jeudi 9 mars 2023

La Pomme - Marie Cécile

 

La pomme était presque invisible dans cette corbeille de fruits, entourée de nombreuses autres pommes.

Marie-Cécile ne quittait pas du regard le père Sylvain. Elle était au premier rang de l'assemblée. Elle représentait une association d'aide aux démunis. Le père Sylvain finissait la messe qui clôturait la journée de reprise de cette association, comme tous les ans à l'automne. Pour lui, c'était une première. Il venait d'arriver dans cette paroisse, à la grande surprise des paroissiens qui ne s'attendaient à ce que leur nouveau prêtre fut un jeune prêtre dans la force de l'âge.

Marie-Cécile, comme de nombreux fidèles, était tombée sous le charme de cet homme de Dieu. Elle venait assister aux offices pour le plaisir de voir ce regard, ce sourire qui la faisait fondre. En rentrant chez elle, son corps était empli d'envies que son mari ne savait pas assouvir.

Après avoir passé une journée entière en présence du père Sylvain, elle sentait des vagues de désirs monter en elle.

Elle ne cessait pas d'imaginer ce corps qu'elle imaginait musculeux. Cet homme qu'elle voyait passer le matin, sous ses fenêtres. Cet athlète qui partait courir à travers les champs. Elle attendait son retour. Elle l'imaginait alors nu sous sa douche après l'effort. Elle aurait aimé passer ses mains sur ce torse, se coller contre lui et le sentir contre sa poitrine. Elle lui aurait massé le dos, les cuisses, les fesses.

La messe d'envoi se terminait. Jamais elle ne s'était sentie dans cet état. Au moment de la communion quand le père Sylvain avait posé l'hostie consacrée sur sa langue, elle eut un orgasme. Heureusement, sa place était au premier rang et elle n'eut que quelques pas à faire pour se rasoir. Elle choisit de se mettre à genou alors que des vagues de plaisir parcouraient son ventre et que sa cyprine inondait sa culotte.

Elle récupérait lentement, elle fixait les corbeilles de fruits pour essayer de ne plus penser au père Sylvain. Les yeux humides, les pupilles dilatées, elle eut l'impression de voir la pomme rouge se désagréger.

Deux nuages de fine poussière rouge enveloppèrent Marie-Cécile et le père Sylvain sans que personne ne s'en rendit compte.

Il termina sa messe comme un automate et lorsqu'il envoya les fidèles, il vit que Marie-Cécile était toujours à genoux.

Ils étaient seuls dans l'église. Il s'approcha d'elle. Elle lui souriait, ses lèvres étaient rouges et gonflées. Les nanorobots de la pomme agissaient chez la paroissienne.

Il la fixa dans les yeux. Il souleva son aube. Elle ouvrit son pantalon. Elle mit à jour un sexe noir comme l'ébène, raide, au garde à vous. Instinctivement, elle le prit en bouche.

Elle tétait le gland, elle l'avala doucement. Elle ne recula pas quand elle le sentit au fond de sa bouche et que le père Sylvain lui maintint la tête pour la pénétrer plus profondément.

Elle hoqueta un peu, elle bavait. De la salive légèrement rosée coulait sur son menton, enduisait la hampe virile qui coulissait dans sa bouche.

Le père Sylvain recula, il passa alors derrière Marie-Cécile, toujours à genou.

Il souleva la jupe. Il découvrit des fesses pâles, charnues. Il écarta la culotte blanche et il introduisit son membre viril dans chatte trempée et accueillante de la femme.

Elle gémissait, elle était en extase. Elle subissait avec plaisir le vigoureux pilonnage du jeune prêtre. À chaque pénétration, elle sentait la queue taper au fond de son vagin. Elle poussait de petits cris. Jamais, elle n'avait ressenti cela, elle ne voulait pas que cela s'arrête.

Soudain dans un rugissement primal qui résonna dans toute la nef, le père Sylvain explosa dans son ventre. Il libéra sa semence au fond du ventre fécond de sa paroissienne. Elle joignit ses cris de plaisirs à celui du mâle qui la possédait.

Elle s'effondra sur le sol, elle perdit brièvement conscience de la réalité. Le père Sylvain semblait disparaître dans un nuage de poussière rouge.

Quand elle reprit conscience, elle était à genou face à l'autel, seule dans l'église.

Le père Sylvain se tenait debout devant elle.

— Tu vas bien, Marie-Cécile ?

Sa bouche lui faisait mal, elle sentait un liquide couler entre ses cuisses.

— Oui, mais que s'est-il passé ?

— Je ne sais pas, mais après la communion, tu t'es agenouillée, tu semblais absente… Tu es restée comme cela même après la messe. J'ai eu le temps de ranger et de me changer. 

— Je priais pour tous ces gens que nous allons aider…

-- C'est bien, mais tu devrais rentrer, ton mari va s'inquiéter. 

Elle se releva.

Le père Sylvain lui sourit. Quand elle le regarda, elle vit une lueur rouge au fond de ses yeux.

 

La pomme rouge était sur cette table, dans cette chambre. Un bébé métis dormait dans son berceau, sous le regard de sa mère.

mardi 7 mars 2023

L'Ame Fée


Le rire du vent

La forêt est calme. On entend le bourdonnement des insectes qui profitent de la tiédeur du soleil en cette fin de journée de printemps pour butiner de fleur en fleur avant de se poser pour la nuit et le dernier chant des oiseaux.

J'aime ce moment de la journée, quand le soleil s'approche de l'horizon et que les ombres s'allongent. Je sors après le repas, laissant mes enfants et mon mari finir de ranger la maison. Comme tous les soirs, je me dirige vers l'étang des fées, j'en fais le tour. Parfois je m'assieds sur le tronc d'un arbre tombé au cours d'une tempête hivernale et je reste là à regarder les ondulations à la surface de l'eau quand je fais des ricochets avec une pierre. Trois ou quatre pierres chaque soir que je ramasse sur le chemin avant d'arriver à l'étang.

Ce soir, assise au bord de l'eau, je réfléchis. Je pense à ma vie, à ce que j'ai vécu. Mariée depuis trente ans, j'ai quatre enfants qui sont grands et dont les derniers vont prendre leur indépendance dans quelques mois. Mon mari m'aime, je l'aime mais ce n'est plus la passion de nos vingt ans.

Quand je l'ai rencontré, j'ai cru avoir trouvé l'âme sœur, l'âme complémentaire avec laquelle je finirai mes jours. Mais, le temps passe et si nous avons partagé beaucoup de bonheur ensemble, quelque chose se désagrège.

Il y a quelques semaines, une amie au cours d'un stage de méditation m'a parlé des âmes fées, des âmes encore plus fusionnelles que les âmes sœurs. Une âme divisée à la naissance, une moitié dans un corps d'homme, l'autre moitié dans un corps de femme.

Mon amie, bien plus avancée que moi sur le chemin de la méditation m'a dit un soir, alors que nous nous couchions :

— Céline, tu es une âme fée, tu dois retrouver ta moitié.

— Mais, Florence, je l'ai trouvé c'est mon mari…

— Non ! m'a-t-elle affirmé, lui c'est ton âme sœur, une personne avec qui tu as vécu et partagé des instants forts mais ce n'est pas ton âme complémentaire… tu verras, quand tu rencontreras ta vraie moitié, tu la reconnaîtras.

Ces paroles m'avaient touchée et ce soir plus j'y pense et plus je trouve qu'elle a raison. Il n'est pas mon âme fée.

 

***

 

Un frôlement, le vent qui se lève, glisse sous ma jupe et je sens un souffle tiède remonter le long de mes cuisses. Je suis frustrée de ne pas pouvoir sentir sa caresse entre mes cuisses, ma culotte empêche le souffle de l'air de frôler ma peau à cet endroit. Que m'arrive-t-il ? Pourquoi ai-je ces pensées ?

Assise, je serre mes cuisses. Ce mouvement a pour effet d'enserrer mon clitoris. Je frissonne et gémis.

J'entends alors comme un rire cristallin dans mon dos. Je me retourne mais, non, je suis seule. Les feuilles s'agitent sous le léger vent qui vient de se lever.

Je décide de rentrer.

A la maison, les enfants sont couchés et mon mari regarde une émission de voyage à la télé. Je me penche pour l'embrasser.

— Je vais me coucher, lui dis-je.

— Oui ma chérie ! J'arrive.

Dans la chambre, en me déshabillant, je constate l'humidité de ma culotte, signe de mon excitation au bord de l'étang. J'enfile une chemise de nuit et je me couche.

Dans l'obscurité et le silence de la chambre, j'entends encore ce rire. Impossible, je suis seule, mon mari est en bas, les enfants dans leurs chambres et cette envie irrépressible. Cette force qui me pousse à glisser ma main entre mes cuisses, ma chemise de nuit remontée, je ferme les yeux quand mes doigts trouvent la vallée du plaisir et glissent dans la grotte des béatitudes.

Sous mes paupières fermées, un visage apparaît : un homme brun aux yeux verts qui me sourit, me tend la main. Je tends la main et quand nos doigts se frôlent, je jouis. Je jouis comme jamais je n'ai joui, de tout mon corps, toutes mes nerfs réagissent. Mon plaisir jaillit de mon ventre comme une fontaine.

Submergée, débordée, épuisée, je m'endors. Je rêve de ce visage qui ne me quitte pas de la nuit et qui me fait l'amour dans mes rêves.

 

Le souffle du vent

Cela fait plusieurs heures qu'il est là, à l'affût, allongé sur le sol, caché par les buissons. Il ne sait pas ce qui l'a attiré au bord de cet étang, loin du lieu où il vient habituellement poser son appareil photo.

Son amie, Florence, lui avait parlé de cet endroit au milieu des bois, avec ses ombres fantomatiques au coucher du soleil. Elle avait raison. Il se dégage de cette forêt une aura de magie. Les arbres, les fleurs et même les pierres semblent vouloir lui annoncer qu'un événement rare va se produire.

Il avait déjà mis en boit une famille d'oies bernaches égarées loin de sa zone de reproduction, un héron cendré qui attendait le bon poisson.

Il prit au vol l'éclair bleu d'un martin-pêcheur au moment où il fendait le miroir aquatique et même une biche et son faon de l'année venu se désaltérer. Toute la forêt était venue le saluer avec la visite d'un blaireau.

Maintenant, il tente de capturer cet instant où le cercle rouge du soleil crée des ombres uniques entre les troncs de la futaie de l'autre côté de l'étang.

C'est à cet instant qu'il la voit dans son objectif. Telle Viviane sortant de son lac pour séduire Merlin, elle porte une longue jupe azur avec un gilet assorti par-dessus son chemisier blanc. Sa longue chevelure brune encadre un visage arrondi illuminé par ses yeux de la même couleur que ses vêtements.

Il ne peut pas s'empêcher de la photographier quand elle s'avance au bord du lac pour s'asseoir sur ce tronc, face au soleil. Elle s'installe, appuyée sur les mains derrière elle, fermant les yeux, écartant les genoux, offrant sa poitrine aux derniers rayons du soleil.

Il entend alors un rire cristallin porté par un doux vent tiède qui tourbillonne au-dessus de l'eau. Ce vent lui porte le parfum de cette femme. Il a l'impression de ne faire plus qu'un avec ce vent qui l'emmène vers la femme aux yeux fermés. Il l'enveloppe de son souffle. Léger comme l'air, il frôle sa peau. Il remonte sous la jupe. Il voit la peau frissonner, les cuisses se fermer puis s'ouvrir pour s'abandonner à la douce caresse aérienne. Il est le vent.

Il parcourt les moindres replis de ce corps féminin. Il ressent le plaisir qu'il procure. Il entend le gémissement de la femme. Ce gémissement qui l'entraîne à son tour dans une profonde extase.

Quand il revient à lui, il est toujours allongé, la femme est partie et la pleine Lune a remplacé le soleil dans le ciel nocturne.

Il se lève, il s'approche du tronc. Il perçoit toujours la présence de l'inconnue.

Il caresse le bois là où elle était assise. Un frisson le traverse, il ferme les yeux et il la voit dans son lit. Il s’allonge à côté de la bûche et la rejoint dans ses rêves.

 

Le plaisir du vent

Toute la journée, j'ai eu ce visage dans mon esprit. Devant mes élèves, devant mes collègues, dans la rue, au supermarché, je cherchais cet homme au regard ténébreux. Quand je pense à lui, mon ventre papillonne. Cette sensation magique que l'on connaît adolescente lorsque l'on croit avoir découvert le grand amour.

— Ma chérie, tu vas bien ?

— Oui… oui… je rêve. Excuse-moi, je repense à mon inspection qui va bientôt arriver.

— Je comprends, me dit mon mari en prenant son assiette vide pour la déposer dans l'évier.

— Je vais faire ma ballade, dis-je en prenant mon gilet.

— D'accord à tout de suite…

Mon mari me dépose un baiser sur la joue quand je passe devant lui. Une bise que je sens à peine, tellement mes pensées sont dirigées vers mon rêveur inconnu.

Naturellement, mes pas me conduisent à l'étang, à mon tronc.

Dès que je franchis la lisière de la forêt, je sens le vent m'envelopper, le souffle qui caresse ma peau, qui remonte le long de mes cuisses. Prise d'une impulsion, je m'arrête et je retire ma culotte. Je veux offrir mon corps aux caresses du vent.

Comme si celui-ci comprenait mes envies, je le sens plus fort. Il fait gonfler ma robe, arrêtée dans sa remontée par la ceinture. Il se met à tourbillonner, chaud comme le vent du désert dans les canyons étroits. Il me porte, il m'entraîne vers mon tronc.

Ce soir encore, j'entends ce rire cristallin et je vois en contre-jour cette silhouette qui me regarde. Je m'approche, c'est mon inconnu.

Il ouvre ses bras. Il m'invite à venir me blottir contre sa poitrine.

Je lui souris, il me sourit. Son visage se penche sur le mien. Je sens son souffle sur mes lèvres. Je m'abandonne à son baiser. Nos mains découvrent le corps de l'autre. Nous nous dévoilons l'un a l'autre.

En douceur, il m'allonge sur l'herbe épaisse. Je m'offre à lui, je l'accueille en moi. Le vent nous accompagne dans notre montée vers le plaisir.

Nos gémissements, ses grognements, mes cris sont les seuls bruits que l'on peut entendre. Dans un dernier assaut, un flot de plaisir inonde ma grotte d'amour.

L'instant est tellement magique que je perds conscience.

Quand je me réveille, le soleil est couché. Je suis seule.

Je m'assieds, un rire, un mouvement furtif dans un buisson.

Ai-je rêvé ?

Je me relève, non ce fut bien réel. Je sens le plaisir de mon amant couler entre mes cuisses. Ma culotte que je tenais à la main a disparu.

Je cherche, je ne trouve rien. Hormi mes pas, rien d'autre, personne ne semble être venu ici. Je retire les brins d'herbe accrochés à mes cheveux et je rentre.

— Tu as été bien longue ?

— J'ai profité jusqu'au bout, du coucher du soleil et du lever de la lune.

Sous la douche, je n'ai aucun doute, je n'ai pas rêvé. Dans le miroir, de la salle de bain, je le vois, il m'envoie un baiser.

Je me couche et nous nous retrouvons dans notre rêve.

 

Le frémissement du vent

Contrairement à ses habitudes, le lendemain, il revient à cette étang. Comme la veille, il s'installe à l'affut avec son appareil. Il espère qu'elle viendra.

Allongé sur le sol, il observe comme la veille le ballet des grues. Il ne peut s'empêcher d'admirer la grâce de ces oiseaux mais son esprit est occupé par la vision de la veille. Cette femme mystérieuse se montrera-t-elle encore ce soir dans le soleil couchant ?

L'envol des grues annonce l'arrivée de la visiteuse. Elle est là, revêtue d'une longue robe diaphane qui lui permet de deviner les courbes de ce corps envoûtant dans le contre-jour offert par le coucher du soleil.

Ce soir, il pense à immortaliser l'instant dans son objectif. Il la voit, marcher lentement, regardant vers le lac. Elle sourit, elle ouvre les bras et il voit alors un homme sortir de la brume qui commence à recouvrir l'étang.

Il sent alors la brise se lever et le vent l'emporter vers la femme. Il est là devant elle. Lentement, il fait glisser les bretelles de sa robe. Il découvre son corps nu, ses seins fièrement dressés devant elle. Le fin tissu continue de glisser. Il peut voir la peau pale du ventre puis le triangle noir surmontant la fourche de ses cuisses et de ses longues jambes.

Quand elle est nue, elle avance d'un pas vers lui. Il ne lui dit rien, il la regarde. Elle lui sourit encore s'agenouille. Il ferme les yeux et se laisse emporter par la tendre caresse dont elle le gratifie. Il apprécie la douceur de ces lèvres sur son membre mis à nu. Le doux frottement de cette bouche le comble. Elle le conduit au plaisir. Il explose sans bruit.

Elle se relève et pose ses lèvres sur les siennes. Ils partagent un long baiser avant qu'elle se recule et disparaisse dans la brume.

Dans le crépuscule, une rafale de vent l'enveloppe. Surpris par de la poussière, il baisse les yeux. Quand il les relève, il est allongé sur le sol, son appareil photo toujours dirigé vers le tronc de la femme mystérieuse.

 

Le goût du vent

Comme hier, je me sens sereine. Mes rêves de la nuit m'avaient conduit auprès de mon homme-fée. Au matin, je voulais être sa fée toute la journée. Je choisis une longue robe qui malgré la légèreté du tissu ne dévoile pas ma nudité. J'avais compris cela, je devais être le moins vêtue possible pour mieux ressentir l'air sur ma peau. C'est cet air qui me permettait de compléter mon âme-fée.

Plusieurs fois au cours de la journée, je ressentis le plaisir que me procurait le vent qui se faufilait sous ma robe. Le soir, j'attendais avec impatience que les enfants et mon mari soient occupés chacun de leur côté pour rejoindre l'étang.

La brume donne un aspect fantomatique à la végétation. Je devine plus que je vois les grues immobiles au milieu de l'étang. Plus j'avance et plus je sens l'air sur moi, presque comme si des mains caressent le moindre centimètre carré de ma peau.

Soudain, je le vois. Il émerge de la brume, il porte une veste et un pantalon de toile claire, ses longs cheveux blonds lui font comme une couronne qui brille dans les derniers rayons du soleil. Je lui ouvre les bras, il vient.

Je le laisse descendre ma robe le long de mon corps quand je suis nue, il me soulève avec douceur et me dépose contre un arbre. Il me fait comprendre d'enlacer l'arbre. Comme s'il n'attendait que moi, le tronc lisse me permet de me serrer les mains. Un souffle d'air entoure mes poignets et les immobilise contre le tronc. Je suis immobilisée, à la merci de l'homme derrière moi. Ses mains me caressent le dos, les fesses. Je frissonne. Puis soudain, comme s'il savait que je n'attendais que cela, son sexe vient se glisser entre mes cuisses. Je remue mon bassin et le pieu de chair ou de vent me pénètre. Je ferme les yeux. Il me caresse la poitrine. Je me détends, j'accepte qu'il prenne possession de mon corps. Je ne me refuse pas.

Un souffle plus rauque, un coup de rein plus puissant et l'extase nous réunit. Je crie dans la nuit et ferme les yeux.

Il a disparu. A quelques pas de moi, ma robe est là, étalée sur le sol. Je la ramasse et rentre me coucher. Je sais que je n'ai pas rêvé. Même si à chaque fois que nous atteignons l'orgasme, je réalise que je suis seule, à chaque fois mon corps me fait comprendre que c'était bien réel et que j'ai bien fait l'amour avec un homme.

 

L'esprit du vent

Pendant des jours, des semaines puis des mois, Céline et le photographe se rendaient le soir à la tombée du soleil près de cet étang. Quand l'hiver fut là, elle ne se mettait plus nue, mais soulevait simplement sa robe ou sa jupe longue, et lui appréciait toujours autant de visiter le sexe accueillant de cette mystérieuse inconnue.

Ils ne se parlaient pas, leurs échanges se résumait à des caresses, une relation purement charnelle qui les conduisait hors du temps et l'espace pour un moment de pure félicité.

Il arriva ce qu'il devait advenir. Au bout de quelques mois, il voyait le ventre de Céline s'arrondir.

Un soir du printemps suivant alors qu'ils se retrouvaient, Céline ressentit les premières douleurs de l'enfantement.

Elle s'allongea sur son tronc, il guetta l'arrivée de l'enfant. Deux enfants naquirent, un garçon puis une fille.

Aussitôt avant même qu'ils ne poussent leur premier cri, une femme au long cheveux blonds et un homme sans âge sorti de l'onde et prirent les enfants dans leur bras.

Céline les vit disparaître dans la brume. Elle perdit connaissance.

A son réveil, il était là.

— Comment allez-vous ? demanda-t-il.

— Que s'est-il passé ? répondit-elle en caressant son ventre.

— Je prenais des photos de l'autre côté du lac. Je vous ai vu, vous évanouir. Je me suis dépêché pour vous venir en aide. Et me voici !

— Merci, mais nous nous connaissons ?

— Je ne pense pas, c'est la première fois que je viens ici. Mais je serai ravi de mieux vous connaître.

 

lundi 6 mars 2023

Erika : Dresseuse de Couples - 04 - Un Nouveau Départ

  

Quand Olivier arrive chez lui, Marie-Gabrielle est couchée. Il est soulagé, pour ce soir, il n’a pas à expliquer pourquoi il ne vient pas dormir dans le lit conjugal. Il est épuisé mais content. Sa première séance avec Erika a dépassé ses attentes. Il ne s’attendait pas à se sentir aussi souvent humilié ; son cul lui fait toujours un peu mal, cela passera, se dit-il. Mais quelle jouissance quand, après avoir été traité comme un chien, il a joui empalé sur le tabouret, tout comme le plaisir qu’il a ressenti quand sa maîtresse se délectait de la chantilly sur son sexe a été phénoménal. Il espère pouvoir revivre rapidement de tels moments de plaisir. Il se l’avoue, il n’a jamais connu un tel plaisir avec Marie-Gabrielle. Erika avait raison en lui disant que des relations de ce type pouvaient devenir addictives.

Il repense aux règles que lui a imposées Erika. Elles ne lui semblent pas si compliquées à respecter. Pour ses tenues, ce sont des sous-vêtements, donc cela restera discret et, à la maison, il n’aura qu’à les laver lui-même, pour que Marie-Gabrielle ne se rende compte de rien. Pour le rasage du pubis, ce n’est pas difficile, cela fait plusieurs jours qu’il porte un plug anal en permanence et elle ne s’est aperçu de rien.

Il se met nu dans la salle de bain et il se contorsionne pour voir l’état de son fondement. Il ne voit rien de particulier. Il en est presque déçu. Il prend une douche rapide et assis sur le rebord de la baignoire, il commence à se raser le pubis. Il comprend vite pourquoi sa femme et sa fille font des grimaces quand elles s’épilent les jambes. La sensation n’a rien à voir avec celle qu’il a lorsqu’il se rase. La peau est beaucoup plus sensible. Le feu du rasoir le brûle. Il trouve une crème apaisante et la passe partout où il s’est rasé avec application.

Il se couche dans le lit de la chambre d’amis quand son téléphone vibre. Un message d’Erika :

“Montre-moi si tu as obéi ?”

Il comprend ce qu’elle lui demande et aussitôt, il lui envoie une photo de son pubis lisse avec son sexe au repos.

“Très bien Petit Chien ! Dernière chose. Tu dors à poil !”

“Merci Maîtresse ! Oui Maîtresse, je vais dormir nu.” lui répond-il.

Quand il rejoint sa femme dans la cuisine pour le petit déjeuner, elle lui demande pourquoi il n’est pas venu se coucher avec elle.

— Tu dormais quand je suis arrivé. Je ne voulais pas te déranger, ma chérie.

— Oui c’est vrai, mais tu sais que quand je dors, je dors ! Mais il est vrai que j’ai bien dormi cette nuit. Je ne me suis pas du tout réveillée.

— Oui je le sais, à ce sujet, je voulais te proposer quelque chose…

— Quoi donc ?

— Ben voilà ! Puisque, apparemment, tu dors mieux quand nous ne dormons pas ensemble… Peut-être que je devrais dormir dans la chambre d’amis ?

— Tu crois ?

— Oui ! Et, regarde, en ce moment, la boutique te fatigue, tu es presque au bout du rouleau. Ne me dis pas le contraire, c’est encore ce que tu m’as affirmé, il y a trois jours.

— Oui c’est vrai ! Et c’est vrai que je récupère mieux quand je dors seule, mais quand même !

— On va faire comme ça pour un temps ! Ainsi, tu seras moins fatiguée et dans quelques temps, une fois qu’on aura retrouvé notre forme, on recouchera ensemble.

Marie-Gabrielle rougit, elle interprète les mots de son mari différemment de ce qu’il pensait dire. Mais, elle se garde de lui donner sa version.

— Bon je me dépêche ! lui dit-il. Sinon je vais être en retard.

***

C’est le cœur joyeux qu’Olivier se rend à son bureau. Il est tellement enthousiaste qu’arrivé à son travail, il ose saluer son assistante d’une main aux fesses.

— Mais ! Monsieur Tallens…

— Qu’y a-t-il Patricia ? lui dit-il droit dans les yeux.

— Euh ! Rien Monsieur, rien.

Dans le centre-ville, Marie-Gabrielle ouvre sa boutique troublée par le comportement de son mari. S’il est vrai que depuis quelques mois, ils ne sont plus aussi proches qu’ils ne l’étaient, c’est la première fois depuis qu’ils sont ensemble qu’ils ne dorment pas dans le même lit, en dehors des déplacements professionnels de l’un ou l’autre. Olivier aurait-il une maîtresse ? Avec tous ces voyages pour son travail, il a souvent l’opportunité de découcher. Mais non, ce n’est pas possible, pas son Olivier !

Dans son cabinet, Erika réfléchit à la situation. C’est la première fois qu’elle tombe sur un soumis aussi bien disposé. Elle se demande jusqu’où elle pourra aller avec lui. Elle se demande si Marie-Gabrielle possède les mêmes dispositions.

***

L’après-midi, Olivier reçoit un message : "Branle-toi sur ton bureau !”

Après avoir fermé la porte à clé, ce qui surprend Laure qui se trouve dans la pièce voisine, il se met debout et commence à se masturber sur le bureau. Il fait cela en silence, les murs entre les bureaux sont minces. Il souille son bureau sous le regard d’Erika qui suit la situation depuis l’écran de son téléphone. Elle a d’ailleurs noté le temps entre l’envoi de son message et le début de la connexion, elle lui demandera des explications.

“Lèche !”

Comme un bon chien obéissant, il nettoie la surface du bureau avec sa langue.

Erika le félicite pour son comportement et lui fixe un rendez-vous chez elle le lendemain en début d’après-midi.

Olivier arrive excité comme la fois précédente. Il n’y a plus l’angoisse de l’inconnu même si Erika ne répond pas immédiatement à l’interphone de son portail. Après être entré dans le jardin, devant la porte de la maison, il applique la consigne qu’elle lui a envoyée quelques minutes plus tôt. Il doit être nu, avoir mis son collier et la laisse, avant d’entrer à quatre pattes chez sa Maîtresse.

Erika, comme elle l’a déjà fait, ouvre la porte et le conduit en laisse dans le jardin au pied du sureau. Comme il est passé aux toilettes avant de quitter son bureau, il ne fait rien. Erika est mécontente. D’ailleurs c’est le moment de faire le point !

— Dis-moi ! Petit Chien ! Pourquoi as-tu mis autant de temps à te connecter hier ?

— J'ai fermé la porte de mon bureau à clé, avant, maîtresse !

— Fermer la porte ! Était-ce dans tes consignes ?

— Non Maîtresse !

— Donc qu’est-ce que tu mérites ?

— Une punition Maîtresse ! dit-il avec appréhension en baissant les yeux.

— Bien, ce sera donc vingt coups de cravache !

— Merci Maîtresse !

Si les coups de martinet, dans la chambre d’hôtel, ne lui avaient pas laissé un souvenir désagréable, Olivier craint la cravache. Il baisse la tête et suis sa maîtresse dans l’escalier.

Erika l’installe sur la croix de Saint-André. Il la sent tripoter ses boules. Elle y fixe des poids avec des lacets noués autour du scrotum. Puis, elle se recule.

— Compte Petit Chien !

Le premier coup s’abat sur ses fesses. Olivier sursaute, ce qui a pour effet de faire remuer les poids qui pendent entre ses cuisses. Ils s’entrechoquent comme les boules du jeu de tac-tac. Il gémit mais il n’oublie pas de compter.

A la fin de la punition, Erika le détache et lui dit qu’il a du ménage à faire. Elle lui montre les toilettes et la salle de bain et lui donne une heure pour tout nettoyer, sinon il sera de nouveau puni. Elle lui fixe une pince sur chaque téton et le laisse.

— Maîtresse ! j’ai fini !

Erika vient contrôler le travail de son soumis et pour la première fois depuis le début de l’après-midi, elle lui sourit.

— Finalement ! Tu as mérité le droit de retrouver Lola !

Humilié, Olivier remercie Erika de sa bonté et il se masturbe dans la poupée.

***

Olivier accepte avec plaisir sa nouvelle vie, faite de contrainte et de plaisir. Ils ont des rendez convenus avec Erika, deux fois par semaine à dix-huit heures trente. Il sait qu’il ne doit pas aller aux toilettes avant de venir la retrouver et qu’elle le conduit au pied du sureau. Ensuite, selon son humeur, elle l’installe sur le tabouret ou la croix de Saint André, toujours avec les pinces sur les tétons et les lacets à boules au scrotum. Ensuite après avoir joui, il fait jouir Erika puis c’est le nettoyage des sous-vêtements. Il est même étonné du nombre de sous-vêtements qu'elle lui donne à laver, jusqu'à ce qu'il réalise qu'ils n'ont pas tous la même taille et qu'ils ne sont donc pas tous de sa maîtresse. 

***

Un soir, alors qu'il dîne avec Marie-Gabrielle, il reçoit un message.

— Excuse-moi ! Le travail !

— Oh Olivier, s'il te plaît, attends que nous ayons fini le dessert. Ça peut attendre, non ? Déjà que tu ne dors plus avec moi...

— Euh oui… mais…

— Mais quoi ? Tu ne vas pas y aller de toute manière. Et si c'est un problème technique, cela attendra demain.

Olivier est coincé, il ne sait pas comment s'en sortir. Il ne veut pas froisser sa femme mais sa maîtresse va attendre. Cependant, il cède à la demande de Marie-Gabrielle et il attend d'avoir fini avant de monter dans sa chambre.

Sur son téléphone, plusieurs messages s'affichent, des messages d'impatience et de colère. 

"Punition : 50 coups de martinet sur les fesses ! Exécution !"

Olivier allume aussitôt sa caméra et il commence sa punition sans oublier de remercier sa maîtresse. Il a dans sa main le martinet. Il envoie avec force les lanières de droite et de gauche, alternativement. Bien sûr elles n’atteignent pas les fesses comme lorsqu’Erika a donné elle-même la punition, mais le haut des cuisses et les côtés du bassin ont bien reçu les coups ! Il espère qu'Erika validera cette punition !

***

Le lendemain matin, il reçoit une convocation d'Erika. Il s'excuse auprès de ses collègues, prétextant une indisposition. Le portail passé, il arrive devant chez Erika. Il se met nu et attend à quatre pattes qu'elle vienne lui ouvrir.

Maîtresse Erika n'est pas seule. Une autre femme, tout aussi impressionnante qu'elle, est là. 

— Mélody, voici Petit Chien ! Aujourd'hui, je vais le punir car il m'a beaucoup déçu hier ! Tu vois le haut de ses cuisses et le bord de ses fesses… il a dû s’auto-punir car j’étais trop en colère pour laisser passer cette incartade !

Olivier tente de prendre la parole pour se justifier mais Erika lui interdit de parler et le bâillonne. Il monte les escaliers derrière sa maîtresse tandis que l'autre femme le suit. De temps en temps, il sent des coups de cravache sur ses fesses.

Quand ils arrivent dans le donjon, ses fesses le brûlent déjà. Il se demande ce que sa maîtresse a imaginé pour le punir.

Il est presque soulagé quand elle l'attache sur la croix. Cette fois, elle l'installe dos à la croix. Il voit les deux femmes devant lui. Erika s'approche avec un objet qu'il n'avait encore jamais vu dans la panoplie de sa maîtresse, une cage de chasteté.

— Tu vois Petit Chien. Tu n'as pas été obéissant, tu vas être puni… Et pour te punir encore plus, ce n'est pas moi qui vais te la fixer, mais mon amie Mélody.

Erika donne l'objet à l'autre femme qui commence par s'amuser avec le sexe d'Olivier. Celui-ci ne peut s'empêcher de bander. Mélody avec un sourire pervers enferme le sexe d'Olivier dans cette cage métallique. Il grimace, il n'avait pas remarqué que l'intérieur était garni de petites pointes acérées qui pénètrent son membre. Il gémit. Il est obligé de se concentrer pour ne pas bander.

Mélody et Erika commencent à lui caresser la poitrine avec leurs ongles, sans le griffer, juste le frôler. Olivier est au paroxysme de la torture. Il est excité mais il lui est impossible de bander. Il tremble. Il n'ose pas supplier ses tourmenteuses d'arrêter. Il accepte sa punition. Après de longues minutes qui le laissent épuisé, les deux femmes finissent par le détacher.

— Enfile ta tenue et viens nous servir !

Une tenue c'est vite dit, il s'agit juste du petit tablier blanc que lui a offert Erika, lors de sa première visite.

Pendant qu'il prépare le repas dans la cuisine, il entend les deux femmes se faire du bien dans le salon.

Quand il apporte le plat, il peut les voir unies par un double gode. Elles s'embrassent et se caressent. Il reste immobile. Erika jouit la première. Elle se retire, attrape un vibromasseur et joue avec et sa langue sur la chatte de Mélody qui jouit en plaquant le visage d'Erika contre sa chatte.

— C'est bon ! Tu as bien maté ? lui dit Erika.

— Non ! Euh oui Maîtresse !

— Bon alors, qu'est-ce que tu attends ? Sers-nous !

Olivier obéit aussi vite que possible. Il voit Mélody murmurer quelque chose à sa maîtresse. Erika rigole.

— Oui pourquoi pas ! dit-elle. Petit Chien approche !

Erika attrape le gode qu'elles viennent d'utiliser. Il est encore brillant de leurs sécrétions.

— Au lieu de rester à ne rien faire, à nous regarder manger ! Rends toi utile ! Nettoie ce gode !

— Oui maîtresse ! Merci Maîtresse !

Il le lèche avec sa langue. Il reconnaît le goût de sa maîtresse et celui, différent, de Mélody. Il est toujours occupé à lécher le jouet quand il entend :

— Je te proposerai bien un dessert à la chantilly, mais…

— Écoute ! Pourquoi nous priverions-nous ? Mais moi j'aime avec du Nutella !

— Petit Chien ! Va chercher la chantilly et le Nutella à la cuisine !

Les deux femmes demandent à Olivier de s'allonger sur la table. Erika le libère de sa cage de chasteté. Elles enduisent ses tétons et son sexe de Nutella et de chantilly. Chacune d'un côté du soumis, elles se penchent et commencent à lécher. Il sent leurs deux langues sur son sexe. Il se concentre pour ne pas bander. 

L'une lui tient le sexe tandis que l'autre élimine toute les traces de crème et de chocolat. Malgré sa résolution, il sent son sexe durcir. Elles finissent par se relever. Erika lui dit alors :

— Ne crois pas que tu vas t'en sortir ainsi !

Elle remet la cage en place et le congédie.

Olivier rentre chez lui avec cet objet qui lui enferme le sexe. Combien de temps Erika va-t-elle le laisser ainsi ? Il l'ignore.

lundi 27 février 2023

L'Inconnu du Train - Troisième partie

 

A la maison, je constate que ma fille n'est toujours pas rentrée de la plage. Qu'elle profite de ses copines ! Pour ma part, je vais me faire couler un bain.

Quelque chose me dérange. Il y a quelque chose de différent dans la maison. Je monte dans ma chambre et je découvre une enveloppe sur mon lit.

Il est entré dans la maison, dans ma chambre, dans mon intimité. J'ouvre l'enveloppe.

"Je me suis permis de venir m'occuper de ta garde-robe. Je ne t'ai laissé que le strict nécessaire. De plus, j'ai modifié tes jupes, tes robes et tes chemisiers de manière à ce qu'ils correspondent à ce que tu vas devenir ! Comme tu n'étais pas là, j'ai dû estimer la hauteur de ton gros cul."

J'ouvre mes placards, en colère. Non mais, pour qui se prend-il ? Je découvre horrifiée mes robes et mes jupes raccourcies, plus de pantalon, ni de bermudas. Il ne m'a laissé que des chemisiers dont il a retiré tous les boutons sauf deux pour cacher à peu près ma poitrine et des gilets sans bouton bien sûr !

Dans mon tiroir à sous-vêtements, je trouve un mot : si tu veux mettre une culotte, emprunte-les à ta fille. C'est impossible, elle fait du trente-six et moi du quarante-deux !

Il a bien évidemment escamoté mes collants et soutien-gorge.

Je m'assieds sur le lit et pleure.

"Pute ou star du porno"

De fureur, je prends mon téléphone et le jette à l'autre bout de la pièce. Heureusement, qu'il est d'une marque résistante. Je reste hébétée sur mon lit.

Je reçois alors un appel vidéo de ma fille. Je l'accepte sans hésiter. Quand la vidéo s'allume, je vois avec stupéfaction ma fille et sa copine seins nus sur la plage. Je n'ose pas lui faire de remontrances, je l'ai fait aussi à son âge, c'est un peu comme cela que j'ai rencontré son père. Elles veulent rester manger sur place car il y a un concert improvisé par un groupe qu'elles connaissent.

— D'accord ma chérie mais attention au dernier bus pour rentrer !

— Oui maman ! Tiens ! Regarde, l'homme craquant d'hier, il est aussi là, avec nous !

Elle tourne un peu son téléphone et je vois mon inconnu entre les deux filles, il me sourit et me fait signe.

Non ! Je ne veux pas que mon bébé tombe entre ses mains.

"Lisa a un très beau cul et une bouche prometteuse !"

Avec ce message, il m'envoie une photo des fesses de ma fille à peine couverte par un string. Où a-t-elle trouvé ce maillot ? Elle est trop jeune pour porter des strings.

Prise d'un doute, je rentre dans sa chambre.  J'ouvre aussitôt ses tiroirs et armoires. A mon grand soulagement, tout me semble normal.

Je vérifie quand même dans ses culottes. Je ne trouve pas de strings, je suis soulagée.

Quand elle rentre, je suis en peignoir devant la télévision, j'ai grignoté. Elle m'embrasse avant de monter se coucher. Elle est souriante et radieuse. A-t-elle couché avec monsieur Caméléon ?

Cette question me tarabuste toute la nuit.

***

Quand j'arrive au bureau, Martine ouvre de grands yeux en me voyant. La réaction de Nadia me surprend. Ma tenue ne semble pas la choquer au contraire.

— Tu es de plus en plus sexy ma parole ! Allez raconte-moi ! Tu as un amant !

— Non je t'assure…

— Allez dis-moi ! De toute manière, je l'ai toujours su que ton mari n'était pas assez viril pour toi ! Tu es une chaudasse en manque !

— Arrête Nadia, s'il te plaît !

Elle fait mine de bouder et se remet à travailler en me disant que de toute manière, elle découvrira la vérité, même si je ne lui dis rien.

"Toilettes hommes dans cinq minutes"

Ce message me sort de mes dossiers et je m'y rends déjà excitée. J'hésite en voyant devant la porte le chariot du ménage. Mais, s'il m'a demandé de venir c'est qu'il est sûr de lui.

J'entre et je le vois. Il me sourit. Ce matin, c'est un employé de la société de ménage.

— Approche et tourne-toi !

Je fais ce qu'il me demande. Il est satisfait de son travail sur mes vêtements. Il me fait prendre la pose sur le lavabo et joue avec le plug qui est toujours dans mon cul.

— Ton cul de jument va bientôt être prêt pour la suite ! Voyons tes mamelles de vaches !

Je baisse la tête, honteuse, il malaxe mes seins, mes tétons pointent, je gémis. Il est plaqué contre moi, je sens son sexe dans son pantalon contre mes fesses. J'ai envie qu'il me baise !

— A genoux, suceuse !

Frustrée, je m'agenouille et comme les autres fous, je sors son sexe en le regardant dans les yeux en souriant. Quand il me donne le signal, je commence à le sucer. Je bave toujours autant mais cette fois-ci, il ne recule pas et je reçois toute sa sauce dans ma bouche.

Il me prend en photo la bouche ouverte pleine de sperme et m'ordonne d'avaler. Finalement ce n'est pas si désagréable que cela.

— Tu auras une surprise ce soir ! Me dit-il mystérieusement en sortant.

Quand je passe devant Martine, elle me fait un sourire complice, comme si elle savait ce que je viens de faire.

En fait, pas du tout, elle a recueilli les confidences de celle qui lui a avoué qu'elle se fait bien sauter par le patron. Et elle l'a remerciée d'avoir récupéré ses culottes.

Finalement cette journée, ne s'annonce pas si mal que cela ! Martine a résolu son enquête, Nadia n'est pas choquée par mes vêtements et j'ai, pour la première fois, avalé du sperme. A part le plug qui se rappelle de temps en temps à mon souvenir, tout va bien.

***

En ouvrant la porte chez moi, je me demande quelle surprise mon inconnu m'a réservée.

Je la découvre immédiatement en entrant dans le salon. Monsieur Joe, l'ours en peluche géant que j'ai gagné, il y a des années dans une fête foraine et qui parfois m'accompagne au lit lorsque je suis seule, trône sur le canapé.

Heureusement que je suis rentrée la première, dis-je furieuse contre mon inconnu. Si ma fille était rentrée avant moi, elle aurait découvert Monsieur Joe et son équipement.

Et quel équipement, parlons-en ! Autour de sa taille, Monsieur Joe est harnaché d'un gode ceinture de belle taille, très réaliste, moulé sur un vrai sexe masculin.

Une lettre m'explique tout cela en détail. Monsieur Joe est mon nouvel amant. La lettre précise que c'est un amant exigeant avec de gros besoins à satisfaire. Pour le combler, je devrai le sucer au réveil et à mon retour du travail. De plus, je devrai toujours répondre à ses sollicitations.

Je me demande comment je saurais qu'il a besoin de mes services quand j'entends une voix, une caricature de voix de dessin animé, sortir de Monsieur Joe.

— Suce-moi ! Suce-moi ! Suce-moi !...

Pour faire taire la voix, je me penche sur le sexe en latex et commence à le sucer.

— Mieux que ça ! A fond !

Je fais de mon mieux mais ce sexe est énorme. Je bave comme quand je suce mon inconnu. Monsieur Joe ne dit plus rien, puis :

— Je veux te baiser ! Je veux te baiser !...

Sans réfléchir, je m'installe à califourchon sur Monsieur Joe et commence une folle cavalcade qui me conduit aux sommets du plaisir.

Je suis en train de récupérer quand j'entends la porte s'ouvrir. J'attrape Monsieur Joe et me précipite à l'étage pour le cacher dans une armoire de ma chambre.

— Maman ! Tu es là ?

— Oui ma chérie, je range un truc dans la chambre. Je descends…

***

Je commence à préparer le repas quand un message arrive.

"Monsieur Joe n'aime pas être enfermé dans le placard !"

Je fais comme si je n'avais rien reçu et continue la cuisine

"Monsieur Joe n'est pas content !"

Je décide de monter. Ma fille est sous la douche, j'entends l'eau couler. En entrant dans la chambre, j'entends la voix caractéristique de Monsieur Joe.

— Je veux te baiser ! Je veux te baiser !...

Je comprends que je n'ai pas le choix. Je le sors du placard et le mets sur le lit. Comme dans le salon, je le monte à califourchon, mais contrairement à toute à l'heure, je n'arrive pas à jouir. Je me demande quand arrêter quand j'entends.

— C'est bon, chérie !

Je me relève et regarde cette peluche avec ce sexe grotesque. Que suis-je en train de devenir, pour accepter de baiser un ours en peluche, qui ne me dit même pas merci.

Je me dépêche de finir de préparer le repas et heureusement, ma fille ne remarque pas mon trouble. Elle me parle de sa copine Justine qui a arrêté le lycée pour travailler.

Je l'écoute d'un air distrait. Les événements de ma journée se bousculent dans mon esprit, mais je ne peux en parler à personne.

***

Les jours qui suivent se déroulent invariablement de la même manière, au réveil, je suce Monsieur Joe pendant une dizaine de minutes. Avec l'expérience, j'arrive maintenant à prendre l'intégralité du pseudo-sexe dans ma gorge, mon nez dans la fourrure de la peluche. Au travail, c'est Monsieur Caméléon qui me rend visite et m'arrive de son sperme. Le soir venu, je fais une nouvelle pipe à Monsieur Joe, sagement allongée sur mon lit et la nuit, nous baisons deux ou trois selon les envies de Monsieur Joe.

Il va sans dire que mes jupes ultra courtes et mes décolletés attirent les regards dans le train et que régulièrement des hommes viennent s'asseoir face à moi pour profiter du spectacle ce qui, invariablement, me fait mouiller.

Nadia est convaincue que j'ai un, voire plusieurs amants et cherche désespérément à connaître leur identité. Je ne peux pas lui dire que je couche avec un ours en peluche. Quant à l'identité de Monsieur Caméléon, je ne la connais pas.

Il y a quelques jours, Monsieur Caméléon a pris rendez-vous dans un institut spécialisé pour me faire poser un piercing sur la langue comme il en avait parlé lors de notre entretien sur le parking. Une fois la douleur passée et la gêne de cette perle sûr ma langue, je remarque que je bave encore plus qu'avant. Je comprends aussi rapidement l'usage que je peux faire de cette perle quand je suce mon inconnu. Il en tire lui aussi beaucoup plus de plaisir.

***

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. Quand je me rends aux toilettes, ce n'est pas un livreur ou un technicien de maintenance qui est face à moi, mais un cadre dans un superbe costume italien.

Il me sourit, amusé de mon étonnement avant de m'annoncer qu'il a un cadeau pour moi. Que va-t-il me sortir ?

Je pense à cela alors que je suis à genoux en train de le sucer. Je lui fais maintenant des gorges profondes, il en est très satisfait. Alors que je me prépare à le recevoir dans ma bouche comme d'habitude, il me demande de me relever et de m'appuyer sur le lavabo.

— Comme cadeau d'anniversaire ! Je vais t'offrir ta première sodomie !

— Oui avec plaisir !

Je ne sais pas quoi lui répondre d'autre. Il retire mon plug. Je frissonne.

— Tiens prends le dans ta bouche !

Je réalise alors que son membre est beaucoup plus gros que ce jouet. Il me tient les hanches et je me cambre. D'un coup rapide, il pénètre ma chatte. Je gémis. Il se lubrifie avant d'attaquer mon cul. Après quelques aller-retours qui me font dégouliner, il se retire et se présente devant mon œillet vierge enfin si on ne tient pas compte du plug.

Il pousse lentement, je grimace. Il est vraiment gros. Son gland finit par franchir le garage de mon anus et comme pour le plug, mes intestins aspirent ce sexe en moi.

Quand son ventre est contre mes fesses, il reste immobile.

— Caresse-toi en même temps !

Je glisse ma main entre mes cuisses et je jouis avec mon clitoris pendant qu'il me pistonne. Il ne cherche pas à faire durer le plaisir et lorsque je gémis de jouissance, il se vide en moi.

— A genoux, nettoie ma queue et tu pourras retourner travailler.

Je m'applique à bien le lécher pendant que je sens son sperme couler entre mes fesses.

Je le remercie pour ce beau cadeau et le cœur léger je retourne à mon bureau.

***

Cette routine va finir En effet, un matin nous recevons une annonce de notre directrice des ressources humaines qui nous invite à nous retrouver en salle de réunion en début d'après-midi. Marie-Cécile nous accueille dans la salle vêtue de son tailleur noir habituel avec un tee-shirt noir col rond, une veste près du corps et une jupe mi-cuisses, sans oublier des bas noirs et des bottines à lacets montant jusqu’en haut des mollets. Elle devait flirter avec le style gothique dans jeunesse, vu son “noir à lèvres et ses deux anneaux à chaque oreille.

Heureusement que nous sommes tous assis quand elle termine son bref discours. La société vient d'être achetée par un concurrent et ils vont devoir se séparer de la moitié du personnel. Les premiers entretiens de licenciement débuteront demain.

"Dommage pour ton boulot" lis-je sur mon écran. Je suis trop perturbée pour réagir à ce message.

Avec Nadia, nous nous regardons, nous savons toutes les deux que l'une de nous va perdre son travail. Nous n'échangeons pas un mot du reste de l'après-midi.

Dans le train pour rentrer, je me demande comment annoncer cela à ma fille dont c'est l'anniversaire aujourd'hui ! Elle est désormais une adulte !

Finalement, elle prend cela avec philosophie et alors que nous trinquons seules au champagne, elle achève de me déstabiliser.

— Tu sais maman ! Ce n'est pas grave. Je vais travailler.

— Mais, ma chérie…

— J'en ai marre du lycée. Comme toi à mon âge !

— Oui c'est vrai, mais…

— Mais quoi ? Je vais travailler comme Justine. Elle m'a dit que son patron recherche du personnel et que dans son activité, il y aura toujours du travail.

— Rappelle-moi, elle travaille dans quoi ?

— Dans une société de service à la personne.

— Oui, c'est vrai ma chérie. Un beau métier ! Écoute si tu es sûre de toi, fais-le !

— Maman !

Elle m'embrasse sur les deux joues et annonce la nouvelle à sa copine.

Je range la cuisine et monte un peu déprimée. Mais dans le lit, Monsieur Joe est toujours aussi insatiable. Surtout que depuis mon anniversaire, il a une nouvelle phrase à son répertoire.

— Je veux t'enculer ! Je veux t'enculer !

***

Je suis dans le bureau de Marie-Cécile. Elle est assise, face à moi, dans un fauteuil en cuir. Elle n'a pas voulu que nous soyons séparées par son bureau, pour rendre l'entretien moins stressant pour moi, parait-il.

Je suis donc assise dans le canapé. Il est évident qu'elle voit mon string sous ma jupe. D'ailleurs elle ne serre pas les siennes et sous sa jupe noire, j'ai un doute.

Elle m'explique que mon service fait partie des services qui font doublon dans la nouvelle entité. Elle ne veut pas me donner de faux espoirs. Je serai très certainement licenciée, avec une belle prime certes mais je vais me retrouver au chômage !

— Tu sais, moi aussi, je suis sur le départ. Mais, j'ai trouvé un nouveau poste, dans une autre société. Je t'apprécie et si tu veux, viens me voir à cette adresse quand j'y serais.

— Merci, je verrai, dis-je en prenant la carte avec l'adresse.

Je me lève pour quitter son bureau quand elle s'approche de moi.

"Pense à ta reconversion"

— J'ai toujours eu envie de connaître le goût de tes lèvres ! Tu permets !

Au point où j'en suis, pourquoi pas une femme !

Ses lèvres se rapprochent des miennes, je ferme les yeux. Son baiser est doux, tendre. Je frissonne. Elle pose ses mains sur mes hanches. Je la laisse glisser sa langue dans ma bouche. Elle découvre ma perle sur ma langue. Elle me sourit.

— Coquine !

Cette découverte semble l’avoir enhardi. Elle ouvre mon chemisier et caresse ma poitrine, mes tétons pointent. Elle les lèche, les tète. Je caresse ses cheveux. Cela me fait étrange de faire l’amour tendrement et de ne pas avoir l’impression d’être utilisée. Elle doit sentir que je suis prête à m’abandonner complètement car elle se recule et s’assied sur le canapé en écartant ses cuisses. Sa jupe remonte très haut et me dévoile sa chatte lisse et nue.

— Viens me lécher petite gouine !

Je viens à genoux entre ses cuisses et je commence à passer ma langue entre ses lèvres chaudes et humides. Je goûte cette fente, son jus légèrement salé. Elle plaque mon visage sur mon pubis. Elle veut sentir ma perle sur son clitoris. Je ne lui refuse pas cette faveur et joue avec son bouton. Elle gémit de plus en plus. Sa mouille recouvre mon visage. Elle se tend.

Je continue de m’appliquer, je pointe ma langue et la fait entrer dans sa grotte. Je l’entends couiner. Elle se frotte sur mon visage.

— Vas-y ! Continue ! Encore !

Enfin, elle jouit sur mon visage. Je me recule pour respirer. Elle me sourit.

— Tu es vraiment faite pour donner du plaisir !

Je lui souris. Je le sais, Monsieur Caméléon me le répète souvent. Je suis faite pour donner du plaisir.

— Allez ! Installe-toi ! Je vais te faire du bien aussi.

Je la regarde un peu étonnée. Puis je comprends ce qu’elle veut. Je prends sa place sur le canapé. Elle vient à genoux entre mes cuisses et retire mon string. Heureusement que depuis qu’il m’a enculée je ne porte plus le plug. Je n’ai pas à me justifier de la raison pour laquelle je porterais ce jouet.

J’écarte mes cuisses et je sens son souffle sur ma chatte déjà humide. D’ailleurs quand ne l'est-elle pas ?

Sa langue commence à parcourir mes plis intimes. Je profite, je prends note de ce qu’elle me fait, de son expérience. Rapidement, je ne maîtrise plus rien et mes gémissements remplissent le bureau. Je jouis bien plus vite que Marie-Cécile sous ma langue.

— Décidément ! tu es vraiment une grosse chienne en chaleur ! On te touche à peine et tu pars !

J’aurais pu être choquée ou vexée par ces paroles mais elle me les dit de manière tellement naturelle que je sais que c’est un compliment de sa part.

Alors que je ramasse mon string, elle me demande si elle peut le garder en souvenir.

— Avec plaisir, lui dis-je.

Je devrai juste faire attention quand je serai assise de ne pas trop écarter les cuisses pour ne pas montrer ma chatte à tout le monde.

Quand je regagne mon bureau, Nadia est en larmes. Elle se demande comment elle va faire, sans emploi avec ses trois gamins. Je ne tente pas de la consoler. Que pourrais-je lui dire ? Je suis moi aussi dans la même galère, même si Marie-Cécile m’a peut-être donné une porte de sortie.

Il ne semble y avoir que Martine de ravie. Je me demande bien pourquoi.

***

Quelques semaines plus tard, j’arrive en voiture à l’adresse que Marie-Cécile m’a donnée. C’est dans une zone industrielle en reconversion en périphérie de la ville. Je me gare devant ce qui semble être un vaste entrepôt et je m’approche de la porte où est écrit “Accueil”.

A côté de la porte, une plaque métallique indiquant le nom de la société : “Caméléon Production”.

Je passe la porte et je découvre Martine derrière le comptoir de l’accueil.

— Tiens voilà notre nouvelle star, me dit-elle en souriant.

Je la regarde surprise et elle me montre une affiche derrière moi.

Je découvre stupéfaite mon visage en premier plan avec en arrière-plan, des images où on peut me voir sucer ou être baiser dans les toilettes, nue sous ma douche, baiser Monsieur Joe et même ou je suis à genoux entre les cuisses de Marie-Cécile. Et, barrant l’affiche ces quelques mots : l’Inconnue du Train.

— Ravie de te retrouver, Suceuse ! dis une voix dans mon dos.

Je me retourne et je découvre Monsieur Caméléon et Marie-Cécile qui me sourient.

— Tu as fait le bon choix, me dit-elle. Et pas besoin de période d’essai pour toi. Tu commences aujourd’hui.

— Euh oui ! Mais je commence quoi ?

— Ta carrière d’actrice porno. Tu te souviens je t’avais dit : pute ou actrice porno ?

— Oui je me souviens ! En effet !

— Suis-moi de l’autre côté.

Je franchis la porte qui me conduit aux studios. Je découvre l’envers du décor des films pornographiques où tout est étudié pour que les cameramen puissent prendre les meilleures vues des acteurs et actrices en pleine action.

— Au fait ! me dit Marie-Cécile. Je te présente mon mari !

Je comprends alors pourquoi mon caméléon pouvait entrer aussi facilement dans les locaux de la société. Puis, quand je découvre la salle de montage, je vois alors une dizaine d’écrans qui retransmettent en permanence des images des différentes pièces de ma maison. Dès le début, j’avais été épiée, filmée, suivie et j’avais accepté de l’être.

Je vois alors sur un écran des pièces que je ne reconnais pas. Je pose la question à Marie-Cécile.

— Ces pièces, c’est l'appartement de Justine et de ta fille. Regarde bien !

Je m’approche de l’écran et je vois ma fille en train de faire l’amour avec un homme.

— Pute ou star du porn ! Elle aussi a fait son choix, me dit Monsieur Caméléon.

***

Un mois plus tard, quand mon mari rentre de sa mission. Il découvre sa femme en nouvelle star du cinéma pornographique et sa fille, prostituée de luxe, le service à la personne, c’est aussi cela.

Évidemment il entame une procédure de divorce. Je lui cède la maison sans difficulté, les caméras sont toujours fonctionnelles. Je vis dans un petit appartement au-dessus des studios ou je tourne les productions de “Caméléon Production” et ma fille vit sa vie avec Justine. Elles ont déjà fixé la date de leur mariage.