Chers lecteurs, nous en arrivons à l’ultime chapitre de mon journal, du moins pour le moment.
Quelques semaines après notre retour de vacances que nous avions passées chez Gérard et Marie-Christine, j’eus une visite inattendue. J’étais seul à la maison en télétravail. Camille, la maman de la copine de Lucas quand il était en primaire, sonna à la porte. Cela faisait plusieurs années que nous n’avions pas parlé longuement, quelques bonjour ou bonsoir quand nous nous croisions dans la rue ou à la boulangerie mais rarement plus. Il faut dire que Fabien, son mari, était devenu de plus en plus taciturne. Il avait aussi été très affecté par la polémique qui avait visé son frère qui avait réussi à se faire élire maire, soi-disant en profitant de discrètes enveloppes distribuées auprès de commerçants et artisans de la commune.
— Quand j’ai ouvert la porte, Camille avait les yeux gonflés, rougis par les larmes.
— Entre ! Que se passe-t-il ?
— C’est Fabien ! Il a pété un plomb ! Il est devenu fou !
— Il t’a fait du mal ?
— Non, mais il est parti vers la mairie avec le vieux fusil de chasse de son père… j’ai peur qu’il fasse une bêtise !
— Tu as prévenu les gendarmes ?
— Non… je suis venue directement ici… pour voir Laurence…
— Attends ! Calme-toi ! Assieds-toi !
Sans attendre, je téléphonais à la gendarmerie. Je m’assis à côté de Camille sur le canapé, la prenant dans mes bras pour la rassurer.
— Ça va aller, lui disais-je.
Je n’en étais pas certain, mais que pouvais-je lui dire d’autre. Alors qu’autour d’un café, je tentai de lui faire raconter ce qu’il s’était passé chez elle avant que son mari ne sorte avec le fusil, un gendarme frappa à la porte.
— Pourriez-vous venir avec nous à la mairie ?
— Que se passe-t-il ? Demandais-je alors que Camille était au bord de la crise de nerfs.
— Fabien s’est retranché dans le bureau du maire avec la secrétaire… et on pense que la présence de sa femme pourrait le rassurer.
— Je vois… Je peux venir aussi ? Car je crois qu’elle n’est pas en état de venir seule…
— Oui venez !
— Quelques minutes plus tard, nous étions sur le parvis de l’église, en face de la mairie, entourée par plusieurs hommes encagoulés.
— C’est la procédure, me rassura le gendarme. Dans presque tous les cas, ces histoires se terminent sans un coup de feu. On est pas aux États-Unis…
Je me détends, c’est vrai que nos gendarmes n’ont pas la gâchette facile et là ce sont les pros du GIGN, pas nos braves gendarmes locaux.
Le négociateur demanda à Camille de l’accompagner, apparemment Fabien avait répondu à leurs sollicitations et était prêt à négocier, mais il voulait d’abord parler à sa femme.
Je ne sus pas ce qu’ils se sont dits et je ne le sais toujours pas, mais quelques minutes plus tard, je vis Fabien, menottes, sortir de la mairie et être embarqué dans un véhicule de la gendarmerie.
Camille était en larmes, sa fille était partie faire ses études à l’autre bout de la France, sa mère âgée vivait dans une maison de retraite quand à sa sœur, elle ne pouvait guère compter sur elle. Je lui ai donc proposé de venir à la maison. Laurence ne m’en voudrait pas, de plus, je savais que Laurence souffrait de ne plus voir Camille aussi souvent qu’elle l’aurait voulu comme à l’époque où Lucas et Justine étaient copains.
Ce fut ainsi que Camille s’installa à la maison de manière presque permanente. Elle ne voulait plus vivre seule chez elle, ne rentrant dans son pavillon que lorsque Justine revenait.
Il ne fallut pas longtemps à Camille pour remarquer que les relations entre Laurence et moi étaient différentes de celles qu’elle avait connues avec son mari.
Comme je vous l’ai déjà écrit, elle avait été subjuguée par la liberté et la spontanéité de Laurence. Elle admirait l’aisance de ma femme quand elle portait ses jupes courtes, ses hauts suggéraient plus qu’ils ne montraient tout en attisant le désir, sa manière de regarder les gens pour leur faire comprendre que s’ils osaient, ils auraient une chance. Peu à peu, ce comportement changea, elle abandonna progressivement ses pantalons et ses tuniques amples pour des jupes et des hauts plus moulants. Je m’en réjouissais, mais elle subissait l’opprobre de beaucoup d’habitants de la ville qui la condamnaient pour l’élargissement de son mari et de son beau frère.
Laurence n’avait jamais été discrète lorsque nous faisions l’amour. Camille entendait aussi les gémissements de plaisir de ma femme lorsque je m’occupais d’elle. Ne soyez pas étonnés, ce n’est par ce que je ne bande plus que je ne peux pas donner du plaisir à une femme.
Le matin, au petit déjeuner, elle avait pris l’habitude, tout comme Laurence, d’arriver dans la cuisine en tenue de nuit qui devenaient de plus en plus suggestives.
Un jour, avec Laurence nous lui parlâmes de mon impuissance et de la manière dont nous le vivions. Sur le moment, elle ne comprit pas comment je pouvais accepter que ma femme aille coucher avec d’autres hommes. Nous dûmes lui expliquer, sans entrer dans le détail, que Laurence ne me cachait rien de sa vie sexuelle et que je lui faisais une confiance totale.
— Fabien me tuerait si je lui faisais cela…
— Hélas ! Beaucoup d’hommes nous considèrent comme leur propriété, lui dit Laurence.
— Oui ! Mais je vais reprendre ma liberté. J’ai demandé le divorce. Je n’en peux plus… il me fait peur… et je crains quand il va sortir de prison…
— Tu en as encore pour quelques mois ! lui dis-je.
— Ça va arriver vite !
— Où comptes-tu aller ?
— Je ne sais pas… peut-être dans le sud… personne ne me connaît… je pourrais repartir de zéro.
— Tu as bien raison… si tu veux, on pourra te donner des noms d’amis, là-bas…
— Avec plaisir ! Merci…
Cette discussion avait débloqué quelque chose chez notre amie, elle se libérait de l’emprise de son mari.
Elle se libérait tellement qu’un samedi après-midi, alors qu’il était prévu que je ne rentre que le soir, car je passais ma journée à tenir le stand pour une association, je rentrais bien plus tôt.
Je fus surpris de ne pas les trouver à profiter du soleil sur la terrasse. En entrant dans la maison, les sons que j’entendais ne me laissèrent aucun doute sur l’activité qui occupaient Laurence et Camille. En silence, je me suis approché de la chambre.
Laurence était sur le dos, les cuisses largement écartées, Camille, nue à à quatre pattes et léchait la chatte de ma femme qui lui tenait la tête. Je me suis approché sans bruit. Lorsque je fus au niveau du lit, j’abattis ma main, d’un coup sur la fesse de Camille qui se redressa en criant.
— Debout et inspection mes salopes !
Laurence prit la pose immédiatement. Camille la regardait sans comprendre.
— J’attends ! Dis-je le regard sévère.
— Mais…
— Quand nous te disions que nous étions un couple ouvert et que je tolérais les aventures de Laurence, je croyais que tu avais compris que je devais être informé à l’avance…
— Euh oui… mais…
— il n’y a pas de mais… fais comme Laurence…
Tétanisée, effrayée, Camille prit la pose, ses mains sur sa nuque. Les deux femmes faisaient à peu près la même taille, Camille était aussi blonde que Laurence était brune. Je prenais mon temps pour admirer leur nudité, je comparais leur poitrine, leur ventre, leurs cuisses et leur corps.
Je vins devant Laurence qui savait ce que j’allais faire et écarta les jambes.
— Regarde ! Dis-je à Camille. Tu feras exactement comme Laurence.
J’introduis trois doigts dans la chatte de Laurence. Vu leur activité, je ne fus pas surpris de la découvrir trempée et très accueillante. Je ne m’y suis pas attardé.
— Pile !
Laurence se retourna pour offrir son cul à l’inspection. Là aussi, je ne pris pas de précaution et mon index et mon majeur prirent possession de cet orifice. Je vis un rictus sur le visage de la blonde.
— Face !
J’ai pincé et étiré les seins de ma femme un peu plus fortement que d’habitude. Elle laissa échapper un gémissement de douleur. Puis, j’enfonçais mes doigts dans sa bouche. Je vis une larme au coin de son œil. Cela faisait longtemps que cela ne lui était pas arrivé.
— Cette petite est prête pour donner du plaisir ! dis-je d’un ton neutre.
— Merci Monsieur ! Mais avant, je dois être punie pour avoir pris du plaisir avec une femme sans y avoir été autorisée !
— Exactement ! Et quelle doit être ta punition ?
— Dix coups de cravache sur chaque fesse.
Là, je vis Camille se décomposer. Devoir accepter des doigts s’introduire en elle comme elle avait vu Laurence Les recevoir, lui semblait déjà difficile mais être cravachée, lui parut insurmontable.
— Très bien ! Pendant que j’inspecte la Blonde, réfléchis à sa punition.
Je fixai Camille qui n’osait plus bouger. Je fus plus doux qu’avec Laurence. J’ai commencé à glisser doucement mon majeur entre ses lèvres, je la caressais un peu. Elle était aussi trempée que Laurence. J’introduis mon doigt dans son vagin. Elle se mordit la lèvre. Je fis quelques aller-retours en posant mon pouce sur son clitoris que je massais un peu. Elle ne pus retenir un gémissement de bien être.
Quand je dis : “Pile !” Je vis la frustration sur son visage, mais surtout une certaine inquiétude. Je compris que ce passage n’avait jamais été visité, pourtant lors de fin de soirées un peu arrosées, Fabien et ses amis se targaient du plaisir qu’ils prenaient à honorer leurs femmes de cette manière et qu’il n’y a que comme cela qu’un homme affirme son pouvoir sur sa femme.
Je fis doucement, attendant qu’elle accepte ma première phalange avant d’introduire tout mon doigt. Après quelques va-et-vient, sa rondelle commençait à s’assouplir. Elle ne gémissait pas et acceptait cette intromission sans plaisir mais sans s’y opposer.
— Face !
Elle était à peine soulagée, car elle savait qu’elle allait devoir lécher ce doigt qui sortait de son cul. Je contrôlais avant sa sensibilité anale, lui arrachant un petit couinement puis mon doigt visita sa bouche. Je ne forçais pas sa gorge, mais je l’obligeais à bien le nettoyer.
— Cette Blonde est prête à donner du plaisir !
— Merci monsieur, dit-elle imitant Laurence. Je dois être punie pour avoir pris du plaisir avec une femme sans y avoir été autorisée.
— Tu apprends vite, c’est bien ! Alors Petite ! Quelle punition as tu choisi pour la Blonde ?
— Monsieur, je pense que la Blonde devrait vous sucer jusqu’à votre plaisir et avaler votre foutre et aussi qu’elle reste intégralement nue jusqu’à demain soir !
Je regardais Laurence, surpris. Je me demandais pourquoi elle avait choisi cela comme punition. Je me rappelais alors que nous avions invité Gérard et Marie-Christine à déjeuner le lendemain. Pour la pipe, Laurence m’avoua plus tard sur l’oreiller que Camille détestait faire cela et plus que tout, avoir du sperme dans la bouche.
— Alors qu’attends-tu, Camille ?
Je m’assis sur le lit, mes cuisses écartées. Je la vis rougir. Elle regarda Laurence d’un œil mauvais, mais elle commença à me caresser le sexe. Elle connaissait mon trouble, mais elle croyait quand même que je pouvais avoir un semblant d’érection et pensais que j’éjaculerai rapidement comme ces hommes à la bite molle qui jouissent à la première caresse. Sauf que je ne suis pas comme ces hommes, je sais me contrôler.
— Prends-le dans ta bouche, dit Laurence. Tu n’arriveras à rien sinon.
Camille me prit dans sa bouche. Sa langue jouait avec mon sexe. Je lui souris, je voyais la surprise. Pour une fois, elle n’étouffait pas avec une bite d’homme dans la bouche. Elle prenait son temps. J’appréciais. Elle n’avait pas le savoir faire de Laurence mais sa bouche était agréable. Pour elle, c’était inhabituel, elle ne pouvait pas me pomper comme elle le faisait avec Fabien. Je décidais de me laisser et je jouis dans sa bouche. Je lui plaquais la tête contre mon ventre pour l’obliger à tout avaler.
Quand elle se recula, je lui dis :
— N’oublie pas de remercier pour ta punition.
Elle rougit une nouvelle fois. Ses rougeurs la rendaient charmante.
— Merci pour ma punition Monsieur.
— Très bien ! Maintenant, c’est toi qui va punir Laurence !
Je lui tendis une cravache tandis que Laurence se penchait, les mains à plat sur le lit, offrant sa croupe à la punition. Je pris une autre cravache
— Gare à toi, si j’estime que tes coups ne sont pas assez forts !
Pour lui faire comprendre ce que je désirais, je lui cinglais une de ses fesses charnues.
— Aïe ! Oui j’ai compris, Monsieur !
— Commence ! Laurence n’oublie pas de compter.
La main de Camille se leva puis retomba relativement violemment. La cravache laissa une marque rouge sur la fesse de Laurence qui habituée retint un cri tout en annonçant : “Un ! Merci !”
Voyant cette réaction, Camille se lâcha et porta les coups avec plus de conviction et d’assurance. Au sixième coup Laurence laissa échapper un petit cri.
Enfin le dernier coup tomba.
— Merci Monsieur !
— Très bien ! dis-je. Je crois que tu peux aussi remercier Laurence pour cette punition… Camille, allonge-toi sur le lit.
La pauvre blonde ne comprenait plus rien, mais elle s’allongea. Laurence monta sur le lit et commença à lécher notre amie avec tout le savoir-faire que je lui connaissais. Il ne fallut pas longtemps pour que notre chambre fut remplie des cris de plaisir de Camille.
La fin de la soirée fut beaucoup plus sage. Lorsque nous nous sommes rhabillés, Camille nous regarda, mais elle sortit de la chambre nue. Le contraste entre elle en tenue d’Eve et nous était amusant. Nous devinions qu’elle n’avait jamais fait cela et qu’elle avait du mal à se mouvoir naturellement.
À la fin du repas, avant d’aller nous coucher, je dis à Camille que lorsque je lui ai claqué la fesse en les surprenant et que je lui ai ordonné d’agir comme Laurence, si elle avait refusé, je n’aurais pas continué.
— Pourquoi ?
— Parce que, dans la manière dont nous vivons, dont nous nous aimons, Laurence et moi, avec nos amis, il est important que tout le monde soit consentant.
— Et Marc, se doutait que tu serais d’accord…
— Comment cela ? demanda notre amie.
— Je l’avais remarqué, il y a longtemps quand vous vous êtes connues Laurence et toi. J’avais remarqué ta manière d’agir, ta manière d’être, de regarder Laurence admirative. Tu as toujours voulu l’imiter.
— Oui c’est vrai ! avoua-t-elle. Mais pourquoi ne pas me l’avoir proposé à l’époque.
— Parce que tu filais le parfait amour avec Fabien et qu’il aurait fallu qu’il soit d’accord aussi. Or, tu le sais tout aussi bien que moi, il n’était pas prêt pour vivre ce type de relation… Tu comprends ? Maintenant que tu es seule, cela n’engage que toi.
— Oui je comprends et avec ce que je viens de vivre cet après-midi, j’ai envie d’aller plus loin avec vous.
— Nous verrons cela demain, lui dit Laurence.
— Comment cela ?
— Nous te réservons une surprise… lui dis-je. Nous saurons alors si tu es prête !
— Dites m’en plus !
— Ce ne sera plus une surprise… lui répondit ma femme.
Sur ces paroles, nous sommes allés nous coucher. Nous avons longuement parlé Laurence et moi. Nous étions d’accord, Camille était prête à partager notre style de vie. La question qui restait en suspens venait de sa situation maritale, seule et en procédure de divorce. Gérard saurait nous conseiller.
***
Au petit déjeuner, Camille continuait d’appliquer sa punition. Elle nous rejoignit nue, avec juste des tongs aux pieds. Elle ne nous posa pas de question au sujet de la surprise que nous lui réservions. Elle commença à s’en douter quand elle vit Laurence préparer un repas plus copieux que nécessaire pour trois.
— Vous attendez du monde ? demanda-t-elle inquiète.
— Oui ! Des amis qui seront enchantés de te découvrir.
Nous vîmes la panique dans son regard. Nous l’avons rassurée en lui expliquant que ce couple partageait notre manière de vivre et qu’ils ne seraient pas étonnés de la voir nue. Laurence ajouta même que si elle acceptait de rester nue jusqu’à leur départ, nous pourrions alors lui faire découvrir des plaisirs insoupçonnés et qu’elle pourrait recommencer sa vie sur de nouvelles bases, en étant respectée en tant que femme.
Je vis Camille réfléchir. Allait-elle rester nue ou irait-elle s’habiller ? Quelle que soit sa décision, nous resterions amis, elle pourrait rester ici aussi longtemps qu’elle en aurait besoin.
— Puisque nous attendons du monde, je vais me préparer !
Avec Laurence, nous nous regardâmes surpris. Je haussai les épaules et retournai à mes occupations. Quelques minutes plus tard, Camille redescendit. Elle s’était effectivement préparée, toujours nu, donc elle acceptait notre proposition, mais coiffée et maquillée.
À leur arrivée, Gérard et Marie-Christine furent surpris de découvrir notre amie nue. Mais d’un signe discret, je leur fis comprendre de ne rien. J’étais maître chez moi et si je trouvais normal qu’une femme fut nue en recevant des amis, ils n’y trouvaient rien à redire.
À la fin du repas, je pris la parole. J’avais remarqué que les atouts naturels de Camille n’avaient pas laissé nos vieux amis insensibles.
— Camille ! Peux-tu expliquer la raison de ta tenue ?
À ma grande surprise, elle n’a pas rougi. Elle s’est redressée, ce qui exposa, agréablement pour nous yeux, sa poitrine et parla d’une voix claire et posée.
— Hier, en rentrant, plus tôt que prévu de son activité, Marc nous a surprises, Laurence et moi, en train de nous aimer dans leur lit.
Gérard hochait la tête et me gratifia d’un sourire complice. Plus Camille avançait dans son récit et plus Marie-Christine était troublée. La jeune femme nous expliquait sa surprise quand je lui avais claqué sa fesse, sa colère puis son trouble en voyant Laurence m’obéir sans protester. Elle avait pensé fuir en claquant la porte, mais une petite voix dans son esprit lui avait soufflé de rester. La vision de l’inspection de Laurence puis sa propre inspection avait réveillé dans son corps des envies refoulées depuis des années et elle n’avait pas détesté infliger sa punition à ma femme.
Elle nous avoua aussi qu’être obligée d’avaler mon jus l’avait gênée mais elle savait que cela faisait partie de sa punition.
Gérard prit alors la parole.
— Penses-tu que cette punition était méritée ? Ne penses-tu pas que ce genre de pratiques est révolue ? Les femmes ne sont-elles pas libres et l’égales des hommes…
— Oui cette punition était méritée car Laurence n’a pas respecté le contrat moral qui la liait à Marc et je n’ai rien fait pour l’en empêcher. Les femmes et les hommes sont égaux mais si le choix de vivre de cette manière est librement acceptée et qu’elle peut le révoquer à tout moment, n’est-ce pas une preuve de sa liberté ?
Ce petit discours nous a laissé sans voix. Marie-Christine applaudit.
— Je crois que tu mérites de faire partie de notre groupe, lui dit-elle. Mais pour cela il faudra faire une entorse à la règle.
— Laquelle ?
— Habituellement, notre groupe n’intègre que des couples, légitime ou non, mais que des couples… précisa Gérard.
— Il me semble qu’une certaine personne que nous connaissons bien a obtenu une dérogation, dis je.
— Il bénéficiait de circonstances particulières, dit Marie-Christine.
— Je pense que dans notre cas, il y a aussi des circonstances particulières, dit Laurence.
J’expliquai brièvement la situation de Camille à nos amis et nous en concluions que nous demanderons à Charles et Élisabeth de trancher.
Quelques semaines plus tard, Camille fut officiellement intégrée à notre cercle et choisit de porter sa fleur de lys sur sa cuisse droite.
Épilogue
Il y a quelques jours, Maryline m’a parlé d’une nouvelle technique pour remédier à mon infirmité. Aujourd’hui, je suis dans la salle d’attente d’un urologue réputé pour en discuter. Il a déjà réalisé cette opération sur une dizaine d’hommes qui en sont satisfaits.
Il s’agit de m’implanter à la base du pénis et au bas du dos de minuscules puces électroniques reliées à mon système nerveux. Ce système après un temps d’apprentissage devrait me permettre de retrouver une érection normale à volonté.
Laurence est ravie, elle espère pouvoir revivre les instants magiques que nous vivions ensemble et je ne suis pas mécontent de, je l’espère, pouvoir pleinement profiter des charmes de Camille et Maryline, sans oublier ma chère et tendre épouse.
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