les laissant seuls.

— OOOh ! fait-elle choquée et déstabilisée, sentant son sexe s’humidifier malgré elle.

— Alors ? demande Monsieur Ali.

— Je, je, ne sais pas bafouille-telle, que, que voulez-vous ? C’est, c’est pas possible. Je ne peux pas retirer ma culotte, comprenez ! 

— Tu es libre de le faire ou pas et nous pourrions en rester là sans problème.

Il la fixe droit dans les yeux. Elle est complètement déstabilisée, jamais elle n'aurait imaginé se trouver dans une telle situation. Son éducation traditionnelle lui disait qu'elle devrait fuir cet homme mais son corps la trahit. Se grattant la gorge, elle reprend :

— Que voulez-vous ?

— Oh c'est simple… quand tu es avec moi, tu es en jupe ou en robe, tu ne portes ni soutien-gorge ni culotte…

Monsieur Ali sait qu'il joue à pile ou face, mais il connaît ces bourgeoises coincées qui secrètement rêvent de se faire posséder par un vrai mâle.

— Ah, heu oui, je, je vois, je comprends !

— Alors que décides tu ?

— Vous voulez que je retire ma culotte, alors ?

— Oui ! Et puisque tu as un peu hésité, tu le fais ici. Si tu n'avais pas tergiversé, je t'aurais autorisé à le faire aux toilettes.

— Oh mon dieu, je… je n’oserai jamais il y a du monde qui peut me voir

— A qui la faute ?

— Je…je ne sais pas

— Alors si tu ne retires pas ta culotte, ouvre tous les boutons de ton chemisier !

— Ooh ! je oui... oui d’accord, dit-elle prise entre charybde et scylla.

Elle défait son chemisier en le serrant comme elle peut pour dissimuler sa poitrine autant que faire se peut, mais ses tétons durcissent et elle a des papillons dans le ventre.

Monsieur Ali sourit, amusé par la gêne de la femme en face de lui.

— Oh ! J'ai oublié mon portefeuille dans la voiture, va me le chercher, s'il te plaît !

De sa place, il ouvre la voiture avec la télécommande

— Comme ça ?

— Bien sûr ! Ou tu préfères y aller nue ?

— Non, bien sûr ! répond-elle piteusement.

Elle se lève prestement, rabaissant sa jupe ce qui permet aux pans du chemisier de s’ouvrir.  Elle s'empresse de le refermer mais certains clients dans la salle ont pu voir sa poitrine. Elle file, affolée, chercher le portefeuille, à la voiture. Elle cherche à être la plus discrète possible. Heureusement en semaine, il n’y a personne sur le parking. Elle ouvre la portière et voit son soutien-gorge abandonné sur le siège, le premier symbole de son acceptation de l'autorité de Monsieur Ali. Elle se penche en avant et ouvre la boîte à gants. En cherchant pour prendre le portefeuille, elle y découvre plusieurs strings et culottes, de toutes tailles, formes et couleurs. Elle se demande si sa culotte finira dans cette boîte à gants, où plutôt quand cela se fera-il ? Car, il ne fait aucun doute que cela arrivera. Monsieur Ali vient de le lui dire : "quand tu es avec moi, tu es en jupe ou en robe, tu ne portes ni soutien-gorge ni culotte !"

Elle revient penaude, pas fière d’elle et honteuse tenant le portefeuille en serrant son chemisier. Arrivée à sa table, d’une main, elle tend le portefeuille à Monsieur Ali tout en serrant son chemiser de l’autre, après être passée toute proche de la table des quatre hommes murs qui l’ont suivie du regard.

***

Pendant qu’elle est sur le parking, Philippe s’est approché de Monsieur Ali.

— Tu me surprends, ce n’est pas ton style de femme !

— Je sais mais celle-là à quelque chose de particulier… J’ai bien envie d’en faire une bonne grosse putain… au fait va me chercher des ciseaux, j’ai une idée.

— Encore une de tes idées vicieuses…

— Qui sait, tu verras bien.

Philippe éclate de rire avant d’aller chercher les cocktails que vient de finir de préparer la barmaid. Il revient à la table au moment où Sophie entre avec le portefeuille. Il a bien évidemment vu le chemisier ouvert et les efforts de la petite brune pour cacher ses gros seins.

— Je vois que Madame a trouvé comment se rafraîchir… dit Philippe en riant. Monsieur Ali m'a dit que vous auriez besoin de ceci, ajoute-t-il en lui tendant une paire de ciseaux.

— Mais pourquoi faire ? demande Sophie totalement déstabilisée.

— Tu vas couper les boutons de ton chemiser, lui dit Ali.

— Mais il est déjà déboutonné !

Elle est debout, devant Monsieur Ali tétanisée, et trop proche de Philippe. Ali la regarde en silence, puis se tournant vers Philippe, il lance :

— Philippe, découpe lui !

Le restaurateur tend la main vers le pan du chemisier de Sophie qui, médusée et ne sachant que faire, se tourne pour ne pas être vue de la salle. Elle sent des larmes lui monter aux yeux.

L’homme bedonnant écarte largement les deux pans de tissu et dévoile complètement la poitrine de Sophie. Il commente à haute voix, la faisant rougir de honte.

— Pu… ! Ça, ce sont des loches… des nichons pour les cravates de notaire !

— Peut-être qu’elle t’en fera une pour te remercier de ce repas… tu sais ce que c'est au moins ?

— Euh… Non !

— Pas grave on va t'apprendre, lui répond doucement Monsieur Ali.

Elle ne sait plus où elle est, où elle habite, tremblante médusée, paralysée, sentant malgré tout sa chatte se liquéfier.

Les deux hommes éclatent de rire devant la tête dépitée de Sophie. En entendant le chef s’exclamer à haute-voix, certains clients se tournent vers la table et Sophie. Heureusement qu’elle leur tourne le dos, ils ne peuvent donc pas voir le visage pivoine de la femme qui exhibe sa poitrine aux deux amis.

— Laisse-lui un bouton, quand même ! Celui du milieu ! Je la ramène au boulot après déjeuner, il ne faudrait pas qu'elle s'enrhume !

Quelques coups de ciseaux plus tard, il ne reste plus que le bouton sous la poitrine et Philippe est retourné à ses fourneaux. Sophie est toujours debout, indécise.

— Qu'est ce que tu attends ? Assieds-toi !

Sophie s'assied, sous le regard noir de Monsieur Ali.

— Tu as déjà oublié ce que je t'ai dit pour t'asseoir ?

— Euh non monsieur…

— C'est aussi une règle de conduite en ma présence, la jupe retroussée, les fesses directement en contact avec la chaise puis le fauteuil et…

— Et quoi ?

— Interdiction de croiser ou serrer les cuisses, je dois pouvoir passer ma main entre tes genoux !

— Oooh non ! Je vous en prie monsieur, je suis mariée !

— Je le sais mais tu es presque à poil devant moi, non ? Et de ta propre volonté !

— Heu, non ! Oui ! Enfin de ma propre volonté je n’en suis pas si sûre…

— Comme je te le répète, je ne t'oblige à rien… je n'oblige jamais une femme à agir contre sa volonté.

— Tout de même ce n’est pas courant encore moins conventionnel, je suis troublée.

— Il faut savoir sortir des conventions, parfois !

— Heu… Oui… Enfin ce n’est pas si simple dit-elle en s’asseyant, troussant sa jupe

— Tu apprends vite, je vais t'aider, tu verras ! Au fait, as tu vu ma petite collection dans la boîte à gants ? Comment l'as-tu trouvée ?

— C'est choquant

— Pourquoi cela ?

— Toutes ces femmes, c’est beaucoup !

Monsieur Ali rigole, si elle savait qu'il y en a eu au moins le triple.

— Je suis un amateur de jolies choses, j'aime en prendre soin… et je prendrais soin de toi aussi.

— Dois-je comprendre que je suis une jolie chose ???? dit-elle un peu grisée par le cocktail

— En effet, tu es une jolie chose à modeler !

— Que voulez-vous dire ? Comment cela, modeler ?

— Je vais faire de toi la femme que tu as toujours rêver d'être, celle qui offre et reçois du plaisir aux hommes, de tous les hommes !

— Mais non vous n’y pensez pas je ne suis pas comme ça je suis une honnête femme et mère de famille !

— Vraiment ? Et comment cela se passe entre tes cuisses en ce moment ? Et ta poitrine, regarde tes tétons tout durs…

Elle rougit, se sentant percée, mise à nue et se tait en baissant la tête.

— Alors, veux-tu toujours garder ta culotte ?

— Ooooh ! Pas ça, je vous en supplie !

— Je suis sûr qu'elle est déjà tachée, non ?

— Ooooh mon dieu… je… je… ou…oui !

— Va vérifier aux toilettes ! Et si j'ai raison, tu me la donnes !

— Vous savez bien qu’elle est mouillée et vous voulez que j’aille la retirer aux toilettes c’est tricher ça ! dit-elle.

Le cocktail faisant de plus en plus d’effet, son corps est envahi de bouffées de chaleur.

— Obéis ! dit-il calmement les yeux dans les yeux.

Elle hésite et se lève en direction des toilettes, ce qui l'oblige à traverser mal à l’aise une partie du restaurant.

Elle ne comprend pas ce qui lui arrive elle veut fuir mais une envie irréfragable la tenaille et enfermée dans les toilettes, elle retire sa culotte humide. Elle revient tremblante cachant sa culotte le plus possible dans sa main. Morte de trouille. Debout, elle la tend discrètement à Monsieur Ali qui tend sa main au-dessus de la table. Elle lui donne son sous-vêtement devant tout le monde, gênée.

Quand il l'a dans la main, il regarde la femme et déplie le bout de tissu devant son visage. Lentement, il le pose à côté de son assiette au moment où un serveur arrive avec les plats.

Sophie est à deux doigts de tomber dans les pommes, s’accrochant à la table en se disant : "non ! non ! s’il vous plaît !"

Elle n'ose pas s’asseoir. Elle veut partir mais elle reste tétanisée, regardant sa culotte exposée. Elle est hypnotisée comme le lapin dans les phares de voiture, en voyant clairement la tâche humide au fond de la culotte.

Monsieur Ali change de sujet, comme si tout était normal et lui demande qui est la jolie rousse sur les photos, dans le couloir.

Le serveur voyant bien la culotte, demande à Monsieur Ali, s'il désire qu'il le débarrasse.

— Non, ça va aller merci, répond-il.

Puis, regardant à nouveau Sophie, il pose à nouveau sa question sur qui est la jeune femme sur les photos. Il regarde Sophie qui se rassoit sans oublier de retrousser sa jupe.

Elle déglutit et demande :

— Quelle femme ? Quelle photo ? Quel couloir ??

La jeune femme rousse avec un bébé dans votre couloir ?

— C’est Justine ! La fille de Thomas, répond-elle stressée de sentir le velours de son siège au contact de ses fesses nues.

Elle serre les jambes pour se protéger en dépit des consignes de Monsieur Ali de conserver l'espace entre ses cuisses.

— C'est une si jeune femme, et déjà maman ?

Sophie lui explique la candeur touchante de cette jeune fille et de sa capacité à attirer les garçons peu scrupuleux comme le père de ce petit garçon qui l'a abandonné quand il a su qu'elle était enceinte.

Cette conversation anodine alors qu'elle est seins nus devant un quasi inconnu la trouble davantage. Elle essaye de se concentrer sur ce qu’elle mange après avoir fini cul sec son cocktail. Elle lance la conversation pour penser à autre chose.

— Hier, nous ne vous avons pas dit, monsieur, que Thomas part ce vendredi à l’étranger pour un gros symposium, il sera absent toute la semaine.

— Vraiment, et donc tu vas te retrouver seule avec Ophélie, entre mère et fille ?

— Et non car ma fille part aussi faire un stage de quinze jours à Harvard.

— Heureuse fille, répond-il souriant.

Puis, il réfléchit, cela risque de contrecarrer ses plans pour la jeune fille, il va devoir agir plus vite qu’il ne le pensait. Mais, il va peut-être pouvoir profiter de la mère, seule pendant une semaine, c’est une occasion qui ne se manque pas.

— Tu vas être toute seule pendant une semaine ?

— Oui et non, j’ai mon boulot qui m’accapare beaucoup !

— Oui bien sûr, je m’en doute. Mais, s’ils partent vendredi, ce week-end tu vas être seule, non ?

— Effectivement ! dit-elle, en scrutant toujours autour d’elle pour voir si elle est observée, exhibée comme elle est.

Monsieur Ali se tait, il réfléchit, il la regarde. Il regarde ce visage, cette poitrine.

— J’ai peut-être une idée, mais je dois vérifier mon planning…

— Ah oui ?

— Oui… Oui… mais je ne peux pas t’en dire plus pour le moment… J’ai un emploi du temps très chargé. Mon travail ! Mes obligations ! Mes partenaires ! Mes clients !

— Je comprends.

Elle baisse la tête un peu déçue que Monsieur Ali ne semble pas la placer dans ses priorités.

— Merci ! Tu as eu de la chance que ce créneau pour ce déjeuner se soit libéré sinon, je ne sais pas quand j’aurais pu t’inviter ce qui aurait été fort dommage.

Troublée, elle répond en avalant difficilement sa nourriture :

— Ah ! Je… je… oui… bien sûr !

— Je te tiendrais au courant mais peut-être auras tu une bonne surprise ! J'espère que tu aimes les surprises !

— Heu… oui… Bien sûr, comme beaucoup de femme surtout si elles sont agréables ! répond-elle en retrouvant le sourire.

— Alors surveille ton téléphone cette semaine !

— Oui d’accord monsieur !

Elle jette à nouveau des yeux furtifs pour voir ce qui se passe dans la salle surtout la table des quatre hommes. Elle mange sans savoir vraiment ce que contient son assiette, obnubilée par la présence visible de sa culotte, sans oublier sa tenue scandaleuse. Tout cela l’échauffe.

De plus, Monsieur Ali lui sert un verre de vin pour accompagner son plat et il continue de la questionner sur sa vie, son passé. Elle lui répond, ce qui lui permet d'oublier sa situation. Elle lui raconte comment Ophélie était quand elle était enfant puis adolescente, ses galas de danses ou elle tenait souvent le premier rôle.

Quand il aborde son histoire personnelle, il la voit baisser les yeux, elle se sent responsable du départ de son ex-mari. Elle lui avoue qu'il est parti car il la trouvait un peu trop casanière, trop "coincée du cul". Il a trouvé ce qu'il cherchait dans les bras de son assistante.

Puis, elle a rencontré Thomas, un homme adorable qui a élevé Ophélie comme sa fille et qu'ils sont maintenant très complices et que les gestes tendres de Thomas envers Ophélie n'ont aucun sous-entendu.

Pendant qu'elle parle, elle sent le pied de Monsieur Ali lui caresser le mollet et la forcer à garder les genoux écartés. Cela l'excite de se sentir utilisé comme cela. Monsieur Ali a raison quand il dit qu'elle est un objet. Elle est son objet.

***

Après le café, Monsieur Ali sort un cigare et demande à Sophie d’aller demander du feu à la table voisine où déjeunent ces quatre sexagénaires qui n'ont pas arrêté de lancer des regards plus ou moins discrets dans sa direction. Ils n'en reviennent pas de voir une femme presque nue dans un restaurant de ce standing.

Quand elle s'approche, les hommes se taisent et regardent dans la direction de Monsieur Ali.

Quand elle leur demande un briquet, l’un d'eux lui tend un cavalier, en rigolant d'un regard sévère.

Elle prend l'objet, imprudemment, d’une main, libérant un pan, dévoilant un sein. Surprise, elle lit en laissant tomber l’objet, réalisant sa bêtise, pour refermer son chemisier

— Voyons madame, reprenez-le et qu’est-il écrit ? demande l'homme amusée

D'une main elle serre son chemisier et lit à haute voix : "il est interdit de fumer."

Elle rougit, vexée, comprenant qu’elle a été piégée par Monsieur Ali qui a voulu l'exhiber.

— Nous aussi, nous avons aussi de gros cigares, lui dit un autre.

Elle ne comprend pas l’allusion croyant qu’il y avait un coin fumeur où ils pourraient tous se rendre.

Elle s’excuse et revient à sa table sous les quolibets. "Quelle pute !" "Vous avez vu ses nichons ?" "Avec un cul pareil, elle doit être bonne à enculer !"

Son téléphone sonne. Elle répond à une collègue qui demande où elle est ? Elle n’a pas vu le temps passer et assure qu’elle va bientôt arriver mais qu’elle est un peu coincée pour le moment.

Monsieur Ali comprend la situation, il demande l'addition. Philippe s'approche pour leur demander s'ils sont satisfaits du repas. Il regarde la culotte de Sophie avec un grand sourire.

— Tout à fait, comme d'habitude, tu es un vrai chef !

— Je peux proposer un digestif maison à Madame, si vous le souhaitez ?

— Une autre fois, dit Monsieur Ali. Madame a encore beaucoup de travail cet après-midi.

— Je comprends, répond Philippe, en faisant un clin d'œil complice à Sophie. Il se demande quel peut-être le travail de cette femme.

Il les regarde partir en se disant que ce n'est que partie remise, il aura d'autres occasions pour profiter de cette poitrine généreuse.

***

Dans la voiture, Sophie n'oublie pas de s'asseoir en retroussant sa jupe. Sa peau est directement au contact du cuir du siège.

Monsieur Ali est satisfait, cette femme apprend vite. Il lui demande donc de faire comme les autres femmes et de mettre sa culotte dans la boîte à gants. Il s'amuse de sa gêne en la regardant faire.

Il la dépose devant le bâtiment des sciences.

— Une dernière chose avant que tu descendes.

— Quoi Monsieur Ali ?

— Ne me fais plus attendre pour me répondre quand je t'envoie un message !

— Oui Monsieur Ali, bien sûr, je répondrais de suite !

— Je me réveille tôt, je peux donc commencer à t'en envoyer à partir de 6h du matin, tu comprends ce que cela veut dire ?

— Ooooh oui… oui Monsieur Ali ! Je mettrais mon réveil.

— Bien, tu peux y aller !

— Merci Monsieur Ali.

Sophie sort de la voiture troublée par cette dernière instruction, elle qui aime traîner au lit le matin, va devoir se lever tôt. Monsieur regarde ces fesses rebondies qu'il sait nues remuer à caque pas de la brune qui regagne son laboratoire rapidement en évitant les couloirs trop fréquentés, dans son bureau, elle se dépêche d'enfiler sa blouse qui masque son chemisier qui ne ferme plus et surtout son absence de soutien gorge. Elle est très confuse et a du mal à se concentrer sur son travail. Que venait-elle de faire ? Qu’allait-elle devenir ? Il faut cesser ça tout de suite !

Monsieur Ali lui envoie un SMS "si tu as envie de te caresser demande moi l'autorisation !"

Elle n’a pas vraiment envie de se caresser, ne s’étant que très rarement masturbée, son éducation le lui interdisait. Cependant, ce message la trouble, ne lui a t il pas dit qu'il fallait bousculer les conventions ? Heureusement que je n'ai pas de culotte pense-t-elle, elle serait trempée. Après les sous-vêtements, la manière de s'asseoir, devoir demander l'autorisation pour se faire du bien, est ce une nouvelle règle ? Ces pensées se bousculent dans sa tête. Elle réalise qu'est s'est assise en respectant la consigne de Monsieur Ali, ses fesses sont directement en contact avec sa chaise, finalement ce n'est pas si désagréable, tout comme de ne pas serrer les cuisses.

"Oui Monsieur, je vous demanderai l'autorisation pour me caresser"

"je raccompagne Ophélie !" reçoit-elle en guise de réponse.

"Mon dieu ? Ma fille ! J'espère qu’il ne va pas être aussi pervers qu’avec moi ! Non, pas ma fille ! C’est pas possible ! C’est un homme bien malgré tout. Il ne fera jamais ça !" pense-t-elle pour se rassurer.